Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

La très vieille politique africaine d’Emmanuel Macron
28 avril, 2021, 13:36
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Les soulèvements réprimés par la junte militaire ont fait 9 morts au Tchad (9 personnes civils). La jeunesse, les forces d’opposition, refusent la logique du coup d’État. La France s’est une nouvelle fois discréditée.
La mort inattendue du chef d’État tchadien, Idriss Déby, a dévoilé les véritables intentions du « jeune » président français, Emmanuel Macron. Un Président de la république française ne devrait plus parler comme il l’a fait en soutenant la junte militaire.
Les éléments de langage avaient été généreusement distribués dans les chancelleries, dans le pays et dans les chaînes d’informations françaises. Idriss Déby, un vaillant général, était mort, comme un héros de l’Antiquité, les armes à la main, frappé par ses ennemis.
L’image était belle mais est-on sûr que les évènements se soient déroulés de cette manière. Certains disent qu’on lui a tiré dessus à la suite d’un différent interne, d’autres qu’il a été contaminé par le COVID dont il serait mort.
Le mystère règne, et un homme de plus de 70 ans aurait été tué ainsi au milieu des combats.
Après sa disparition, un communiqué lénifiant a été publié par la Présidence de la République française, oubliant sans doute que M. Déby était au pouvoir depuis plus de trente ans et que son règne n’avait pas commencé avec la lutte contre les terroristes islamistes. Son pouvoir était marqué par des violences inqualifiables, des assassinats, dont la disparation physique d’un opposant encore récemment, le boycott des élections par l’opposition et des résultats au score soviétique, la concentration des pouvoirs, bref une « satrapie » classique, selon le mot d’Achille Mbembe , comme il en existe quelques unes en Afrique francophone, au Gabon, ou au Togo par exemple.
Tchad 2Tchad1
Les mots choisis par le communiqué sont en soi une vision de l’Afrique telle que se la représente Emmanuel Macron :
« La France a appris avec émotion le décès du Président de la République du Tchad, Idriss Déby Itno, annoncé le mardi 20 avril 2021. Elle présente à la famille du Président Déby Itno et à l’ensemble du peuple tchadien ses condoléances attristées. Le Tchad perd un grand soldat et un Président qui a œuvré sans relâche pour la sécurité du pays et la stabilité de la région durant trois décennies. La France perd un ami courageux.
La France se tient aux côtés du peuple tchadien dans cette épreuve. Elle exprime son ferme attachement à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Tchad.
Elle prend acte de l’annonce par les autorités tchadiennes de la mise en place d’un conseil militaire de transition, organe chargé de conduire une transition politique d’une durée limitée. Elle souligne l’importance que la transition se déroule dans des conditions pacifiques, dans un esprit de dialogue avec tous les acteurs politiques et de la société civile, et permette le retour rapide à une gouvernance inclusive s’appuyant sur les institutions civiles. »
La France, « aux côtés du peuple tchadien » ? En fait, la France est plutôt aux côtés de l’armée ethnicisée du pouvoir tchadien, les zagawas, depuis plus de 30 ans.
La France aux « côtés du peuple tchadien », sidéré par la confiscation de ses droits civiques élémentaires comme du temps des colonies . C’est un « jeune » Président de 40 ans qui vient adouber une monarchie militaire en 2021, comme si la décolonisation n’avait jamais été le combat de Senghor et autres leaders politiques africains.
Le peuple tchadien n’a jamais été consulté, et les élections ont été faussées à chaque fois qu’elles ont eu lieu par des arrestations, des intimidations et des fraudes. De plus, lors de son déplacement pour les obsèques le 23 avril 2021, Emmanuel Macron n’a pas souhaité rencontrer l’opposition, qui réclamait le respect des procédures démocratiques et le refus du coup d’État militaire.
La France « prend acte de la mise en place d’un conseil de transition » poursuit le communiqué, tout en a souhaitant que la transition « se déroule dans des conditions pacifiques, dans un esprit de dialogue » avec les acteurs politiques et la société civile. Mais ces conditions n’ont jamais existé auparavant.
La France est engagée dans la zone sahélienne depuis 8 ans en raison de la menace qui pesait sur le Mali de voir un groupe de terroristes islamistes prendre le pouvoir. 5.000 soldats français y sont engagés, et 1.500 soldats tchadiens sont à leurs côtés. Très entraînés, et bien équipés, ces soldats constituent l’ossature de la présence africaine sur les terrains de conflit nombreux, avec la faculté de se déplacer dans plusieurs des pays concernés avec l’aval des autorités politiques. Cette situation de force militaire est donc particulièrement appréciée par les militaires et le pouvoir français.
