Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Que dissimule le silence actuel du régime gabonais ?
26 juin, 2009, 7:00
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Le régime de transition qui a résulté de la mort de Bongo ne doit pas être un écran de fumée permettant aux mêmes de se maintenir au pouvoir. L’heure de l’alternance démocratique doit enfin sonner.

  

            Très curieusement, au lieu de mettre en place une équipe pluraliste chargée de gérer la transition, la présidente par intérim a nommé le même gouvernement issu du parti Etat avec pour ministres plusieurs détenteurs de fortunes colossales, acquises, comme on le sait, à la sueur de leur front…Certains auraient déjà voulu accéder au pouvoir directement par la force s’il n’y avait eu la pression internationale pour les en dissuader.   

            Si des élections libres et transparentes ont lieu au Gabon, les héritiers directs et indirects de Bongo ne pourront plus rançonner le pays et susciter la honte internationale sous prétexte d’une « paix », qui ressemble davantage à une « normalisation », assurée depuis 40 ans au prix d’une asphyxie politique du pays et d’une férocité prédatrice rare à ce niveau de ressources.

  

            Le Mouvement civique du Gabon approuve les intentions de neutralité de la France exprimées par son ministre des affaires étrangères, mais, il restera vigilant à ce que le discours officiel ne soit pas démenti par des actes ou comportements de soutien indirect aux délinquants d’Etat gabonais. Ce qui caractérise absolument ce régime est l’absence totale de scrupules pour garder le pouvoir et de propositions pour développer le Gabon.

               Il est inacceptable que des candidats potentiels à l’élection présidentielle soient encore ministres du régime et qu’ils tentent en utilisant les moyens de l’Etat de terroriser les Gabonais qui aspirent à voter librement pour le changement. 

  

  • Les élections doivent se dérouler sous le contrôle de l’Union européenne et des Etats-Unis. Une conférence chargée de mettre en place les conditions du scrutin doit se dérouler dans un pays tiers, en France, afin d’éviter les tentatives d’intimidation.

  

  • La Garde présidentielle ainsi que la police et l’armée ne peuvent être laissées aux mains des partisans du régime.

Pendant le temps de la transition, toutes les forces de sécurité doivent passer sous le  contrôle du plus haut magistrat gabonais, garant des libertés individuelles. 

  

Le Mouvement civique du Gabon indique que l’espoir nouveau suscité par la fin de Bongo ne peut être à nouveau déçu par la retombée d’intérêt de la communauté internationale. En l’état actuel,  le respect des institutions ressemble à une manœuvre légale pour avantager la famille Bongo et leurs  partisans. 

  



Le Mouvement civique du Gabon demande le report des élections présidentielles de 6 mois et la tenue d’une conférence internationale à Paris pour empêcher les fraudes
15 juin, 2009, 23:26
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La propagande d’Etat complaisement répandue y compris par d’anciens opposants est de faire croire que la disparition de Bongo serait une menace pour la paix au Gabon, en Afrique, et dans le monde entier. Il faut rassurer les Gabonais. La seule paix véritablement menacée est celle qui existait au sein de sa propre famille politique et de sa parenté immédiate. En effet, l’investiture « forcée » de Mme ROGOMBE, qui a contredit les envies multiples de « coup d’Etat », commence à inquiéter ceux là même qui  occupent le pouvoir depuis plus de 40 années et ceux qui l’ont rejoint plus récemment.

 Le Mouvement civique du Gabon tient à se féliciter du suivi rigoureux du texte constitutionnel. Toutefois, il considère comme impossible la tenue d’élections transparentes et libres dans un délai de 45 jours. En effet, le Parti -Etat est rompu aux pratiques de fraudes massives et de désignations de vainqueurs, notamment aux législatives, dans le bureau de Bongo. Les conditions ne permettent pas d’organiser dans un contexte serein des élections démocratiques au Gabon.

Un délai de 6 mois au minimum est absolument nécessaire.

Le Mouvement civique du Gabon demande en outre l’organisation en dehors du pays, à Paris,  dans un délai rapide d’Etats généraux de la démocratie afin que les partis politiques démocratiques gabonais, et associations issues de la société civile puissent fixer le cadre de ces futures élections. Afin de préserver les démocrates de tentatives d’intimidation, cette conférence doit se dérouler sous l’égide des Etats Unis, de la France et de l’Union européenne en tant que garants.

le 15 juin 2009, 

 La présidente du Conseil exécutif,

 Signée: Mengue M’Eyaa



8 juin, 2009, 22:13
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 LIBERTE, EGALITE, SOLIDARITE!

Ce soir, des bruits de bottes résonnent dans Libreville déserte!

Terrorisés une fois de plus depuis 40 ans, les Gabonais sont contraints de se taire et de rester embastillés au Gabon. Ce n’est pas parce que des opposants gabonais ont trahi qu’il faut oublier ceux qui sont morts debout sur le bord de mer ou ailleurs, fusillés parce qu’ils avaient osé dire non, ou bien « accidentés ». Ce n’est parce que certains Français ont soutenu le régime que la France est une ennemie du Gabon. Les Français du Gabon ne doivent pas se sentir menacés par un quelconque changement qu’ils ont toujours apprécié dans leur propre pays.  Les valeurs universelles de liberté, d’égalité de justice et de fraternité sont aussi valables au Gabon, sous les tropiques, .

L’armée circule dans tous les quartiers sous prétexte d’un deuil national qui ne touche que les soutiens directs du régime. L’objectif réel est de faire taire la joie du peuple gabonais. L’horizon se lève enfin.

Résistance! Résistance ! Résistance! Les Gabonais doivent résister et s’unir pour s’opposer.

Les démocrates de l’Europe, d’Amérique latine et des Etats Unis  doivent se déterminer comme ils l’ont fait pour la Chine, la Roumanie, ou la Côte d’Ivoire. Que n’a t’on pas entendu sur la Côte d’Ivoire? Se taire revient à être complice du régime Bongo et de tous ceux qui l’ont maintenu jusqu’à aujourd’hui. Peut on s’indigner pour Tienanmen, le Tibet, le Kosovo, et se taire éternellement pour le Gabon ? Non.

Un autre Gabon est possible aujourd’hui!

 

 

Mengue M’Eyaa

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon



Mort d’Omar BONGO
8 juin, 2009, 8:03
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Le site internet Lepoint.fr a annoncé dans la nuit du 7 au 8 juin la mort d’Omar BONGO.

De manière inattendue, le premier ministre gabonais n’est pas « informé »: qu’il s’informe auprès des autorités espagnoles et françaises, puisque le clan Bongo, conformément aux méthodes qui leur sont habituelles, tente de dissimuler la vérité!

Les méthodes d’intimidation du régime ne sont pas une solution à la mal vie des Gabonais sur laquelle un gouvernement démocratique devra rapidement se pencher.

Le Mouvement civique du Gabon met en garde le régime gabonais contre toutes tentatives de coup de force et entend être très attentif à la tenue rapide d’une élection présidentielle sous l’égide de L’Union européenne et des Etats Unis.