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Gabon/France:Sarkozy déshonore la République française et défie le peuple gabonais en recevant Bongo l’usurpateur!
21 novembre, 2009, 23:46
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Gabon: scène ordinaire  de la « dictature émergente »dont se félicite Sarkozy

Communiqué

 Durant la campagne électorale gabonaise, la France officielle, peu soucieuse de la sincérité du scrutin, a manifesté un soutien permanent au régime en place au Gabon depuis 42 années jusqu’à avaliser sans sourciller l’investiture de Bongo, dont chacun sait qu’il a perdu l’élection présidentielle, malgré les violations de la Constitution gabonaise, les tricheries multiples et les intimidations politico-militaires qui ont émaillé les élections.

 Dans le prolongement de la forfaiture et en recevant officiellement M.BONGO, le Président SARKOZY continue d’entacher l’honneur de République française, en dépit de ses promesses électorales de rupture avec la « françafrique ».

Les propos tenus par le Président de la République française démontrent dans quelle grande estime il tient la démocratie en Afrique. M.BONGO se prévaut d’un titre de Chef d’Etat qui ne lui revient pas. Il a mis en place un appareil de répression qui terrorise les Gabonais. Les libertés publiques, déjà fort menacées auparavant, sont encore restreintes. Les massacres de Port Gentil commis par les milices armées du Parti Etat n’ont été ni dénoncés, ni punis.

Il est indigne qu’une telle visite ait pu avoir lieu sans que le minimum démocratique ne soit rappelé au régime gabonais, issu d’un putsch électoral. La présence des Français au Gabon est menacée par le maintien d’un pouvoir illégitime sans aucune assise dans le pays, M.BONGO, ne représentant que lui-même et ses dépendants directs au sein du parti-Etat.

De manière identique à la Guinée, le régime gabonais doit être mis à l’index des nations tant qu’une nouvelle élection ne sera pas organisée !

Paris, le 21 novembre 2009

 

Mengue M’EYAA                                                                     

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon                                    

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

Yolande  BAZEGUE

Coordinatrice de la Plate-forme de veille et d’actions

http://www.pva-gabon.org



Gabon 2009 : Sarkozy a construit le mur de la honte démocratique !‏
17 novembre, 2009, 10:35
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Après le discours de Dakar, exprimant une continuité coloniale autour de « l’homme noir africain », M.SARKOZY, s’est employé à faire édifier le 30 août 2009 le mur de la Honte démocratique au Gabon, tandis qu’en Europe, il se réjouissait bruyamment de la liberté des peuples d’Europe en célébrant récemment la chute du mur de Berlin.

         Double discours! Double langage! Double mépris pour les Gabonais et les Africains en général…

         Ainsi, le Gabon est aux prises avec une situation d’Etat de siège depuis le 30 août 2009, date anniversaire du coup d’Etat de la France officielle et du clan Bongo. Une « dictature émergente » s’est mise en place dans la continuité et l’aggravation, sur certains aspects, des 42 années du régime précédent. Des actions multiples sont entreprises par le parti Etat afin de tenter d’éteindre les dernières lumières de l’esprit démocratique qui avait éveillé les consciences au moment de la mort de Bongo en mai 2009.

         Les réseaux mafieux multiples présents sur le continent ont eu provisoirement raison du processus électoral gabonais avec le soutien d’un Etat démocratique européen, non sans difficulté, comme en témoignent les martyrs de la répression de Port Gentil en septembre.

