Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Coronavirus, l’Afrique , le Gabon, enjeux d’une pénultième tempête !
16 avril, 2020, 19:34
Classé dans : Non classé

Si « l’Etat en Afrique – la politique du ventre » de Jean François Bayard, « Affaires africaines » de Pierre Péan, ou les différents ouvrages d’Achille Mbembe, depuis « Afriques indociles » au « brutalisme » n’existaient pas, on pourrait croire que la note – courte et schématique – du centre d’analyse de prévision et de stratégie du Ministère des affaires étrangères français, intitulée « Effet pangolin : la tempête qui vient en Afrique ? », serait une analyse tout à fait nouvelle, et implacable, sur le continent face à la menace du coronavirus. Or, la nouveauté est qu’elle ait été rendue publique, et que le diagnostic semble faire porter l’exclusivité des responsabilités sur le continent.

 

Ainsi, une pandémie, difficilement maîtrisable dans les grands pays industrialisés, arrive comme la pire catastrophe sur le continent africain.

 

Au centre de l’accusation, l’Etat! Il est un concentré d’intérêts masquant à peine les parts de ceux qui en ont la charge, des élites auto-proclamées, sommées de devoir s’occuper de leur population alors même qu’elles n’ont jamais imaginé un seul instant s’être maintenues au sommet du pouvoir à cette fin.

 

Chacun semble découvrir que l’Etat en Afrique est une construction, un paravent, sans rapport direct avec l’intérêt général. Bien sûr, des myriades de petits fonctionnaires tentent de faire vivre sa réalité, comme les instituteurs et institutrices, dans les classes d’écoles surchargées, les personnels médicaux dans les dispensaires dépourvus de moyens, ou même dans les ministères.

 

L’ essentiel de la vie réelle se passe en dehors de l’État et de ses agents. Par exemple, les femmes actrices de l’économie informelle des marchés sont un maillon essentiel de la survie des populations dans les villes.

 

Au Gabon, les hôpitaux publics n’ont pas de matériels de soin. Les patients doivent être hospitalisés avec le matériel qui servira à les soigner. Il est impératif en général, d’acheter soi-même les médicaments préalablement à son hospitalisation. Dans la grave crise du coronavirus actuelle, au dernier décompte, début avril 2020, il y aurait 21 lits de réanimation pour déjà 120 malades. Ceux-ci n’ont pas développé heureusement la forme grave de la maladie, mais de manière intuitive, le nombre de lits de réanimation est insuffisant au Gabon (le nombre d’habitants est estimé entre 1,7 et 2 millions d’habitants).

CHU Libreville

 (Entrée du CHU de Libreville)

Ainsi, dans une note du centre d’analyse, de prévision et de stratégie, du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, datée du 24 mars 2020, semi-officielle, non-classée confidentielle, distribuée et circulant très largement, le diagnostic est clairement posé. Les Etats africains ne sont pas armés pour faire face au plan sanitaire à la crise déclenchée par l’épidémie mondiale .

« L’onde de choc à venir du Covid-19 en Afrique pourrait être le coup de trop porté aux appareils d’Etat. Le taux de médicalisation est quasi-nul et les systèmes de santé nationaux peuvent être considérés comme saturés d’office. L’Etat va faire massivement la preuve de son incapacité à protéger ses populations. Cette crise pourrait être le dernier étage du procès populaire contre l’Etat, qui n’avait déjà pas su répondre aux crises économiques, politiques et sécuritaires. »

 

En effet, la plupart des Etats ont une gouvernance illégitime, ce qui rend non crédibles les appels hygiénistes des dirigeants en direction des populations. S’ajoute à cela un sous-développement des structures, des moyens et des compétences en général, résultat de gestions anciennes et récurrentes, pariant sur le sous-investissement de façon à dégager des ressources financières utilisées à des fins politiques. Une partie de la population ne peut se livrer aisément aux « gestes-barrières », dès lors que cette adaptation n’est déjà pas possible en situation normale (accès à l’eau potable dans tout le pays, habitat multiple et exigu rendant illusoire le confinement, modes de vie axés sur une organisation collective ). Le confinement en Afrique est en soi un défi tant il remet en cause la survie quotidienne des personnes.

 

L’Afrique de l’Ouest, rappelle la note d’analyse, est, de plus, en face de crises politiques et de menaces de groupes rebelles islamisant ou proches de leurs mouvances. Les économies locales reposent déjà sur l’informel qui ne peut fonctionner en situation de confinement.

 

L’Afrique centrale, est-il précisé, bénéficie de la rente pétrolière, mais, la chute continue des prix a diminué de manière importante les ressources, dont une infime partie était en fait orientée vers le développement.

 

En réalité, les « rentes » pétrolières ne bénéficient pas en temps normal aux populations. L’économie informelle permet aux populations de survivre comme en Afrique de l’Ouest.

La captation prédatrice alimentant le train de vie des clans au pouvoir est impactée par la baisse du prix du pétrole car les ressources disponibles sont affectées en priorité au maintien des équilibres politiques issus des différents pactes de corruption.

 

Dans la lutte contre le coronavirus, la note du centre d’analyse du Ministère des Affaires étrangères et du Développement français , semble suggérer de contourner les Etats africains, sous-entendu les gouvernances inaptes, pour favoriser une communication en direction des populations par des institutions ou des groupes détenteurs de légitimité.

 

Dans l’esprit des rédacteurs, il s’agit des églises (avec le risque d’accroître une sous-culture anti-intellectuelle et anti-scientifique), des diasporas (dont les régimes répriment les membres à leur retour dans leurs pays), des artistes ou sportifs populaires, des entrepreneurs néo-libéraux (l’imbrication des élites du business et du pouvoir est forte), ou des professions médicales de haut niveau existantes (esseulées dès lors qu’elles sont en dehors des cercles du pouvoir).

La crise du coronavirus amène t’elle les acteurs français de l’action internationale à changer de paradigme ?

 

La visibilité et la reconnaissance des diasporas africaines sont de tout temps anecdotiques, dès lors qu’elles ne sont pas en phase avec les régimes en place. C’est encore plus criant s’agissant des diasporas d’Afrique centrale. Ce constat va-t-il évoluer ?

 

La position du centre d’analyse du MAEDI sera-t-elle écoutée jusqu’au bout ou bien, s’agit-il d’une proposition d’orientation liée aux circonstances ? Le monde d’après le coronavirus sera-t-il le même dans la relation de la France avec le continent africain ?

 

La France a bâti au sortir de la seconde guerre mondiale un système de santé inclusif. Il n’existe dans aucun pays africain, où règnent l’arbitraire, le pouvoir des clans parfois ethniques, et un monde de privilèges face à l’accès aux soins sur place. La plupart du temps, les élites auto-proclamées soignent les leurs en occident face au délabrement du système de soins local.

 

Les solutions proposées ne sauraient totalement dé-responsabiliser la France (dans son « pré-carré » France-Afrique) dans le soutien de régimes discrédités, qui ont à gérer une épidémie mondiale sur leur territoire.

 

Les alertes sur la gouvernance existent depuis la décolonisation dans les pays africains. Sans tous les citer, les élections frauduleuses se sont succédées au Gabon, au Cameroun, au Togo, avec l’aval de Paris, à chaque fois qui dépêchait des militaires pour venir en soutien des différents despotes. Elle ne peut donc dénoncer des Etats défaillants sans en prendre une part de responsabilité, ce d’autant plus qu’un sommet France – Afrique devait avoir lieu à Bordeaux en France en juin 2020 avec les mêmes chefs des Etats élus, mal élus ou pas élus du tout.

 

La note du centre d’analyse a déjà circulé dans les chancelleries africaines conduisant à des réactions diplomatiques prudentes (Congo Brazzaville) ou opportunistes, comme celle du Président du Niger, appelant à un « plan Marshal pour l’Afrique », formule maintes fois rebattues sans trop de rapport avec la situation.

 

La question qui se pose est: Qu’est ce que l’Afrique peut faire pour elle-même plutôt que l’éternelle posture de la politique de la main tendue vers l’Europe et le monde ?

 

A quand une mobilisation des savoirs et des savoirs-faire africains ?

