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Malgré les rébellions du nord de la Côte d’Ivoire organisées de l’extérieur – Burkina Fasso, Sénégal, France-, le Conseil constitutionnel, moins proche du président Gbagbo que ne l’était la présidente de la Cour constitutionnelle des Bongo, a su jouer son rôle. Ce n’est pas au pouvoir français de Nicolas SARKOZY de prendre position pour l’un des candidats. On connaît la réputation d’affairiste de Ouattara qui se drape de ses fonctions passées pour se donner une crédibilité qu’il n’a pas qu’il n’a plus depuis longtemps.
Certains médias français ont pris fait et cause pour Ouatara depuis trois jours pour relayer la position de Nicolas Sarkozy.
En réalité, Laurent Gbagbo ne veut pas que la Côte d’Ivoire devienne ce qu’est le Gabon, une République fantôme. La communauté internationale devient très bavarde sur l’élection en Côte d’Ivoire. Qu’a t ‘elle fait lors des massacres de Port Gentil commis par le régime gabonais à la tête duquel a été nommé Bongo à la suite d’un putsch ? Nous invitons les médias français, soucieux de la vérité, à se rendre à Port Gentil pour savoir ce que sont devenus les résistants au pustch.
Le Mouvement Civique du Gabon espère maintenant que l’ONU se scandalisera prochainement de la tentative de Wade de se maintenir au pouvoir au Sénégal et d’y installer son fils ainsi que des régimes quarantenaires transmis de père en fils, soutenus par la France, comme Guéant l’a fait en installant Bongo au pouvoir au Gabon.
Le Mouvement Civique du Gabon appelle l’Union européenne à exiger du pouvoir français qu’il conserve un ton moins triomphant face aux violations évidentes du droit électoral dans les villes du Nord sous contrôle des rebelles, proches de Ouattara. Les électeurs favorables à Laurent Gbagbo ont été empêchés de voter dans toutes ces zones.
Nous estimons que l’ONU doit jouer de son influence pour contraindre Nicolas Sarkozy à respecter l’Etat de droit en Côte d’Ivoire, notamment son Conseil constitutionnel. La position du Président français est un appel à des tensions inacceptables dans un pays souverain à la stabilité déjà fragile, qui pent conduire au retour de la guerre civile.
L’ONU et la France doivent faire confance aux institutions de Côte d’Ivoire sans mépris, condescendance et partialité.
Nous demandons que la France et l’ONU fassent preuve de responsabilité pour éviter de déclencher en Côte d’Ivoire une nouvelle implosion afin que le Président Gbagbo puisse continuer de défendre les intérêts des Ivoiriens en poursuivant l’oeuvre de développement dans son pays.
Mengue M’Eyaà
Présidente du Conseil exécutif
Mouvement civique du Gabon
http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr
