Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

17 août 1960 – 17 août 2019 : Quelle indépendance ?
17 août, 2019, 18:44
Classé dans : Non classé

Le 15 août 2019, la République française s’est souvenue des combattants issus des colonies africaines qui ont contribué à sa libération dans les années 1944-1945.

Dans la mémoire collective, l’on a surtout retenu le débarquement de Normandie des alliés. Mi-août 1944, le débarquement de Provence a pourtant été essentiel pour La Libération de la France. Les soldats venaient de toute l’Afrique et ont été peu mis en valeur, au nom de principes plus ou moins avouables, le plus horrible étant sans aucun doute la ségrégation américaine qui « imposait » que l’on ne vît pas de soldats noirs… D’où le grand mutisme des archives audiovisuelles.

De son côté, le Général de Gaulle souhaitait montrer surtout une France qui aurait été massivement résistante avec un minimum de renfort de la part des troupes des colonies, d’ où le choix d’éviter de montrer des soldats des colonies sur les Champs Elysées.

Toutes ces raisons plus détestables les unes que les autres ont conduit à une sous-estimation de la portée du débarquement de Provence aujourd’hui considéré et rehaussé par la présence du Président de la République française.

Cette commémoration retrouve une place qui aurait dû être la sienne au même titre que celle de Normandie.

Une véritable œuvre de mémoire au Gabon aurait dû être consacrée à celle du Capitaine Ntchoreré, un des officiers venant des colonies, qui a défendu l’honneur de la France, et a aussi défendu l’honneur des soldats « coloniaux » .
Il a refusé d’être traité comme un « sous-homme » par la Werhmacht qui l’exécuta lâchement d’une balle derrière la tête parce qu’il était noir. Le silence autour de ce souvenir d’un héros, à plusieurs titres, est un scandale majeur tant au Gabon qu’en France. Peu de soldats dits « de couleur » ne se sont livrés à des actes de bravoure de ce niveau.

Ainsi la France de 2019 rend hommage aux vaillants combattants qui ont œuvré à la restauration de sa démocratie, tout en s’assurant que les peuples vivants en Afrique soient maintenus dans un joug étroit à l’intérieur de féroces dictatures comme l’est celle du Gabon. Ces mêmes intellectuels et militants qui se sont mobilisés pour le soutien à la mémoire des soldats coloniaux pourraient également le faire en soutien de leurs descendants aux prises avec des despotes soutenus par la France depuis le 17 août 1960…

Un autre évènement tragique de ces dernières semaines a touché le peuple gabonais :

La disparition de Pierre Péan survenue en juillet 2019 vient clore un chapitre de l’histoire de notre pays, le Gabon. Il était un des rares hommes français, écrivain et journaliste, à avoir manifesté de l’empathie à l’égard du peuple gabonais. Il l’a fait dès 1983 année de parution de son premier livre, « Affaires africaines ».

Cette connaissance si particulière, Péan l’a acquise en raison de sa grande proximité avec le Gabon et particulièrement avec Jean Marc Ekoh, une des rares consciences politiques et acteur des événements de 1964 au Gabon. Il avait été ministre du seul Gouvernement issu du coup d’Etat et bénéficiant à ce titre d’un prestige reconnu jusqu’à ce jour.

Pour la première fois de l’histoire des relations entre la France et le Gabon, un Français bénéficiant d’une certaine notoriété, a eu le courage de décrire avec de nombreux détails la nature des relations franco-africaines depuis l’indépendance du Gabon, l’action néfaste de Foccard et de ses ambassadeurs de France, les meurtres et enlèvements, les manipulations diverses de l’ancienne puissance coloniale, s’appuyant sur un individu sorti de nulle part, devenu homme clé du renseignement français, Omar Bongo, bientôt propulsé à la tête du jeune État.

C’est pourquoi Pierre Péan est entré dans la mémoire historique du Gabon, ce long combat mené depuis la disparition de Léon MBA (premier Président du Gabon ) en faveur de la démocratie.

Ses ouvrages portant sur ce qu’on n’appelait pas encore la Francafrique ont permis à de nombreux Gabonais et Gabonaises, mais aussi aux Français, stupéfaits, de connaître la vérité du pouvoir de ceux qui se maintiennent en fonction contre tous les résultats électoraux possibles.

Ce 17 août 2019 est donc bien celui de Pierre Péan. Je voudrais redire ici toute la sollicitude que nous avons envers sa famille. Nous partageons de manière inconsolable cette douleur de sa disparition.

Malheureusement, le Gabon demeure le « torrent de larmes » équatorial depuis août 2016, et son ultime confiscation du vote démocratique par le même clan au pouvoir depuis 50 ans.

La déclaration de vacance du pouvoir suite à l’empêchement physique de M. Bongo a été jusqu’à présent rendue impossible par le régime lui-même qui ruse avec le droit et contourne toute procédure démocratique.

Le message à la nation du 17 août 2019 du Président de la République élu, Jean Ping, confirme que les Gabonais ne céderont rien au temps qui passe : il y a eu coup d’État militaire et électoral en août 2016.

Sur TV5 Monde, dès octobre 2018, j’avais été la première à indiquer que la vacance de pouvoir aurait dû être constatée. Au lieu de cela, en violation de toutes les règles de droit, la Cour constitutionnelle ne l’a pas fait allant jusqu’à écrire un nouvel article (illégal ) de la constitution pour assurer un remplacement temporaire de la présidence du conseil des ministres.

En réalité, selon ce qu’il est apparu, les factions du pouvoir ont pris le contrôle de l’appareil d’ État et jouent une sorte de théâtre d’ombre. Des groupes autrefois prospères sont écartés au profit d’autres. Pendant ce temps là, le peuple gabonais est spectateur des luttes d’influence qui n’ont aucun effet sur son quotidien toujours plus difficile.

Ce 17 août n’est donc pas une fois de plus l’anniversaire d’une indépendance heureuse et accomplie plus de 60 ans après. Il s’agit pour nous d’un ultime questionnement sur l’art de la guerre et les stratégies à mener collectivement pour enfin mener à son terme un changement tant attendu. Sans prophétisme, ni contemplation, il faudra donner à l’ indépendance sa première définition.

Les Gabonais se mobilisent activement à l’extérieur comme le démontrent les rassemblements dans différentes villes françaises. Mais, c’est au Gabon que la résistance active doit être en mouvement, pas seulement dans les discours mais aussi dans les actes. Il suffit de voir ce qui se passe au Soudan en Algérie, et même à Hong Kong.
Au Soudan, les manifestant-e-s ont obtenu que 40 % des député-e-s soient des femmes, une telle exigence étant unique en Afrique. Elle devrait faire réfléchir tous ceux et toutes celles qui se battent en faveur du changement au Gabon.

Comme l’a rappelé volontairement le Président Macron lorsqu’il a reçu le Président du Ghana en France, il n’y a pas de « père Noël » qui instaurera de l’extérieur la démocratie.