 

A quand une traduction en langues locales des « gestes barrières »?

 

En effet, les structures sanitaires et l’encadrement médical ne pourront être renforcés que par l’acheminement de matériels médicaux depuis les pays occidentaux (respirateurs, masques), et une coopération Sud-Sud , Nord-Sud accrue de la part des experts médicaux. Il y a longtemps que le continent aurait dû produire pour lui-même les masques, car nombre de pays sont potentiellement fournisseurs de coton, de caoutchouc, sans compter la pharmacopée utilisée par les grands laboratoires occidentaux qui déposent des brevets à partir de ressources présentes sur le continent et dont ils ne sont pas les propriétaires initiaux.

 

Concrètement, selon un rapport officiel reconnu par l’Etat gabonais, le pays connaît un sous-développement médical caractérisé avec 3 médecins pour 10.000 habitants, la norme OMS étant de 10 médecins pour 10.000 habitants. Il y a environ 2.500 personnels para-médicaux, dont les infirmiers. Cet état ne dénombre pas le nombre de médecins et de personnels du secteur privé des cliniques et personnels libéraux.

 

Enfin, au vu du rapport officiel du Gouvernement, « La proportion du budget de l’Etat consacrée à la santé est de l’ordre de 5% du budget général du pays ». La recommandation des Chefs d’Etats Africains en 2001 à Abuja, lors du sommet Africain sur le VIH/SIDA et les autres maladies infectieuses et des recommandations de l’initiative 20/20 qui demande que 20% des budgets des pays et 20% de l’aide publique au développement soient alloués aux services sociaux de base, notamment la santé et l’éducation.

 

Un autre rapport sous l’égide de L’UNESCO précise que 20% des femmes gabonaises ont eu à subir des violences de la part de leurs conjoints. Il est à craindre que la situation de confinement ait des conséquences désastreuses pour les femmes gabonaises. En France, il y a eu une explosion de +30% des violences conjugales dues au confinement.

Le Gabon se vantait de détenir sur son territoire le CIRMF (centre international de recherche médicale de Franceville) depuis le début des années 80: un centre de recherche international, qui étudie les grandes infections de la planète comme le VIH, le virus H1N1, Ebola, avec des spécialistes à la renommée internationale. Une trentaine de chercheurs ultra spécialisés se consacrent aux problèmes des infections.

 

Nous sommes au cœur du sujet de la pandémie actuelle quand on lit cet extrait du dernier rapport d’activités du CIRMF :

 

«  La majorité des épidémies survenues chez l’Homme pendant les 40 dernières années sont dues à des agents pathogènes provenant des forêts tropicales humides d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique. L’ampleur de la biodiversité qui caractérise ces forêts, l’abondance et la grande variété des espèces animales qui peuplent ces régions, la flore dense, diversifiée et abondante, le climat chaud et humide sont autant d’éléments qui favorisent le foisonnement des micro-organismes et qui orientent leur évolution dans des directions multiples. L’objectif ici est donc de mieux connaître et comprendre cette extraordinaire diversité microbiologique, de comprendre comment elle évolue et comment elle se transforme pour pouvoir identifier, à l’échelle génomique, des éléments clés de l’émergence de nouveaux agents pathogènes chez l’Homme. (Page9)

 

Une équipe du CIRMF est justement dédiée à la recherche sur les Zoonoses virales et Pathologies de la faune et des animaux domestiques, c’est-à-dire la recherche qui effectue un inventaire des virus qui sont hébergés par les animaux sauvages (rongeurs, chauves-souris, grands singes, gibier) et domestiques (incluant les animaux d’élevage) susceptibles d’être transmis aux êtres humains.

 

Faut-il s’étonner de son absence sur le sujet du coronavirus ? En effet, le pouvoir semble le reléguer au rôle de producteur de tests et critiqué pour sa faible productivité. Mais, est-ce bien là son rôle ?

 

Au Gabon, la réponse publique des autorités face au virus a été d’instaurer un couvre-feu le soir à partir de 19 h. La pandémie ne commence pourtant pas son activité le soir. Il doit être clair que la restriction des libertés publiques saurait aller au-delà des mesures sanitaires strictement nécessaires.

 

L’appel aux aides internationales doit donc être principalement converti en assistance matérielle des structures sanitaires, des hôpitaux et centres de santé, mais aussi du CIRMF, pour faire progresser la connaissance médicale. La question de l’annulation de la dette des Etats ne pourrait intervenir que s’il y avait un véritable contrôle international des ressources destinées à la santé publique.

 

La crise du coronavirus est un révélateur des dysfonctionnements des Etats sur le continent africain. La déficience de gouvernance, comme au Gabon, démontre que depuis longtemps, l’évolution d’une société ne peut s’envisager sans tenir compte des légitimités démocratiques et des contrepouvoirs qui en résultent. C’est une des conditions de l’acceptabilité des mesures sanitaires coercitives.

 

Enfin, au cœur de ces problématiques mondiales de santé publique, il serait anormal de ne pas signaler les relents racistes qui surgissent à l’occasion de la crise du coronavirus et qui concernent l’Afrique et les Africains.

 

Ainsi, sur une grande chaîne d’information française, LCI, deux médecins, chercheurs, se sont autorisés à souhaiter que les corps des Africains puissent faire l’objet d’expériences et de tests de vaccination. Ainsi, des conclusions de ces tests, les éventuels succès seraient importés dans le monde occidental.

 

Jean-Paul Mira, chef de service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Cochin, demande:

 

« Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c’est fait d’ailleurs sur certaines études avec le sida, ou chez les prostituées: on essaie des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées. Qu’est-ce que vous en pensez ? ».

Son collègue de l’INSERM de Lille, Camille Locht, directeur de recherche, va dans le même sens :

 

« Vous avez raison, d’ailleurs. On est en train de réfléchir en parallèle à une étude en Afrique avec le même type d’approche, ça n’empêche pas qu’on peut réfléchir en parallèle a une étude en Europe et en Australie ».

 

De telles affirmations ont soulevé l’indignation et ont provoqué une réaction à la hauteur des déclarations de ces médecins. L’OMS a dû rappeler que la solution, si elle existe, concernera le genre humain dans son ensemble.

 

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dû faire une mise au point salutaire :

 

« Ce genre de propos racistes ne fait rien avancer. Ils vont contre l’esprit de solidarité. L’Afrique ne peut pas et ne sera un terrain d’essai pour aucun vaccin », a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus, ancien chef de la diplomatie éthiopienne, au cours d’une conférence de presse virtuelle depuis Genève. « L’héritage de la mentalité coloniale doit prendre fin », a-t-il dit – La Tribune Afrique, 6 avril 2020 -

 

A cette occasion, on découvre que l’impensé colonial, mais aussi les pratiques nazifiantes, n’ont pas disparu dans la tête d’individus qui en principe appartiennent à une forme d’élite intellectuelle que sont les chercheurs en biologie ou en sciences médicales. Peu de réactions dans le monde politique français, et aucune action n’est engagée au plan judiciaire par l’autorité publique !

 

Le mouvement de « démondialisation », évoqué par le généticien Axel Kahn – relocalisation des productions de produits primaires comme les masques par exemple – va sans doute être accéléré, dans le monde d’après, en raison de la prise de conscience des impératifs de santé publique. Dans ces enjeux, le continent africain saura t’il prendre une place  afin d’assurer à chacun l’exigence de santé à laquelle il a le droit ?

 

En définitive, le continent africain sera-t-il dans le « monde d’après » le coronavirus? L’Afrique est productrice de nombre de plantes utiles au monde entier qui sont à l’origine de médicaments.

 

Quel rôle prendra-t-elle dans la suite, ou pour reprendre le titre d’un ouvrage d’Achille Mbembe: « L’Afrique va-t’ elle sortir de la grande nuit ? »

 

« La décolonisation africaine n’aura-t-elle été qu’un accident bruyant, un craquement à la surface, le signe d’un futur appelé à se fourvoyer ? » précise t-il, ou bien, cette crise mondiale sera-t-elle une occasion pour l’Afrique et le Gabon de ne plus subir « l’effet pangolin » mais de l’anticiper pour agir ?