Pour autant, Emmanuel Macron a choisi de renier sa propre doctrine prononcée à Ouagadougou au nom d’intérêts stratégiques militaires immédiats. Même l’état-major militaire français l’admet, il ne peut y avoir une seule solution armée pour régler le problème des groupes terroristes islamistes. Seules l’éducation et la formation, la prise en compte des diversités nationales dans les Gouvernements locaux peuvent changer la donne et réduire les inégalités conduisant aux révoltes et mobilisations de populations délaissées, récupérées ou instrumentalisées par les idéologues terroristes.
La France soutient Navalny en Russie, et Aung San Suu Kye en Birmanie, mais appuie la junte militaire au Tchad.
De ce fait, l’appui de la France à un pouvoir personnel, sorte de monarchie militarisée avec à sa tête le fils de l’ancien dictateur, est un mauvais signe adressé aux jeunes générations africaines du Tchad et des autres pays. Les jeunes binationaux Afro-Français qui ont voté pour le Président Macron viennent de comprendre qu’il n’y a aucune volonté politique de sa part de voir les peuples africains libres et choisir leurs dirigeants.
Sommes-nous entrés dans l’ère du mépris de la France, arrogante et méprisante ?
Par ailleurs, il existe une troublante ressemblance dans les pratiques politiques d’Emmanuel Macron avec celles de Nicolas Sarkozy, alors Président de la République française, venu à Libreville « adouber » Ali Bongo aux obsèques d’Omar Bongo. Le vieux président l’avait pourtant, de son vivant, volontairement écarté du pouvoir par une modification de l’article 10 de la constitution gabonaise.
Alors, M . Macron, comme l’avait dit M. Sarkozy au cours d’un discours devenu scandaleusement célèbre, les Africains ne sont pas « rentrés dans l’Histoire » pour justifier d’un tel mépris au Tchad?
Depuis 2017, la France s’évertue à promouvoir la continuité en Afrique. Emmanuel Macron a décidé de considérer que le continent africain, et le Tchad, restaient en dehors du sens de l’Histoire.
La transition doit s’effectuer sans délai au Tchad et sans conditionnalités imposées par les putschistes militaires.
Comme l’a écrit Alain Mabanckou, refusant de participer à la francophonie institutionnelle, en raison de ses compromissions avec les dictatures africaines, et l’expliquant dans sa lettre à Emmanuel Macron
« Il serait utile, Monsieur le Président, que vous prouviez à ces jeunes gens que vous êtes d’une autre génération, que vous avez tourné la page et qu’ils ont droit, ici et maintenant, à ce que la langue française couve de plus beau, de plus noble et d’inaliénable: la liberté».
J’adresse tout mon soutien aux populations tchadiennes démocrates qui combattent la dictature militaire et mes condoléances aux familles qui viennent de connaître un assassinat d’un ou d’une de leurs proches.
Nous sommes tous et toutes des Tchadien-n-e-s !
Mengue M’Eyaà Bonnet
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Présidente du Mouvement Civique des Femmes


Les postures féministes du pouvoir gabonais: le trompe l’oeil de la Fondation Sylvia Bongo!
17 avril, 2021, 17:08
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Photo MM_Porte paroleUnion - Sylvie Bongo
Dans son édition de l’Union ( journal de propagande officielle du régime gabonais) du 16 avril 2021, Mme Bongo a imposé son avis sur la condition des femmes gabonaises face au COVID dans un article, en tant que « première dame », titre, qui on le sait, est absurde et autant usurpé que celui de son mari, battu à deux reprises aux élections présidentielles de 2009 2016.
Mme Bongo se prendrait-elle pour la « régente » du Gabon dans un pays qui se voudrait « apaisé » ? Or le Gabon est un pays traumatisé encore récemment par une élection présidentielle au cours de laquelle un coup d’État électoral a permis le maintien d’un même clan depuis 50 ans. M. Bongo, rescapé d’un AVC, est profondément diminué conduisant des factions du pouvoir à lutter entre elles pour orienter la captation des ressources de L’État. Ainsi, la position de Mme Bongo n’est qu’un épisode, à l’intérieur du journal officiel du régime, de l’état des rapports de forces internes.
