Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Pourquoi je soutiens Alexandre Barro Chambrier pour l’élection présidentielle du 26 août 2023, en ce 17 août, jour de la fête nationale du Gabon!
18 août, 2023, 12:03
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A l’occasion de l’anniversaire de notre Indépendance, le 17 août 1960, et à l’approche du scrutin du 26 août, j’apporte mon soutien total à Alexandre Barro Chambrier (ABC), aux élections présidentielles, législatives , municipales de 2023.
Je demande à tous les Gabonais et Gabonaises d’aller voter en masse pour lui.
ABC est prêt à porter avec détermination et cœur l’alternance politique qui nous mènera à la Démocratie au Gabon.
Sa candidature fera à nouveau du Gabon un pays attractif, respecté, prospère au bonheur partagé par les Gabonaises et Gabonaises.
ABC dont la réputation est assise en Afrique , au niveau international dans les institutions saura reprendre le flambeau de la libération du Gabon et défendre partout dans le monde les intérêts du Gabon sa souveraineté et sa dignité .
Candidat du peuple, et pour le peuple, il saura soigner tous les maux accumulés depuis des décennies d’un pouvoir brutal, insensible et incompétent.
Alors, votez et appelez à voter pour ABC le 26 août 2023 ainsi que pour toutes les candidates et candidats patriotes, qui représentent son parti à ces élections..
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N’hésitez plus, votez !
Mengue M’Éyaà Bonnet,
Présidente du Mouvement Civique des Femmes ,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon,
Ancienne journaliste d’Africa n°1,
Ancienne Déléguée de l’Union des radios de l’aire francophone ( Canada ).
Twitter: @MengueMEyaa
Mengue M'Eyaà Unesco


Barro Chambrier 2023 – La diaspora gabonaise debout pour gagner!
1 août, 2023, 21:09
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« Je n’accepte plus les choses que je ne peux pas changer. Je change les choses que je ne peux pas accepter. » Angela Davis

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Dans un contexte de crise politique en Afrique (putsch au Niger) et de francophobie montante, la crise politique gabonaise est un éternel recommencement au Gabon, pays dans lequel il est impossible d’organiser des élections sans planification de la fraude. Toutes les instances de régulation spolient l’opposition du moindre de ses droits. Le régime veut choisir son opposition à condition qu’elle lui soit soumise, ce que nous n’acceptons pas. De la Cour constitutionnelle (la présidente en fonction inamovible depuis 30 ans est en situation de conflit d’intérêts) au Sénat, les femmes à la tête de ces instances ne sont porteuses d’aucun progrès féministe, pour les femmes, et encore moins pour le peuple dans son ensemble. Elles sont juste au service d’un régime qui les a désignées. La séparation des pouvoirs n’existe pas. C’est le service d’un Etat de gangsters dans une République bananière.
La dernière trouvaille est que tous les représentant-e-s de l’opposition n’aient pas leur place dans les bureaux de vote pour les trois élections groupées (présidentielles, législatives, et municipales). Pas de représentants-e-s de l’opposition de candidats de l’opposition dans les bureaux de vote pour les procès verbaux : bourrer les urnes sans témoins et à l’infinie ! Et la France viendrait reconnaitre de telles élections, et s’étonner du soulèvement des populations comme au Niger , en Centrafrique, au Mali, au Burkina ,en Guinée, au Tchad ?
On soutiendrait la démocratie en Ukraine et on mépriserait l’aspiration des peuples africains à la démocratie ,à la liberté ? Cela suffit le mépris des peuples africains, c’est le cas du Gabon. Une dictature héréditaire veut s’y perpétuer avec la complicité de la France et le silence de sa classe politique nombriliste et peu internationaliste. Nous prévenons que nous n’allons pas nous laisser faire ! nous mettrons fin par tous les moyens fin à la violence politique d’un Etat organisé comme une mafia qui fait penser à celle de la Russie ! Nous n’allons pas nous laisser faire, quelles que soient les positions de la France et des pays européens !
Ca va mal se passer si les institutions de régulation des élections ne reviennent pas sur leurs décisions inéquitables et scélérates ! Toutefois, la détermination de l’opposition est totale. Il est possible de changer l’ordre des choses de manière méticuleuse si l’opposition crédible se dépêche de désigner un candidat unique et collectif, et faire très vite avec come horizon la victoire au bout du rassemblement. Une mobilisation des populations est possible si l’élection n’est pas transparente. Il ne faut plus soutenir des Etats illégitimes, des dictatures héréditaires. La dynamique de l’opposition consensuelle, réunie dans une plateforme, est en marche.
Ce 29 juillet avait lieu à Paris, au Digital Village, une rencontre participative et politique d’Alexandre Barro Chambrier (ABC, nom affectueux donné par les populations), candidat à l’élection présidentielle 2023, avec la diaspora des Gabonais-e-s de France et des pays limitrophes (Belgique). Après une intervention liminaire, déclinant ses stratégies et priorités, les présent-e-s ont été invité-e-s à prendre la parole pour toutes réflexions et questions au candidat. De nombreuses questions ont été posées, sur le Fonds Monétaire International (où il était administrateur au Conseil d’administration des 54 pays) sur le statut des étudiants, mais aussi sur l’emploi, sur l’hôpital au Gabon, et sur la stratégie électorale de l’opposition, sur l’après 26 août; Alexandre Barro Chambrier n’a éludé aucune interrogation car toutes étaient légitimes. J’ai rappelé dans ma prise de parole le rôle des femmes, 50% de la population du Gabon, et la nécessaire promotion de l’égalité femmes-hommes, la parité, la protection de la petite enfance en vue d’une société inclusive, et respectueuse face aux enjeux climatiques et économiques. J’ai lancé un appel direct aux votes en faveur d’Alexandre Barro Chambrier. Il a ensuite remercié et offert son ouvrage qui est à la fois un essai politique sur le développement du Gabon, sa biographie familiale et personnelle au plan de l’histoire du pays, et aussi un manifeste. La réunion a été jugée très participative, passionnante, et inspirante; La défiance envers la politique africaine de la France est palpable, mais cet état n’est pas permanent. Tout peut basculer à tout moment. Rdv est fixé, aussi avec la France, le 27 août 2023, au lendemain du scrutin.
« Ceux et celles qui ne bougent pas, ne remarquent pas leurs chaînes. » Rosa Luxembourg
Mengue M’Éyaà Bonnet, Présidente du Mouvement Civique des Femmes , Présidente du Mouvement Civique du Gabon, Ancienne journaliste d’Africa n°1, Ancienne Déléguée de l’Union des radios de l’aire francophone .
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COMMUNIQUE DE MENGUE M’EYAA BONNET: Élection présidentielles gabonaises de 2023 !
5 mars, 2023, 11:47
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Fidèle à ses habitudes et pressé d’en finir avec les procédures démocratiques, qui ne sont pas au cœur de son ADN, le régime, par l’intermédiaire du ministre de l’Intérieur, vient de commettre un hold up au sein du centre gabonais des élections (CGE) en désignant les membres censés représenter l’opposition à la place des coalitions.