         Un premier état de la situation est à faire. Après une période d’incertitude calculée, le régime a reçu sans surprise l’aval de la Cour constitutionnelle et de ses « éminents » juristes, tous membres du clan Bongo. Aucune reconnaissance internationale en dehors de Sarkozy et de quelques régimes épars discrédités (Congo, Sénégal, Togo …)

         L’opposition au putsch est très étroitement surveillée. Les principales libertés fondamentales sont suspendues dès qu’un des vainqueurs de l’élection tente de se manifester. Le régime, conscient de son illégitimité, est en effet très susceptible. Les interdictions de sortie du territoire sont réelles. La presse collaborationniste fait courir des « rumeurs » sur le ralliement de tel ou tel leader de l’opposition. La presse libre est interdite dès qu’elle s’aventure à exprimer un point de vue contraire à la propagande d’Etat. Des pressions sont exercées auprès d’Eutelsat pour faire interdire une télévision privée proche d’ André Mba Obame. Six journaux ont été interdits par le conseil national de la communication, bras armé du régime, dont un qui avait osé  parler de « régime monarchique ».

        

         En fait, rien ne vient ! Bongo règne sur un royaume d’aigrefins, de comploteurs, une machine de répression politico-militaire, et surtout, là est l’essentiel, en complicité avec des firmes internationales, il gouverne le pactole gigantesque des ressources des matières premières du pays. Il pratique une politique forcenée de nominations sur base ethnique confirmant et aggravant les pratiques antérieures. Le régime se défiant des Gabonais a confié à des intermédiaires européens ou américains des pans entiers de la conduite des affaires gabonaises.

         L’immense majorité des  Gabonais sont bien sûr absents et exclus de ces stratégies et conservent une distance endurante que leur confèrent  42 années de régime Bongo.

         Un Gouvernement fantoche a été désigné qui fait semblant de faire des propositions dont la finalité est sans arrêt de harceler, contrôler, puis de réprimer à la matraque les honnêtes Gabonais, leur dernière trouvaille étant d’interdire aux fonctionnaires d’exercer leurs droits syndicaux.

Selon des informations non confirmées, le putschiste serait attendu pour le 20 novembre chez son maître au Palais de l’Elysée en France.

Le Mouvement civique du Gabon  appelle l’attention sur deux préoccupations majeures :

·        Une sanction électorale doit intervenir de la part des Français d’origine gabonaise et des amis français du peuple gabonais envers  la politique africaine de M. Sarkozy, pour faire tomber les murs qu’il édifie entre l’Afrique et la France en matière d’alternance démocratique.

·        Alors qu’approche le sommet de Copenhague, il est important que les pays africains soient associés à la défense de l’environnement sur la planète.

 

     Le Mouvement civique du Gabon en appelle cependant à la Présidence suédoise de l’Union européenne et à la Commission pour que soit mise en exergue une conditionnalité démocratique préalable dans l’attribution des aides internationales, notamment pour les pays faisant l’objet de prédations violentes et inconséquentes sur l’environnement de la part des oligarchies au pouvoir.

 

 

 

 

 

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon (M.C.G)

     



Un combat d’avenir : les communautés africaines de l’extérieur cherchent à s’organiser pour la démocratie en Afrique !
9 novembre, 2009, 10:41
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A Paris, le 7 novembre 2009, s’est déroulé un débat sur le thème:

« crises en Afrique…Que peut faire la diaspora ? »

Mengue M’Eyaa, présidente du conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon, s’est rendue à ce débat pour témoigner de l’expérience gabonaise. A cette réunion étaient également présents:

·                         Tierno Monénembo. Guinéen. Ecrivain. Prix Renaudot

·                         Gloria Mika Ndzila. Gabonaise. Mannequin. Pdte Anges Gardiens de la Transparence

·                         Odon Vallet. Français. Historien. Fondateur de la Fondation Vallet.

·                         Kofi Yamgnane. Togolais. Candidat aux présidentielles Togo-2010

·                         Abdoulaye Barro. Burkinabé. Philosophe. Pdt. de la conférence.

Ce débat n’était pas centré sur le rôle des Gabonais de l’extérieur, mais, il a été question de leur rôle dans l’action de résistance au coup d’Etat électoral.

Selon Mme Mengue M’Eyaà, les communautés africaines de l’extérieur ont un rôle à jouer ensemble et parfois séparément, même si le mot « diaspora » ne semble pas vraiment adapté.