Pour autant, la prise de position sur une politique publique majeure sur les femmes marque un état de délabrement de l’appareil d’État, déjà mis à mal depuis 50 ans sans alternances, puisque l’on voit une personne, dépourvue d’autorité institutionnelle tenir des discours sensés engager l’État. En effet, suit une péroraison de la ministre chargée des femmes, qui décline et dévoile l’agenda du 17 avril.
Ainsi, l’on découvre qu’à l’occasion du 17 avril, décrétée « journée nationale de la femme » au Gabon, il est essentiel que les femmes puissent « s’autonomiser ». Comme si elles ne l’étaient pas déjà, elles qui sont souvent en charge des familles, des enfants dans une société profondément marquée par la misogynie, le régime veut donc éduquer les femmes de façon à ce qu’elles appréhendent le savoir digital. L’infantilisation dans le langage est en soi une difficulté si l’on veut tenir une position de respect des femmes.
Quant à la digitalisation de la société, où en est on exactement ? Dans les écoles, pour les élèves, à l’université, pour les étudiants ? Le Gouvernement ne conduit aucune politique spécifique pour équiper les populations, ou doter le pays de réseaux de haute qualité. Or Mme Bongo vient prendre un ton docte pour faire croire qu’il n’y a plus qu’à former les femmes, qui seraient, sans doute, plus ignorantes que les autres parties de la population.
En revanche, le pouvoir veut former les femmes à l’entrepreneuriat, reprenant en cela les thèmes à la mode promus par la France macronienne et ses institutions de développement, dont l’AFD.
C’est sans doute la prochaine priorité de la Fondation Sylvia Bongo, appendice caritatif et idéologique du régime, que de tenter de siphonner et de capter l’essentiel de l’aide internationale promise à ce sujet par l’Europe et par la France.
Pendant que le régime réoriente ses objectifs de prédation, la question de l’égalité entre les femmes et les hommes, au-delà des mots, est peu ou pas traitée.
Il n’existe aucune campagne nationale contre les violences commises sur les femmes, contre la prostitution des jeunes filles, contre les viols de lycéennes et d’étudiantes, dont parfois les auteurs sont les hommes du régime, bénéficiant d’une totale impunité judiciaire.
Si Mme Bongo, grande amatrice des bijoux de la Place Vendôme à Paris, s’intéressait au féminisme, comment se fait-il qu’aucune mesure en faveur de la libéralisation de l’avortement n’ait été prise ces dix dernières années? Et la promotion de la contraception?
La culture à l’égalité filles/garçons n’existe pas au Gabon.
Que fait le pouvoir au lieu de mettre en place des formations adaptées ? A quand une répression accrue sur les violences commises envers les femmes ? La culture du respect doit d’abord être conduite au niveau des garçons, des adolescents et des jeunes hommes. C’est le néant total.
Il serait essentiel que l’ensemble des traditions gabonaises soient réexaminées à l’aune de l’impératif égalitaire. Un Etat normal devrait coordonner ce travail essentiel pour réconcilier la société gabonaise abîmée par 50 ans d’une gestion monopartisane dans laquelle était promue la gestion séparée femmes-hommes, la prostitution d’Etat organisée par le haut, la promotion par le droit de cuissage généralisé, et la non protection des mineures. Un #Metoo au Gabon pourrait très rapidement surgir, tant les scandales étouffés sont nombreux.
Mme Sylvia Bongo aurait donc fort à faire si les véritables problèmes du régime dont elle est un des soutiens devaient trouver des solutions . Chacun sait que ses prises de parole sont essentiellement des postures prétentieuses, dissimulant ses réelles intentions autour de la prédation. Elle tente de masquer surtout l’impossibilité de « présider » pour raison de santé de son illégitime époux, qui a perdu les élections présidentielles de 2009 et de 2016.
D’où se permet-elle de s’exprimer et au nom de qui ? De la Première Ministre ? De M. Bongo ? Au nom d’une des sénatrices, non élue mais nommée et désignée par le pouvoir pour modifier le code civil gabonais ?
Bref, ce pouvoir organise le coup d’État permanent des individualités, qui un jour sont dans tous les médias officiels et le lendemain se retrouvent en prison sans que personne n’ait vraiment compris le cheminement tortueux des luttes entre factions du pouvoir.