 Paris, le 8 avril 2020.

 Mengue M’Eyaà Bonnet

Présidente du Mouvement civique du Gabon

Présidente du Mouvement civique des Femmes

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 

 

 



« Les femmes qui écrivent sont-elles dangereuses ? »
14 mars, 2020, 13:18
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Tel était le thème de cette rencontre-débat et procès fictif, organisé au Sénat, le 6 mars 2020, par la sénatrice, Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes lors du quinquennat précédent. Cette dénomination renvoyait clairement à l’excellent ouvrage de Laure Adler, publié en 2007 aux éditions Flammarion «  les femmes qui écrivent vivent dangereusement ».

Laure Adler disait : «Certaines d’ entre elles – pour qui l’écriture nécessite solitude, rupture du lien social, repli dans un cercle familial choisi, souffrances intérieures exacerbées, corps négligés, mais cerveau en ébullition – manquent de pitié pour elles-mêmes, meurent jeunes en pleine lucidité, faisant face aux terreurs suprêmes. »

La rencontre était organisée autour d’un procès fictif au cours duquel des femmes, écrivaines, intellectuelles, universitaires, témoins, ou actrices de leur condition venaient s’exprimer dans une sorte de jeu de rôle. Mais, la finalité était clairement de démontrer la richesse de l’expression féminine sans l’absolutiser mais en la restituant à une place qui n’est pas aujourd’hui suffisamment la sienne.

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Les intervenantes présentes, ou dans la salle, venaient d’horizons très divers (Tunisie , Iran , Cameroun, etc) et de fait témoignaient de la complexité du monde lorsqu’il est question de place des femmes dans le champ intellectuel, culturel et bien sût littéraire.

La soirée était réussie et j’ai eu plaisir à retrouver beaucoup de femmes que j’avais perdues de vue de l’époque où j’assistais plus assidûment aux travaux de l’Assemblée des Femmes, mais aussi d’en découvrir d’autres.

Je ne pouvais m’empêcher de penser comment ces intelligences sont utiles à l’Humanité, et comment elles sont pourtant mésestimées.

Je ne peux les citer toutes car chacune est en soi un parcours, parfois une œuvre, ou un cri, comme disait la chanson de Ferrat.

Comme témoins, il y avait par exemple Marijosé Alie, journaliste de renom, diplômée de l’ESJ de Paris, et aussi compositeure dans le groupe Malavoi, Marie-Rose Abomo, franco-camerounaise, docteure en littérature, et spécialiste en littérature francophone en langes fang-boulou-beti. Elle est aussi poétesse, dramaturge, romancière, traductrice, Chahia Chafiq, iranienne, écrivaine, Sophie Bourel, actrice, qui a travaillé avec Edouard Glissant, ou Sylviane Giampino, experte psychologue.

J’ai été particulièrement heureuse de revoir Isabelle Alonso, qui m’avait été présentée par Antoinette Fouque. Elle était écrivaine, et auteur de nombreux ouvrages féministes.

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Le Parlement des écrivaines francophones était partie prenante de l’évènement. D’autres femmes étaient également « accusées » pour l’occasion ou portait la parole du « ministère public ».

Le combat d’Asli Erdogan à travers sa plume a été cité en exemple.

L’ensemble visait donc à rendre compte des multiples expériences que les femmes rencontrent, dans l’écriture, dans l’art dramatique, dans le théâtre, ou dans la musique, sans forcément être larmoyants, mais juste sincère et réelle.

Plusieurs regrets cependant !

J’aurais aimé que Gisèle Halimi puisse être un témoin. Une représentante des Femens, symbolisant une des formes du combat féministe actuel aussi.

Une des auteures du magnifique ouvrage « MLF – psychanalyse et politique » (Editions des Femmes – Antoinette Fouque, 2018), Elisabeth Nicoli, Michèle Idels, Catherine Guyot ou Christine Villeneuve aurait eu sa place.

En effet, par cette somme de connaissances, les premières années du MLF sont retracées. Nombre d’acquis partent de cette époque.

L’endroit choisi au Sénat était magnifique avec un long couloir jalonné de Marianne (s) de différentes années et de styles variés avant d’arriver à la salle Clémenceau,et, dans un angle, le tableau d’Eugène Delacroix « la liberté guidant le peuple ».

En guise de conclusion, dans un climat joyeux, et respectueux, un vote solennel à mains levées a été demandé. Il a été acté que les femmes qui écrivent ne sont pas dangereuses et qu’il revient à la société de prendre des dispositions pour qu’ elles puissent exercer leurs droits à l’écriture. 

Mengue M’Eyaà

Présidente du Mouvement Civique des Femmes

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Le Gabon en état de mort cérébrale ? – DÉCLARATION DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON
9 décembre, 2019, 10:31
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DÉCLARATION DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON

Le Gabon en état de mort cérébrale ?

« Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme… »
Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme.

 

Gabon - Trocadéro

L’anomalie républicaine n’a cessé de s’aggraver au Gabon depuis octobre 2018 et le fait que M Bongo soit empêché pour des raisons médicales d’exercer la fonction usurpée de Président de la République.

Ces derniers jours, la chute du directeur de cabinet de M. Bongo est devenue l’information la plus importante du moment, reprise par tous les médias internationaux, comme étant le symbole d’une opération anti-corruption. En réalité, il s’agit de guerre de factions, toutes corrompues et passées maîtres dans l’art de la prédation sur les richesses du pays .

C’est le fait constaté de l’incapacité de M Bongo à présider, qui aiguise les appétits des anciens et nouveaux corrompus.

Or, l’affaire concernant la chute du dernier directeur de cabinet, pour spectaculaire qu’elle puisse être considérée, n’est que le produit d’une longue déliquescence des institutions gabonaises, qui au-delà des apparences, ne fonctionnent pas. Elles n’ont qu’une seule stratégie:celle de la conservation du pouvoir dans un pays pétrolier où la pauvreté est endémique et la mal vie le quotidien des populations locales.

Les contre-pouvoirs sont inexistants. la séparation des pouvoirs n’est jamais respectée, malgré sa présence formelle dans la pénultième Constitution arrangée entre amis du clan. Le contrôle de la légalité démocratique incarné par la Cour constitutionnelle est totalement dévoyé depuis plus de 50 ans.
Les AVC d’Ali Bongo, depuis octobre 2018, auraient dû conduire la Cour à prononcer la vacance du pouvoir de façon à assurer une transition démocratique, et un nouveau scrutin présidentiel. Au lieu de cela, le régime, dont fait partie intégrante la Présidente de la Cour Constitutionnelle, engluée dans ses conflits d’intérêts, a tout fait pour ruser avec la constitution, allant jusqu’à réécrire un article, violant aux yeux de tous, le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs.
Pas de transition, pas d’élection anticipée, mais au contraire les clans à l’intérieur du pouvoir se sont enhardis, s’affrontant sur la maîtrise des ressources et de l’enrichissement. La prédation est à la source des affrontements actuels, et de la chute d’un des princes du régime. Selon ce qui est apparu, l’ex directeur de cabinet est aujourd’hui le principal accusé d’une coalition d’intérêts visant à asseoir son clan au sein du pouvoir gabonais.

Autour de lui, les différents relais de son ascension sont progressivement écartés de manière plus ou moins violente. Les remaniements ministériels hebdomadaires et folkloriques pour distraire le bon peuple, sont le dernier baromètre des règlements de comptes. Le Gabon est donc en crise politique qui n’en finit pas de finir et les réseaux sociaux, non pas la rue, sont le nouveau théâtre de manipulations diverses .Chacun s’autoproclame leader de quelque chose, et l’instinct de troupeau fait le reste, faute d’esprit critique ou de conscience politique , faute de médias libres et transparents.

Dans cette affaire, ce qui est sans doute le point le plus interrogatif est la passion des Gabonais pour commenter et se réjouir de la chute d’une faction du pouvoir et du sens que l’on peut en tirer. Les gabonais et gabonaises sont donc spectateurs et spectatrices de leur propre histoire :

Qui va la dessiner à leur place? O ù sont les populations ?
En effet, alors que le contexte gabonais est entaché par la fraude électorale originelle d’Ali Bongo, en 2009 , puis en août et septembre 2016, et face à la victoire non reconnue de Jean Ping, beaucoup se passionnent pour une histoire sans rapport avec le changement politique au Gabon, et la manière d’y parvenir.