Cet empressement serait l’issue d’un non-respect par l’opposition des délais qui ont été imposés par le ministère. Or, si l’on peut comprendre qu’un délai soit nécessaire, le régime veut faire porter la responsabilité de l’état d’impréparation électorale du Gabon aux partis d’opposition. Il n’était pas si urgent que cela de boucler la composition du CGE, qui a remplacé la commission nationale électorale.
En effet, au Gabon, depuis 2016 et le rapport sur les élections présidentielles produit par l’UE, peu d’évolutions ont été constatées. Le régime n’a pas fiabilisé les listes électorales. Il veut introduire le groupe sanguin des personnes dans les pièces d’identité, ce qui ne se fait jamais et ajouterait un ensemble d’informations génétiques aux mains d’un régime indélicat qui ne respecte pas les droits humains.
Face à cette situation, nous exigeons le retrait immédiat de la décision ministérielle de constitution du CGE, le régime ne pouvant que nommer les personnes le représentant, et non pas les membres issus de l’opposition en les choisissant lui-même.
La visite du Président Macron au mois de mars 2023 semble mettre le pouvoir dans une situation fébrile, tant il lui faut dissimuler son illégitimité et sa volonté de détourner les résultats des futures élections présidentielles au profit du clan Bongo, en place depuis 60 ans au Gabon.
Il est également indispensable que la constitution du CGE soit paritaire autant de femmes que d’hommes pour chacune des représentations, le régime ne pouvant se vanter dans le monde entier d’être « féministe » , et non sexiste, pour aussitôt faire disparaître les femmes.
Fait à Paris, le 6 février 2023.
Mengue M’Éyaà Bonnet,
Présidente du Mouvement Civique des Femmes ,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon,
Ancienne journaliste d’Africa n°1
Twitter: @MengueMEyaa
Mengue M'Eyaà Unesco


RDV à Meet Africa à Paris !
5 mars, 2023, 11:44
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Au palais des Congrès de la Porte Maillot à Paris , je suis présente au « Meet Africa » rassemblant les diasporas africaines en France et en Europe, en présence de Chrysoula Zacharopoulou, la secrétaire d’Etat à la Francophonie, au développement et aux partenariats internationaux (avec moi sur la photo). Un échange très intéressant que j’ai eu avec elle
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Mengue M’Éyaà Bonnet
Présidente du Mouvement Civique des Femmes ,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon,
Ancienne journaliste d’Africa n°1
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EDZIMA, protectrice de la canopée gabonaise !
5 mars, 2023, 11:34
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C’est une œuvre représentant EDZIMA, protectrice de la canopée gabonaise, réalisée et offerte au Mouvement Civique des Femmes, par Ntolo Mendome Antonin Bonnet, à l’occasion du sommet #oneforest summit qui se tient à #Libreville à partir du 1 er mars 2023. La forêt du Gabon est la seconde réserve de biodiversité derrière la forêt amazonienne. Le Gabon peut absorber 200 millions de tonnes de carbone qu’il est possible de vendre sur les marchés dans l’avenir. Le sol gabonais est à 88 % constitué de forêts. Souvenons-nous des images de la canopée réalisées, » le Gabon vu du ciel » par Yann Arthus Bertrand.
Cette œuvre positionne la femme gabonaise , majestueuse comme gardienne de ce qu’il y a de plus précieux dans la forêt : la canopée.
Elle est dédiée au Mouvement Civique des Femmes dont la devise est : Autonomie -Dignité-Respect.
Le mot d’ordre féministe est : ici et là -bas,
le monde ne se fera plus jamais sans nous !
Edzima
Mengue M’Éyaà Bonnet,
Présidente du Mouvement Civique des Femmes ,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon,
Ancienne journaliste d’Africa n°1,
Ancienne Déléguée de l’Union des radios de l’aire francophone .
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De l’urgence climatique à l’urgence démocratique au Gabon et en Afrique !
5 mars, 2023, 11:30
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C’est dans un contexte difficile que se profile le voyage du Président de la République française, Emmanuel Macron sur le continent africain.
Partant d’un pays en crise, suite à une réforme des retraites débattue dans une violence et un capharnaüm indescriptibles à l’ Assemblée nationale, bien tenue par la première femme Présidente de l’Assemblée nationale avec de multiples rappels à l’ordre , des manifestations monstres dans toute la France, le déplacement dans 4 pays africains d’Afrique Centrale, est en soi un véritable défi.
C’est donc depuis l’Élysée et non pas de Libreville ou de Brazzaville que le Président français a retiré ses habits vieux de la Françafrique.
Le ton était déjà donné sur un partenariat partagé entre la France et l’Afrique par la Secrétaire d’Etat à la Francophonie lors du forum des Diasporas africaines en France et en Europe ,au palais des Congrès de Paris .
En effet, le discrédit de la France pour son soutien inébranlable à plusieurs dictatures africaines, l’absence d’empathie envers les mouvements démocratiques, et le travail de sape mené par les outils de communication de Wagner ,bras armé de la Russie de Poutine, ont beaucoup transformé le regard des populations africaines sur la France, au Mali, au Burkina, en Guinée, dans de nombreux pays africains qui se sont abstenus à l’ONU sur la guerre déclenchée en Ukraine par la Russie de Poutine, dont le Gabon .
Le Gabon est le premier pays visité dès ce premier mars .Le Président Macron arrive donc à Libreville dans un contexte où la francophobie est de mise .
Par exemple : le partage des tweets de Mme Bongo par l’ambassadeur de France au Gabon , sort ce dernier de son devoir de réserve. Cela agace fortement les populations gabonaises . Ce ,d’autant plus que la nouvelle commission nationale électorale est contestée par les principaux partis d’opposition implantés sur le territoire .
Les milieux éclairés mais pas forcément hostiles à la France, les simples citoyens et citoyennes, ont l’impression que ce sommet sur la forêt , n’est qu’un prétexte pour pérenniser des pratiques anciennes de maintien au pouvoir d’autocrates héréditaires.
Emmanuel Macron arrive donc au Gabon sans savoir ce qui couve au dessous du volcan Gabon .
Est ce que les projets d’avenir énoncés à l’Élysée trouveront un écho au Gabon ?
Nul ne le sait .
Les Gabonais et Gabonaises souhaitent que l’on n’insulte pas leur intelligence : contrôler intégralement le processus électoral en instrumentalisant une « concertation » où l’on a choisi ses opposants est insupportable et ne peut être accepté aujourd’hui dans aucun pays africain ,dans aucun pays dans le monde ,sauf dans les pays totalitaires ou chez les autocrates comme Poutine.
Les populations africaines de tous les pays sont révoltées par une sorte d’imposition permanente sur leur destin et leur histoire , qui écarte systématiquement leurs propres choix.
