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COMMUNIQUE DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON
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Alors que le Gabon s’apprête à tourner la page d’une dictature de 40 années et en dépit des communiqués contradictoires du régime, la situation du pays est actuellement inquiétante.
Les partisans du Régime, au sein du clan Bongo, tentent de prendre le pouvoir par tous les moyens et déploient des méthodes de terreur en utilisant l’armée pour terroriser les Gabonais à Libreville. Les mensonges d’Etat essaient de faire croire qu’il ne se passe rien pour organiser la prise de pouvoir par ceux là mêmes qui le contrôlent depuis 1967.
Il est temps de faire le bilan de 40 années de pillage, de non développement, de prévarication au sein d’un pays à peine peuplé d’un million d’habitants. La santé publique, l’éducation, les richesses du Gabon, une inégalité affligeante existe entre les Gabonais qui appartiennent au petit groupe des privilégiés et ceux qui ne le sont. Il est anormal que moins de 1% des Gabonais concentrent 99 % de la richesse de ce pays. Le temps du changement est enfin arrivé.
Dans des conditions de fraude électorale manifeste, le régime s’est à chaque fois maintenu.
Le Mouvement civique du Gabon demande que le processus démocratique reprenne ses droits après 40 années d’interruption pour organiser la succession dans des conditions de transparence qui puissent être acceptables.
Aucun « coup d’Etat » légal ne doit avoir lieu au Gabon à l’issue duquel telle ou telle faction du Parti-Etat s’emparerait du pouvoir et poursuivrait ainsi la confiscation du pays.
C’est pourquoi, le Mouvement civique du Gabon appelle les forces démocratiques à constituer un front unique du refus à un coup d’Etat ou à toute autre action de force. Le mouvement civique du Gabon est disponible pour cette action unitaire.
Des mesures d’urgence s’imposent et il est essentiel que plusieurs instances internationales et pays amis en soient les garants afin d’empêcher le déclenchement d’une politique de la « terre brûlée » par ceux qui ne voudraient pas perdre les privilèges du pouvoir qu’ils s’arrogent depuis 40 ans.
Nous demandons également que :
-L’Union européenne et les Etats-Unis garantissent un processus démocratique au Gabon, des garanties pour qu’il ne soit pas mis en place une succession à la togolaise, installant au pouvoir un membre du clan Bongo sans élection.
-La France ne doit prendre aucune position particulière en faveur du clan Bongo et d’une solution militaire, car les ressortissants français ne sont pas menacés par l’émergence de la démocratie au Gabon.
Une élection présidentielle démocratique doit avoir lieu dans les délais les plus brefs, et la constitution actuelle suspendue !
Le mouvement civique du Gabon est disponible pour continuer à construire ce collectif et invite tous les hommes et femmes désireux d’un véritable changement à s’unir pour s’opposer à la poursuite de la dictature au sein d’un régime post-Bongo.
Paris, le 22 mai 2009
Signé : Mengue M’EYAA
Présidente du comité exécutif
Mouvement civique du Gabon
Ancienne conseillère du députée maire de Port Gentil, P. L AGONDJO OKAWE
Ancienne conseillère spéciale du président du Parti gabonais du progrès.
Mouvementciviquedugabon2009@live.fr
Tél ; 06 75 60 94 16