Trois années se sont déroulées, aucune réflexion n’est engagée au sein de l’opposition pour s’interroger sur les stratégies à tenir désormais face à un régime chancelant qui tient debout malgré deux AVC (au moins) du putschiste de 2016 et des intrigues.

Le plus stupéfiant est que le régime gabonais se maintient sans aucune gouvernance. A la gouvernance erratique et inculte d’avant l’AVC s’ensuit désormais une gouvernance nulle ou quasi nulle.

Au contraire, des procès en sorcellerie, menés par des activistes relais de la diplomatie russe en Afrique, usent et abusent de la rhétorique raciste et xénophobe envers la France, prétexte à une violence sans limites, notamment sur les réseaux sociaux. Ils détournent ainsi l’attention au profit du régime agonisant, des vrais défis qui s’imposent aux Gabonais et gabonaises aujourd’hui .

L’autre sujet est l’agitation autour de la future élection présidentielle.

Ce phénomène est singulier car aucun des problèmes de stratégies ou de contenu dans l’alternance n’est reposé. En définitive, des écuries se préparent dans le désordre, alors même que la machine à fraudes du régime est demeurée intacte.

A Paris, l’on voit même un ancien directeur de cabinet d’Omar Bongo, M. Leboumba- Lépandou, spécialiste des pas de 2 (un coup dans l’opposition, un coup au pouvoir !), qui entend régenter la communauté gabonaise (qui l’ignore superbement), avec des méthodes staliniennes dépassées. Il agrège autour de lui un quarteron d’agitateurs tantôt proches de l’extrême droite raciste française, tantôt, quand ça les arrange, proches de la France insoumise.

Au Gabon, loin des distractions parisiennes d’un groupe de désœuvrés, à l’occasion d’un énième Conseil des ministres, on apprend même l’existence d’un coordonnateur de la fonction présidentielle, qui serait un des fils adoptifs de M. Ali Bongo.
En d’autres temps, il aurait été qualifié de Dauphin. En République gabonaise, les Bongo veulent fonder une dynastie qui se succède à elle-même. Le régime teste actuellement les Gabonais sur le niveau d’acceptabilité de l’inacceptable.
Stop ou encore ?

Il teste aussi les partenaires officiels et diplomatiques du pays, la France en tout premier lieu. La France, qui en a vu d’autres, n’a pas pour le moment réagi ni pris de position. N’oublions pas que l’outrance avait dans les années 70 vu Jean Bedel Bokassa être défait par ce même pays qu’il vénérait. Il s’était, à l’instar de Napoléon 1er, proclamé empereur de Centrafrique.
La situation économique du Gabon se dégrade, avec une faible préparation de l’après pétrole et une économie peu diversifiée. En effet, le pétrole, le manganèse et le bois représentent 95% des exportations du Gabon. L’inflation est au même niveau que la croissance aux alentours de 3% ce qui obère toutes les marges de manœuvre.

Selon une étude récente du cabinet international Mc Kinsey pour la Banque mondiale, « 30 % de la population vit dans des conditions précaires, avec un revenu mensuel inférieur au salaire minimum garanti de 80 000 FCFA (soit environ 150 dollars). Elle note également que la situation sociale s’est dégradée en matière d’accès aux services de base (soins de santé, eau potable et électricité) dans 60 % des régions. »
Le pays n’ayant pas de système fiable de mesure de la pauvreté, il apparaît cependant que plus de 37 % de la population scolarisée ne parvient pas à achever un cycle d’étude complet.

La situation environnementale n’est guère meilleure avec la culture intensive de l’huile de palme ou de l’hévéa, promue par le régime, notamment dans le Nord du Gabon, et la pollution industrielle, dissimulée à tous les niveaux.

Des évènements engageant la planète ont lieu (COP 25, Egalité Femmes Hommes,la parité _l’enjeu Femmes et climat) un peu partout, et le Gabon est aux abonnés absents. Au contraire, la xénophobie, le machisme , les violences faites aux femmes ou le harcèlement sont acceptés par des courants religieux les plus rétrogrades.

Nous avons à prendre des dispositions pour combattre les conséquences du changement climatique que l’on peut observer par des inondations chroniques dans tout le pays, changer les modes de production dans les villages, pour enfin asseoir une transition écologique qui correspond à nos modes de vie basés de façon traditionnelle sur une économie sociale et solidaire.

En définitive, l’élection présidentielle, si elle a lieu en 2023, sera la répétition des précédentes : fraudes massives, recours aux milices militarisées et intimidations, arrestations et assassinats. Le régime n’a nullement l’intention de jouer le jeu démocratique.

Par conséquent, l’espèce de danse des égos à laquelle on assiste, risque de plonger la population dans la plus grande expectative si de plus, le changement n’appelle pas à une rupture radicale.

Le temps de la modération est voué à l’échec.

Le nouveau coup de force institutionnel par la succession du fils doit alerter. La mobilisation doit être complète pour refuser la succession annoncée au sein du clan Bongo.

La vacance du pouvoir est à prononcer car il est clair que ce n’est désormais pas M. Bongo, l’illégitime, qui dirige le Gabon.
Il n’ y a aucune raison d’accepter les manœuvres toxiques de la famille Bongo qui gère selon ses intérêts, l’incapacité d’Ali Bongo à exercer ses fonctions.

La constitution de la République existe. M Bongo, son épouse, ses enfants et dépendants doivent partir afin de permettre l’établissement de la démocratie et le développement dans ce pays !

« Lorsqu’une personne meurt, nul ne se soucie de la tristesse de ses meubles ». Fatou Diome dans KETALA (édition Flammarion).

Mengue M’Eyaà

Porte-parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)

Présidente du conseil exécutif du
Mouvement Civique du Gabon,

Présidente du Mouvement Civique des Femmes -

Mouvement féministe crée en 1997.
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Le mirage russe des Africains !
12 novembre, 2019, 19:06
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A Sotchi, à l’occasion du premier sommet Afrique-Russie, les Russes ont sorti le grand jeu. De nombreuses délégations officielles étaient présentes dont celle menée par le Premier ministre du Gabon. Mais, aussi des militants politiques venus « vider leur sac » sur la France, pendant que les véritables enjeux, se déroulaient en coulisses sans eux et en dehors d’eux. Pour la Présidence russe, c’était d’abord vendre des hélicoptères, des armes, des véhicules blindés, du matériel médical, et même des centrales nucléaires aux pays africains.

L’opération « Sotchi » pour les Africains a été menée par un oligarque milliardaire proche de M. Poutine, Konstantin Malofeev qui, a animé une table ronde dont le thème, vendeur, était : « Le complot contre l’Afrique ».

Le milliardaire est à l’origine d’une fondation, cheval de troie des services secrets russes sur le continent, qui habilement s’est emparé des thèmes de la défense de la souveraineté et de l’éthique des relations internationales. Elle s’appelle l’agence internationale pour le développement souverain, crée un mois avant le Sommet de Sotchi.

Pour autant peut-on considérer que la Russie est le contre-modèle de la France sur le continent ?

Bien sûr, il est difficile de considérer que l’action et la présence françaises soient exemplaires. De ce fait, la propagande russe a compris combien la détestation justifiée de la Françafrique pouvait être un puissant moteur de mobilisation de populations se sentant méprisées.

Un des vecteurs idéologiques de la Russie est la question du Franc CFA. La monnaie commune est basée sur la parité avec l’Euro, une monnaie internationale, trop forte, qui désavantage les exportations et maximise les importations. Face à cette difficulté non négligeable, qui fragilise les économies nationales, en l’absence de réflexions sur son évolution, de nombreux idéologues ont commencé à tenir un discours politique sur la monnaie et sur la France, oubliant également les avantages qu’elle offre en termes de stabilité financière ( à comparer à la faible puissance de la monnaie nigériane par exemple) comme une faible inflation. Autre avantage, la planche à billets n’est pas sous le contrôle des États délinquants, comme le Gabon, par exemple, qui feraient de la fausse monnaie.

