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« L’émergence » vient de frapper les étudiants gabonais à coups de matraques !
23 février, 2010, 22:33
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Source: gabonéco: les étudiants en révolte devant l’université à Libreville!

 

Après les enseignants, las d’attendre le versement de leurs bourses, les étudiants ont choisi de manifester leur révolte. La riposte n’a pas tardé. Le régime a dégainé ses miliciens qui se sont défoulés sur eux comme des malpropres en dépit de leurs justes revendications.

Ce n’est pas la première fois, sans doute pas la dernière , tandis que vient d’être publié aux Etats-Unis un rapport sénatorial pointant du doigt les mouvements de fonds considérables du clan Bongo à travers des prête-noms, avocats d’affaires, ou par un énième enfant d’Omar Bongo installé aux « States », comme dit la « jet set » gabonaise venue directement des hauts plateaux du Haut Ogooué. Le putschiste est concerné avec une de ses « ex » compagne et la bagatelle de 40 millions de dollars mis de côté. Selon la Lettre du continent, le putschiste s’est même offert avec l’argent du Gabon une nouvelle voiture de luxe.

Mais, il est vrai ! les étudiants gabonais peuvent attendre…

 

Le Mouvement Civique du Gabon exige l’arrêt immédiat des violences envers les étudiants de l’universite dont le seul crime est d’avoir voulu défendre leurs droits face à un régime violent illégitime et sourd à toute idée de dialogue.

Le Mouvement Civique du Gabon souhaite que leurs revendications soient entendues, et qu’il  soit donné une suite favorable à leurs demandes, que leurs bourses soient payées dans les plus brefs délais car il y a de l’argent au Gabon comme la campagne électorale nous a permis de le savoir! Que ceux qui travaillent ou étudient reçoivent l’argent qui leur est dû! C’est le rôle d’un Etat responsable que de veiller au bien-être de ceux qui constituent la force d’un pays en devenir.

Le Gabon va mal. La saga de la BEAC s’est terminée par un drame : l’éviction du Gabon de sa tête…L’influence du Gabon en Afrique centrale est mise à mal. Le putschiste fait l’intéressant sortant avec une armada autour de lui. Le pays est bloqué. En dehors, rien n’avance et le Gabon est au niveau international de …l’Albanie d’Envers Hodja!

A Port Gentil, ville martyre, le couvre feu est « allégé », dit-on ! L’opposition est majoritaire au sein du Conseil municipal, mais le parti-Etat s’impose et menace. Il est vrai qu’il détient les moyens militaires et l’exemplarité nationale du putschiste lui permettant de défier les démocrates.

Pourquoi s’en priverait il ?

 Avoir appartenu au parti-Etat n’est pas une maladie incurable quand on a pour souci le bien-être des Gabonais ! ll faut donc cesser d’utiliser RFI pour discréditer cette opposition désireuse de changer le pays. Puisque l’opposition a gagné les élections, et que le peuple est tout entier tourné vers elle.Dans cet horizon marqué par la résistance et le courage et non pas le défaitisme, saluons la naissance d’une nouvelle force d’opposition : Union nationale.

Le Mouvement Civique du Gabon (M.C.G) rappelle la nécessaire recherche d’unité de l’opposition face à la dictature résultant et précédant le putsch du 30 août. Ce n’est que dans cet esprit d’unité qu’il est possible d’incarner le changement auquel aspirent les Gabonais depuis 42 années. !

Le 22 février 2010,

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon



L’ancien président gabonais Omar Bongo a fait des affaires douteuses aux Etats-Unis
17 février, 2010, 21:31
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AFP-5 février 2010

WASHINGTON — Un rapport du Congrès américain a mis en lumière des opérations financières douteuses qui auraient été menées aux Etats-Unis en 2006 par l’ancien président gabonais Omar Bongo, aujourd’hui décédé, et par des membres de sa famille, dont son fils Ali, qui lui a succédé.

Le document de 330 pages publié jeudi indique que l’ancien président et son fils, alors ministre de la Défense, ont déboursé 18 millions de dollars pour s’offrir les services d’un lobbyiste américain Jeffrey Birrell. Leur but: acquérir six véhicules blindés et six avions militaires C-130.

Par ailleurs, Omar Bongo aurait « fournit de grandes quantités d’argent liquide à sa fille Yamilee Bongo-Astier » qui a déposé ces fonds dans des banques à New York entre 2000 et 2007, selon ce rapport portant sur le blanchiment d’argent.

La femme d’Ali Bongo, Inge Lynn Collins Bongo, est également citée comme ayant transféré de fortes sommes d’argent aux Etats-Unis. Dans le coffre fort de l’une des banques, dit le rapport, elle possédait un million de dollars en billets de 100 dollars.

Parallèlement, les parlementaires épinglent le fils du président de la Guinée équatoriale, Teodore Nguema Obiang. Celui-ci aurait fait entrer aux Etats-Unis environ 110 millions de dollars par l’intermédiaire de deux avocats américains, Michael Berger et George Nagler. Une enquête du département de la Justice américaine est en cours à ce sujet.

Le document cite également Jennifer Douglas, une américaine, épouse de l’ancien vice-président du Nigeria Atiku Abubakar, pour avoir fait passer aux Etats-Unis environ 40 millions de dollars entre 2000 et 2008.

Enfin, le rapport rappelle l’exemple de l’affaire des ventes d’armes à l’Angola, surnommée « Angolagate », dans laquelle l’homme d’affaires Pierre Falcone, condamné et emprisonné en France, a transféré des millions de dollars aux Etats-Unis.

Avec ces exemples à l’appui, les élus de la commission des Enquêtes du Sénat américain dénoncent les failles du système financier des Etats-Unis qui permet à certaines personnalités de transférer de l’argent à la provenance douteuse vers des banques américaines, via des lobbyistes, des avocats, des agents immobiliers ou d’autres intermédiaires.

« La corruption est une menace directe sur nos intérêts nationaux », a déclaré le sénateur Carl Levin, président de la commission. « Le blanchiment d’argent est utilisé pour entraîner et soutenir les terroristes et le terrorisme. Si nous voulons diriger de façon crédible les efforts pour mettre un terme à l’argent illégal à l’étranger, nous devons le faire chez nous « , a-t-il ajouté.