Mme Bongo est-elle en si grande difficulté dans ce jeu des conflits qu’elle se croit obligée d’infliger ses fausses préoccupations pseudo-féministes dans le quotidien officiel du régime ?
En définitive, plutôt que de reprendre les éléments de langage du conseil présidentiel franco -béninois du Président français, au service d’une idéologie entrepreneuriale, le régime gabonais serait mieux inspiré de prendre vigoureusement en main le matrimoine traditionnel pour le faire coïncider avec la modernité. Mais, faudrait il encore le connaître !
Mme Bongo ne connaît pas le matrimoine traditionnel des neufs provinces du Gabon. Elle ne connaît pas le nom des femmes qui ont marqué de leur empreinte l’histoire du Gabon dans différents secteur de la société gabonaise ou au niveau international.
En définitive, capter le féminisme, ou les grands thèmes qui inquiètent le monde entier, autour de l’environnement ou de la lutte contre la pandémie, sont des moyens pour le régime de faire oublier la tare originelle qui est le sien, à savoir son authentique illégitimité, sur laquelle il n’a pas de solutions à proposer.
Les propos de Mme Bongo sont un tours de prestidigitation pour engranger les financements internationaux venant du monde entier avec des complicités extérieures.
Pourquoi pas récupérer l’argent des biens mal acquis, recyclé récemment dans l’aide publique au développement française?
Vivement une République gabonaise animée par des valeurs démocratiques et par des politiques publiques menées pour le bien de tous !


Arte: un débat autour de la France en Afrique.
14 mars, 2021, 18:19
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Arte: un débat autour de la France en Afrique, avec Jean Christophe Ruffin, ancien ambassadeur de France au Sénégal, Maria Malagardis, journaliste à Libération, qui connait bien le drame politique gabonais, qu’elle a suivi en 2016, et Félix Tchicaya, spécialiste des questions africaines.
Un jeune leader sénégalais, Ousmane Sanko, met en péril le pouvoir de Macky Sall au Sénégal. Il interroge sur les logiques économiques du pouvoir consistant à ce que les retombées ne profitent presque pas aux populations, et aux choix exclusifs d’entreprises françaises.
A partir de cet exemple, le débat porte sur le sentiment anti français qui se développe partout sur le continent, le pouvoir français étant en grande proximité avec les régimes en place dans une Françafrique renouvelée. Les populations n’hésitent plus à contester ces choix au Sénégal, en Côte d’Ivoire, ou au Mali (avec le recent coup d’Etat).
Ces questions sont la résultante d’absence d’évolution de la part de la diplomatie française et des stratégies de proximité avec les familles régnantes tant en Afrique de l’Ouest que dans les « satrapies » (Achille Mbembe) d’Afrique centrale, dont le Gabon.
Mais, si la Russie ou la Chine développent un soft power à travers des campagnes de dénigrement de la France, celle-ci doit évoluer de manière obligatoire si elle veut pouvoir maintenir ses positions sur le continent. La France s’est longtemps appuyée sur le lien avec les pouvoirs qu’elle instrumentalisait pour imposer ses entreprises. Ce prisme, hérité de l’époque de Jacques Foccard, est aujourd’hui battu en brèche.
Les populations africaines, notamment les jeunes générations, exigent désormais d’être respectées et elles le démontrent !
Mengue M’Eyaà Bonnet
Présidente du Mouvement Civique des Femmes
Présidente du Mouvement Civique du Gabon


DERNIER HOMMAGE DES RESISTANTS ET RESISTANTES GABONAIS-E-S A FABIEN MERE A PARIS
27 février, 2021, 9:32
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L’accompagnement d’un Résistant à Paris .
Fabien Méré (2)
C’est dans une église, construite en 1938, qu’a lieu ce jour à Paris dans le 17ème arrondissement, la cérémonie religieuse d’hommage à Fabien Méré avant son départ pour le Gabon.
L’émotion était palpable. Les Gabonais et Gabonaises étaient venus es d’un peu partout en même temps que la famille du défunt.
La sortie de l’église a été marquée par une haie d’honneur de drapeaux gabonais .
Je n ‘ai vu aucun drapeau français nulle part pendant la cérémonie , quelques soient l’attachement et les liens personnels que Fabien avait avec la France , la présence de nombreuses et nombreux binationaux , il n’y avait que le drapeau gabonais , rappelant l’hymne national : la Concorde .
Je n’ai vu aucun drapeau français, ni en déposant la gerbe de la diaspora gabonaise, ni à la sortie .Tout était aux couleurs du Gabon .
Mais que pouvons nous contre les instrumentalisations, les manipulations et les mensonges ? Dire la vérité dans un pays démocratique qu’est la France.
Le combat pour la vérité des faits participe à la libération des imaginaires dans un pays où tout est mensonges et mystification.
On notera que les fleurs qui accompagnaient le cercueil étaient toutes blanches autour d’un portrait décontracté et naturel.
Une chanson gabonaise a été entonnée à la sortie du cercueil . Le temps était comme à une sorte de mélancolie .Le ciel de Paris se prêtait à une sorte de langueur laissant s’étirer le jour .
Des voix se sont élevées à la sortie pour dire que le combat doit continuer comme avant et toujours , jusqu’à la victoire de la démocratie et de l’État de droit au Gabon.
J’ai déposé une gerbe de fleurs blanches aux feuilles d’eucalyptus au nom de la diaspora gabonaise près du cercueil.
Nous remercions à nouveau la presse gabonaise, particulièrement Gabon Review, qui a bien voulu évoquer le parcours de Fabien Méré à travers mon témoignage personnel de résistante en France et en Europe .
Cet hommage peut être trouvé ici:
Vous trouverez ici quelques images de cette belle cérémonie d’accompagnement de Fabien vers le Gabon.
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Il rappelait le nom des morts d’après élections de 2016 tous les jeudis sur sa page fb :  » jeudi noir « . Il était avocat jusqu’au bout des ongles. L ‘éloquence l’accompagnait. Il n’avait que faire des conséquences politiques .
Le Droit rien que le Droit .
C’est de là que jaillissait la joie collective de travailler à la libération du Gabon sans mIsogynie , sans sexisme , sans machisme , sans racisme , sans discrimination , sans tribalisme , plaies béantes et récurrentes contre le développement , l’action politique, le progrès et la modernité du Gabon : un pays laïque et Républicain, ouvert à la parité en politique comme dans la société : un combat ouvert aux valeurs universelles.
Cette réalité est toujours à construire au fil du combat pour la libération du Gabon.
J ‘avais dit à Fabien de bien prendre soin de lui .
Fabien va nous manquer à tous et toutes mais, les temps sont peut-être arrivés pour un autre Gabon ?
Oui , un autre Gabon est possible : cela ne s’improvise pas sans conscience politique , sans ouverture et sans penser l’Afrique , l’Europe et le monde .
Nous renouvelons nos condoléances émues et affectueuses à son épouse, à ses enfants ,à toute sa famille, ses proches.
Je retiendrai dans mon combat féministe qu’il aura partagé le fait que
« Penser en femme d’action , agir en femme de pensée…  » était possible au Gabon , en France, en Afrique , en Europe , aux Etats Unis, et partout dans le monde.
Mengue M’Eyaà Bonnet
Présidente du Mouvement Civique des Femmes,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
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« Nous décidons de ne pas mourir » – Conceiçao Evaristo, écrivaine brésilienne.
21 février, 2021, 17:56
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 » Je veux contaminer d’espoir d’autres bouches » lit-on dans la nouvelle « nous décidons de ne pas mourir ».
- Conceiçao Evaristo, écrivaine brésilienne.
Les crimes économiques du régime gabonais recyclés dans l’appareil d’Etat français: les biens mal acquis deviendraient une ressource de l’Aide publique au développement.
Depuis plus d’une vingtaine d’années, les différents gouvernements français ont beaucoup de mal à traiter la question des biens mal acquis. C’est plus aisé s’agissant des membres de la famille El Assad.
En revanche, pour les biens mal acquis du Gabon, la France est beaucoup plus gênée car elle entretient d’excellentes relations avec les familles régnantes, que ce soient les Bongo ou d’autres. La diplomatie française, au nom d’une idée du pré-carré colonial, considère que certains clans sont des alliés jugés sûrs pour les intérêts de la France.Mais  » la source a tari où buvait les troupeaux. « Il est pourtant possible d’avoir d’autres partenaires pour ancrer la politique africaine de la France dans la modernité des intérêts partagés. Cela achève de nuire à l’image de la France sur tout le continent africain et particulièrement dans ses anciennes colonies devenues pays indépendants .