Le Gouvernement français a récemment ouvert la discussion à des évolutions notamment sur les réserves de changes conservées par la Banque de France. Mais pour les idéologues pro-russes,les militants proches de l’extrême droite française et italienne, ces discussions ne sont pas suffisantes.Pour eux ,la Russie doit être le partenaire d’avenir pour l’Afrique devant l’échange inégal avec la France…

La Russie est un pays non démocratique qui ne s’attache pas à la forme de gouvernance d’un pays. Il est symptomatique que le metteur en scène de Sotschi est un oligarque russe proche du kremlin qui a œuvré au soutien du régime de Bachar El Assad en Syrie, dont on connaît les grandes valeurs démocratiques, même si son pays s’est trouvé, à un moment donné, face à la barbarie la plus incroyable de ce début de siècle, l’Etat islamique.

La phraséologie des Russes devant les dirigeants africains reprend curieusement le discours anti impérialiste des années de l’URSS, avec le même vide sidéral, et le même aplomb. Mais, il y a une brutalité coloniale de la Russie en Crimée, en Ukraine que connaît bien Konstantin Malofeev. La violence politique interne à la Russie devrait pourtant être un indicateur pour les démocrates africains.

Arrestations d’opposants , meurtres de journalistes, intimidations diverses, empoisonnements, est-ce donc le nouvel horizon d’un renouveau du continent africain à partir de la Russie ?

Le sentiment anti français découle d’une situation complexe de « non-ingérence » française dans les processus démocratiques, et d’un silence interprété comme un soutien aux pires dictatures en place. Quand cette situation coïncide avec un soutien au business de groupes souvent en cheville directe avec les pouvoirs en place ( par exemple, Bolloré au Gabon ou au Togo, Total dans les Etats pétroliers), il ne faut pas s’ étonner de réactions négatives dans l’opinion publique africaine, voire très violentes dans certains cas.

Bien évidemment, certains activistes sont compromis, et pour ne citer que l’un d’entre eux, Kemi Seba, lobbyiste du pouvoir russe, ce qui peut vouloir dire qu’il est rémunéré pour mener campagne contre la France et sa zone monétaire.
L’influence russe découle essentiellement de logiques manipulatoires car ni les populations, ni les diasporas, ne connaissent ce pays, les générations ayant connu le « grand frère » soviétique, étant minoritaires désormais face aux jeunes générations. Cette ignorance est une partie du problème.
Les sujets de souveraineté devront être posés à un moment ou à un autre, mais ils sont aujourd’hui liés à la gouvernance non démocratique et prédatrice des Etats africains. Tant que cette situation perdurera, des puissances telles que la Russie tenteront de capitaliser sur le mécontentement généralisé. Il nous appartient de démasquer ces processus d’accaparement de la part de la Russie, mais aussi de renforcer nos propres actions de libération de nos pays.

Seule l’instauration de la démocratie pourra réconcilier les populations africaines, avec leurs Etats. C’est le cas du Gabon mais, c’est aussi le cas dans nombre de pays africains.

Re-crédibiliser l’action de la France sur le continent est possible. Cela passe par un changement de culture politique, de pratiques de sa part dans les relations qu’elle entretient avec les sociétés civiles, et une prise de distance avec les groupes ou clans qui se sont accaparés des Etats depuis longtemps pour ne rien en faire.

Mengue M’Eyaà

Porte-parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)
Présidente du conseil exécutif du
Mouvement Civique du Gabon,
Présidente du Mouvement Civique des Femmes – mouvement féministe crée en 1997..
Http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr
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Le #FCFA n’est pas la sorcière d’Halloween !
1 novembre, 2019, 9:52
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Développer ici ou là une campagne anti-francaise basée sur des stratégies et des influences russes

ne sert pas les intérêts des partisans du changement au #Gabon et en #Afrique mais contribue à les isoler.

Le #FCFA n’est pas la sorcière d’Halloween !

fcfa

 

Mengue M’Eyaà
Porte-parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)
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Le Président Ping face à la Nation : « aucun pays, aucun peuple, aucun État ne peut vivre en vase clos avec comme règle l’usurpation et l’impunité.
20 octobre, 2019, 12:11
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Le Président Ping face à la Nation : « aucun pays, aucun peuple, aucun État ne peut vivre en vase clos avec comme règle l’usurpation et l’impunité. »

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Le 12 octobre 2019, à Libreville, le Président élu de la République gabonaise, Jean Ping, s’est exprimé devant les Gabonais et Gabonaises, les représentants diplomatiques, et les responsables politiques du pays.

Depuis le 27 août 2016, et le coup d’État militaro-électoral du clan Bongo, la situation du Gabon s’est profondément détériorée.

Elle a pris une tournure particulière avec la prise de pouvoir au sein du clan et de l’État d’une personne faisant office de directeur de cabinet. Avec moins de légitimité encore que celle de son patron, il a pris le pouvoir en fracturant les fragiles équilibres du Gabon.

Le Président Ping indique aux autorités françaises de rappeler à l’ordre ce ressortissant de leur pays, au risque sinon de donner prise à la résurgence d’un sentiment xénophobe et anti-français, qui n’a pas sa place dans le combat pour l’alternance politique que nous avons à mener.

« Le peuple gabonais en appelle à la France, au nom de l’amitié entre nos deux États et de leurs intérêts respectifs bien compris, pour ne pas laisser perdurer les agissements irresponsables et dangereux, d’un de ses ressortissants, dont il connaît tout de ses origines réelles et de ses méfaits antérieurs. »

Le fait principal, qui découle de l’anarchie institutionnelle, est que le Président Ping signifie à la Cour constitutionnelle qu’elle doit désormais déclarer la vacance du pouvoir présidentiel.
En effet, le Gabon est aux prises avec d’immenses défis (environnement, éducation, santé, économie, liberté de la presse, droits fondamentaux), que la gouvernance absurde en cours ne peut relever.

Les résultats des urnes du 27 août 2016 doivent être appliqués désormais et respectés y compris au niveau international .

« Il n’y a pas d’autre agenda salutaire pour le Gabon que celui de la reconnaissance du vote souverain exprimé par le peuple Gabonais, le 27 août 2016. »

Un des exemples troublants de la gouvernance dangereuse est la décision passée en catimini par le régime visant à transférer à la Caisse des Dépôts et Consignation « à titre gracieux, l’ensemble des titres fonciers appartenant à l’État, à l’exception de ceux affectés à l’usage des services publics de l’État, des Collectivités locales et des Forces de Défense et de Sécurité ».

Sous une rédaction d’apparence technocratique et anodine, se dissimule en réalité une opération de dépècement de l’État gabonais, visant à transférer les biens de l’État à la Caisse des Dépôts .
En réalité, il s’agit de rendre plus faciles des mesures de spéculation foncières au profit d’entreprises ayant des liens directs ou indirects avec le régime.
Les personnes spoliées sont alors la population gabonaise. Ce n’est pas la première fois que le régime se livre ainsi, sous couvert d’intérêt général, à des opérations à finalité lucrative pour le clan Bongo.
Il faut s’y opposer par tous les moyens possibles.

« La mobilisation qui se lève de partout, exprime l’inquiétude légitime, de se voir spolier dans les mois qui viennent, le patrimoine foncier, cédé aux plus offrant des intérêts sans visage et sans nom, au détriment du Gabon, mis à mal dans sa souveraineté et son unité, et des ses populations qui seront expropriées pour cause d’utilité privée. »

Dans cette déclaration, le Président élu, Jean Ping, a rappelé qu’il n’a aucune autre légitimité que celle qui lui a été conférée le 27 août 2016.

Il ne tombera pas dans les pièges tendus par le pouvoir de la violence et de l’insurrection meurtrière auquel il s’attendait pour massacrer la population dans un silence assourdissant .
La répression de son quartier général après sa victoire électorale est là pour rappeler le vrai visage d’un pouvoir mafieux qui doit être défait. Le président Ping poursuivra donc son travail de leader responsable prenant à témoin la France, et tous les pays proches et moins proches, partenaires réels ou potentiels du Gabon.