En ce 17 août 2019, il faut arrêter d’attendre de la France qu’elle vienne nous « libérer ».
La libération ne viendra que des Gabonais et des Gabonaises et de personne d’autre.

Mengue M’Eyaà
Présidente du Mouvement Civique des Femmes
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Porte Parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)

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L’art du mentir vrai de la Présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon !
27 avril, 2019, 19:31
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Sans rire, dans les colonne de l’Union (20-22 avril 2019), Journal de propagande du régime, Mme Mbourantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle prétend : « Je peux affirmer que je suis une femme victime de violence ».

Mbourantsuo - L'Union - 20 et 22 avril 2019 

Après un numéro de Jeune Afrique qui lui a été consacré , et qui a été payé à prix d’or par le régime, voilà Mme Mbourantsuo, qui se targue d’être victime de la calomnie parce que femme.

Le raccourci est habile, mais surtout à usage externe du Gabon. Il ne convainc évidemment personne car Mme Mbourantsuo n’est pas féministe, ni sensible aux causes féministes. Elle veut bien en assurer le mime pour sa cause personnelle, car le clan est en danger.

Ainsi, une des femmes les plus détestées du Gabon serait donc une victime du sexisme. C’est oublier qu’elle est en place depuis une trentaine d’années, qu’elle travestit le droit depuis son arrivée, et qu’elle participe de l’absence d’alternance démocratique au Gabon. Elle est elle-même un des rouages décisifs de la confiscation du pouvoir du clan Bongo auquel elle appartient. Elle n’est donc pas un exemple pour les femmes gabonaises qui devraient se projeter autrement dans leur vie que par des stratégies matrimoniales pour leur épanouissement professionnel.
Il paraîtrait qu’au Gabon existe une journée des femmes qui aurait lieu le 17 avril. Cette journée est visiblement déconnectée de la date choisie par les Nations unies ; qui est le 8 mars. Il s’agit d’ailleurs de la journée des droits des femmes. On ne sait pas qui a choisi la date du 17 avril, et pour quelles raison(s). Mais, l’on voit s’agiter à cette occasion toute la nomenklatura du régime qui essaie, à cette occasion, de se raccrocher, le plus possible aux effets bénéfiques d’une si belle cause, si mal desservie au Gabon.

Il est important de rappeler ici que la journée des droits internationales des femmes est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européens et américains. Le 28 février 1909 une journée nationale de la femme » (National Woman’s Day) est célébrée aux Etats Unis

À la suite d’une proposition de Clara Zetkin en août 1910, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première « Journée internationale des femmes » et revendique leur droit de vote, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Depuis, des rassemblements et manifestations ont lieu tous les ans. 
Le 8 mars est une journée de rassemblements à travers le monde et l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des événements partout dans le monde pour :
fêter les victoires et les acquis
faire entendre leurs revendications 
améliorer la situation des femmes
C’est aussi l’occasion de mobiliser en faveur des droits des femmes et de leur participation à la vie politique et économique. 
Les Nations Unies définissent chaque année une thématique différente.
Au Gabon, on ne voit pas l’intérêt de se distinguer du 8 mars. Par ailleurs, le bilan sur les acquis étant catastrophique, il vaut mieux célébrer la « femme allaitante », comme si le rôle d’une femme était exclusivement d »être voué à la maternité et à ce qui va avec. Les insuffisances en matière de droits des femmes volontairement dissimulées sont peut-être la véritable raison de la déconnexion du Gabon vis à vis du reste du monde.

Depuis la mise en œuvre du régime d’Omar Bongo et de son successeur son fils adoptif, on ne compte pas la faible ascension des femmes à l’intérieur du système tribal et dans la société gabonaise. Les quelques postes en vue occupés par des servantes du régime illégitime ne suffisent pas à dissimuler la pauvreté de représentation des femmes gabonaises dans les différents secteurs de la vie sociale, politique ou économique malgré leur dynamisme évident.

Une grande magistrate gabonaise a été pressentie il y a quelques années pour rejoindre la cour internationale de la Haye, elle n’a jamais été soutenue par son pays le Gabon car ne faisant pas partie du clan Bongo. Malgré ses compétence, le poste a été proposé à un autre pays africain.

La prostitution organisée au sein du parti Etat dans les années 70, puis jusqu’à encore récemment, s’est accompagnée dans la société toute entière de positions ultra conservatrices et hypocrites, encouragées par les mouvements réactionnaires extrémistes chrétiens, prônant l’infériorité de la femme par rapport à l’homme, l’interdiction de la contraception, et la non reconnaissance de l’interruption volontaire de grossesse.
Il est possible à quelques femmes d’y avoir accès, mais ce n’est pas le cas du plus grand nombre de femmes gabonaises.
De ce fait, célébrer une « journée de la femme » , et non une journée des Droits des femmes ,au Gabon, semble une aimable plaisanterie, s’il n’y avait des conséquences très directes sur la régression des droits des femmes au début du XXI ème siècle.
C’est à ce moment qu’intervient dans l’Union la plus parfaite représentation de la caricature de femme objet, Mme Mbourantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle.
Ainsi dans un entretien surréaliste, sans doute réalisé pour attendrir les Français de l’ambassade de France à Libreville, et au-delà, Mme Mbourantsuo se livre à un exercice d’auto promotion sous forme de victimisation.
Faut-il rappeler le parcours de Mme Mbourantsuo ?

Issue de l’ethnie bateké, elle est nommée présidente de la Cour constitutionnelle en raison de sa proximité avec Omar Bongo, avec lequel elle a eu deux enfants (l’un est actuellement ministre du régime). Elle avait probablement un doctorat en droit – ce qui reste à vérifier compte tenu des mensonges fréquents en cette matière au sein du pouvoir – mais n’a jamais vraiment exercé de fonctions de magistrat, ni d’avocat.

Après un passage dans une autre sinécure de la république, elle fut nommée à la cour constitutionnelle en 1990 par Omar Bongo avant d’être docteur en droit, en 2005, selon la biographie officielle, ce qui montre la réelle nature partisane de la nomination.

De 1990 à 2019, il s’est passé 29 années au cours desquelles elle n’a pas bougé de ses fonctions défendant avec férocité les intérêts du régime.

Sans avoir travaillé, ou presque, sur le terrain judiciaire, ou juridique, directement nommée à la Cour constitutionnelle, elle n’a jamais véritablement quitté cette fonction avalisant, avec un caractère systématique, les fraudes électorales dans sa province d’origine le Haut Ogooué,et ailleurs empêchant les différents vainqueurs des élections présidentielles depuis, Mba Abessolle, en passant par Pierre Mamboundou, André Mba Obame, et plus récemment Jean Ping, de siéger. Elle s’est même opposée à la mission d’observation de l’Union européenne en 2016, qui n’a pu avoir accès aux résultats « officiels » et « trafiqués » récoltés dans le pays; Les montrer aurait dévoilé la supercherie et la fraude massive.