Ce ne sont pas que les jeunes Gabonais qui veulent en finir avec ce mode opératoire de déni de démocratie et de transparence .
Toutes les jeunesses africaines entonnent l’hymne à la Liberté !
Toutes les strates des sociétés africaines entendent définir librement le cadre dans lequel elles expriment les valeurs qui nous sont communes dans la Francohonie : la démocratie, le respect du vote de chacun et de chacune , la transparence électorale, la liberté d’expression, le débat contradictoire dans le service public , le financement de la vie politique et non pas l’achat des consciences, la parité Femmes Hommes dans les instances de représentation, le respect des droits humains, le droit des femmes à disposer librement de leur corps, le combat des stéréotypes sexistes et machistes dans les communications publiques et privées , le combat contre la désinformation , notamment russe sur le continent , l’encouragement de la formation de l’esprit critique des citoyens et citoyennes.
Nous avons un destin partagé non seulement par l’usage de la langue française, mais également par les valeurs humaines et sociales, des pratiques démocratiques qui restent à réaliser en Afrique .
La France était le symbole de la Liberté, de L’Égalité et de la Fraternité. Ce symbole est aujourd’hui contesté sur tout le continent.
L’Afrique n’est pas qu’un marché où les grandes puissances viennent mener batailles pendant que des enfants en haillons n’ont pas accès à l’eau potable, dans des pays où il pleut toute l’année.
Des riches pays africains où tous les habitants et toutes les habitantes n’ont pas accès aux énergies propres, alors que le soleil brille tous les jours sous nos climats.
Certes , Il est urgent de nous préoccuper de nos forêts. Il est également urgent de nous préoccuper des femmes et des hommes qui vivent dans ces forêts .
Il n’y a pas de bassin du Congo au Gabon ( c’est une appellation politique et non scientifique).
Au Gabon , il y a le bassin du Gabon Ogooué , comme au Congo il y a le bassin du Congo fleuve Congo.
A quoi servirait la vente du droit à polluer (droits carbone) si les bénéfices ne vont pas au développement du pays? Au Gabon, 60 années de gestion de la rente pétrolière par un clan a conduit aux nombreux retards du pays dans tous les domaines, de l’électricité au solaire, du médical au scolaire, des transports à l’aménagement du territoire…
Après l’or noir, l’or vert ?
Emmanuel Macron vient au Gabon pour un sommet consacré à la forêt étant entendu que le Gabon est un des pays doté d’une surface forestière importante. Ce thème est en effet devenu essentiel dans la jeunesse du monde entier, soucieuse des menaces environnementales .
Comme toutes les jeunesses du monde, et comme tous les peuples du monde, les Gabonais et Gabonaises sont soucieux et soucieuses de leur environnement : le traitement des déchets ménagers et pétroliers,
l’ indemnisation des populations contaminées (leur suivi médical), pollution des forêts, de la mer, arrêt des engrais chimiques dans certains champs, etc…
Le Président Macron arrive donc au Gabon dans un contexte tendu politiquement en raison de cette crise permanente de la démocratie dans la plupart des pays africains, d’Afrique de l’ouest et de l’Afrique Centrale comme au Tchad où il ne se rend pas.
Pour autant, dès le 27 février, le président français a tenu un profil d’humilité face au continent et au discrédit de la France en Afrique de l’Ouest traversée de coups d’Etat et d’interventions russes. Il a rappelé ses différentes réformes passées, sur le Franc CFA ou à approfondir, comme la restitution des œuvres d’art.
Il est impossible de restituer actuellement au Gabon ces œuvres d’art comme au Bénin.
Il faudrait pour cela des lieux dédiés et une architecture particulière pour les protéger de la poussière , de l’air humide, des chaleurs parfois très élevées .
Par exemple,la création de 9 fondations dans les 9 provinces du Gabon permettrait de rapprocher les populations des lieux de culture .
Des programmes pédagogiques peuvent être faits pour les écoles, collèges, lycées, universités .
Si vous n’allez pas à votre culture , cette dernière vient à vous !
Ainsi les Gabonais et Gabonaises , découvriront les œuvres d’art du Gabon , qui ont inspiré des Mouvements littéraires et artistiques comme celui du surréalisme, qui appartient désormais au patrimoine mondial de l’humanité.
Très belle initiative que de restituer le patrimoine et matrimoine artistiques du Gabon, mais seulement dans l’avenir.
Emmanuel Macron est donc au Gabon, puis ensuite se rendra au Congo Brazzaville, ce sont deux piliers de la Francafrique qui seront visités ensuite ,le Président français sera en RDC aux prises avec une guerre dans l’Est du territoire depuis de longues années.
Le dernier pays sera l’Angola, sachant que la délégation présidentielle comprend un haut responsable de Total.
Il sera sans doute question du marché pétrolier angolais et de la gestion de l’environnement dans cet autre contexte .
Mais, comme les Angolais ne sont ni les Gabonais ,ni les Congolais de Brazzaville ou de RDC , Le Président Macron découvrira un peuple de combattants et combattantes de la Liberté.
Les Angolais et les Angolaises ont connu une très longue et sanglante guerre de libération. Ils négocient âprement le prix de leurs richesses sur le marché international du pétrole, tout en restant ouverts .
A aucun moment, la France du Président Macron n’a rappelé l’urgence démocratique sur le continent contrastant en cela avec l’empathie envers le peuple Ukrainien.
D’ailleurs ,certains partis politiques français se précipitent opportunément au chevet du Gabon pour le respect des droits humains , ce qui est une bonne chose .
Question à ces partis politiques : que ne l’ont ils pas fait devant les crimes de guerre ,les actes génocidaires ,le contournement du Droit international , et les menaces répétées de lancement de bombe nucléaire en Ukraine et sur l’Europe par Poutine et ses semeurs de mort ?
Où étaient, ces partis politiques français ? Que disent ces partis de l’emprisonnement du Président des syndicats d’enseignants gabonais ?
On les entend sur le Gabon pendant les questions d’actualité à l’Assemblée nationale française ?
Son nom a été cité ? Non.
Beaucoup d’autres urgences existent comme celles environnementale, économique, financière.
Mais peut être que certains continuent à penser que la démocratie est un luxe que le continent africain ne peut toujours pas s’offrir ?
C’est justement cela l’esprit dégradant et méprisant de la Francafrique que portait Jacques Foccart et ses différents patrons , les Présidents de la République qui leur ont succédé tout au long de la 5ème République française.
C’est ce que nous découvrirons au fur et à mesure des faits et gestes du Président français à Libreville et dans d’autres capitales africaines : il a changé de logiciel , en jettant dans la « forêt des abeilles » (du nom d’une forêt existante) la Francafrique , pour se mettre en phase avec les exigences des populations d’Afrique Centrale ,du Tchad , du Gabon ?
D’ores et déjà les annonces du Président Macron ne seront pas suffisantes pour mettre un point d’arrêt au mécontentement des populations africaines.