Les spécificités historiques et les trajectoires particulières font qu’il est difficile et parfois vain d’évoquer le terme « diaspora », car il n’existe pas de communautés d’intérêts permanents et définitifs. Mme Mengue M’Eyaà, alors conseillère spéciale du Président  du Parti gabonais du Progrès Pierre Louis Agondjo Okawe a rappelé la mobilisation des Africains autour de la libération d’Alpha Condé aux côtés des responsables du parti de celui-ci. Une fois libéré, Alpha Condé est allé remercier Bongo…De même pour la Côte d’Ivoire, le soutien à Laurent GBAGBO emprisonné par Houphouët BOIGNY ne s’est jamais manifesté par un appui auprès des opposants gabonais contre le régime de Bongo. Pierre Louis Agondjo Okawe a été à deux reprises l’avocat de Laurent GBAGBO.

Les leaders d’opposition du Gabon auraient apprécié de recevoir le soutien des leaders d’opposition des autres pays africains, notamment ceux de la Guinée. D’ailleurs, ceux-ci peuvent toujours le faire puisque les opposants gabonais sont toujours interdits de sortie de territoire.

Les étudiants africains ont pu crée des organisations dans les années 50 et 60 mais la transmission n’a pas eu lieu.

L’urgence est de s’organiser économiquement, selon Koffi Yamgnane. Il n’y a pas d’empêchement de faire des allers et retours entre l’Europe et l’Afrique. C’est même une nécessité compte tenu des dictatures qui existent en Afrique.

 (M. Koffi YAMGNANE/Mme MENGUE M’EYAA)

Gloria Mika a évoqué la démarche des écrivains de la non-violence pour inspirer la démarche de son mouvement des Anges gardiens. Pour gérer la suite des élections, son organisation allait organiser des évènements culturels et continuer à contribuer à maintenir une certaine cohésion de tous ceux qui se sont mobilisés depuis des mois pour le Gabon.

 (Mme Gloria MIKA/Mme Mengue M’Eyaà)

L’écrivain Tierno Monénembo a évoqué son combat à travers l ‘écriture et a revendiqué le fait de vivre en Europe pour continuer à soutenir ses compatriotes guinéens.

Pour poursuivre le débat, il y a lieu de souligner l’urgence pour les leaders d’opposition en Afrique francophone de travailler ensemble parce qu’un nouveau « syndicat » de familles régnantes dans différents pays s’organise pour conserver le pouvoir en méprisant les élections et leurs résultats.

Notons que l’Afrique anglophone connaît l’alternance démocratique ! Il n’y a pas imposition de la Grande Bretagne sur les Processus électoraux.

Par ailleurs, la situation actuelle du continent n’est pas neutre. Elle ne peut changer sans engagement politique

 Paris, le 8 novembre 2009



Gabon/France: Jean-Marc AYRAULT, Président du Groupe socialiste à l’Assemblée nationale, fustige la politique du Président Sarkozy notamment le soutien au régime BONGO
4 novembre, 2009, 23:15
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A la séance des questions au Gouvernement du 4 novembre, Jean-Marc Ayrault fait allusion au soutien du chef de l’Etat français au régime Bongo du Gabon au cours de la séance consacré au bilan à mi-mandat…

Bilan à mi-mandat de l’action du Président de la République

« M. le président.

La parole est à M. Jean-Marc Ayrault, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Jean-Marc Ayrault. Monsieur le Premier ministre, le Président de la République sera vendredi à mi-mandat. C’est l’heure du premier bilan. Les faits parlent d’eux-mêmes.

Que reste-t-il du Président du pouvoir d’achat ? (« Rien ! » sur les bancs du groupe SRC.) Nous attendions l’augmentation de la feuille de paie, nous avons le maintien des niches fiscales et du bouclier fiscal.