A la suite de l’AVC d’Ali Bongo, elle réécrit un article de la constitution gabonaise de façon à empêcher la déclaration de vacance du pouvoir, et de légitimer une réunion du conseil des ministres sans la présence d’Ali Bongo.Dans n’importe quel pays du monde ,elle aurait été passible d’une Haute cour de justice ,car elle a violé la constitution pour privilégier son fils Ali Bongo .Mme Mbourantsuo est le symbole des confits d’intérêts permanent du clan Bongo renouvelé à l’infini …

De ce fait, elle n’est donc pas une femme victime de harcèlement en raison du fait qu’elle est une femme. Elle est attaquée en raison de ses positions illégales dans l’institution dont elle est censée être la garante.
Les violences faites aux femmes ont peu de prises sur son action, ni sur ses prises de parole. Elle invoque seulement la cause des femmes pour son propre compte, ce qui est un toupet absolu .

La santé des femmes dans les hôpitaux gabonais dépourvus de moyens, les violences quotidiennes, les inégalités d’accès à l’éducation ou à l’emploi, la contraception, tous ces sujets n’ont jamais fait l’objet d’aucune attention de la part de Mme Mbourantsuo. De même, alors qu’elle occupe une des plus hautes fonctions qu’un pays peut avoir en matière de droits, elle fait semblant d’ignorer que le code civil gabonais indique que la « femme doit obéissance à son mari » dans le livret de famille , ce qui génère une violence impunie des hommes envers les femmes.

D’ailleurs, le fait de battre une femme, qu’elle soit épouse ou non, au Gabon n’est reconnu ni comme un délit ou un crime. Certains disent même avec ironie que c’est une « preuve d’amour » .

A quel moment Mme Mbourantsuo est-elle intervenue, haut et fort, juridiquement, ou simplement en tant qu’autorité, pour que cette situation discriminatoire et de violence cesse ?

Une partie de l’argent détourné par elle, en dehors de son enrichissement personnel, sert aussi à financer des « églises évangéliques » dont on connait l’effet abrutissant sur les consciences des Gabonais et des Gabonaises. Les valeurs que ces organisations évangéliques portent sur le statut des femmes dans la société , empêchent que soient prises des mesurespour protéger les femmes.
En particulier, faudrait-il encore le rappeler, une étude récente, sous l’égide de l’UNESCO , a démontré que :

1 – 34% des jeunes filles gabonaises, ont eu leur première grossesse à moins de 17 ans, dont 1% à l’âge de 11 ans.

2 – La majorité des filles en état de grossesse précoce ,vivaient avec leurs mères seules (26%) ou leurs deux parents (24%). Celles vivant avec leurs pères seuls sont à 5%.

3 – 45% des filles gabonaises devenues mères ont redoublé ou abandonné leurs études.

4 – Le mésusage de la contraception, pourtant connue, est du à des refus culturels notamment de la part des partenaires masculins, et d’une certaine conception exclusive, et réactionnaire du rôle de la femme perçue comme personne au statut mineur.

On comprend que ces faits de société, pourtant problématiques et fondamentaux, ne sont évidemment pas dans les préoccupations des femmes du régime gabonais, tout à fait intéressées à maintenir leurs privilèges et à empêcher la progression des valeurs de progrès pour tous et toutes.

Cela démontre aussi qu’il y a une instrumentalisation des croyances religieuses par le régime pour empêcher tout esprit de révolte contre l’injustice et contre la présence du régime Bongo.

En revanche, les conflits d’intérêts au Gabon comme en France, où Mme Mbourantsuo est poursuivie pour corruption, sont son quotidien plutôt qu’une soudaine, et opportune, posture pseudo féministe dont on sait qu’elle est un élément du mensonge qu’elle colporte sur sa condition de femme vénale, à l’image de la vénalité des membres du clan Bongo, auquel elle appartient.

Comme l’a démontré une enquête menée par la télévision française, les achats compulsifs dans les magasins de la place Vendôme à Paris de cette autre femmes vénale, Mme Bongo, pourraient faire vivre des milliers de Gabonais pendant des dizaines d’années.

En définitive, l’intervention dans l’Union de Mme Mbourantsuo, ponctuée d’hommages appuyés à Ali Bongo, et gênants pour la fonction qu’elle exerce, est à mettre en relief dans un contexte visant à détourner l’attention de la réalité de ce qui se passe au Gabon, à savoir la situation de vacance de pouvoir, que le régime ne veut pas voir reconnaître.

Le régime, poussé dans ses retranchements, cherche visiblement à gagner du temps ! Une des principales artisanes de la fraude industrielle est sans doute la dernière ressource d’un pouvoir sans avenir. C’est pour lui à peu près la seule utilité de l’affligeante Mme Mbourantsuo.

Mengue M’Eyaà

Présidente du Mouvement Civique des Femmes

Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Porte parole de Jean Ping – Elections présidentielles 2016

MM

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Répressions contre les élèves et les étudiants! Le régime gabonais doit cesser ses violences.
14 avril, 2019, 11:43
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COMMUNIQUÉ DE MENGUE M’EYAÀ, PRÉSIDENTE DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON.

Les marches pacifiques des élèves et étudiants gabonais sont la marque du refus de l’asphyxie du système scolaire gabonais, abandonné depuis plus de 30 ans.

Les classes surchargées, l’absence de cantines scolaires, la faible rémunération des enseignants, un campus universitaire dévasté, dans un état sanitaire épouvantable, la situation est en soi dramatique au Gabon dans le secteur public de l’éducation.

Pour autant, la jeunesse scolaire et étudiante est la richesse et la ressource d’avenir d’un pays. Pas au Gabon, le régime fait ce qu’il y a de pire, comme il le fait dans tous les aspects de la vie quotidienne : un véritable abandon. Le dernier en date est la suppression de l’attribution des aides financières individuelles pour les élèves n’ayant pas obtenu leur baccalauréat avant l’âge de 19 ans. Or, ces bourses aux montants modestes contribuent toutefois à maintenir le lien des élèves avec la scolarité ..

Malheureusement, au Gabon, la vie est difficile au sein des classes populaires, et il n’est pas rare que les jeunes gens, devant travailler pour subvenir à leurs besoins, ne soient pas obligés d’étaler leur scolarité au-delà de 19 ans pour obtenir le diplôme ouvrant la voie de l’enseignement supérieur. L’arsenal répressif et la violence ne sont pas en soi une solution pour faciliter la réussite des élèves. Il aurait fallu pour cela créer les conditions d’une meilleure scolarité des élèves avant le baccalauréat, en mettant en place de l’accompagnement scolaire, en améliorant les conditions de scolarité générales, dont les bibliothèques insuffisantes et vides.

