Education sinistrée au Gabon ! Le régime fuit une fois de plus son effroyable échec !
Les résultats des examens du baccalauréat sont tombés. Attendus, rapidement évoqués par la presse du régime, ils n’ont pu être passés sous silence. Les taux de réussite au baccalauréat sont catastrophiques, autour de 10 % voire beaucoup moins comme dans l’Estuaire (7,6%). Très curieusement, sans doute parce que la population scolaire est faible et parce que le Haut Ogooué est la province originaire du putschiste, les résultats sont plus élevés que dans le reste du Gabon (33,67%). Il est d’ailleurs symptomatique que les résultats soient parcellaires et finalement non consolidés au plan national par le ministère de l’éducation nationale ; Il y a sans doute quelques manipulations de chiffres comme pour le score des élections !
Les « analyses » du parti Etat sur cette situation tourneront autour de la culpabilisation des parents et essaieront de bâtir de nouvelles formes de contrôle social, puisque c’est à peu près tout à quoi s’arrête leur inventivité bureaucratique leur permettant au passage de s’accrocher au pouvoir, ou plutôt aux revenus de celui-ci.
Or, ces résultats ne sont que les signes d’une crise globale qui n’a pas commencé avec le coup d’Etat de septembre 2009 au cours duquel les prédateurs du clan Bongo ont confisqué le pouvoir. Les racines sont plus lointaines, depuis la fin des années 60 à partir du moment où la médiocrité a été portée au pinacle, les valeurs de travail scolaire détournées à l’image des revenus pétroliers du Gabon.
Le Mouvement Civique du Gabon a tout au long de la campagne électorale de juillet et août 2009 fait des propositions en matière éducative de façon à mettre un terme aux dérives quarantenaires dans ce domaine
(site:http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr)
- Les moyens matériels de l’éducation sont insuffisants. Les écoles publiques, accessibles à tous, sont délibérément sous-dotées de façon à privilégier les écoles privées payantes appartenant directement ou indirectement à la nomenklatura du parti-Etat. Les classes sont surchargées, et, le statut des enseignants du primaire et du secondaire est sacrifié démotivant et obligeant ceux-ci à exercer un second métier pour survivre. Pour ceux qui connaissent Libreville, il n’est pas rare de croiser des enseignants vendre du poulet grillé ou du poisson à la braise le soir tombé (carrefour Lalala, marché de Nkembo, etc)

Enfants scolarisés dans une école privée catholique au Gabon (année 2007)
Les 100 millions d’euros dilapidés par le régime pour l’achat d’un hôtel particulier sur Paris auraient été mieux utilisés pour améliorer les conditions d’études des enfants gabonais ou la situation des enseignants !
- En raison de l’incompétence notoire des gouvernants du pays, il n’a jamais été possible de créer les conditions d’un accueil convenable et d’un accompagnement des enfants dans les établissements scolaires : pas de cantines scolaires, pas assez d’internats permettant d’extraire les enfants des familles modestes de leur environnement personnel déprimant. Pas de psychologue ou de médecins scolaires et bien sûr, pas d’encadrement sportif infra scolaire, pas d’efforts particuliers pour les zones rurales…
L’abandon du système scolaire est à l’image de l’abandon total du pays. Il y a bien eu des états généraux de l’Education au Gabon ou sous le couvert de l’UNESCO, mais, le désinterêt et l’incompétence du parti-Etat a précipité au fil des ans une dégradation de la situation. En 1996, le taux de réussite au bacalauréat était de 30 %, chiffre relativement bas mais meilleur néanmoins qu’en 2010.
- Puis, les pratiques arbitraires du régime ont longtemps disqualifié la réussite scolaire. à travers la manipulation des résultats. Ainsi, tel rejeton, mauvais ( e) élève, mais dotée d’une parenté avec un ou plusieurs dignitaires, se voyait attribuer d’autorité le bac et rajouter sur les listes de résultats sans que personne ne puisse s’y opposer.
- Enfin, la plupart des familles proches du clan Bongo envoient leurs enfants à l’étranger en Europe ou aux Etats Unis, montrant leur peu de confiance dans le système scolaire gabonais, et surtout, leur peu d’intérêts pour l’amélioration des conditions de scolarisation des enfants au Gabon. le sens du service public et de l’intérêt général en matière éducative n’existe pas comme pour tous les autres domaines de la société matraquée par 40 années d’oppression et de règne de l’arbitraire. Il est inutile de préciser que le système des bourses, quoi que supérieures aux pays voisins, sont en deçà des possibilités réelles du Gabon. Quant à leur attribution, bien entendu, il est préférable de préparer un diplôme d’esthéticienne et originaire du Haut Ogooué pour l’obtenir, que de préparer une spécialisation de mathématiques supérieures et être originaire du Woleu-Ntem ou de Ngounié.
Aucun diagnostic ne sera bien sût établi par le régime de « l’émergence » qui est dans la dénégation de la réalité causée par lui conforme aux 40 années de destruction massive de l’Etat gabonais menée depuis la prise de pouvoir du clan Bongo. Faut-il s’en étonner ? L’Education n’est pas isolée de l’état général défaillant du pays en matière d’infrastructures sanitaires et de santé, de transport…
Le pitoyable ministre de l’éducation nationale, qui a peut-être obtenu son bac au « piston », a bredouillé une explication peu convaincante dans laquelle il a évidemment exclu d’en tirer la moindre conséquence sur le plan organisationnel et a préféré accuser les enseignants et les jeunes eux-mêmes dont on sait qu’ils préfèrent la « délinquance » à l’école. En matière d’incompétence scolaire, de diplômes frelatés, et surtout de délinquance, on peut au moins reconnaître aux membres du clan qu’ils s’y connaissent !!!
L’ensemble de la jeunesse gabonaise a montré à travers sa mobilisation pendant les élections présidentielles sa soif de changement en votant en faveur de l’opposition au parti-Etat.