De ce fait, les affaires judiciaires du Gabon sont extrêmement lentes à tel point que l’on pourrait penser que les différents présidents de la République française, via la chancellerie, les ont volontairement ralenties depuis plus d’une vingtaine d’années. N’oublions pas que M. Dupont -Moretti, actuel ministre de la Justice français, a été l’avocat du clan Bongo.
C’est donc à l’occasion d’une loi et d’un amendement que rebondissent les biens mal acquis.
En effet, nombre d’affaires sont loin d’être jugées. Pour autant, des parlementaires soucieux de respecter le souhait présidentiel d’augmenter l’aide publique au développement (APD) ont eu l’idée de recycler le produit des biens mal acquis dans l’aide publique française, soit par l’Agence française de développement, soit par d’hypothétiques organisations non gouvernementales, quand elles existent sur le territoire concerné.
Au Gabon, les organisations non gouvernementales sont peu présentes sur le territoire et quand elles le sont, elles sont contrôlées par le régime à travers un système de nominations clientéliste. Elles sont même contrôlées directement par le pouvoir à des fins politiques, comme la Fondation Sylvia Bongo, bras séculier du régime sur « l’humanitaire ».
Pour notre part, nous considérons qu’il n’appartient pas au Gouvernement français de prédéterminer l’affectation de crédits issus de la vente des biens mal acquis dans son aide publique au développement.
Il est d’ailleurs tout à fait intéressant de constater, qu’aucune ONG gabonaise ou association, n’ait été interrogée, auditionnée sur la pertinence et la faisabilité par les parlementaires au cours du processus législatif,
Au contraire, la réorientation de sa diplomatie doit être la vraie solution face aux détournements d’Etats corrompus ,qu’il ne faudrait surtout pas réalimenter : il s’agit de crimes économiques ,qui doivent être qualifiés juridiquement . En promouvant l’alternance démocratique, et non en l’ empêchant, la France créerait un contexte propice de remise en cause des pratiques de corruption. Or dans cette opération, elle la légitimerait.
Pour le moment, le produit des biens mal acquis devrait être conservé dans un fond, tel que l’a proposé le sénateur Jean Pierre Sueur, et les crédits utilisés ou remis que dès lors qu’une gouvernance démocratique serait mise en place.
L’urgence démocratique est le corrolaire du développement . Il n’y a pas de développement possible sans démocratie .
C’est aux populations gabonaises de fixer les priorités et les affectations de fonds qui leur appartiennent avec des responsables politiques choisis-e-s démocratiquement par elles, ce n’est pas le rôle de la France de décider sur ces fonds ,si elle respecte le peuple gabonais et le Gabon.
Dans le cas du Gabon, ce serait avec la chute des clans Bongo , soutenus par M. Le Drian, que de tels versements pourraient être envisagés.
Ce ne serait pas la première fois que le Budget de l’Etat français conserverait des avoirs de pays extérieurs dans un fond. Pour une fois, ce serait pour la bonne cause, en attendant le changement démocratique au Gabon.
Mais, la France n’a pas cette volonté depuis le départ du Président Mitterrand, qui avait timidement engagé le continent africain vers des processus démocratiques au début des années 1990 (Sommet de la Baule ). Depuis lors, les chefs d’Etats Français suivants ont tous soutenu sans scrupules les clans Bongo et tous les clans des pays impliqués dans l’extorsion de fonds dans leurs pays pour leurs intérêts personnels, sauf la Guinée Equatoriale, particulièrement ciblée, car hors du pré-carré français direct.
De ce fait, la France n’a donc pas à préempter et à cyniquement valoriser le produit financier des biens mal acquis dans sa propre aide publique au développement , pour finalement renforcer la réalisation de projets plus ou moins négociés avec des régimes kleptocrates.
Les recommandations de l’Union européenne demandaient que la France fasse la lumière sur les biens mal acquis mais ne disaient pas que la France devait disposer de ses biens en les affectant chez un de ses opérateurs. J’étais d’ailleurs présente à la séance du Parlement européen qui avait évoqué ce sujet en même temps que celui de la fraude électorale du régime gabonais .
En conclusion, nous proposons que ces crédits, issus de la vente judiciaire des biens mal acquis, soient gelés en attendant que des élections libres et transparentes, et des personnes légitimes, élues, puissent en disposer.