Il faudra beaucoup de respect , de considération, de Liberté, d’Égalité, de Fraternité avec les Africains et les Africaines .
Comment parler de développement durable sans évoquer le rôle des femmes et de leurs droits dans les sociétés africaines d’aujourd’hui ?
Comment ne pas être scandalisé par leur « esclavagisation » en situation de guerre en RDC ?
Leur corps est un terrain de guerre !
Elles transmettent la culture traditionnelle, et doivent avoir accès à un statut égalitaire. C’est pour quand le contrôle des naissances ,le droit à l’IVG , l’accompagnement des grossesses précoces ? C’est pour quand l’accès égal à l’Éducation des petites filles arrachées aux champs et aux tâches ménagères pour aller à l’école, comme les petits garçons du même âge ,dans toute l’Afrique Centrale ?
La France ne peut être seule responsable de tous les maux de l’Afrique. Mais quand même , il serait temps de sanctionner le Rwanda qui soutient les milices meurtrières dans l’Est du Congo.
Quelle est la part de responsabilité des Africains et Africaines ?
La pauvreté ne peut tout justifier.
Quelles sont les solutions et réponses que nous donnons pour nos propres problèmes africains ?
A quoi servent nos diplômes s’ils ne donnent pas des solutions pratiques pour ceux et celles qui n’en ont pas ?
Ce qui est une évidence dans le monde entier n’apparaît pas comme tel sur le continent. Pourquoi ?
Enfin ,peut être que la sortie du pré carré France- Afrique doit passer par une relation de plus grande proximité avec l’Union Européenne !
Certes ,l’union européenne n’a pas d’ armée ,l’OTAN et l’Union africaine aux missions renouvelables, doivent servir de tampons entre les États et les populations . Imaginez un autocrate avec la possibilité d’utiliser des armes selon son bon vouloir sous prétexte de souveraineté, ce sera pire que les actes criminels de Wagner ,avec immunité à vie comme leur pouvoir .
Le 21 ième siècle sera celui de la victoire des démocraties sur les totalitarismes et les autocrates ou ne sera pas .
Nous ne voulons pas d ‘une internationale des autocrates .
C’est par les démocraties que le progrès humain peut se faire .
A la diplomatie féministe en Afrique de l’ouest dont parlait Delphine O à la fondation Jean Jaures, en Afrique centrale ,nous associerons la diplomatie économique d’un partenariat partagé ( l’économie circulaire ) , culturelle ( Arts et Lettres ) , celle de la recherche scientifique et historique, environnementale, avec comme pilier de base la parité et l’égalité Femmes Hommes, la protection de la petite enfance .
 » Penser en femme d’action , agir en femme de pensée « , (Antoinette Fouque )
Nous parlons, lisons, écrivons et rêvons en français, tout en parlant et rêvant dans nos langues nationales.
Nous ne regarderons plus que ceux et celles des européens et européennes, dont les cœurs battront avec les nôtres .
Nos voix rejoindront alors celle de Senghor un des fondateurs de la Francophonie et chantre de la Négritude avec Césaire et Paulette Nerdale, première femme noire à entrer à la Sorbonne.
Cette dernière fut la première femme noire à porter une conscience féministe dans le Mouvement de la Négritude.
Il y a des hommes et des femmes à rencontrer au Gabon et en Afrique .
La rencontre et l’écoute, font partie du respect de l’autre . Il y a une Afrique qui se réveille d’un long sommeil à sentir …
Il y a des imaginaires à croiser dans le tourbillon du vent des saisons de pluie sur les feuilles de bananiers de chez nous , par
delà les mines d’or , l’uranium , le manganèse , le pétrole et les diamants , les baleines ,les perroquets verts , les éléphants , la forêt et ses arbres sacrés, la canopée rieuse aux mille palettes de vert qui s’étirent vers un ciel bleu nuit, sous l’équateur aux parfums de fleurs de cacaoyers !
L’absence , c’est toi ma France lorsque j’en crève au Gabon !
Gabon je te sacre vent du soir !
Mengue M’Éyaà Bonnet,
Présidente du Mouvement Civique des Femmes ,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon,
Ancienne journaliste d’Africa n°1,
Ancienne Déléguée de l’Union des radios de l’aire francophone .
Twitter: @MengueMEyaa
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Bonne et heureuse année 2023 !
3 janvier, 2023, 11:01
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La nouvelle année 2023 est l’occasion de revenir sur les principaux sujets qui ont occupé le monde, l’Afrique et intéressent les habitants de notre pays le Gabon, quelle que soit l’ethnie et la province d’origine .
En effet, il est important de cultiver une approche internationale, africaine , nationale et locale pour aborder le monde .
Avant cela, qu’il me soit permis de rendre un hommage aux valeureux et courageuses résistant-e-s ukrainien-n-es face à la Russie, et l’invasion impérialiste de l’Ukraine.
Ce conflit a révélé un déséquilibre dans l’ordre mondial de nature alimentaire, énergétique et nucléaire, avec des menaces qui touchent y compris le continent africain. Cette guerre a mis en exergue les fragilités et les solidarités des démocraties qui n’imaginaient plus une guerre barbare au cœur de l’Europe .
Les populations ukrainien-n-es sont inspirantes pour les peuples en quête de liberté de démocratie et de développement. Nous leur apportons notre soutien .
D’immenses pays, la Russie, la Chine, l’Iran, la Turquie, remettent en cause un système de valeurs démocratiques : ces pays estiment que la force prime sur le Droit . Et comme toujours en situation de guerre, en Afrique ou en Ukraine, les femmes et les enfants sont les cibles de violences pouvant être qualifiées de crimes de guerre ou de génocide .
Ce conflit nous révèle enfin que certains dirigeants du monde considèrent que le respect de la personne humaine n’a aucune importance pourvu qu’ils s’imposent aux autres et au pouvoir par les armes ,la menace ou par la désinformation.
Les Gabonais et les Gabonaises ne vivent pas hors du monde. Les populations suivent et sont parties prenantes des sujets qui inquiètent partout sur la planète, en tout premier lieu l’alimentation, l’environnement, la préservation de nos habitats naturels, le respect du patrimoine et matrimoine culturel gabonais, le droit des femmes à disposer d’elles-mêmes pour entrer dans la modernité, le progrès de tous et de toutes.
Notre pays le Gabon est richement doté d’une forêt équatoriale donc luxuriante, avec une incroyable biodiversité pour sa faune et sa flore, qui couvrent 88% du territoire. Pour autant, ce bien commun est aujourd’hui menacé.
La principale menace sur la forêt est l’exploitation anarchique d’ arbres divers dont l’Okoumé, un bois rare, que l’on trouve essentiellement au Gabon (plus en marge au Congo et au Cameroun), et le kévazingo très apprécié de la Chine pour ses meubles de luxe .
La faiblesse de l’agriculture gabonaise structurelle dans l’économie, est paradoxalement un facteur de protection de nos forêts primaires. Cette agriculture aux bonnes pratiques environnementales devrait être mieux soutenue au niveau international en raison des potentialités environnementales du pays et de ses immenses richesses .