La très grave paupérisation de la majeure partie des Gabonais a maintenant des conséquences sur leurs enfants, dépossédés de formation, parce que le Gabon arrive au bout de 42 années de déstructuration et de découragement renforcés par le putsch de septembre 2009.
Plutôt que de régir le port des décolletés des jeunes filles et de porter atteinte aux libertés individuelles, le régime serait mieux inspiré de s’occuper des vrais problèmes du Gabon.
Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon (M.C.G) suggère que soit très rapidement mise en place une commission d’enquête par l’opposition, dont la responsabilité sera de rendre compte avec sincérité de la réalité, et se chargera d’établir un diagnostic de la crise profonde que connaît le Gabon en matière d’éducation.
En dépit des très nombreux obstacles crées par le régime, elle devra s’efforcer de déclarer l’Education nationale sinistrée afin de la proclamer comme une grande cause nationale.
Le rapport devra impérativement être remis au secrétaire général de l’UNESCO et aux différents bailleurs de fonds afin qu’ils prennent réellement connaissance de l’utilisation des fonds mis à disposition du régime de « l’émergence » en matière de développement éducatif des populations gabonaises.
Mengue M’Eyaà
Présidente du Conseil exécutif
Mouvement civique du Gabon
http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr
14 juillet 2010, Afrique ambigüe et souveraineté piétinée des Etats sur les Champs Elysées à Paris!
« Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes ! » Mirabeau, 17 juin 1789
« Quand un peuple décide de se libérer, les chaînes tombent! » André Mba Obame, un des vainqueurs de l’élection présidentielle gabonaise, laquelle a été ponctuée de répressions sanglantes, notamment à Port Gentil au Gabon en septembre 2009 .
De quel droit la France, ancienne colonisatrice, fêterait elle la « libération » de nos peuples réduits au silence par des « tyrannies nègres » (Achille MBEMBE) ?
Patrice Lumumba, Mba Germain, Thomas Sankara, Ruben Um Nyobe, les compagnons de route de Nelson Mandela, Martine Olabou, eneignante lâchement assassinée devant la présidence de la République gabonaise, les journalistes tués dans la plupart des Etats africains, telles sont quelques victimes des répressions dont il n’a certainement pas été question pendant le repas offert aux différents invités africains dont certains se parent du titre usurpé de chef d’Etat.