Jeunes en révoltes

Des états généraux éducatifs auraient pu être conduits si le régime portait un quelconque intérêt à l’avenir de la jeunesse. Il est vrai qu’il préfère organiser des rencontres internationales de football pour endetter davantage le Gabon et oublier de payer les créanciers et fournisseurs.

Par conséquent, les marches des élèves et étudiants sont le signe d’une forte exaspération et d’une conscience aigüe face aux réalités des propositions du régime illégitime.

N’oublions pas que le putschiste électoral, Ali Bongo, a lui-même obtenu le baccalauréat par simple appel téléphonique de la présidence gabonaise auprès des autorités françaises dans les années 70. L’exemplarité ne vient certainement pas d’en haut, des faussaires du régime qui passent leur temps à mentir sur la réalité de leur légitimité, alors que celle-ci est inexistante, comme le sont leur absence d’initiatives pour améliorer la situation quotidienne des Gabonais et Gabonaises.

Nous refusons et dénonçons le fait que le régime puisse tirer à balles réelles sur les jeunes qui manifestent pacifiquement. Le droit de manifester est reconnu dans le droit gabonais, et il est inacceptable que des violences soient commises une fois de plus sur des jeunes gens désarmés.

Nous mettons en garde le pouvoir qu’il apprenne à maîtriser sa brutalité faute d’agir pour le bien-être du peuple gabonais.

Pour encore moins que cela, des peuples se sont soulevés en Algérie et précedemment au Burkina Fasso, mettant à bas leurs despotismes.

Nous en appelons à toutes les condamnations internationales de la violence gratuite envers la jeunesse, déjà malmenée par une gouvernance incompétente et nuisible des intérêts du pays.

Le régime d’Ali Bongo ne peut continuer à répandre son instinct de mort sur la population gabonaise, encore moins sur les jeunes, alors qu’il se sait parfaitement illégitime.

Paris, le 10 avril 2019.

Mengue M’Eyaà

Présidente du Mouvement Civique du Gabon
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Grand Débat 2019: Ne pas renoncer aux valeurs qui ont fait en Afrique l’exemplarité de la France des Lumières !
23 mars, 2019, 20:09
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Retrouvez ma contribution, dans le cadre, du Grand Débat lancé par le Président Macron!

Nourrie par une expérience politique depuis plus de 20 ans, et d’engagements constants, en tant que citoyenne, féministe et universaliste, et responsable politique, j’ai souhaIté ainsi marqué les enjeux qui nous concernent: la démocratie, le développement, l’avenir des femmes, des hommes et des jeunes, l’environnement, les échanges économiques,Elle porte sur les relations entre la France et l’Afrique:  » Propositions pour une rupture dans le partenariat franco-africain.

Ne pas renoncer aux valeurs qui ont fait en Afrique
l’exemplarité de la France des Lumières ! »

Mengue M’Eyaà

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Avec La construction du mensonge d’Etat, la souveraineté du Gabon est désormais déportée au Maroc !.
4 décembre, 2018, 22:25
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Depuis le 24 octobre 2018, M. Bongo, président illégitime de la République gabonaise, a disparu des « écrans » radar, sans que nous n’ayons un communiqué de ses médecins officiels. En effet, dans les Etats normaux, un communiqué médical aurait été établi sur son état médical et sur les conséquences de son état sur sa capacité à présider le Gabon.

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Telle Marie Antoinette en son royaume avant 1789 ,Mme Bongo a envoyé des » cartes postales » insultant l’intelligence des gabonais-es qui eux, vivent dans une République imparfaitement démocratique, sans régente.

Mme Bongo qui n’est ni élue des Gabonais ni représentante d’une quelconque institution, devrait réserver ses prises de parole à sa famille, plutôt que de participer comme actrice de la construction d’un mensonge d’ETAT, où le ridicule le dispute à l’infâme.

Les nouvelles de la santé de son époux ne concernent que sa famille.La seule chose dont ont besoin les gabonais et gabonaises est le bilan médical officiel et scientifique de médecins assermentés .

Comme tout se passe en famille au Gabon, la belle mère de M Bongo, Présidente de la Cour constitutionnelle depuis 25 ans, s’est empressée de réécrire un des articles de la constitution de façon à ne pas déclarer la vacance du pouvoir de son fils. La constatation de la vacance aurait dû en principe émaner du Premier ministre et du Gouvernement.

Ainsi, depuis plus d’un mois, les membres du régime organisent la gestion du pouvoir en faisant comme si tout se passait normalement.

Un publi-reportage commandé par le régime est même en cours de diffusion sur Jeune Afrique, visant à faire passer Mme Mbourantsuo, Présidente de la Cour Constitutionnelle, pour une victime, alors même qu’elle est la principale instigatrice de la confiscation du pouvoir au profit d’un seul clan auquel elle appartient..

 

couv gabon Mbourantsuo

Sa démission n’est même plus à discuter désormais. Elle doit quitter ses fonctions en ayant violé de manière éhontée la constitution gabonaise, qu’elle était censée protéger.

Elle a l’outrecuidance de se dire victime en tant que femme: Faux ! Les femmes gabonaises nommées sur des hauts postes, ont souvent choisi la « politique libidinale » pour être promues. C’est son cas. Ainsi ,elles sont souvent instrumentalisées pour conforter le pouvoir des hommes.

Mme la belle mère de M Bongo,n’est donc pas victime de sexisme ,elle assure le dispositif de captation des institutions gabonaises, pour les mettre au service de son clan.

Si Mme Mbourantsuo veut sortir de cette impasse pour prendre celui de son émancipation en tant que femme libre ,qu’elle démissionne de ses fonctions et parte avec tout son clan du Gabon où personne ne les retient!

Au-delà de la Cour constitutionnelle, la comédie doit cesser sur le cas de M. Bongo.
On nous l’a montré de profil, sur une caméra fixe en compagnie du roi du Maroc pour tout diagnostic médical Par qui ces images ont-elles été tournées, et quand ?
Les journalistes de RFI qui assurent le service après vente du mensonge d’Etat, ont ils interrogé le « convalescent »? Ou rencontré ses médecins ? Il est temps d’être respectueux du peuple gabonais en traitant l’information de ce pays comme s’il s’agissait de n’importe quel pays dans le monde. On apprend d’ailleurs que les images proviennent du régime marocain.

Après la question de la vacance du pouvoir et l’urgence de voir la belle mère de M Bongo démissionner, se pose désormais la question de la souveraineté du Gabon: 
Ce pays va t-il être géré depuis le Maroc, voire par la monarchie marocaine, très attentionnée à rappeler la tutelle qu’elle exerce sur le régime .Qui leur a dit qu’un peuple souverain d’une République laïque accepterait d’être sous la tutelle d’une monarchie islamique? Il s’agirait pour le clan Bongo et de son chef d’une situation de haute trahison. Le Gabon est pays peuplé d’animistes ou de chrétiens. Seule la famille Bongo a choisi d’être musulmane pour des raisons d’opportunistes, et leur choix ne concerne pas la population.