Il n’est pas concevable que le crime économique soit dilué dans la « politique du ventre » des Etats africains actuels. Les biens mal acquis sont un crime économique commis par des dirigeants illégitimes au pouvoir depuis des dizaines d’années.
Les recommandations de l’Union européenne sur ce sujet doivent être respectées à la lettre et non réinterprétées selon le bon vouloir de la France.
Elles s’appuient sur le rapport d’observations de la mission électorale envoyée par l’UE en 2016 au moment des fraudes électorales conduisant au maintien au pouvoir du régime.
Mengue M’Eyaà Bonnet
Présidente du Mouvement Civique des Femmes,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon.
2Le monde -20022021


A. Barro Chambrier au Nord du Gabon à la rencontre des populations
7 février, 2021, 11:03
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Alexandre Barro Chambrier est depuis une semaine allé à la rencontre des populations du Woleu-Ntem au Gabon pour les sensibiliser sur le COVID afin que les habitants des campagnes soient informées. Ce sont des rencontres participatives de villages en villages.
Dans cette province existe une grande réserve de biodiversité protégée par les populations elles mêmes et l’Union européenne, le WWF également.
J’entends déjà d’ici des traductions aux idées courtes de mon engagement politique actuel. Je tiens à préciser que je ne suis pas dans le parti de Barro Barro Chambrier. Je n’en ai aucune mission officielle ou pas officielle. Ma culture politique, tant en France qu’au Gabon, amène à parler des personnalités politiques qui posent des actions positives. Cela s’appelle l’honnêteté intellectuelle et la transparence sur ses engagements, qui manquent tant dans la vie politique au Gabon.
Enfin, je préciserai qu’actuellement, mes préoccupations se tournent vers le développement du Gabon, les problématiques environnementales, l’agriculture, et ma promotion des parcours d’excellence des femmes africaines, dont celles du Gabon. En tant que femme politique, je m’intéresse à tout sujet permettant une ère de progrès au Gabon.
Mengue M’Eyaà
Présidente du Mouvement Civique des Femmes
Présidente du Mouvement Civique du Gabon


HOMMAGE DE LA RESISTANCE GABONAISE EN FRANCE ET EN EUROPE A L’UN DES SIENS, MAÎTRE FABIEN MERE (1958-2021)
6 février, 2021, 16:50
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Les Gabonais et Gabonaises de la diaspora rendent un hommage traditionnel à Fabien Méré aujourd’hui, de 12 h à 14 h 45, par des prises de parole et des témoignages pour ce combat collectif que nous menons depuis très longtemps.
Les résistants et résistantes de la diaspora tenaient à exprimer leur soutien à ses parents et à ses amis, leur vive émotion en ces moments douloureux.
Mais, le combat n’est pas fini. Les enjeux vont au delà de chaque individu et concernent tous les Gabonais-e-s.
C’est en silence que ceux et celles, venu-e-s lui rendre hommage, marcheront jusqu’à la place Mandji, en écho à Port-Gentil la rebelle chère à Fabien Méré. En réalité, ce lieu, sur lequel a tour de rôle les leaders prenaient la parole, devrait s’appeler le Carrefour de la démocratie, car il s’agit finalement du point de rassemblement des neuf provinces du Gabon.
S’agissant d’un accompagnement traditionnel pour l’engagement de Fabien Méré, venu nous rejoindre dans ce combat, une cérémonie de Ngoze se tiendra sur l’avenue à proximité de l’avenue Raphaël où est l’ambassade du Gabon à Paris.
C’est donc une évocation traditionnelle à travers ce rituel qui sera envoyée à ceux et à celles qui font obstacle à l’Etat de droit, et à la reconnaissance du droit des Gabonais à choisir ceux et celles qui les représentent. Pour ma part, j’ai choisi de proposer des danses du Woleu Ntem, du Metzang (balafons), à Bitam, dans lesquelles il est question de résister par le mental. Le courage ne se décrète pas. Il se construit. On ne gagne que si ce courage est partagé par tous et s’il est reconnu de tous.
Vous le trouverez par le lien ci-dessous;
La fin de la cérémonie est prévue pour 16h 30 en raison des consignes de couvre-feu en France à 18 h pour tout le monde.
Nous rappelons que ce programme sera strictement respecté.
Les danses du Metzang (balafons) ou la cérémonie du Ngozi ne sont pas anecdotiques. Elles font appel à ce qui repose dans la conscience collective de tous les Gabonais et Gabonaises depuis l’esclavage, la colonisation jusqu’à aujourd’hui.