Au Gabon, le monde est immobile et tourné vers un passé décomposé : toujours pas d’accès à l’eau potable sur tout le territoire, toujours pas d’énergies propres pour que toutes les populations y aient accès ,malgré un soleil qui brille tous les jours. Toujours pas de transports propres à la sobriété énergétique irriguant les grandes villes et tout le Gabon. Toujours pas de projet de métro dans les grandes villes gabonaises. Toujours pas d’énergie renouvelables provenant d’éoliennes , malgré la longueur des côtes maritimes gabonaises .
Malgré les richesses du petit  » émirat équatorial « , les populations survivent en payant tout au prix fort dans les villes comme en province . Elles font de leur mieux pour préserver un environnement dégradé. La forte dépendance alimentaire du Gabon vis à vis de l’extérieur demeure au fil du temps , malgré les fortes potentialités du pays, faute d’un plan national permettant d’améliorer l’autosuffisance.
La pollution de l’eau est aujourd’hui visible dans les villes, mais aussi dans de nombreuses rivières de province, notamment en raison du peu de contrôle exercé sur les compagnies transnationales et leurs pratiques polluantes . Ainsi, en mai 2022, une pollution a été détectée sur la rivière Iroungou dans la Ngounié. La société OLAM Palm Gabon a été mise en cause. Selon le communiqué d’une ONG diligentée sur place pour expertise :
« Le constat est alarmant et révèle un changement de couleur des eaux de la rivière Iroungou ; une dégradation de la végétation et potentiels impacts sur la biodiversité terrestre ; des odeurs nauséabondes ; des poissons morts et la prolifération des mouches. Sans omettre le risque d’une extension de la pollution des eaux d’Iroungou vers d’autres cours d’eau. »
A ce jour, aucune réponse n’a été apportée, ni par Olam, ni par le régime.
En novembre 2020, des fuites de pétrole ont déclenché des marées noires autour de la zone d’Etouembé. PERENCO, société pétrolière n’a pas réagi. En avril 2022, une autre fuite de pétrole, également au large de Port Gentil déclenche une panique légitime de la part des habitants de la région. Cette société déversant des déchets de pétrole dans les sous-bois d’arbres centenaires .
Aucune réaction du Ministère de la transition écologique française puisqu’il s’agit d’une société française.
Aucune réaction du régime, qui se contente de reprendre les éléments de langage de Perenco sur le fait qu’aucune pollution maritime n’est intervenue, et que tout est contenu avec des barges de rétention.
Pourtant, certaines des sociétés intervenant au Gabon sont connues comme peu attentives aux précautions environnementales, ayant repris d’anciens champs pétroliers ou gaziers de Total, sans moderniser les pipe-lines.
Les pollueurs ne sont pas les payeurs au Gabon . Pourquoi ?
Notre pays n’est donc absolument pas à l’abri de catastrophes environnementales majeures supplémentaires. L’habitat précaire dans les bidonvilles de Libreville ou de Port Gentil , dans les petites villes à l’urbanisme non maîtrisé, est une réalité en face de laquelle les populations sont de plus en plus confrontées.
La catastrophe climatique est là et la communication politique internationale sur le Gabon ne peut la faire disparaître localement. Elle était bien visible récemment à Libreville avec des inondations en cœur de ville et des éboulements qui auraient pu être anticipés pour protéger les nombreuses victimes .
Pendant ce temps-là, le régime paradait dans les réunions Internationales liées au climat, déployant ses lobbies , vendant le paradis équatorial gabonais de la protection environnementale.
Venez voir le Gabon aux magnifiques baleines ! Les baleines gabonaises ont besoin de qui pour vivre tranquillement dans une mer où personne ne les chasse et tout le monde les respecte ? Par contre, les populations gabonaises vivent déjà une insécurité, notamment climatique, permanente.
En 2023, une nouvelle élection présidentielle aura lieu à deux tours au Gabon .
Rien n’est transparent. Le régime ne déploie jamais autant d’efficacité que pour frauder et maintenir sa présence au pouvoir : les différents groupes l’entourant se réconciliant momentanément pour conserver la maîtrise des canaux d’enrichissement .
Au-delà des discours, et des mots, sur les faits, aucune attention n’est portée sur les grands enjeux d’avenir et sur le mieux –être environnemental , démocratique, économique ou social des Gabonais et des Gabonaises.
Pas de demande de la restition des œuvres d’art du Gabon en France et en Europe , comme le font avec succès le Sénégal, le Bénin, et bien d’autres pays africains .
Mais il faudrait alors construire des lieux de conservation des œuvres d’art avant d ‘en demander la restitution . Il y a une place pour la Culture , les industries culturelles , l’ art sa transmission, sa conservation au Gabon ? Elle s’articule autour de quoi ?
Alors , à quand la demande de restition des œuvres d’art du Gabon et des archives qui les accompagnent en France et en Europ , proposée par le Président Macron ?
La visite du Président Macron prévue en mars 2023 au Gabon nous laisse perplexe .
Il voyagera au moment même où le régime fête l’anniversaire de son parti. C’est à cette occasion que M. Bongo sera investi par ce parti à l’élection présidentielle.
Est ce un soutien explicite de la France comme au Tchad pour le fils Déby ?
Le Président Macron soutient-il un Gabon du passé, inéluctablement ?
Alors , Il ne faudrait pas s’étonner des désordres nombreux existant sur le continent, en Afrique de l’ouest, encouragés par la Russie. Les milices de Wagner, bras armé de la Russie, payées en or, en diamants et autres richesses des pays, s’imposent un peu partout en Afrique auprès de d’Etats faibles d’autocrates et de dictatures.
La propagande mensongère russe séduit en Afrique , là où la Francophobie s’installe en raison des choix politiques immobiles et désuets de la France sur le continent .
Il ne faut pas s’étonner de la place de plus en plus hégémonique de la Chine en Afrique. Ces deux pays , la Russie et la Chine , n’ont que faire des alternances démocratiques . Seules les richesses du continent les intéressent, pas ses habitant-e-s .
Le Président Macron a encore la possibilité de rompre avec une francophobie montante y compris au Gabon.
Il a encore la possibilité de faire un pas vers un Gabon de progrès en respectant les populations gabonaises et tous leurs représentants et représentantes .
Le continent africain et le Gabon ne sauraient être le lieu de choix démocratiques à géométrie variable ,quand on voit par ailleurs la France soutenir à juste titre, le combat pour la démocratie en Europe comme en Ukraine.
Le voyage du Président Macron sera donc celui de tous les possibles ou un voyage pour rien.
Le Président Macron doit savoir que les Gabonaises et Gabonais ne renonceront jamais au droit d’être respecté-e-s pour nos choix de vote .
Nous ne renoncerons jamais aux valeurs démocratiques et républicaines au Gabon , valeurs que le Président Macron défend en France et en Europe .