Germain Mba, homme politique de talent et nationaliste gabonais, assassiné par le régime

Jean Hilaire AUBAME, premier député gabonais à l’Assemblée Nationale française, fondateur de l’Union démocratique et sociale du Gabon, torturé, emprisonné et mort prématurément

Patrice LUMUMBA, ancien premier ministre congolais assassiné

Ruben UM NYOBEU, résistant nationaliste camerounais, assassiné
Thomas SANKARA, ancien Président du Burkina-Faso, assassiné. Son « ami » Blaise Compaore (à la droite de Sarkozy sur la tribune présidentielle) est lourdement suspecté.

Pierre Louis AGONJO OKAWE, 1er avocat gabonais, ancien président du Parti gabonais du Progrès et député -mairie de Port Gentil, emprisonné huit années dans les geôles gabonais
De quel droit Jacques Toubon décrèterait il doctement que les indépendances africaines appartiendraient à l’Histoire ? L’histoire de l’Afrique, ce sont les Africains qui la font, et non d’autres qui sont en harmonie avec ceux qui proclament que l’homme africain n’est pas entré dans l’Histoire. Alors ? l’Afrique est entrée dans l’Histoire ou elle n’est pas entrée. Il faudrait savoir…
Le 14 juillet est une date importante pour la République française : c’est la chute de la monarchie absolutiste symbolisée par les lettres de cachet qui permettaient au roi d’enfermer sans jugement tout individu dans ce qui était à l’époque la forteresse de la Bastille.
Ce 14 juillet 2010, la République sarkozyste a décidé une fois de plus de narguer les populations africaines en conviant des chefs d’Etat illégitimes et de commémorer les « indépendances » ainsi à sa façon.
En effet, il n’y a pas de raisons particulières à ce que les « indépendances » concédées par de Gaulle soient célébrées dans la capitale de l’ancienne métropole qui pour certains l’est toujours d’ailleurs. Un débat existe aujourd’hui sur le bilan des cinquante années qui se sont écoulées, sur la nature des « post-colonies », les mécanismes de sujétion, et l’impossibilité pour la plupart des peuples africains d’accéder à la souveraineté démocratique.
Il y a comme une forme d’ironie de voir le pouvoir sarkozyste célébrer la mémoire des combattants venus d’Afrique, quand on sait la vigueur avec laquelle le Gouvernement a mis en place le contrôle administratif et policier des arrières petits-enfants de ces mêmes anciens combattants, parfois morts au combat, jusqu’à envoyer des policiers chercher des petits enfants dans les écoles pour les expulser avec leurs parents.
De ce point de vue, le Gouvernement Sarkozy-Fillon illustre le degré élevé de cynisme inhumain et de mépris à l’égard des peuples africains, manifestés par la politique du chiffre dans les expulsions, l’immigration « choisie », la « discrimination positive » et la création d’un odieux « ministère de l’immigration et de l’identité nationale».
La plupart des « chefs d’Etat » invités n’ont pas été choisis par leurs peuples mais résultent du choix du pouvoir sarkozyste. C’est le cas du putschiste gabonais, « élu » président du Gabon par Bourgi, Joyandet, Guéant et Sarkozy ! La France officielle soutient les successions filiales dans le mépris total des choix démocratiques: Kabila au Congo-Kinshasa, Eyadéma au Togo, et bientôt peut-être le fils Wade si l’on en croit la brutalité de l’éviction de l’ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe RUFFIN qui la dénonçait. Cette situation en dit long sur la situation des pays concernés 50 ans après les Indépendances.
Cette célébration est d’autant plus une provocation qu’elle prend la forme de défilés militaires de soldats africains, dont on sait que, loin de la propagande d’une armée formée pour régler les conflits sur le continent africain, il s’agit d’armées fortement ethnicisées (au Togo par exemple), qui ont œuvré à la répression sanglante des populations en révolte après des processus électoraux dévoyés. Ces armées, fortement appuyées par des milices recrutées par les régimes, ont tiré sur des populations civiles, comme à Port-Gentil au Gabon faisant des centaines de morts. Le rapport du Professeur KOMBILA au Gabon est éloquent et détaille les atrocités commises par les forces armées dans le silence de la « communauté internationale » qui s’est soudainement réveillée lorsque les répressions ont eu lieu en Guinée. Mais, il est vrai que les dirigeants de la France actuelle n’avaient pas de conflits d’intérêts avec Dadis CAMARA.
Que M. Morin, ministre de la Défense se renseigne lorsqu’il dit que les armées qui ont défilé n’ont participé à aucune exaction ! Le Mouvement Civique du Gabon l’invite à Port Gentil pour rencontrer les familles de Port Gentil. Il lui sera remis la liste des victimes et il pourra enfin présenter les condoléances jamais adressées aux familles gabonaises, par le pouvoir français de Sarkozy-Bourgi.
Seul le Président de Côte d’Ivoire a refusé de participer à la comédie commémorative d’un pouvoir sarkozyste en grosses difficultés deux ans avant les élections présidentielles françaises. Dans un sondage récent, il est apparu que 57 % des Français ne font pas confiance au Président de la République française. Pourquoi les Africains, qu’il méprise, lui feraient ils confiance ? Pourquoi en plein scandale Bettencourt, l’Etat UMP tente de faire oublier le comportement scandaleux de ses responsables politiques: Kouchner, Joyandet, fidèle soutien de la tromperie électorale au Gabon et au Togo?
Le Mouvement Civique du Gabon se félicite du projet annoncé de « décristalisation » des pensions et retraites des anciens combattants coloniaux des guerres mondiales. Ce sont les associations, comme les « Oubliés de la République », le Gouvernement de Lionel Jospin, qui ont œuvré pour ce combat. Récemment, le Conseil constitutionnel a réclamé le respect du principe d’égalité entre les anciens combattants d’Afrique et européens. Il faut aller plus loin et en plus de cette reconnaissance trop tardive, il faut exiger que leurs descendants aujourd’hui présents sur le sol français soient traités avec dignité du point de vue du droit aux titres de séjour et d’accès à la nationalité française et qu’ils aient la possibilité de choisir sans tracasserie la nationalité pour laquelle leurs parents se sont battus