Il est donc urgent que la vacance du pouvoir soit déclarée par le Premier ministre, et son Gouvernement, au vu du bulletin médical déclarant M. Bongo inapte aux fonctions dans lesquelles il s’est auto proclamé dans un coup d’État électoral en septembre 2016.

Il est temps qu’Ubu roi et son clan cessent d’abîmer le Gabon ! Qu’ils choisissent de vivre en Arabie Saoudite ou au Maroc pendant qu’il est encore temps .

Les Gabonais et le Gabon valent mieux que leur soap Opéra! Qu’il vienne le temps de sortir de ce temps des royaumes qui n’en sont pas ! Que vienne le temps de la seconde République loin des royaumes!

Mengue M’Eyaà

Porte parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)
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Présidente du Mouvement Civique des Femmes.
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#noustoutes à Paris!
25 novembre, 2018, 17:40
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Ce fut une belle mobilisation des femmes, des hommes, en faveur de l’égalité, contre les harcèlements, contre les violences dans l’univers domestique ou au travail. 

Le violet couleur du féminisme a inondé les rues de Paris depuis la place de l’Opéra, jusqu’à celle de la République, un cortège digne mais revendicatif, sans violence et sans provocation.

L’attention médiatique portée à cette manifestation, moindre que celle donnée à voir sur les « gilets jaunes » aux connotations racistes, xénophobes, poujadistes, violents et destructeurs du mobilier urbain sur les Champs Elysées .
IIs n’ont toujours pas compris que la France n’est pas productrice de pétrole, et que le pouvoir d’achat des populations de certains pays producteurs de pétrole, comme au Gabon est bien inférieur au leur.
Sont ils solidaires des populations gabonaises qui n’ont pas accès aux retombées pétrolières? j’en doute !

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J’ai retrouvé les femmes journalistes, qui malheureusement, n’ont pas toujours été solidaires entre elles, jusqu’à présent. D’ailleurs, leur appel est resté catégoriel. Je n’ai pas bien compris, la raison qui a poussé ces femmes journalistes à prendre la parole en s’identifiant par leur prénom à la fin de la marche. 
Quand on « veut prendre la une », autant le faire avec une identité claire. L’appel des journalistes semblait être une nouvelle manifestation du mouvement #metoo sur le harcèlement dans le milieu professionnel, notamment dans celui des médias. C’est une parole libérée supplémentaire qui vient dans le sillage de celles libérées outre Atlantique.
Il est donc inutile que les professionnelles du militantisme , dont on a égrené les prénoms, captent une parole et un mouvement qui va au delà de l’appel des 400 journalistes.
Celle dont le prénom était Caroline ,est venue pour régler ses comptes avec l’actuelle Secrétaire d’Etat à l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappia. Hélas, son argumentation était bien sommaire .Non, madame la  » sachante », nous ne sommes pas des moutons, mais des féministes qui s’informent !

Au delà, ce sont tous les secteurs du monde du travail qui sont concernés ,pas seulement la presse et les médias .

Enfin, un appel a été lancé pour que le Président Macron, s’empare du thème des violences envers les femmes,pour qu’il réussisse là où tous ses prédécesseurs ont échoué. il faudra des budgets plus conséquents,proportionnels à l’étendue du combat. 
C’est, de mon point de vue, le cas puisque les violences faites aux femmes sont une des premières causes nationales, et qu’une université du féminisme a eu lieu en présence de 4 ministres.
C’est d’ailleurs en ce sens que le Haut Conseil à l’égalité femmes hommes (HCEFH) fait des propositions à tous les Gouvernements depuis un certain nombre d’années. Dernièrement, le HCEFH, rattaché au Premier ministre, a demandé une prise en compte de mesures transversales en faveur de l’égalité dans le secteur privé comme dans l’administration.

Enfin, dans ce type de manifestations, il serait bon que les femmes étrangères, non européennes, vivant normalement sur le sol français, ne soient pas qualifiées de « femmes migrantes ». L’appellation est disqualifiante et sans rapport avec les réalités sociales. Il serait également préférable qu’elle puissent s’exprimer par elles-mêmes; Certains féministes doivent abandonner le postulat qu’elles sont analphabètes, incultes ou illettrées, et donc incapables d’exprimer une position féministe. Cette vision est fausse et nécessité d’être revue car peut générer des mouvements « différentialistes » émanant d’organisations communautaristes non ou pseudos féministes.

Notons la présence de femmes kurdes, dont on connait la combativité et ce qu’elles ont affronté, et continuent de vivre au Proche et moyen orient. Elles se sont clairement exprimées en affirmant la dimension politique du féminisme.

En revanche, et malheureusement, peu de femmes africaines, et antillaises, démontrant qu’elles sont ou se sentent encore hors d’atteintes des problématiques d’égalité.

La culture de l’égalité Femmes hommes ne pourra vraiment entrer dans tous les esprits qu’à travers la culture et l’éducation, comme en témoignent de nombreux ouvrages didactiques des Editions - Des Femmes Antoinette Fouque, en direction des collèges et des lycées.

Comme le dit Le Monde – édition du 9 août 2018, le sujet de l’atteinte sexuelle des mineurs est complexe mais la loi du 3 août ne saurait être interprétée comme un recul par rapport aux dispositions antérieures:

 » La loi promulguée le 3 août ne contient donc plus de présomption de non-consentement, et se contente d’une formulation plus vague : « Lorsque les faits sont commis sur la personne d’un mineur de 15 ans, la contrainte morale ou la surprise sont caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes. » Et pour tous les mineurs, y compris de 15 ans à 18 ans, « la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de la différence d’âge existant entre la victime et l’auteur des faits ».

Les associations de protection de l’enfance, « indignées », ont estimé que le gouvernement avait « trahi une promesse » de durcissement de la loi. Mais, en aucun cas, le texte actuel ne peut être considéré comme moins protecteur que la situation antérieure. Il est donc complètement faux de dire que la législation a été assouplie et encore davantage d’insinuer que le gouvernement aurait encouragé ou légalisé la pédophilie. »

Au son de magnifiques tambours, le défilé s’est achevé Place de la République, où je n’étais pas revenue depuis les immenses défilés en hommage aux victimes des assassins de CharlieHebdo.

Mais, laissons parler Paul Eluard:

« Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté. »

Paul Eluard

(Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)
Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit))

Mengue M’Eyaà
Journaliste (ex Africa N°1)

Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Présidente du Mouvement Civique des Femmes.
.

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« la France face aux défis de l’Afrique, perspectives pour l’Europe »
22 novembre, 2018, 21:45
Classé dans : Non classé
« la France face aux défis de l’Afrique, perspectives pour l’Europe », tel était l’intitulé de la rencontre à laquelle j’étais conviée à l’Hôtel de la Questure de l’Assemblée nationale française ,le 14 novembre 2018.
 