Nous ne renoncerons jamais à nos libertés collectives et individuelles .
Nous ne renoncerons jamais à combattre l’instrumentalisation du féminisme au Gabon pour perpetuer une vision patriarcale, machiste et sexiste du monde .
Toute la classe politique gabonaise doit se saisir de la Cause des femmes , celle des petites filles , de l’urgence climatique et des conséquences sur la mal vie des populations. Elle doit défendre la Culture gabonaise, les œuvres d’art du Gabon partout dans le monde . Les compétences et les solutions existent pour apprendre à protéger et à transmettre sa culture . Cette année 2023 doit être celle de la restitution des œuvres d’art du Gabon .
En 2016, l’opposition gabonaise a démontré sa maturité par sa capacité à s’unir. Elle avait fait naître une conscience politique facilitée par une volonté de gagner partagée dans la diaspora comme au Gabon.
En 2023 , la possibilité d’un second tour ne doit pas être l’occasion d’une explosion de candidatures, préalables au ralliement au régime. Au second tour, il est impératif que se dégage une seule et unique candidature face au régime.
Quand l’opposition gabonaise est stratège et unie , elle gagne.
La démonstration a été faite en 2016, malgré le coup d’Etat électoral du régime.
Il faut tirer des leçons du passé et s’inspirer des situations identiques en Afrique et dans le monde .
Je voudrais attirer l’attention sur la condition des femmes. Le mouvement « Me too », commencé aux Etats Unis, puis en Europe, s’étend petit à petit sur le continent africain .
En effet, les violences dont sont victimes les femmes en zones de guerre sont mieux connues, mais celles en situation de paix le sont beaucoup moins.
Les pressions directes et indirectes en milieu professionnel sur les femmes , les violences intrafamiliales, ces phénomènes passent sous silence. Les violences faites aux femmes sont peu ou pas évoquées au Gabon et devraient pourtant recevoir des réponses judiciaires appropriées. Seules des écrivaines gabonaises, très minoritaires, les évoquent dans leurs livres.
Les opérations de communication du pouvoir sont sans rapport avec la prise en compte de cette réalité insupportable.
Les complices internationaux de l’immobilisme français au Gabon , exaspèrent les populations gabonaises.
Au Gabon, le régime a féminisé des postes en diplomatie, mais ces nominations cachent mal la forêt de l’ordre patriarcal gaiement porté par des femmes. Le statut des femmes gabonaises , quelle que soit leur condition doit traverser tous les projets de société du Gabon.
La protection de la petite enfance, celle des petites filles ne peuvent demeurer des sujets à la marge quand il y a un scandale.
Ces sujets mériteraient des politiques publiques spécifiques intégrées aux programmes scolaires de l’Éducation Nationale à celui de la Santé…
Aucun pays dans le monde ne peut se développer sans penser au bien-être au mieux être, à l’égalité de tous et de toutes en Droit .
Pour autant, en cette nouvelle année 2023, saisissez vous de tous vos droits notamment celui de faire respecter votre vote au niveau national !
Ne renoncez jamais ! Battez vous pour faire respecter votre choix passé et présent!Regardez le monde, la démocratie ne se donne nulle part: elle s’arrache !
Laissez une place au bonheur d’être respecté par votre vote : tout dépend de vous.
Très bonne année 2023 à toutes et à tous !
Mengue M’Éyaà Bonnet ,
Présidente du Mouvement Civique des Femmes ,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon,
Ancienne journaliste d’Africa n°1
Peut être une image de 1 personne, position debout et plein air


2023, année électorale: la nécessité impérieuse d’une opposition unie et cohérente en face de la machine à fraudess !
11 décembre, 2022, 20:47
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Dans le contexte pré-électoral au Gabon, toutes les initiatives visant à rassembler l’opposition sont les bienvenues. Ainsi, en est-il de celle émanant de Paulette Missambo, Présidente de l’Union nationale, le 27 novembre 2022. Cet appel a été applaudi par Alexandre Barro Chambrier, Président du Rassemblement de la patrie et la modernité (RPM), se déclarant « en phase » avec cet objectif.
En 2009, à la suite du décès inattendu d’Omar Bongo, au pouvoir depuis 1967, les divisions entre André Mba Obame et Pierre Mamboundou avaient facilité le premier coup d’Etat électoral d’Ali Bongo, soutenu directement par Nicolas Sarkozy.
En 2016, tous les leaders d’opposition significatifs se sont rangés derrière Jean Ping. Il s’agissait, entre autres, de Guy Nzouba Ndama, Casimir Oye Mba, Léon Paul Ngoulakia, qui ont retiré leurs candidatures. Une mission d’observations des élections de l’Union européenne est déployée au Gabon, dirigée par Mme Mariya Gabriel, du 12 juillet au 30 septembre 2016.
Suite au processus chaotique de l’élection présidentielle de 2016, une dizaine de partis d’opposition ont déjà adressé en mai 2022 au ministère de l’Intérieur un mémorandum assorti de propositions visant à améliorer de manière significative la sincérité des résultats.
En effet, au regard des seuls résultats électoraux, tels qu’ils ont été validés en 2016, il y a une différence de 5597 voix entre Jean Ping, candidat de l’opposition, et Ali Bongo (au pouvoir depuis 2009, à la suite d’Omar Bongo). En observant la répartition des résultats provinces par provinces, la participation a été entre 47 % (Estuaire) et 70 % (Ogooué-Lolo), ce dernier chiffre étant déjà particulièrement élevé en contexte gabonais. Ce qui a jeté le doute sur le résultat final conduisant à la « proclamation » en faveur du clan Bongo a été le résultat de la province du Haut Ogooué. Cette province a toujours été choyé par le régime, comme en témoigne son découpage législatif particulièrement avantageux. On y trouve des circonscriptions qui correspondent à un seul village contrairement aux pratiques dans les autres provinces.
Le résultat du Haut Ogooué, parvenu en décalage par rapport au reste du territoire, a été contesté par les Gabonais, car il marquait une participation record de 99,93% du corps électoral, soit un déplacement de 71.667 électeurs sur 71.774. 47 électeurs ne se seraient pas déplacés dans le Haut Ogooué. Une suspicion légitime est donc apparue que n’a pas contrarié la Cour constitutionnelle, qui aurait pu choisir d’annuler le vote du Haut Ogooué, ou de refaire voter les électeurs de cette seule province, face à ce résultat difficilement crédible.
Sans le renversement électoral du Haut Ogooué, Ali Bongo accusait un retard au plan national de 58.304 voix et donc s’acheminait vers une défaite. La mission d’observation de l’UE a elle-même émis des constats sur le dénouement de l’élection présidentielle de 2016 dans le rapport sur les élections gabonaises, particulièrement sur l’absence de prise en compte des éléments matériels des irrégularités constatées, présentées et rejetées par la Cour constitutionnelle, laquelle bénéficie d’une « trop grande marge procédurale qui va à l’encontre de la sécurité juridique » (Page 35 du rapport).