Le retour à la légalité démocratique est l’unique voie d’entrée du Gabon dans les enjeux de développement du 21ème siècle: retrouver une normalité économique, sociale environnementale, constitutionnelle et internationale.
C’est aussi rompre avec la prédation comme mode de gestion d’un pays.

Mengue M’Eyaà
Porte-parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)
Présidente du conseil exécutif du
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Présidente du Mouvement Civique des Femmes – mouvement féministe crée en 1997.
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Afrique centrale en crise démocratique: le Cameroun !
6 octobre, 2019, 12:31
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Pour une fois, la France avait multiplié les protestations envers le régime camerounais, qui a dû se contraindre à libérer l’opposant Maurice Kamto, probable vainqueur de la récente élection présidentielle et président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun.

Il avait été arrêté en raison des marches de protestation résultant du hold-up électoral, maintenant au pouvoir Paul Biya.

Paul Biya, 86 ans, est à la tête du Cameroun depuis 37 ans.

La crise démocratique, qui touche l’Afrique centrale dont le Gabon voisin, est accentuée au Cameroun par la dichotomie avec les anglophones.

Les régions anglophones sont peu prises en compte par le pouvoir centrale.depuis l’Indépendance en 1961.

En réalité, leur spécificité est tout simplement ignorée et combattue.

Le pouvoir central fait peu cas du bilinguisme allant jusqu’à imposer des manuels scolaires uniquement en langue française pour les enfants de la partie anglophone.
Accusé de faire une fausse concertation nationale, le régime a été forcé de libérer les militants de l’opposition emprisonnés afin de limiter son propre discrédit.

Mais, le pays est sous la menace d’une guerre civile, avec, en outre, les incursions de milices islamistes radicales qui n’hésitent pas, dans ce climat malsain, à essayer de profiter de cette situation malsaine pour déstabiliser le Cameroun.
Avec le Gabon et le Congo, l’Afrique centrale, aux prises avec des dictatures longues et implacables, est de plus en plus menacée par des logiques et des risques d’implosion.

Mengue M’Eyaà,

Présidente du Mouvement Civique des Femmes
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Porte parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)

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https://www.lemonde.fr/…/au-cameroun-la-liberation-du-premi…

Arrivée triomphale de Maurice Kamto par la population, après qu’il ait été libéré.

CAMEROON-POLITICS-OPPOSITION

 



Disparition de Jacques Chirac: une époque pas si révolue…
26 septembre, 2019, 20:27
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Il n’est pas très aisé de « rendre hommage » au Président Chirac, même si l’on ne peut que s’incliner face à la disparition d’un homme d’Etat qui a marqué son pays depuis une quarantaine d’années.

CHIRAC JOSPINJacques Chirac, président de la République, et Lionel Jospîn, Premier ministre sous la cohabitation

Homme sans doute complexe, il avait été dans sa jeunesse ouvert aux idées progressistes et même avait côtoyé le Parti communiste dans les années 50 (Appel de Stockholm contre la course aux armements nucléaires).
Mais, l’homme politique que nous avons vu en activité n’avait pas vraiment de rapport avec ce passé. En effet, Jacques Chirac était celui qui avait fondé le RPR en reprenant la suite de l’UNR. Il était surtout « l’ami » de quelques dictateurs africains qui ont participé au financement de son action politique, à une époque où le financement politique était obscur et caché.
De ce fait, Chirac était « l’ami » d’Omar Bongo, qu’il a toujours soutenu et qui le lui a rendu.
De même en 1986, alors Premier ministre, il réinstalle symboliquement le vieux Foccard à Matignon 5 ans après la venue de la gauche au pouvoir, et, à cette époque là,de la tentative de rupture exprimée notamment par Jean Pierre Cot, emblématique ministre de la coopération. cela était bien sûr avant la conversion de la gauche au « réalisme » africain.
Le RPR avait besoin d’argent et cet argent vient d’Afrique, et des anciennes colonies.
Tout le parcours politique de Chirac aura été de maintenir la doxa néo colonialiste de la France, une doctrine qui aura finalement peu évolué au fil des ans. Il participera par exemple au retour de Sassou Nguesso au pouvoir au Congo contre le Président Lissouba et il n’aura de cesse de marquer son mépris envers le Président Gbagbo.Lionel Jospin, alors Premier ministre de cohabitation, racontera plus tard qu’il a dû s’opposer à J Chirac, Président de la République, qui voulait envoyer l’armée française pour renverser le Président ivoirien il sera exaucé quelques années plus tard par son successeur détesté Nicolas Sarkozy.
C’était l’Afrique des comptoirs et des hommes-liges, chers à l’idéologie des foccardiens.
A aucun moment, Chirac n’exprimera un quelconque regret. Au contraire, ses prises de position seront toujours marquées par des a priori régressifs du type: « l’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie », ou mieux encore, lorsqu’il était maire de Paris, il évoquait les « bruits et les odeurs » des Africains dans les HLM,
L’homme était paradoxal car il a été par la suite le plus fervent soutien du musée des arts premiers, notamment dédié aux cultures africaines. Ce magnifique espace réalisé pendant le temps de sa présidence de la République est d’ailleurs situé sur les quais de Seine à Paris.
Avec Chirac, certaines paroles ne seraient plus supportables aujourd’hui.
Mais, malgré cela, reconnaissons-lui ce mérite de n’avoir jamais frayé avec l’extrême droite française !
Cette position assumée a plus ou moins tenu au sein de la droite française, mais l’avenir est beaucoup plus incertain.
Quant à la politique africaine de la France, on peut dire, à la décharge de Jacques Chirac,que la forme – et la sienne exprimée était abrupte – était une chose, la continuité des pratiques, avec ou sans discours, en est une autre. C’est là le drame du continent avec ou sans le Président Chirac !

Mengue M’Eyaà
Présidente du Mouvement Civique des Femmes
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Porte parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)

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17 août 1960 – 17 août 2019 : Quelle indépendance ?
17 août, 2019, 18:44
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Le 15 août 2019, la République française s’est souvenue des combattants issus des colonies africaines qui ont contribué à sa libération dans les années 1944-1945.

Dans la mémoire collective, l’on a surtout retenu le débarquement de Normandie des alliés. Mi-août 1944, le débarquement de Provence a pourtant été essentiel pour La Libération de la France. Les soldats venaient de toute l’Afrique et ont été peu mis en valeur, au nom de principes plus ou moins avouables, le plus horrible étant sans aucun doute la ségrégation américaine qui « imposait » que l’on ne vît pas de soldats noirs… D’où le grand mutisme des archives audiovisuelles.

De son côté, le Général de Gaulle souhaitait montrer surtout une France qui aurait été massivement résistante avec un minimum de renfort de la part des troupes des colonies, d’ où le choix d’éviter de montrer des soldats des colonies sur les Champs Elysées.

Toutes ces raisons plus détestables les unes que les autres ont conduit à une sous-estimation de la portée du débarquement de Provence aujourd’hui considéré et rehaussé par la présence du Président de la République française.

Cette commémoration retrouve une place qui aurait dû être la sienne au même titre que celle de Normandie.

Une véritable œuvre de mémoire au Gabon aurait dû être consacrée à celle du Capitaine Ntchoreré, un des officiers venant des colonies, qui a défendu l’honneur de la France, et a aussi défendu l’honneur des soldats « coloniaux » .
Il a refusé d’être traité comme un « sous-homme » par la Werhmacht qui l’exécuta lâchement d’une balle derrière la tête parce qu’il était noir. Le silence autour de ce souvenir d’un héros, à plusieurs titres, est un scandale majeur tant au Gabon qu’en France. Peu de soldats dits « de couleur » ne se sont livrés à des actes de bravoure de ce niveau.

Ainsi la France de 2019 rend hommage aux vaillants combattants qui ont œuvré à la restauration de sa démocratie, tout en s’assurant que les peuples vivants en Afrique soient maintenus dans un joug étroit à l’intérieur de féroces dictatures comme l’est celle du Gabon. Ces mêmes intellectuels et militants qui se sont mobilisés pour le soutien à la mémoire des soldats coloniaux pourraient également le faire en soutien de leurs descendants aux prises avec des despotes soutenus par la France depuis le 17 août 1960…

Un autre évènement tragique de ces dernières semaines a touché le peuple gabonais :

La disparition de Pierre Péan survenue en juillet 2019 vient clore un chapitre de l’histoire de notre pays, le Gabon. Il était un des rares hommes français, écrivain et journaliste, à avoir manifesté de l’empathie à l’égard du peuple gabonais. Il l’a fait dès 1983 année de parution de son premier livre, « Affaires africaines ».