Mengue M’Eyaà Bonnet
Porte-parole de Jean Ping – élections présidentielles 2016 -
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Présidente du Mouvement Civique des Femmes
HOMMAGE DE LA RESISTANCE GABONAISE EN FRANCE ET EN EUROPE A L'UN DES SIENS, MAÎTRE FABIEN MERE (1958-2021)


HOMMAGE DE LA RESISTANCE GABONAISE EN FRANCE ET EN EUROPE A L’UN DES SIENS, MAÎTRE FABIEN MERE
29 janvier, 2021, 12:01
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Fabien Méré s’est éteint en France, à la stupéfaction de tous et de toutes.
Sa figure nous était devenue familière depuis qu’il avait rejoint la Résistance gabonaise en France, particulièrement à Paris.
Nous faisions nos marches de la Résistance gabonaise, depuis le Trocadéro, jusqu’à l’ambassade du Gabon à Paris.
Il était présent et solidaire du combat que nous avions initié depuis les élections présidentielles de 2016.
Je me souviens également de lui lorsqu’il a participé en 1990 et qu’il a fait partie des acteurs et actrices de la Conférence nationale au Gabon, laquelle a arraché au régime le multipartisme.
Nous sommes aussi allés ensemble, en septembre 2017, au Parlement européen au moment de la Résolution de l’Union européenne sur la dénonciation des fraudes et violences massives lors de l’élection présidentielle gabonaise de 2016.
Deux lieux symboles de notre combat commun en France et en Europe: la Place du Trocadéro, centre de rassemblement des marches pour la démocratie, la libération du Gabon, et devant le Parlement européen, qui a accompagné la tentative d’instauration de la démocratie au Gabon.
J’adresse mes condoléances émues à sa famille et à ses proches , au nom de la Diaspora gabonaise, des Résistants et Résistantes engagé-e-s depuis bien longtemps dans ce combat pour la démocratie et l’alternance politique au Gabon, depuis la France et l’Europe (2009 et 2016).
Mengue M’Eyaà Bonnet
Porte-parole de Jean Ping – élections présidentielles 2016 -
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Présidente du Mouvement Civique des Femmes
HOMMAGE DE LA RESISTANCE GABONAISE EN FRANCE ET EN EUROPE A L'UN DES SIENS, MAÎTRE FABIEN MERE


Éloge à une femme aimante et courageuse au Gabon, Mema Ada Mezui Oyono
29 janvier, 2021, 11:57
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Éloge à Mema Ada Mezui Oyono , grand-mère de mes enfants aînés, décédée le 14 janvier 2021 à Libreville , ( où je ne peux me rendre, en raison de mon engagement politique ) , à qui je dédie ce poème rédigé hier , 28 Janvier 2021 , au moment de sa sortie du funérarium à Libreville au Gabon , à 14 heures.
Je vous raconte dans ce poème : « la Passion selon Mema Ada  » , tout ce qu’elle m’a inspiré et continue à faire pour moi et sa famille, là où elle est désormais, auprès de ceux et celles qu’elle a tant aimé , dont son fils aîné, Jean Philippe Oyono , journaliste, mort au Gabon avec d’autres journalistes, dans des conditions non élucidées, lors d’une tournée présidentielle avec le Président Omar Bongo en 1987 au Gabon.
Oyono Grand mère Oyono - 28012021_1 Grand mère Oyono - 28012021_2


PROTESTATIONS DANS TOUTE L’EUROPE APRES LA REMISE EN CAUSE DES DROITS DES FEMMES EN POLOGNE
29 janvier, 2021, 11:53
Classé dans : Non classé
En Pologne, le tribunal constitutionnel vient de prendre une des décisions des plus archaïques et restrictives d’Europe , qui empêche toute possibilité d’IVG .
Des mobilisations touchant tout le pays dénoncent que le droit de disposer de son corps ne soit pas respecté en Pologne: le droit de choisir librement son destin de femme, par l’accès à l’IVG , sans considérations religieuses ou patriarcales.
Nous dénonçons cette situation inique et réclamons des sanctions européennes sur la Pologne jusqu’au retour du droit.
µMengue M’Eyaà Bonnet
Présidente du Mouvement Civique des Femmes
Présidente du Mouvement Civique du Gabon

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