La Mission d’observation a fait en 2016 un ensemble de propositions permettant de réformer le système électoral gabonais tant sur la désignation des magistrats membres des différentes commissions chargées de superviser les élections, et qui sont directement assujettis au pouvoir, que sur le processus électoral trop opaque, sur le rôle de l’ex CENAP face au ministère de l’Intérieur, sur les violences préélectorales créant un contexte de tensions et d’intimidations dans les médias et dans la population, sur une centralisation défaillante des résultats, sur les droits des candidats, sur le financement des campagnes ou encore sur l’accès équitable aux médias.
A ce jour, les listes électorales sont dressées dans la plus parfaite confidentialité, multipliant les inscriptions de complaisance, ou les naturalisations clandestines servant le régime. Cette situation fréquente à la veille de chaque élection présidentielle n’est plus supportable.
Ce rapport est public et il aurait été aisé d’en exploiter les différentes orientations depuis 6 ans. C’était bien sûr sans compter sur la résistance du régime à modifier les institutions dans le sens d’une plus grande transparence.
Le mémorandum remis en mai 2022 par 11 partis est en soi une étape d’un réarmement idéologique de l’opposition en face du régime. Le passage du scrutin à deux tours pour l’élection présidentielle s’est fait en 2017 mais n’a pas été l’occasion d’un débat national sur l’organisation des scrutins, ou sur la réforme indispensable de la Cour constitutionnelle.
Tout est encore à faire au Gabon à l’approche du scrutin présidentiel de 2023. L’unité de l’opposition, non pas au dernier moment comme en 2016, est un premier pas qu’il faut consolider en imposant au régime un rythme qui ne sera pas le sien.
Mengue M’Éyaà
Présidente du Mouvement Civique des Femmes ,
Photo MM_Porte parole
Présidente du Mouvement Civique du Gabon,
Ancienne journaliste d’Africa n°1
Twitter: @MengueMEyaa


COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT CIVIQUE DES FEMMES – PROTESTATION ET SOUTIEN AUX FEMMES TCHADIENNES AU PEUPLE TCHADIEN !
6 novembre, 2022, 12:10
Classé dans : Non classé

Arrêtez le massacre !

Les Tchadiennes debout contre la dictature héréditaire !
C’est toutes nues que les femmes tchadiennes ont manifesté face à la mitraille et aux fusils tirant à balles réelles sur les manifestant-e-s, à Ndjamena et dans tout le pays.
Femmes Tchad
On compte déjà une cinquantaine de morts. Où vont-ils s’arrêter pour que ce pouvoir illégitime et la France qui les ont installés, comprennent que les Africains et Africaines veulent choisir librement ceux et celles qui les dirigent au niveau local et national ?
Le 20 octobre 2022 était la date qui devait en principe correspondre à la fin de la transition, à l’issue de laquelle Mahamat Idriss Déby, arrivé au pouvoir en avril 2021 à la suite d’un putsch qui a suivi la mort de son père le dictateur Idriss Déby, dans une opération militaire.
Au lieu de vivre un évènement politique majeur, le putschiste, né en 1984, fait fi de la période de transition, marque son mépris de la démocratie et écrase par la violence la population. A ce jour, on dénombre plus d’une cinquantaine de morts dans les manifestations réprimées par les forces de sécurité. 600 personnes ont été arrêtées, les partis politiques sont interdits.
L’Afrique de l’Ouest est aux prises avec une série de pouvoirs illégitimes arrivés par la force. Le Tchad se distingue par le fait que le pouvoir antérieur n’avait pas été acquis de manière plus démocratique.
Le cycle de violence dans lequel est entraîné le Tchad montre au monde entier combien les dictatures sont désormais dépassées, que les jeunesses africaines, les femmes, les sociétés civiles, les ONG locales sont désireuses de changer d’époque. Comme au Gabon en 2009 et en 2016, la France tient à son vieux logiciel rouillé qui finit toujours dans le sang.
Dans le cas du Tchad, ce n’est pas la Russie, ni les tueurs de Wagner, présents en Centrafrique, et au Mali, qui interagissent,ce ne sont pas non plus les militaires français.
Mais la France a soutenu depuis son installation M. Mahamat Idriss Déby, jusqu’aux récents événements, conduisant la nouvelle ministre des Affaires étrangères, Mme Colonna à condamner les répressions actuelles. Quel héritage pour cette Ministre : immobilisme et liaisons dangereuses avec les dictateurs ! L’Union africaine condamne également. Mais Il faut aller au-delà des dénonciations et exiger la mise en place d’une réelle transition au Tchad.
Deby doit partir immédiatement !
Voici venu le temps de la fin des dynasties héréditaires, pseudo-électorales ou non, comme au Tchad, au Gabon, et dans bien d’autres pays.
Notre soutien va en direction des femmes et des hommes, de la jeunesse tchadiennes qui se mobilisent, malgré la violence, en vue d’obliger le régime à accepter un processus de désignation démocratique hors du clan Déby !
Nous exigeons la fin de la répression sanglante, arrestations arbitraires et intimidations !
Nous exigeons le départ immédiat du clan Deby du pouvoir !
C’est à ces conditions que la sérénité pourra revenir au Tchad !
Nous appelons toutes les associations féministes de France et d’Europe, d’Afrique, à soutenir les femmes tchadiennes et tout le peuple Tchadien !
Le continent africain et l’Afrique centrale, ne sauraient être l’éternelle vallée de larmes.
Stop à la mort !
Vite, Liberté !
Fait à Paris, le 21 octobre 2022
Mengue M’Eyaa
Présidente du Mouvement Civique des Femmes ,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon,
Ancienne journaliste d’Africa n°1
Twitter: @MengueMEyaa


Après la débâcle en Ukraine, l’Afrique nouveau chaos de la Russie !
13 octobre, 2022, 11:05
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La Russie a depuis le 24 février entrepris une conquête coloniale de l’Ukraine, arguant d’une « opération spéciale » auprès de sa population, qu’elle n’a pu dissimuler longtemps et qui est en réalité une guerre sans merci, dans la violence la plus extrême sur les populations civiles.
Toutefois, rien ne s’est passé comme prévu pour Poutine. L’armée russe ne peut parvenir à anéantir la résistance de tout un peuple, les militaires comme les civils, avec à leur tête la figure charismatique du Président Volodymyr Zelenski. Les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, et l’Union européenne, ont, dès le début de l’agression russe, apporté une assistance militaire, tactique, et financière importante à l’Ukraine, permettant à ce pays de plus de 40 millions d’habitants de résister et aujourd’hui de reprendre des territoires conquis par la Russie, dans lesquels cette dernière voulait imposer sa souveraineté.
Vladimir Poutine a pensé mener une guerre éclair au mois de février pensant qu’une avancée rapide anéantirait les résistances de l’Ukraine. Surestimant sa propre armée en loques , elle a démontré depuis lors une véritable série de faiblesses préjudiciables dans un conflit long.