Documents officiels d’un ancien combattant originaire du Gabon, Alphonse ALLOGHO MEZUI, dont la veuve n’a jamais pu obtenir la moindre reconaissance de la République française, pour laquelle son mari avait combattu.
(source: documents personnels de Mme Mengue M’EYAA)
Le Mouvement Civique du Gabon (MCG) estime qu’il est urgent que les accords de coopération soient revus entre la France et les Etats africains.
- La présence des bases françaises sur le continent doit être revue, en particulier, lorsqu’elles semblent être là que pour conforter un pouvoir illégitime.
- L’assistance militaire ne doit pas être un prétexte pour de l’aide à la répression de populations en révolte contre les coups d’Etat menés par les partis au pouvoir.
Il est également urgent que la France profite d’un retour sur ses propres origines pour cesser de s’ingérer dans les processus démocratiques et venir en soutien aux pires dictatures du continent.

Au Gabon, les Anciens combattants sont morts pour la France : on dit qu’ »ils sont morts pour rien »!
Accéder à l’alternance démocratique sans que Nicolas SARKOZY ait la possibilité de les empêcher !
Le Mouvement Civique du Gabon demande qu’une commission de l’ Assemblée nationale soit formée afin que la politique africaine de Nicolas Sarkozy soit clairement dévoilée et examinée par les représentants du peuple.
Il faut en effet qu’il soit mis un terme au pré carré improductif de la Françafrique, comme on le voit, afin que soit aménagée une relation directe avec l’Union européenne (Afrique-Europe).
Mengue M’Eyaà
Présidente du conseil exécutif
Mouvement civique du Gabon
http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr
Paris, le 14 Juillet 2010
La crise au sein du pouvoir français met en pleine lumière sa politique africaine désastreuse
A la suite de l’entretien donné par Jean Christophe RUFFIN (journal Le Monde), ancien ambassadeur de France au Sénégal, révoqué pour avoir dénoncé la tentative de succession lignagère menée par Abdoulaye WADE, Jean Glavany, député socialiste, met en accusion la politique africaine de la France!
Le Ministre des affaires étrangères dont on connait les intérêts particuliers près du clan Bongo ne parvient pas à articuler la moindre argumentation crédible pour préférer s’attaquer sur un plan émotionnel à son ancien ambassadeur.
Extraits des débats
7 juillet 2010 -Politique africaine de la France- Assemblée nationale
« M. le président. La parole est à M. Jean Glavany, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
M. Jean Glavany. Même si nous ne sommes plus que quelques-uns sur les bancs du groupe SRC, je tiens à dire à M. Baroin qu’il n’est pas nécessaire de s’énerver. (Vives exclamations sur les bancs du groupe UMP.)
président. Mes chers collègues, je vous en prie. Écoutons la question de M. Glavany.
M. Jean Glavany. Je le lui dis avec beaucoup de calme et de sérénité : le populisme ne se nourrit pas de certaines dénonciations, il se nourrit de certaines pratiques ; ce n’est pas l’exigence de vérité qui renforce l’extrême-droite, c’est l’absence de transparence. Il est ainsi des exigences que la raison d’État devrait reconnaître, et que vous feriez bien de reconnaître tôt ou tard.
Ma question porte sur un autre sujet (« Ah ! » sur les bancs du groupe UMP) : les déclarations de M. Jean-Christophe Rufin, qui était ambassadeur au Sénégal jusqu’à ces derniers jours.
Il a en effet affirmé ce matin sur les ondes d’une radio périphérique – il l’affirme également dans l’édition datée de demain d’un journal du soir – que les années 2007-2010 ont vu le retour de tous les vieux travers de la afrique/ » target= »_blank » class= »tag_auto »>Françafrique. Ce n’est pas moi qui le dis, mais lui, qui n’est pas un homme de gauche et qui avait soutenu M. Sarkozy lors de l’élection présidentielle.
Lui suggère-t-on une comparaison avec les réseaux Foccart qu’il déclare que c’est pire : dans les réseaux Foccart, il y avait un peu de politique et de sens de l’intérêt général ; maintenant, il n’y a que des intérêts privés.
M. Marc Dolez. Eh oui !
M. Nicolas Perruchot. Et Mitterrand, alors ?