Cette connaissance si particulière, Péan l’a acquise en raison de sa grande proximité avec le Gabon et particulièrement avec Jean Marc Ekoh, une des rares consciences politiques et acteur des événements de 1964 au Gabon. Il avait été ministre du seul Gouvernement issu du coup d’Etat et bénéficiant à ce titre d’un prestige reconnu jusqu’à ce jour.

Pour la première fois de l’histoire des relations entre la France et le Gabon, un Français bénéficiant d’une certaine notoriété, a eu le courage de décrire avec de nombreux détails la nature des relations franco-africaines depuis l’indépendance du Gabon, l’action néfaste de Foccard et de ses ambassadeurs de France, les meurtres et enlèvements, les manipulations diverses de l’ancienne puissance coloniale, s’appuyant sur un individu sorti de nulle part, devenu homme clé du renseignement français, Omar Bongo, bientôt propulsé à la tête du jeune État.

C’est pourquoi Pierre Péan est entré dans la mémoire historique du Gabon, ce long combat mené depuis la disparition de Léon MBA (premier Président du Gabon ) en faveur de la démocratie.

Ses ouvrages portant sur ce qu’on n’appelait pas encore la Francafrique ont permis à de nombreux Gabonais et Gabonaises, mais aussi aux Français, stupéfaits, de connaître la vérité du pouvoir de ceux qui se maintiennent en fonction contre tous les résultats électoraux possibles.

Ce 17 août 2019 est donc bien celui de Pierre Péan. Je voudrais redire ici toute la sollicitude que nous avons envers sa famille. Nous partageons de manière inconsolable cette douleur de sa disparition.

Malheureusement, le Gabon demeure le « torrent de larmes » équatorial depuis août 2016, et son ultime confiscation du vote démocratique par le même clan au pouvoir depuis 50 ans.

La déclaration de vacance du pouvoir suite à l’empêchement physique de M. Bongo a été jusqu’à présent rendue impossible par le régime lui-même qui ruse avec le droit et contourne toute procédure démocratique.

Le message à la nation du 17 août 2019 du Président de la République élu, Jean Ping, confirme que les Gabonais ne céderont rien au temps qui passe : il y a eu coup d’État militaire et électoral en août 2016.

Sur TV5 Monde, dès octobre 2018, j’avais été la première à indiquer que la vacance de pouvoir aurait dû être constatée. Au lieu de cela, en violation de toutes les règles de droit, la Cour constitutionnelle ne l’a pas fait allant jusqu’à écrire un nouvel article (illégal ) de la constitution pour assurer un remplacement temporaire de la présidence du conseil des ministres.

En réalité, selon ce qu’il est apparu, les factions du pouvoir ont pris le contrôle de l’appareil d’ État et jouent une sorte de théâtre d’ombre. Des groupes autrefois prospères sont écartés au profit d’autres. Pendant ce temps là, le peuple gabonais est spectateur des luttes d’influence qui n’ont aucun effet sur son quotidien toujours plus difficile.

Ce 17 août n’est donc pas une fois de plus l’anniversaire d’une indépendance heureuse et accomplie plus de 60 ans après. Il s’agit pour nous d’un ultime questionnement sur l’art de la guerre et les stratégies à mener collectivement pour enfin mener à son terme un changement tant attendu. Sans prophétisme, ni contemplation, il faudra donner à l’ indépendance sa première définition.

Les Gabonais se mobilisent activement à l’extérieur comme le démontrent les rassemblements dans différentes villes françaises. Mais, c’est au Gabon que la résistance active doit être en mouvement, pas seulement dans les discours mais aussi dans les actes. Il suffit de voir ce qui se passe au Soudan en Algérie, et même à Hong Kong.
Au Soudan, les manifestant-e-s ont obtenu que 40 % des député-e-s soient des femmes, une telle exigence étant unique en Afrique. Elle devrait faire réfléchir tous ceux et toutes celles qui se battent en faveur du changement au Gabon.

Comme l’a rappelé volontairement le Président Macron lorsqu’il a reçu le Président du Ghana en France, il n’y a pas de « père Noël » qui instaurera de l’extérieur la démocratie.

En ce 17 août 2019, il faut arrêter d’attendre de la France qu’elle vienne nous « libérer ».
La libération ne viendra que des Gabonais et des Gabonaises et de personne d’autre.

Mengue M’Eyaà
Présidente du Mouvement Civique des Femmes
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Porte Parole de Jean Ping (élections présidentielles 2016)

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L’art du mentir vrai de la Présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon !
27 avril, 2019, 19:31
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Sans rire, dans les colonne de l’Union (20-22 avril 2019), Journal de propagande du régime, Mme Mbourantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle prétend : « Je peux affirmer que je suis une femme victime de violence ».

Mbourantsuo - L'Union - 20 et 22 avril 2019 

Après un numéro de Jeune Afrique qui lui a été consacré , et qui a été payé à prix d’or par le régime, voilà Mme Mbourantsuo, qui se targue d’être victime de la calomnie parce que femme.

Le raccourci est habile, mais surtout à usage externe du Gabon. Il ne convainc évidemment personne car Mme Mbourantsuo n’est pas féministe, ni sensible aux causes féministes. Elle veut bien en assurer le mime pour sa cause personnelle, car le clan est en danger.

Ainsi, une des femmes les plus détestées du Gabon serait donc une victime du sexisme. C’est oublier qu’elle est en place depuis une trentaine d’années, qu’elle travestit le droit depuis son arrivée, et qu’elle participe de l’absence d’alternance démocratique au Gabon. Elle est elle-même un des rouages décisifs de la confiscation du pouvoir du clan Bongo auquel elle appartient. Elle n’est donc pas un exemple pour les femmes gabonaises qui devraient se projeter autrement dans leur vie que par des stratégies matrimoniales pour leur épanouissement professionnel.
Il paraîtrait qu’au Gabon existe une journée des femmes qui aurait lieu le 17 avril. Cette journée est visiblement déconnectée de la date choisie par les Nations unies ; qui est le 8 mars. Il s’agit d’ailleurs de la journée des droits des femmes. On ne sait pas qui a choisi la date du 17 avril, et pour quelles raison(s). Mais, l’on voit s’agiter à cette occasion toute la nomenklatura du régime qui essaie, à cette occasion, de se raccrocher, le plus possible aux effets bénéfiques d’une si belle cause, si mal desservie au Gabon.

Il est important de rappeler ici que la journée des droits internationales des femmes est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européens et américains. Le 28 février 1909 une journée nationale de la femme » (National Woman’s Day) est célébrée aux Etats Unis

À la suite d’une proposition de Clara Zetkin en août 1910, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première « Journée internationale des femmes » et revendique leur droit de vote, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Depuis, des rassemblements et manifestations ont lieu tous les ans. 
Le 8 mars est une journée de rassemblements à travers le monde et l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des événements partout dans le monde pour :
fêter les victoires et les acquis
faire entendre leurs revendications 
améliorer la situation des femmes
C’est aussi l’occasion de mobiliser en faveur des droits des femmes et de leur participation à la vie politique et économique. 
Les Nations Unies définissent chaque année une thématique différente.
Au Gabon, on ne voit pas l’intérêt de se distinguer du 8 mars. Par ailleurs, le bilan sur les acquis étant catastrophique, il vaut mieux célébrer la « femme allaitante », comme si le rôle d’une femme était exclusivement d »être voué à la maternité et à ce qui va avec. Les insuffisances en matière de droits des femmes volontairement dissimulées sont peut-être la véritable raison de la déconnexion du Gabon vis à vis du reste du monde.

