Au cours de la transition, Mme ROGOMBE pouvait entrer dans l’histoire… au lieu de cela, le Gabon entre à reculons dans la modernité démocratique!
Mme Rose ROGOMBE est devenue chef d’Etat par intérim dans les conditions que l’on sait, après la mort de BONGO dissimulée puis révèlée à force de pressions internationales.
Auparavant Présidente du Sénat, institution inutile au Gabon crée pour « recaser » les membres les plus méritants du Parti Etat, elle avait été « élue » après la disparition de RAWIRI, autre sinistre baron du régime, ayant contribué dans les années 60 à l’installation de Bongo au pouvoir après la disparition « précipitée » du Président Léon MBA. Personne n’avait vraiment d’illusions sur sa capacité réelle à gérer la transition. Mais, enfin, les Gabonais pensaient que le pire aurait pu survenir avec une éventualité de coup d’Etat…
En réalité, au lieu de dominer les évènements, elle est dominée par eux avec la faculté destructrice du parti-Etat, qui est d’axphyxier tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une forme démocratique. Ainsi en a t’il été de la fixation du calendrier électoral! Sans tomber dans les errements de la Côte d’Ivoire, pays dans lequel les années passent sans élection, il était tout de même possible et souhaitable de reculer la date de l’élection présidentielle à un seul tour, aberration constitutionnelle, Après avoir consenti à rencontrer certains partis politiques d’opposition-sauf le mouvement civique du Gabon-, elle a chargé mollement le Gouvernement de porter l’idée auprès de la Cour constitutionnelle, laquelle s’est empressée de défendre les intérêts du parti-Etat et de prendre, comme à l’accoutumée, le parti de la fraude et du clan Bongo. Elle a donc refusé l’allongement des délais. Là encore, aucune protestation!
Mme ROGOMBE a encore manqué de réactivité pour exiger que l’inscription sur les listes électorales se fasse dans des délais plus longs. Avec une urgence injustifiée, les Gabonais ont disposé d’une seule semaine pour s’inscrire dès lors qu’ils en étaient informés. Ce qui en soi était un prodige. Certaines ambassades à l’étranger ont soigneusement omis de communiquer sur ce sujet préférant faire campagne ouvertement pour le régime.
Dernier fait d’arme d’une présidente par intérim à la recherche de son destin: la composition du Gouvernement, ou devrait-on dire, la décomposition de celui-ci. Trois gouvernements pléthoriques en un mois, la perte d’un premier ministre, et le scandaleux maintien au pouvoir du premier comploteur de la République gabonaise, dans les fonctions de ministre de la Défense, abhorré dans tout le Gabon et au delà…
Au lieu de prendre ses responsabilités au Gabon, sur RFI, Mme ROGOMBE ironise sur le destin du Parti socialiste français sans que personne ne lui ait rien demandé. Que Mme ROGOMBE prenne la mesure des évènements actuels au Gabon et, peut-être, pourra t’elle entrer dans l’histoire ! Elle n’en prend pas le chemin et prend le risque d’être associée aux 42 années de honte que les Gabonais viennent de traverser…
Conférence de presse du 24 juillet: dans le cadre des élections présidentielles, le Mouvement civique du Gabon lance des débats participatifs avec les Gabonais.
« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde »
Aimé CESAIRE, « Discours sur le colonialisme »
Dans un climat détendu et convivial, Mme Mengue M’Eyaa, présidente du Mouvement civique du Gabon, a tenu une conférence de presse le 24 juillet à 16 heures en présence de très nombreux Gabonais.
Elle a pu énoncer les priorités du M.C.G au cours de la campagne électorale ainsi que pour ce qui suivra.
Il est clair que les conditions du vote sont loin d’être claires et transparentes. Les Gabonais de l’étranger sont considérés comme quantités négligeables. Ils ne peuvent se positionner pour les élections présidentielles. Pourtant, nous n’en sommes pas moins Gabonais, que l’on soit à Lambaréné, à Noisy le Sec, New York, Lisbonne ou Bitam. Des conditions territoriales ont été imposées et sont telles qu’elles interdisent à tout Gabonais résident à l’extérieur du Gabon d’être candidat. Le Mouvement civique du Gabon représenté par sa présidente du Conseil exécutif en a été la première victime. Il serait temps que l’opposition s’exprime lorsqu’un acteur politique est brimé dans son expression
Il est pourtant nécessaire de ne pas céder au découragement et que les Gabonais et les Gabonaises s’assurent qu’ils aient bien été inscrits sur les listes électorales en dépit des entraves nombreuses du parti-Etat. Il faut vérifier que des inscriptions multiples n’aient pas été faites. Le régime refuse bien entendu de prolonger les délais d’inscription. Il a peur des Gabonais.
Il avait été rappelé en vain à la Présidente par intérim l’intérêt de repousser de quelques semaines la date du scrutin. On ne reviendra pas sur l’affligeante décision de la Cour constitutionnelle de s’y refuser.