M. Jean Glavany. M. Rufin va même plus loin en déclarant que le Quai-d’Orsay est complètement dépossédé des dossiers africains, et que tout est concentré entre les mains d’un seul homme, le secrétaire général de l’Elysée, qui agit d’autant plus librement que, préfet, il ne connaît pas véritablement l’Afrique et qu’il ne rend compte ni devant le Parlement – où sont donc les nouveaux droits du Parlement ? – ni devant le Gouvernement. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)
M. le président. Merci !
M. Jean Glavany. Ma question sera simple, mais je pense que vous en mesurerez toute la portée : n’est-il pas temps d’ériger, dans ce domaine aussi, une « muraille de Chine » entre les intérêts privés et l’action de l’État ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
M. Philippe Briand. Cela fonctionnait sans doute mieux avec les Mitterrand !
M. le président. La parole est à M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères.
M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères. Monsieur le député, vous lisez trop les journaux. Pourtant, vous ne les lisiez pas lorsque l’ambassadeur que vous avez cité et que j’ai fait nommer ne se plaignait pas de ce dont il se plaint aujourd’hui.
S’il a très bien servi la France, si je salue son action à Dakar, cela ne lui donne pour autant ni un droit de regard sur les nominations ni un droit de critiquer son successeur. Figurez-vous, monsieur le député, que ce dernier est un spécialiste de l’Afrique.
M. Jean Glavany. Je ne vous ai pas parlé de lui !
M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères. Je sais, mais, puisque vous avez fait référence à ces déclarations, je réponds, et je réponds à votre question.
M. Jean Glavany. Non, vous ne répondez pas !
M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères. L’existence d’une politique africaine n’est pas une nouveauté que nous introduisons dans l’histoire de la Ve République. La persistance de liens particuliers avec certains qui nous sont proches et dont nous sommes proches n’est pas davantage une nouveauté.
Ce qui est en revanche nouveau, monsieur le député, c’est que le sommet de Nice a consacré tout à la fois l’Afrique et la France, tout le continent étant réuni. Il est également vrai que nous sommes fiers de la politique qui a été menée, laquelle n’a rien à voir avec ce que vous prétendez. Nous sommes fiers aussi bien de ce que nous avons fait pour la Guinée, qui vient, pour la première fois depuis cinquante-neuf ans, de voter, que de ce que nous avons fait pour le Rwanda. Nous sommes également fiers de ce que nous avons fait après les coups d’État en Mauritanie, au Niger ou à Madagascar. Oui, nous en sommes fiers !
M. Pierre Gosnat. En Mauritanie, il n’y a peut-être pas de quoi être fier !
M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères. Nous poursuivons sur cette voie, et la politique africaine de la France, c’est-à-dire la politique de la France vis-à-vis de ce continent, perdure et perdurera en dépit des critiques.
Comme on n’est jamais trahi que par les siens, j’espère, en effet, que cet homme ne s’étouffera pas de haine. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe UMP et sur quelques bancs du groupe NC.)
M. le président. Nous avons terminé les questions au Gouvernement.
Suspension et reprise de la séance
M. le président. La séance est suspendue.
(La séance, suspendue à seize heures, est reprise à seize heures vingt.)
M. le président. La séance est reprise. »
Mengue M’Eyaà
Présidente du conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon
Le Mouvement civique du Gabon (MCG) s’associe et participera aux manifestations qui auront lieu à Paris les 10 et 13 juillet contre la Françafrique et le défilé militaire de troupes africianes dont on voit peu le rapport avec les « Indépendances ».
Alain JOYANDET, soutien du régime gabonais, obligé de démissionner du Gouvernement français!
Le Mouvement Civique du Gabon (MCG) se félicite de la démission du secrétaire d’Etat à la coopération Alain JOYANDET. Celui ci a été un des artisans du coup d’Etat électoral d’aoüt et septembre 2009 au Gabon. Il avait de manière honteuse couvert les évènements violents du parti Etat en vue d’instaurer la loi martiale, notamment à Port Gentil.
Le conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon considère que le départ de M. JOYANDET est une satisfaction pour les démocrates gabonais, et un désaveu fait au putschiste parvenu par la force au GABON.