Depuis la mise en œuvre du régime d’Omar Bongo et de son successeur son fils adoptif, on ne compte pas la faible ascension des femmes à l’intérieur du système tribal et dans la société gabonaise. Les quelques postes en vue occupés par des servantes du régime illégitime ne suffisent pas à dissimuler la pauvreté de représentation des femmes gabonaises dans les différents secteurs de la vie sociale, politique ou économique malgré leur dynamisme évident.

Une grande magistrate gabonaise a été pressentie il y a quelques années pour rejoindre la cour internationale de la Haye, elle n’a jamais été soutenue par son pays le Gabon car ne faisant pas partie du clan Bongo. Malgré ses compétence, le poste a été proposé à un autre pays africain.

La prostitution organisée au sein du parti Etat dans les années 70, puis jusqu’à encore récemment, s’est accompagnée dans la société toute entière de positions ultra conservatrices et hypocrites, encouragées par les mouvements réactionnaires extrémistes chrétiens, prônant l’infériorité de la femme par rapport à l’homme, l’interdiction de la contraception, et la non reconnaissance de l’interruption volontaire de grossesse.
Il est possible à quelques femmes d’y avoir accès, mais ce n’est pas le cas du plus grand nombre de femmes gabonaises.
De ce fait, célébrer une « journée de la femme » , et non une journée des Droits des femmes ,au Gabon, semble une aimable plaisanterie, s’il n’y avait des conséquences très directes sur la régression des droits des femmes au début du XXI ème siècle.
C’est à ce moment qu’intervient dans l’Union la plus parfaite représentation de la caricature de femme objet, Mme Mbourantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle.
Ainsi dans un entretien surréaliste, sans doute réalisé pour attendrir les Français de l’ambassade de France à Libreville, et au-delà, Mme Mbourantsuo se livre à un exercice d’auto promotion sous forme de victimisation.
Faut-il rappeler le parcours de Mme Mbourantsuo ?

Issue de l’ethnie bateké, elle est nommée présidente de la Cour constitutionnelle en raison de sa proximité avec Omar Bongo, avec lequel elle a eu deux enfants (l’un est actuellement ministre du régime). Elle avait probablement un doctorat en droit – ce qui reste à vérifier compte tenu des mensonges fréquents en cette matière au sein du pouvoir – mais n’a jamais vraiment exercé de fonctions de magistrat, ni d’avocat.

Après un passage dans une autre sinécure de la république, elle fut nommée à la cour constitutionnelle en 1990 par Omar Bongo avant d’être docteur en droit, en 2005, selon la biographie officielle, ce qui montre la réelle nature partisane de la nomination.

De 1990 à 2019, il s’est passé 29 années au cours desquelles elle n’a pas bougé de ses fonctions défendant avec férocité les intérêts du régime.

Sans avoir travaillé, ou presque, sur le terrain judiciaire, ou juridique, directement nommée à la Cour constitutionnelle, elle n’a jamais véritablement quitté cette fonction avalisant, avec un caractère systématique, les fraudes électorales dans sa province d’origine le Haut Ogooué,et ailleurs empêchant les différents vainqueurs des élections présidentielles depuis, Mba Abessolle, en passant par Pierre Mamboundou, André Mba Obame, et plus récemment Jean Ping, de siéger. Elle s’est même opposée à la mission d’observation de l’Union européenne en 2016, qui n’a pu avoir accès aux résultats « officiels » et « trafiqués » récoltés dans le pays; Les montrer aurait dévoilé la supercherie et la fraude massive.

A la suite de l’AVC d’Ali Bongo, elle réécrit un article de la constitution gabonaise de façon à empêcher la déclaration de vacance du pouvoir, et de légitimer une réunion du conseil des ministres sans la présence d’Ali Bongo.Dans n’importe quel pays du monde ,elle aurait été passible d’une Haute cour de justice ,car elle a violé la constitution pour privilégier son fils Ali Bongo .Mme Mbourantsuo est le symbole des confits d’intérêts permanent du clan Bongo renouvelé à l’infini …

De ce fait, elle n’est donc pas une femme victime de harcèlement en raison du fait qu’elle est une femme. Elle est attaquée en raison de ses positions illégales dans l’institution dont elle est censée être la garante.
Les violences faites aux femmes ont peu de prises sur son action, ni sur ses prises de parole. Elle invoque seulement la cause des femmes pour son propre compte, ce qui est un toupet absolu .

La santé des femmes dans les hôpitaux gabonais dépourvus de moyens, les violences quotidiennes, les inégalités d’accès à l’éducation ou à l’emploi, la contraception, tous ces sujets n’ont jamais fait l’objet d’aucune attention de la part de Mme Mbourantsuo. De même, alors qu’elle occupe une des plus hautes fonctions qu’un pays peut avoir en matière de droits, elle fait semblant d’ignorer que le code civil gabonais indique que la « femme doit obéissance à son mari » dans le livret de famille , ce qui génère une violence impunie des hommes envers les femmes.

D’ailleurs, le fait de battre une femme, qu’elle soit épouse ou non, au Gabon n’est reconnu ni comme un délit ou un crime. Certains disent même avec ironie que c’est une « preuve d’amour » .

A quel moment Mme Mbourantsuo est-elle intervenue, haut et fort, juridiquement, ou simplement en tant qu’autorité, pour que cette situation discriminatoire et de violence cesse ?

Une partie de l’argent détourné par elle, en dehors de son enrichissement personnel, sert aussi à financer des « églises évangéliques » dont on connait l’effet abrutissant sur les consciences des Gabonais et des Gabonaises. Les valeurs que ces organisations évangéliques portent sur le statut des femmes dans la société , empêchent que soient prises des mesurespour protéger les femmes.
En particulier, faudrait-il encore le rappeler, une étude récente, sous l’égide de l’UNESCO , a démontré que :

1 – 34% des jeunes filles gabonaises, ont eu leur première grossesse à moins de 17 ans, dont 1% à l’âge de 11 ans.

2 – La majorité des filles en état de grossesse précoce ,vivaient avec leurs mères seules (26%) ou leurs deux parents (24%). Celles vivant avec leurs pères seuls sont à 5%.

3 – 45% des filles gabonaises devenues mères ont redoublé ou abandonné leurs études.

4 – Le mésusage de la contraception, pourtant connue, est du à des refus culturels notamment de la part des partenaires masculins, et d’une certaine conception exclusive, et réactionnaire du rôle de la femme perçue comme personne au statut mineur.

On comprend que ces faits de société, pourtant problématiques et fondamentaux, ne sont évidemment pas dans les préoccupations des femmes du régime gabonais, tout à fait intéressées à maintenir leurs privilèges et à empêcher la progression des valeurs de progrès pour tous et toutes.

Cela démontre aussi qu’il y a une instrumentalisation des croyances religieuses par le régime pour empêcher tout esprit de révolte contre l’injustice et contre la présence du régime Bongo.

En revanche, les conflits d’intérêts au Gabon comme en France, où Mme Mbourantsuo est poursuivie pour corruption, sont son quotidien plutôt qu’une soudaine, et opportune, posture pseudo féministe dont on sait qu’elle est un élément du mensonge qu’elle colporte sur sa condition de femme vénale, à l’image de la vénalité des membres du clan Bongo, auquel elle appartient.

Comme l’a démontré une enquête menée par la télévision française, les achats compulsifs dans les magasins de la place Vendôme à Paris de cette autre femmes vénale, Mme Bongo, pourraient faire vivre des milliers de Gabonais pendant des dizaines d’années.

En définitive, l’intervention dans l’Union de Mme Mbourantsuo, ponctuée d’hommages appuyés à Ali Bongo, et gênants pour la fonction qu’elle exerce, est à mettre en relief dans un contexte visant à détourner l’attention de la réalité de ce qui se passe au Gabon, à savoir la situation de vacance de pouvoir, que le régime ne veut pas voir reconnaître.

Le régime, poussé dans ses retranchements, cherche visiblement à gagner du temps ! Une des principales artisanes de la fraude industrielle est sans doute la dernière ressource d’un pouvoir sans avenir. C’est pour lui à peu près la seule utilité de l’affligeante Mme Mbourantsuo.

Mengue M’Eyaà

Présidente du Mouvement Civique des Femmes

Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Porte parole de Jean Ping – Elections présidentielles 2016

MM

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