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Alain JOYANDET, ministre de la Françafrique, est battu en Franche-Comté
22 mars, 2010, 20:19
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Les démocrates gabonais peuvent se réjouir : l’appel des Gabonais a été entendu.

   Joyandet a été battu en Franche-Comte.   

Les résultats sont implacables et non falsifiables par une cour constitutionnelle soumise.

  

Inscrits : 811. 316

Votants : 470.117

Blancs et nuls : 17 660

   Candidat PS-Europe          Ecologie : 47, 46 % 

Candidat Joyandet : 38, 36 %    

Ainsi, un des acteurs indirects du putsch de Bongo au Gabon a été écarté de la gestion d’une région de France au bénéfice de la présidente socialiste sortante. Le résultat des élections est explicable par des facteurs locaux et nationaux. Mais, il est certain que le zèle mis par Joyandet à défendre les dictatures africaines, dont le coup d’Etat électoral et militaire  au Gabon, a laissé des traces auprès d’une partie des électeurs de cette région, choqués par de tels agissements.    

Sans aucune fraude, ni imposition de l’armée, les élections en Franche Comté revêtaient un aspect symbolique fort en matière de la politique africaine. Tout au long du processus électoral au Gabon, Joyandet, secrétaire d’Etat à la coopération, ave Bourgi, Guéant et Sarkozy ont humilié les Gabonais en soutenant le putsch du clan Bongo, battu aux élections, mais maintenu au pouvoir de force. Ce même Joyandet a récidivé récemment avec Eyadéma, sans doute battu, mais reconnu par la France. Il s’agit d’un échec de la politique de Nicolas Sarkozy, venu faire campagne avec M. Joyandet et qui, peu de temps après, s’est rendu à Franceville au Gabon pour féliciter le putschiste.

  

Cette défaite est une leçon pour le clan Bongo qui continue de se maintenir au pouvoir malgré l’absence de la moindre reconnaissance internationale à l’exception des héritiers de Foccart qui maltraitent la France aujourd’hui.

  

Ce résultat sonne le glas de ceux qui dirigent la politique africaine de la France. Le Mouvement civique du Gabon appelle les Gabonais à ne pas se résigner. Les prochaines élections présidentielles françaises auront lieu dans moins de deux années, et avec elles, la faculté de donner un autre signe, encore plus fort, aux délinquants d’Etat au pouvoir au Gabon.

  

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

   http://mouvementciviquedugabon.unblog.fr