Que reste-t-il du Président de la refondation du capitalisme ? (« Rien ! » sur les bancs du groupe SRC.) Nous attendions la fin d’un système financier indécent, mais tout a repris comme avant : le surendettement pour les uns contre le bonus pour les autres et le chômage en plus

M. Jean Leonetti. Quel cinéma…

M. Jean-Marc Ayrault. Nous attendions la consolidation des services publics, nous avons eu la volonté de privatiser la Poste, les franchises médicales, la taxation des accidentés du travail et l’appauvrissement des collectivités locales.

Que reste-t-il du Président d’une république irréprochable ? (« Rien ! » sur les bancs du groupe SRC.) Nous attendions l’impartialité de l’État, nous avons eu droit aux nominations dans l’audiovisuel public et à la tentative avortée de placer son propre fils à la tête de l’établissement public de la Défense. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

Que reste-t-il du Président du rétablissement des comptes publics ? (« Rien ! » sur les bancs du groupe SRC.) Nous attendions la maîtrise de la dette, nous connaissons son explosion, bientôt aggravée par un grand emprunt qui sera surtout une grande dette pour les générations futures.

Que reste-t-il du Président des droits de l’homme, … (« Rien ! » sur les bancs du groupe SRC)

M. le président. Je vous en prie !

M. Jean-Marc Ayrault.qui devait tourner le dos à la Françafrique et à la Realpolitik ? Nous avons toujours les amitiés avec la famille Bongo, la visite indécente de M. Kadhafi et les charters pour l’Afghanistan. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Ma question, monsieur le Premier ministre, est très simple. Elle s’adresse à vous, elle s’adresse à tout le Gouvernement, au Président et à toute la majorité : qu’avez-vous fait de vos promesses ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.- Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

M. le président. La parole est à M. François Fillon, Premier ministre. ((Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

M. François Fillon, Premier ministre. Monsieur le président Ayrault, merci de me donner l’occasion de féliciter la majorité de cette assemblée pour le bilan qui est le sien à mi-mandat ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

Gouverner la France, vous le savez bien, n’a jamais été facile . Nous ne sommes pas en 1983 ! Nous n’allons pas changer de politique. Une partie de la majorité ne va pas nous quitter, et nous n’avons pas l’intention d’imposer aux Français la rigueur après avoir conduit, comme vous l’aviez fait pendant trois ans, une politique d’échec ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP. -Protestations sur les bancs du groupe SRC.)
>M. François Fillon, Premier ministre. Monsieur le président Ayrault, merci de me donner l’occasion de féliciter la majorité de cette assemblée pour le bilan qui est le sien à mi-mandat ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

Gouverner la France, vous le savez bien, n’a jamais été facile . Nous ne sommes pas en 1983 ! Nous n’allons pas changer de



Le droit syndical, nouvelle cible du régime liberticide !
4 novembre, 2009, 18:50
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drapeau de l’Organisation internationale du travail (O.I.T) 

Communiqué

Après les libertés publiques, électorales et politiques, le régime a décidé de remettre en cause les libertés syndicales.

En effet, à travers une législation d’exception créant une incompatibilité entre le statut de représentant syndical et celui de fonctionnaire, la  nouvelle parade du régime est désormais d’empêcher tout exercice du droit syndical, un droit obtenu de haute lutte lors des mobilisations populaires en 1990, qui avaient failli faire tomber le parti-Etat.

Le Mouvement civique du Gabon proteste de cette nouvelle mesure rétrograde et scandaleuse. 

II demande son retrait immédiat et inconditionnel tant elle porte atteinte aux droits élémentaires du citoyen.

Dans le même temps, les enseignants sont en grève au Gabon pour protester de leur statut de « sacrifiés ».

Les enseignants, comme l’ensemble des salariés du pays, doivent être respectés, écoutés et leurs revendications satisfaites.

En effet, ils sont les piliers de la nation autant que ne le sont pour certains les ressources du sous-sol gabonais.

Paris, le 4 novembre 2009.

Mengue M’Eyaa

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon (M.C.G)