L’impréparation et la précipitation visent sans aucun doute à tenter de perturber les Gabonais. Mais, il ne faut pas céder au renoncement voulu par le régime. Mme Mengue M’Eyaa demande que l’Organisation des Nations Unies et que l’Union européenne nomment des observateurs impartiaux à cette élection. Le M.C.G présentera prochainement les différentes priorités qui sont les siennes. Elles feront l’objet d’une publication, ce qui permettra à chacun de se faire une idée du changement nécessaire.
Les Gabonais, notamment les femmes, ne doivent pas les laissés pour compte de cette élection après qu’ils aient été ignorés et méprisés pendant 42 années. Des politiques de santé publique (paludisme, valorisation de la pharmacopée) et d’éducation volontaristes doivent permettre de redresser la situation d’enfoncement dans laquelle le Gabon est aujourd’hui. Il faut également qu’une nouvelle éthique entoure les institutions et la dévolution du pouvoir. La politique ne peut être, par exemple, un mode de construction d’un patrimoine individuel par les hommes ou les femmes qui occupent des mandats. C’est pourtant ce que l’on connaît depuis toutes ces années.
L’environnement riche du Gabon doit impérativement faire l’objet d’une protection car notre pays est au cœur de toute les questions de développement durable…alors que les richesses du pays font l’objet d’un « dépècement » inacceptable aujourd’hui. L’on doit se consacrer à la filière solaire, énergie gratuite et inépuisable au Gabon.
Sur le contexte actuel, Mme Mengue M’Eyaa a rappelé l’urgence à combattre tout fanatisme tribal de quelque côté que ce soit. Nos peuples doivent pouvoir vivre ensemble. C’est notre devoir que de le rappeler, même si le parti Etat a cultivé la « géopolitique » et la préférence ethnique pour dissimuler ses incompétences en matière de développement du pays.Le changement politique est impératif afin que tous les Gabonais puissent sortir de la misère intellectuelle, morale et sociale, dans laquelle ils ont été plongés malgré eux. Les Gabonais et Gabonaises présentes ont à leur tour pris la parole.
En concluant, Mme MENGUE M’EYAA a précisé vers 19 h 30 que d’autres rencontres participatives autour de notre pays auraient lieu dans les provinces du GABON et partout dans le monde où sont présents les Gabonais.
Si vous souhaitez co-organiser un débat participatif sur un sujet lié au Gabon et à l’élection présidentielle, contactez le Mouvement civique du Gabon par mail : E mail : mouvementciviquedugabon2009@live.fr
Mengue M’Eyaa, présidente du conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon sur AFRICA n° 1
Le 22 juillet 2009, Mme MENGUE M’EYAA était sur la radio Africa n°1 pour donner la position du M.C.G sur la situation.
Les Gabonais ont une chance de pouvoir changer le Gabon de manière démocratique. Le Gabon est un des derniers pays dans l’échelle de développement humain. Ce n’est pas normal.
Les candidats naturels n’existent pas.. Le candidat du passé et du passif n’a pas de légitimité particulière car il est aussi contesté de l’intérieur. Soupçonné dans le cadre d’instructions judiciaires, il n’aurait jamais dû être reconduit ministre de la Défense si ce n’était les vieux réflexes de protection du clan Bongo qui a du mal à se séparer du pouvoir, et surtout des facultés d’enrichissement qu’il procure. Ces méthodes de gestion sont à proscrire.
Il faut que le Gabon puisse avoir la place qui lui revient, ait une véritable politique sociale, qu’une nouvelle éthique du pouvoir soit installée avec l’arrivée d’un chef d’Etat normalement élu.
Pour en savoir plus: conférence de presse du Mouvement civique du Gabon, le 24 juillet à 16 h 00 au café « la Comète », 6 rue des Archives à Paris (4 è arrondissement).
Urgence démocratique: conférence de presse de Mme MENGUE M’EYAA, présidente du Mouvement civique du Gabon
Mouvement civique du Gabon
Communiqué de presse
La transition politique au Gabon est soumise à de nombreuses incertitudes. Les conditions ne sont pas remplies pour que l’élection présidentielle soit enfin démocratique et transparente.
En effet, les tentatives de confiscation du pouvoir par les tenants du clan Bongo ont pour le moment échoué. Les milices de mercenaires armés et payés par eux sont à Libreville prêts à un éventuel coup d’Etat.
Le Mouvement civique du Gabon (M.C.G) est décidé à relever le défi démocratique unique dans l’histoire du pays afin qu’il puisse se redresser de 42 années de sous-développement organisé.
La présidente du Conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon (M.C.G), MENGUE M’EYAA , tiendra une conférence de presse sur sa candidature à l’élection présidentielle en tant que première femme responsable politique et sur des propositions d’avenir pour le Gabon le vendredi 24 juillet 2009 à Paris à 16h00 :
Café la Comète
6, rue des Archives
(à proximité de l’Hôtel de ville de Paris)
75 004 PARIS
Confirmation de présence, svp, mercredi 21 juillet au plus tard
Contact presse : 06 75 60 94 16 et 06 09 98 13 93
http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr
E-mail :mouvementciviquedugabon2009@live.fr
La Cour constitutionnelle au service de la fraude électorale…
Conformément aux traditions bien établies au Gabon, la Cour constitutionnelle vient de rendre un immense service à l’entreprise de fraude électorale du Parti- Etat qui ne s’attendait pas à tant d’égards. En effet, celle-ci vient de fixer au 6 septembre le délai d’organisation de l’élection présidentielle, terme des 45 jours, indiqués par la constitution, depuis la mort « officielle » de Bongo.