Alors qu’existe un sentiment patriotique fort chez les Ukrainiens, les soldats russes sont peu motivés sur un terrain qui n’est pas le leur. Ils sont faiblement soutenus par leur hiérarchie et ont découvert au fur et à mesure de leur avancée, mais aussi de leurs pillages, de déportations de populations à russifier, que les Ukrainiens vivaient avec un niveau de vie supérieur au leur, ce qui rendait d’autant moins compréhensible la guerre. Par ailleurs, les défectuosités techniques et les défauts logistiques de l’armée russe ont miné le moral des troupes, se sentant encore moins en confiance avec leur propre hiérarchie. Les Ukrainiens mènent une guerre moderne de résistance, tant en matière de communication que technique.
Poutine, ancien espion du KGB,devenu chef de bande dans la corruption en Russie, a confiance dans les forces militaires spéciales issues des services de renseignement. Il a donc commencé à dénigrer publiquement sa propre armée et à limoger des hauts militaires au fur et à mesure de la désorganisation et du retrait de son armée.
Il n’y a plus que les Maliens et les Burkinabés pour brandir les drapeaux russes en Afrique, parce qu’ils vivent dans un monde parallèle dans lequel la Russie génocidaire viendrait sauver les Africains. Ils n’ont donc aucune personnalité masculine ou féminine issue du continent à mettre en avant ?
Malgré la censure, l’opinion publique russe a fini par découvrir au fur et mesure du retour des cadavres de leurs soldats que « l’opération spéciale » s’était transformée en guerre de conquête, pour laquelle personne n’avait véritablement d’intérêt, hors Poutine et ses quelques fantoches à sa solde (essentiellement les chefs d’Etat tchétchène et biélorusse).
La contre-offensive ukrainienne a mis un terme aux rêves staliniens de Poutine. Des territoires annexés par la Russie dans une cérémonie pompeuse et orchestrée sont revenus dans le giron de l’Ukraine, à tel point que l’armée de ce pays se rapproche des frontières russes.
« La Russie laisse la mort derrière elle partout et elle doit en porter la responsabilité » a dit le Président Zelenski.
En effet, le retrait des Russes a permis de découvrir l’horreur dans les zones précédemment occupées, des charniers et des fosses communes, des corps torturés, près de Kharkiv, à Izioum.
Les bombardements aveugles de l’armée russe avaient pour objectif de terroriser la population ukrainienne et de provoquer le départ des résistants à la Russie. L’effet a été contraire. L’occupation des centrales nucléaires a été le point de focalisation de nombreux observateurs, les Russes n’hésitant pas à les viser, sans tenir compte des conséquences irrémédiables, y compris sur leurs soldats, et sur la population russe, de la possible explosion d’un réacteur nucléaire.
Pendant que l’Europe est aux prises avec un autocrate belliqueux, Poutine, qui cause des milliers de morts dans un pays pacifique, l’Ukraine, à des kilomètres de distance, sur le continent africain, une petite musique de plus en plus amplifiée se fait entendre selon laquelle la Russie serait une puissance libératrice. Des coups d’Etat ont lieu avec des populations en liesse agitant des drapeaux russes. C’est le cas du Mali, puis récemment, au Burkina Fasso. D’autres Etats pourraient être menacés par des soulèvements pro-russes ou par des campagnes relai du Kremlin.
Ainsi, une partie de l’Afrique de l’Ouest est aujourd’hui en proie aux doutes et aux remises en cause, prônant l’implication de la Russie comme solution à ses problèmes de gouvernance et de développement. En réalité, l’exhortation de la Russie est le symétrique de l’exécration de la France, considérée comme auteure de ses maux. Elle l’est en partie mais en partie seulement. Ce qui est plus réel dans chacune des situations est la lutte de clans, ou de groupes ethniques, sur fond d’orientations pseudo-religieuses, mais surtout de compétitions pour l’accès aux ressources. En Afrique de l’Ouest, les conquêtes militaires des groupes islamistes, d’autant plus fortes que la seule armée française à les combattre est délégitimée, agissent comme des précipiteuse de crises, et de déliquescence des institutions.
Le Kremlin a de son côté son propre agenda en facilitant le chaos, sans régler le moindre problème et récupérer des soutiens circonstanciels aux Nations Unies. Les islamistes, et leurs valeurs anti-humanistes, ne sont pas vraiment la priorité des groupes paramilitaires Wagner en Centrafrique, mais plutôt, conformément aux pratiques prédatrices du pouvoir russe, l’accaparement des matières premières en Afrique. Wagner pille actuellement trois mines d’or au Mali.
Si la question de la souveraineté des Etats est légitime sur le continent africain, elle ne résulterait pas d’une plus grande implication de la Russie, dont l’attitude en Ukraine, n’est ni plus, ni moins, une agression impérialiste. Poser la place de la France sur le continent est un sujet qui mériterait d’être posé surtout quand celle-ci n’accompagne pas le processus démocratique (Gabon en 2016), voire empêche tout processus, comme on a vu récemment au Tchad, et la succession Déby par son fils.
En revanche, la maîtrise de canaux informationnels sur les réseaux sociaux amène une doxa dangereuse pour les fragiles opinions publiques africaines, et les satrapes qui sont à leur tête. Ces satrapes, mus par leur propre opportunisme de conservation du pouvoir, sont tentés par un mimétisme pro-russe comme on le voit notamment au Congo ou en Centrafrique. Même, Bongo, dont le clan doit tout à la France de Foccard, qui se partage avec Elf-Total les dividendes du pétrole gabonais, est tenté par des manœuvres pro-russes (abstentionnisme au conseil de sécurité sur la condamnation de la Russie). Ce pouvoir tente de donner le change à une population qui a choisi depuis de nombreuses années le renvoi du clan Bongo du pouvoir au Gabon.
Pour autant, Poutine et ceux qui orchestrent son discours, ont bien compris la frustration, et le violent rejet de la France sur la partie francophone du continent africain. Les pouvoirs français n’ont à aucun moment tenté de reformuler un discours démocratique, moderne, et progressiste envers les populations africaines considérant comme acquises la fidélité d’élites anciennes, choisies par elle, discréditées, avec peu de prises sur le monde moderne.
L’aveuglement des différents gouvernements français est à l’origine de l’emprise idéologique russe, alors même que la Russie n’a absolument rien à offrir au continent qu’un joug brutal et bruyant à l’image de ce qu’elle fait en Ukraine depuis février 2022.
Alors, pourquoi soutenir l’Ukraine ? Ce pays est l’exemple d’une mobilisation générale d’un peuple qui défend sa souveraineté. Sa résistance, et sa combativité sont une source d’inspiration pour tous les peuples aux prises avec la violence de l’Etat sauvage.
Mengue M’Eyaa
Présidente du Mouvement Civique des Femmes,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon,
Ancienne journaliste d’Africa n°1
Twitter: @MengueMEyaa

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