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Le Mouvement Civique du Gabon considère que la nomination du nouveau gouvernement en France n’aura pas de conséquences positives sur la situation de crise politique du Gabon depuis le coup d’Etat d’août et septembre 2009.
Un signe fort et très symbolique : l’éviction de Mme Yade, dont les derniers propos ont été de défendre l’honneur du continent africain sur les inepties du discours de Dakar. Mais, il est vrai, que tout en étant française, et issue des meilleures écoles, elle n’en reste pas moins noire dans un Gouvernement ayant mis en valeur la traque des étrangers non européens, maghrébins et d’Afrique noire. En revanche, un homme notoirement accusé de racisme occupe la fonction de ministre de l’intérieur. Fillon, également haut dans les sondages, est maintenu comme Premier ministre sans avoir rien de plus à apporter.
M. KOUCHNER, qui est parti, a déclaré qu’il ne décidait de rien au sein de son ministère, les décisions étant prises par M.GUEANT à l’Elysée. Pour l’élection gabonaise, il reconnaît donc que c’est l’Elysée qui a avalisé le putsch. Avant qu’il ne revienne au PS comme le lui demande Mme ROYAL, M. Kouchner doit rendre aux Gabonais les millions d’euros pris à l’occasion d’une pseudo expertise sur la santé au Gabon.
Le resserrement sur l’Etat RPR ne peut que renforcer les partisans du putsch au Gabon, lesquels continuent à procéder à des nomination familiales et ethniques au sein de l’Etat, des sociétés publiques et para-publiques et à réprimer les populations gabonaises.
Toutefois, un espoir est venu de la part de la Justice française. En effet, la Cour de cassation, la plus haute juridiction française, a estimé que, dans l’affaire des biens mal acquis de trois chefs d’Etat, dont celui du Gabon, Bongo I et Bongo II, l’organisation non gouvernementale, Transparency international, avait pleine compétence à agir.
Ainsi, contrairement à la Cour constitutionnelle du Gabon, qui s’est couchée devant le putsch, une haute juridiction permet la poursuite des enquêtes. Les réactions du parti Etat gabonais sont à la mesure des intérêts particuliers des clans qui sont menacés. N’a t’on jamais vu le même parti-Etat se mobiliser en faveur de la santé des Gabonais !
Les affaires Bettencourt et de Karachi permettent de comprendre les raisons de la durée de certains dictateurs bénéficiant de la bienveillance du pouvoir français actuel.
Il s’opère une esquisse de rapprochement entre l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR) et l’Union nationale (UN).
Le Mouvement Civique du Gabon encourage vivement ce travail collectif des démocrates légitimes sans concessions, ni illusions sur le régime de « l’émergence ».
Mengue M’Eyaà
Présidente du Conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon
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