Les listes électorales actuelles trafiquées par le parti unique ne peuvent actuellement servir de base à un scrutin présidentiel. Elles doivent être fiabilisées par une commission pluraliste. Faisant fi de toutes les demandes légitimes de l’opposition de repousser cette élection, dont celle du Mouvement civique du Gabon, il a fallu peu de temps à la Cour constitutionnelle pour déployer un zèle d’autant moins suspect à l’endroit du parti « démocratique » gabonais (PDG) que chacun connaît la composition très impartiale de celle-ci. Tous ses membres choisis et nommés par Bongo doivent au clan les conditions de leur présence. On rappellera également les états de service remarquables de Mme MBOURANTSO, sa présidente, parente de l’ex-chef de l’Etat, qui avait avalisé sans sourciller, au milieu des fraudes et des blindés dans les villes gabonaises, les deux derniers hold up électoraux de BONGO.
Aucune bonne surprise n’était donc à attendre de ce côté-là et la seule surprise vient sans doute d’une partie de l’opposition gabonaise qui fait semblant de croire que les élections vont tout de même, en dépit de signes évidents de précipation suspecte de la part du régime, se passer dans de bonnes conditions. Par ailleurs, sous le prétexte fallacieux d’éviter des candidatures fantaisistes, des dispositions scélérates ont été prises par le régime afin d’imposer une condition de résidence préalable ainsi qu’une caution démesurée aux candidats à l’élection présidentielle, à la seule portée financière de ceux qui pillent le Gabon depuis 40 ans.
Compte tenu du contexte annoncé de fraude massive et après ce dernier coup d’Etat constitutionnel, le Mouvement civique du Gabon appelle à nouveau toutes les forces d’opposition au régime à se rencontrer rapidement. Il n’est pas exclu que le Parti Etat tente de mettre le pays à feu et à sang afin d’empêcher l’alternance. Il faut une riposte adaptée car même dans les régimes les plus verrouillés, comme l’Iran, rien n’empêche la résistance. Au Gabon, la tension monte avec une mobilisation des étudiants qui entendent défendre leurs justes droits.
Le Mouvement civique du Gabon est aussi à leurs côtés.
La présidente du conseil exécutif,
Mouvement civique du Gabon
Mengue M’Eyaa
Mme Rogombe a-t-elle décidé de se concerter avec elle-même et d’ignorer tous les Gabonais ?
La présidente par intérim, Mme ROGOMBE, choisit ses interlocuteurs, partis et associations avec lesquels elle souhaite converser pour préparer l’élection présidentielle. Ainsi, le mouvement civique du Gabon n’a pas été sollicité.
C’est là un bien mauvais signe lancé aux Gabonais !
Ses premiers pas dans la transition ont déjà prêté à de nombreuses interrogations, notamment lorsqu’elle a pris la décision de reconduire le Gouvernement dans une forme quasi-identique au précédent. Il faut donc lui rappeler que sa mission est d’assurer la transition, non pas de faire désigner le successeur de Bongo dans sa propre famille politique.
Il est inutile de vouloir précipiter la tenue des élections avant même que les listes électorales aient été revues et fiabilisées de manière pluraliste, car confectionnées de manière frauduleuse par le parti-Etat. Un délai de 6 mois serait minimum afin d’établir un nouveau recensement, notamment pour les Gabonais à l’étranger.
- Une conférence nationale doit être mise en œuvre rapidement afin que tous les partis et associations construisent ensemble la transition politique.
- Les forces de sécurité gabonaises doivent être mises sous l’autorité du plus haut magistrat du Gabon le temps de la transition.
- Les manœuvres d’intimidation d’un ou plusieurs membres du parti-Etat ou du clan Bongo à l’endroit de l’opposition doivent faire l’objet de sanctions immédiates. En cas d’implication d’un ou de plusieurs membres du Gouvernement, ceux-ci doivent être démis de leurs fonctions et poursuivis par les tribunaux.
Le règne du non-droit ne peut continuer et ceux qui exercent des responsabilités ministérielles être au dessus des lois.
Le Mouvement civique du Gabon entend rappeler à l’actuelle chef de l’exécutif, Mme ROGOMBE, qu’elle ne peut continuer à agir comme si le régime BONGO perdurait au risque pour elle de perdre la faible crédibilité dont elle bénéficie.
Aux côtés des Gabonais, le Mouvement civique du Gabon ne restera pas inerte devant les stratégies visant à les déposséder de leurs droits.
La présidente du Conseil exécutif
Mouvement civique du Gabon,
Mengue M’Eyaa
http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr
E-mail: mouvementciviquedugabon2009@live.fr