Il y a une explosion démographique du continent. En effet, La natalité africaine pourrait bien être le défi géopolitique majeur du prochain siècle.
Au moment des indépendances, l’Afrique était peuplée de moins de 260 millions d’habitants. En 2018, elle en compte 1.25 milliards. À l’horizon 2050, elle devrait avoisiner les 2.5 milliards. Si les tendances restent les mêmes et si les calculs de l’INED sont corrects, ce chiffre doublera encore d’ici à 2100 pour dépasser les 4.4 milliards d’habitants. Face à cette situation, il faudrait de vastes politiques publiques de contrôle des naissances en direction des femmes, de façon à ce que les femmes africaines, puissent choisir leur maternité,disposer librement de leur corps et ainsi pouvoir aller à l’école le plus longtemps possible, et s’insérer dans la vie professionnelle en ayant les mêmes chances que les hommes : enfin peser sur les économies et les questions de société qui les concernent .
C’est la clé d’un développement équilibré..
 
De nombreuses personnalités en charge des questions internationales, de l’Europe et de l’Afrique, des député-e-s, étaient présentes pour présenter leurs analyses mais également pour échanger.
 
-Carole Bureau-Bonnard, vice-présidente de l’Assemblée nationale (LREM), députée de l’Oise.
- Marc Delatte député de l’Aisne (LREM)
- Aminata TOURE (ancienne 1ère Ministre du Sénégal), proche de l’actuel Président du Sénégal .
 
Elle est économiste et spécialiste des questions internationales .
-Saad BENDOUROU (Chef de Mission Adjoint à l’ambassade du Maroc),
-Jérôme VIGNON (auteur d’un rapport sur les migrations pour l’institut Jacques Delors),
-Pierre HENRY (Directeur Général de France Terre d’Asile),
162
 
Les thèmes portaient sur des problématiques de la France face aux Défis de l’Afrique et des perspectives pour l’Europe.
 
Quel type de partenariat stratégique pouvons nous mettre en place pour l’avenir ?
 
Comment contenir les vagues de migrations africaines ?
 
Quel place pour la femme dans l’Afrique de demain ?
 
J’ai évoqué lors de ma prise de parole, et au cours des débats et échanges, le désordre institutionnel qui règne au Gabon,et dans de nombreux pays d’Afrique centrale,(violation des constitutions),non renouvellement du personnel politique , manque de parité, qui empêchent toute possibilité d’avoir des perspectives en termes de développement.
La démocratie est aussi une réponse aux migrations pour fixer les populations chez elles surtout dans les pays à revenus intermédiaires comme le Gabon.Avoir la possibilité de respecter le suffrage universel ,et de choisir ceux et celles qui représentent les populations,tant au niveau local qu’international.
L’idée de conditionner l’aide au développement à la démocratie devrait toujours être à l’ordre du jour. On notera cependant que l’aide au développement a augmenté, mais il faudrait la cibler sur les femmes (Cop 21-Femmes et Climat-Accords de Paris dans leur globalité,Accord des collectivités territoriales, des villes de l’espace francophone ), la jeunesse, l’éducation, la culture ,la santé ,les énergies propres non fossiles, l’accès à l’eau potable, la sécurité alimentaire et les questions environnementales dans leur globalité, et enfin, la questions des médias libres..
 
Il faudrait s’assurer que l’égalité Femmes – Hommes, fasse partie de leurs projets de développement ,et qu’il y ait un assainissement des règles économiques, le droit des affaires renforcé, de façon à limiter le capitalisme sauvage et débridé.
 
L’Europe a également une mission de s’assurer des valeurs démocratiques, qu’elles soient partagées par ses partenaires du Sud, ce d’autant plus que l’Union africaine est dépendante des financements européens.
 
Enfin, dans un contexte de nationalisme et de populisme européen, l’Afrique doit être vue comme une chance pour une Europe vieillissante,sans matières premières qui se trouvent en Afrique.
L’ouverture équilibrée vers une Afrique jeune ,dotée d’un patrimoine et matrimoine culturels qui appartiennent à l’humanité, est une des réponses à l’ignorance qui entretient les discriminations, : le savoir est un des remèdes contre le racisme, le machisme,le sexisme ,les discriminations,le populisme et l’enferment du continent européen.
L’Afrique ne peut en 2018,être résumée à la question migratoire et sécuritaire.Cela fait le lit des populismes et des intégrismes.
Cela ne correspond pas à notre histoire partagée qu’il faut désormais assumer, au delà de la langue française qui est notre bien commun.
L’Afrique n’est pas le fardeau de l’Europe, mais devrait être perçue comme une actrice majeure et partenaire essentiel ,dans un ordre économique mondial où les termes d’un échange inégal,doivent cesser.
Le Continent africain peut sauver l’Europe en raison de ses richesses, de son indice de croissance-pays très fort, et de ses ressources humaines jeunes et et de plus en plus formées.
Mais c’est la non redistribution des richesses , l’état de non droit ,les incidences climatiques, les guerres ,qui poussent les populations démunies ou fragiles socialement, à tenter l’aventure européenne qui est souvent un échec ,
qu’il s’agisse de réfugiés économiques, ou de réfugiés protégés en principe , par les conventions internationales.
 
On peut cependant noter de nouvelles ambitions de grands pays vers l’Afrique , par l’intérêt croissant de la Russie et de la Chine,mais pour de mauvaises raisons:remplacer la France et l’Europe,sans se soucier des normes sociales, de genre, économiques, environnementales ,et des droits fondamentaux.
J’ai omis dans mon intervention ,de dire que j’étais pour une Europe de la Défense ,(n’en déplaise à l’imprévisible Président américain) pour conserver la paix d’après les deux guerres, faire face aux guerres économiques intempestives ,mais surtout pour imposer les résolutions de l’Union européenne (Gabon-le contentieux électoral ),y compris par la dissuasion.
L’Union européenne et la France ne peuvent plus se permettre d’être de simples lieux de constatation de ce qui va mal en Afrique,sans être en situation de faire respecter leurs décisions ,en partenaires égaux ,qui défendent les valeurs héritées de la révolution française :
Liberté- Egalité -Fraternité.Ce sont là des valeurs universelles. .
 
Enfin,un meilleur statut,harmonisé dans tous les Etats européens,devrait être reconnu aux étudiants africains ,aux binationaux, et résidents étrangers réguliers (droit de vote aux élections locales) qui ont vocation à vivre en Europe ,aux descendants de ceux qui ont fait les deux guerres,pour régler une fois pour toutes, les contentieux historiques entre la France ,l’Europe et leurs anciennes colonies .
 
La reconnaissance de la citoyenneté locale et territoriale devient un impératif de réduction de tensions sociales et d’intégration républicaine par l’égalité en droits :le premier d’entre eux ,est celui de voter sur le territoire que l’on habite et où l’on paye ses impôts.
 
C’est à nous de dessiner un nouvel ordre mondial ,un nouvel avenir entre l’Afrique et l’Europe ,sans contentieux en suspend ,pour le progrès et le respect de toutes et de tous, par delà nos deux continents …
 
La réunion s’est achevée par un cocktail convivial avec des échanges autour de l’international, l’Europe et l’Afrique,et du Gabon ..
Tous les binationaux m’ont demandé si j’avais des nouvelles de M Bongo .J’ai répondu que j’en avais par la presse internationale comme tout le monde ,et que pour des raisons d’éthique en politique, je ne souhaitais pas commenter les faits autour de sa santé .
J’ai ,cependant fait constater ce que tout le monde peut observer , qu’il y a vacance du pouvoir.
L’actualité au Gabon résidait dans l’application de l’article 13- de la Constitution ,que la Présidente de la cour constitutionnelle (belle mère de M Bongo) ,venait de violer tout en étant en position de conflit d’intérêts .
 
Tout le monde demande sa démission au Gabon.
 
Les salons de la Questure de l’Assemblée nationale, étaient toujours aussi beaux .D’agréables tableaux ornaient les murs,ainsi que de jolis bouquets de fleurs délicatement posés sur de petites tables anciennes.
Un piano permettait de jouer des morceaux de musique de son choix…
Je me suis assise à côté d’une Marianne,qui n’était pas encore une femme noire, symbole de la République française .
 
Mengue M’Eyaà
 
Porte parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Présidente du Mouvement Civique des Femmes.
 
Ancienne Conseillère spéciale du Député-Maire
 
de Port -Gentil (capitale économique du Gabon)
Pierre Louis Agondjo- Okawé ,
(ancien candidat à l’élection présidentielle )
 
Chargée des Questions européennes ,
de la Coopération décentralisée ,et du Développement durable de la ville .
 
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Mengue M’Eyaà sur TV5 Monde – Le pouvoir est vacant au Gabon !
15 novembre, 2018, 22:30
Classé dans : Non classé

Je suis l’invitée de Denise EPOTE sur TV5 Monde les samedi 17 et dimanche 18 novembre.

A un moment charnière de l’Histoire du Gabon, après 50 ans de pouvoir absolu d’un clan, les enjeux sont désormais d’entrer enfin dans la modernité démocratique, au milieu des mensonges d’Etat, incessamment répétés.
Au moment où un coup d’Etat constitutionnel est en oeuvre au Gabon, démontrant à lui seul que M Bongo n’est plus en situation d’exercer les fonctions de Président de la République, usurpées en 2016 .
Ils sont comme M Jourdain, dans le Bourgeois gentilhomme de Molière, qui faisait de la prose sans le savoir: le Titanic coule, mais le régime ne se voit pas sombrer dans un ridicule national et international.

La belle mère de l’absent, Présidente de la Cour constitutionnelle depuis plus de vingt ans, tente une dernière pirouette; un coup d’Etat pour voir si ça passe.
Une dictature tentaculaire et féroce est en train de chavirer en pleine Afrique centrale, alors, les Gabonais ont inventé une danse qui s’appelle :AVC ! 
la vidéo tourne en boucle sur les réseau sociaux,seules l’AFP et RFI ne l’ont pas vue …
A nous de nous en saisir !
Pendant que l’Europe tente de préserver sa démocratie, de commémorer ses convergences après deux odieuses guerres mondiales, le Gabon sombre et sombre encore

Debout !

Les sujets porteront entre autres sur :
Y-a-t-il vacance du pouvoir au Gabon ?

Quelles conséquences la situation politique actuelle a sur le bilan des élections législatives et locales ?

Quels enjeux et paroles porte une femme politique gabonaise, africaine-européenne-féministe, pour l’avenir ?

Quelles perspectives de progrès en 2018 pour le Gabon en situation de crise politique depuis 2016 ?

Je vous donne RDV sur TV5 Monde

SAMEDI 17: 6h15 et 12h15.
DIMANCHE18: 7h40 et 11 h 45

Mengue M’Eyaà

Porte parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)
Présidente du Mouvement Civique du Gabon 
Présidente du Mouvement Civique des Femmes.

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La vacance du pouvoir au Gabon, une chance pour la démocratie!(COMMUNIQUE DE MENGUE M’EYAA)
2 novembre, 2018, 22:31
Classé dans : Non classé

COMMUNIQUE DE MENGUE M’EYAA

La vacance du pouvoir au Gabon, une chance pour la démocratie!

« L’espoir est un des mots les plus exaltants de l’histoire, parce que l’histoire est faite, entre autres choses, d’une succession de terres promises »
André Malraux, ministre d’Etat chargé des Affaires culturelles,
à l’occasion de la proclamation de l’indépendance du Gabon.(17 août 1960).

Après l’horreur électorale et l’industrie de la fraude comme un des « beaux-arts » politique, réitérées à l’occasion du dernier scrutin législatif et local, personne n’a gagné puisque le Gabon n’est toujours pas un pays démocratique.

Seuls ceux et celles qui résistent savent que les citoyens gabonais ne sont pas un paillasson sur lequel on vient s’essuyer les pieds à chaque élection .

Mais l’Histoire s’est accélérée et vient de prendre de cours un peu tout le monde, au niveau international comme au niveau local. Allons-nous la faire parler autrement que par des commentaires, et des soutiens ostentatoires et désuets sans lendemain au niveau international, comme le sont par exemple les « amitiés » parlementaires franco-gabonaises ?
Il faut changer de logiciel en 2018 et cesser d’avoir les réflexes des années 60, du temps de Foccard, qui gérait le Gabon comme son jardin enchanté.

Le peuple gabonais est le meilleur partenaire des valeurs de Liberté-Egalité et Fraternité !
Il est le meilleur partenaire d’intérêts économiques partagés .
Il est le meilleur partenaire en matière de sécurité de la région où les intégrismes guettent .
Il est le meilleur partenaire pour la construction d’ « un nouveau monde « .
Il est le mieux placé ,quand les conditions le permettent ,de régler tous les contentieux électoraux …et ceux de non respect des droits fondamentaux …

Depuis quelques jours se déroule sous nos yeux une scène ahurissante.

Le pouvoir illégitime d’Ali Bongo est désormais suspendu aux rumeurs sur le mal mystérieux qui le touche depuis l’Arabie saoudite. Ainsi, le président non élu du Gabon, est dans un état de santé plutôt grave, qui devrait lui interdire toute activité liée à la fonction de Chef de l’Etat, titre qu’il a usurpé en 2016.

Évidemment, les médias d’Etat gabonais aux ordres du régime, ont tu cette réalité, pour inventer une thèse de propagande « d’une très grande fatigue « , visant à masquer la réalité, démentie par les grands médias internationaux (Washington Post, Le Monde, entre autres) à savoir qu’il a été victime d’un AVC (Reuter) ou d’un oedeme cérébral (La Lettre du Continent).

Aucun communiqué officiel de ses médecins personnels comme dans tous les pays du monde !

Nous avons une éthique politique et avons choisi de ne pas commenter l’état médical aux annonces contradictoires.
Mais, constitutionnellement, il y a vacance du pouvoir.

Il est plus que nécessaire que l’opposition politique puisse exprimer une direction, un cap, pour des populations, qui reprennent espoir. En effet, la vacance du pouvoir ne peut qu’entraîner une situation de constat constitutionnel, amenant un intérim préalable à une nouvelle élection présidentielle.Sinon,il fallait vous soulever au Gabon,pour imposer votre rapport de force !
Alors,l’opposition doit apprendre à se reparler pour prendre des positions communes,plutôt que ces gesticulations qui rendent illisibles ses projets ,au niveau international comme au Gabon.

La « culture bantoue » pour appeler au « calme » ne saurait être un nouvel alibi à l’inaction quand on sait que les partisans du régime illégitime, mettent en place des stratégies pour conserver le pouvoir.

La population gabonaise doit désormais être mobilisée. Depuis 2 ans, dans le monde entier, des Gabonais se mobilisent. Ils sont animés par le souhait d’un autre avenir qui se veut démocratique, et non pas stalinien.

Comme le disait Alexis de Toqueville, « les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. »
Debout, donc !

La Cour constitutionnelle dont chacun connait la composition, ne doit absolument pas tenter de gagner du temps, car les procédures de vacance, ont déjà été expérimentées en 2009.. Elles sont donc connues et ne nécessitent pas une expertise particulière.Elle est connue de toutes et de tous .

Il lui appartient donc sans délai, de conduire cette phase transitionnelle et de fixer d’ores et déjà la date du prochain scrutin présidentiel.
La situation de conflit d’intérêt à la tête de la cour constitutionnelle doit être résolue ,pour qu’un paysage politique nouveau, porteur de transparence électorale soit gravé dans le marbre au Gabon.

La famille Bongo et les affidés d’Ali Bongo de la Présidence de la République, doivent être mis hors jeu, sans intervenir dans un processus démocratique où ils n’ont plus leur place.

Ils doivent partir,de gré ou de force !

En conséquence, nous exigeons :

-La mise en œuvre d’un processus constitutionnel visant à mettre un terme à la vacance du pouvoir sans attendre.
La fixation d’une date du scrutin présidentiel et des conditions du nouveau scrutin.

-La levée immédiate de l’assignation à résidence du Président élu de la République gabonaise en 2016, Jean Ping, qui n’a pu exercer ses fonctions du fait du coup d’Etat électoral.

–La fin immédiate de toutes atteintes envers la presse, envers tous les médias et envers les journalistes .

-La fin d’une situation de monopole de la presse du régime et la fin de la censure pour une presse libre et plurielle.

La libération immédiate de tous les prisonniers politiques.

- La mise en place d’une procédure d’interdiction de fuite des capitaux depuis le Gabon.

- La neutralisation des moyens de l’Etat.

- Le gel de tout fonctionnement de la Présidence de la République et de toute représentation du Gabon pendant la période de transition (sauf activités consulaires: passeports, visas) et régularisations de séjour à l’étranger des Gabonais-e-s menacé-e-s par le régime.

- Une gestion des affaires courantes par le  » Gouvernement  » actuellement en place, avec une mission claire et limitée dans le temps: une interdiction de nomination dans les emplois de d’Etat pendant cette période.

Nous appelons l’ensemble des forces politiques d’opposition à définir une position commune face à cette situation nouvelle qui pourraient s’articuler autour de ces propositions de transition démocratique. Il faut arrêter de chercher des points de division, si l’on veut vraiment un changement politique. Il faut plutôt chercher un commun dénominateur pour avoir un temps d’avance. La situation actuelle nous facilite cette démarche. Les divisions n’ont jamais porté au pouvoir,dans aucun pays du monde .

Les forces militaires et policières sont tenues à leur mission de protection de la population gabonaise, et du territoire et non pas être instrumentalisées pour assouvir le besoin de répression du régime.
Elles doivent être solidaires des citoyen-nes gabonais-e-s. La situation de non-droit et d’humiliation dans laquelle elles exercent leur métier n’est plus acceptable.
Ces forces de sécurité doivent protéger tout le monde:c’est cela la culture démocratique.

De même, il n’est pas dans l’intérêt de la France de marquer des choix, comme cela a été le cas en 2009,ou en 2016 et de contrarier ainsi, les aspirations légitimes pour la démocratie du peuple gabonais.

Un Printemps démocratique s’ouvre enfin au Gabon.
Il ne sera que ce que les gabonais et gabonaises décideront d’en faire .

Ouvrons ensemble les bourgeons de l’avenir !

Mengue M’Eyaà,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Présidente du Mouvement Civique des Femmes

 

 

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Hommage aux victimes du 31 août 2016!
8 septembre, 2018, 11:51
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Hommage aux victimes du 31 août 2016!

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Je voudrais vous dire, en mémoire des victimes d’août et de septembre 2016, ce poème que j’ai composé pour les femmes résistantes gabonaises.

Il est dédié également aux éditions Des Femmes Antoinette Fouque, aux femmes d’ici et d’ailleurs, à l’Alliance des Femmes pour la Démocratie qui nous a apporté son soutien à travers son engagement auprès du Mouvement Civique des Femmes en France.

A l’approche des Journées Du Matrimoine -( Patrimoine plus Matrimoine sont notre HERITAGE CULTUREL) les 15 et 16 septembre 2018 , que je vous invite à partager avec moi et d’autres femmes soucieuses de préserver la mémoire de l’émancipation des femmes ,en France et dans le monde ,je vous dédie ce poème :

Aux femmes gabonaises ,à celles d’ici et d’ailleurs…

Descends de ton piédestal
Gabon sanglant aux douleurs refusées
Je me lèverai comme une soldate
De plomb qui s’éveille à la guerre
C’est trop te demander de regarder
En face ta nudité offerte au contrejour
Des nuits noires d’un équateur
Endolori s’étirant sur des langueurs
Océanes que le bois amer dompta
C’est trop te demander de regarder
En face l’atrocité béante de ton quotidien
Et de ses mille ailleurs 
Il te faudrait du coeur
C’est trop te demander d’entendre
Le long pleur rouge et blanc
Que la lune ourla de ses rêves
C’est trop te demander de tomber
A genoux pour une voûte céleste
Qu’un brin de douceur étoila
Si tu n’acceptes pas ta nudité offerte
Comme une émeute
C’est que toi Gabon n’est que femme inventée
Et ta statue brisée flotte par-delà les mers
Comme barque brisée à l’équipage bleu sang
Cascadant vers l’abîme
Debout
Gabon
Femme
Nue de courage
Nue de colère
Et
Poing levé
Femme
Libre 
Peuple
Libre

Mengue M’Eyaà Bonnet 
Présidente du Mouvement Civique des femmes
Présidente du Mouvement Civique du Gabon 
Porte parole de Jean Ping.

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