Alain Joyandet, un des fossoyeur de la démocratie gabonaise
Nous estimons que ce départ n’est pas suffisant, car d’autres ont apporté leur concours ou leur soutien au putsch. C’est le cas de Kouchner, ministre des Affaires étrangères, qui a prétendu récemment que le Gabon était une démocratie et que le putschiste actuel avait été élu. Pendant ce temps, le secrétaire général des Nations Unies, Ban-Ki Moon, n’a pas lui méprisé à Libreville les responsables de l’opposition gabonaise en les rencontrant. Il a même admis que l’élection présidentielle avait été frauduleuse, donc pas aussi régulière que Kouchner l’avait dit, y compris sur des émissions de télévision.
L’on sait les liens personnels et financiers que M. Kouchner a avec le clan Bongo, dont il a été le salarié. M Kouchner sensible aux « grandes causes humanitaires » a été silencieux sur les massacres commis par le régime gabonais à Port Gentil sur des populations innocentes qui protestaient contre le coup d’Etat électoral.

Bernard KOUCHNER et son employeur Omar BONGO
Bernard KOUCHNER est il en position de défendre les intérêts de la France quand on a été l’obligé du clan Bongo et qu’il demandait juqu’au paiement du reliquat des factures non payées? Il y a un véritable conflit d’intérêts.
En conséquence, les Gabonais demandent le remboursement de toutes les sommes perçues par Bernard Kouchner pour un rapport dont la pertinence ne se justifie pas, sommes considérables qui pourront être investies dans l’équipement des hôpitaux gabonais.
Toutes les personnalités officielles françaises en charge de la relation avec le Gabon sont disqualifiées parce qu’ils sont les symboles d’une permanence de la collusion entre les systèmes politiques africains et les puissances d’argent. C’est peut-ëtre l’explication d’une position immuable sur le Gabon.
Parmi les fossoyeurs français de la démocratie au Gabon, de nombreux acteurs sont aujourd’hui impunis (Bourgi, Guéant, Guéno et le discours de Dakar) et devront être sanctionnés, notamment par le suffrage universel, en tout premier lieu, Nicolas Sarkozy, qui, en dépit d’un discours électoral de la « rupture », a inauguré le plus violent retour aux pratiques néo-coloniales.
Il faut une « République irréprochable » en France, disait Sarkozy.
C’est également le souhait des Gabonais : un Etat solidement arrimé à la démocratie et à l’alternance, au développement, au respect des libertés individuelles, un Etat de droit, et des médias indépendants, conditions rendues impossibles au Gabon aujourd’hui.
Le rendez-vous du changement est pour bientôt en 2012 !
Mengue M’Eyaa
Présidente du Conseil exécutif
Mouvement civique du Gabon (MCG)
http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr