Gabon: parce qu’ils sont « nés avant la honte » !
Un collectif de soutien pour la libération du Gabon, la démocratie et la transparence électorale
s’est constitué à Paris les 27 et 28 janvier 2011 en soutien au Président de la République gabonaise élu aux dernières élections présidentielles en 2009 au Gabon, André MBA OBAME.

Dans un contexte international où les peuples d’Afrique du Nord se mobilisent contre des dictatures, le Gabon est aux prises avec un régime despotique, hostile à toute alternance depuis plus de 42 années.
Nous appelons les Gabonaises et Gabonais de France et d’Europe à manifester en faveur de la démocratie au Gabon et soutenir le Président élu.
La démocratie n’est pas une « maladie » en Afrique noire, particulièrement au Gabon. Elle s’arrache comme la Liberté et nous la voulons!
Les Gabonais doivent enfin pouvoir bénéficier des bienfaits de leur pays par la création d’une société démocratique plus équitable et redistibutive pour le plus grand profit de chacun
Pour cela, Il faut chasser le régime de ceux qui sont «nés avant la honte » !
· Le collectif de soutien pour la libération du Gabon tiendra une conférence de presse samedi 29 janvier 2011 à 13 h 00 à Paris au sein des locaux Eurosites au 8, bis rue de la Fontaine aux rois à Paris 10 è arrondissement
· Puis, rendez-vous ce même jour devant l’hôtel particulier « bien mal acquis » du clan Bongo, au 51, rue de l’Université à Paris (Métro Assemblée nationale).
LE MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON SOUTIENT LES DEMARCHES DE CE COLLECTIF AINSI QUE LES INITIATIVES VISANT A RETABLIR LA DEMOCRATIE AU GABON.
La Présidente du conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon,
Mengue M’EYAA
Tél : 06 75 60 94 16
mouvementciviquedugabon2009@live.fr
Fait à Paris, le 28 janvier 2011.
Pour une « révolution de jasmin » au Gabon : la chute du dictateur Ben Ali anticipe celle d’Ali Ben !
Alors que le président élu de la République gabonaise, André Mba Obame, est revenu au Gabon, fin janvier, après un séjour en Europe, accueilli triomphalement par des milliers de Gabonais.

Retour triomphal du Président élu de la République gabonaise, André Mba Obame (janvier 2011)
Les jours du régime Ali Bongo sont désormais comptés.
Le destin de Ben Ali en Tunisie démontre que le seul soutien de Sarkozy n’est pas suffisant pour maintenir un régime honni par les populations et délégitimé par les élections. C’est pourquoi, la Tunisie s’est libérée de ses chaînes contre la volonté du pouvoir français de le maintenir!

Mobilisation réussie du peuple tunisien
Conscient de cette situation, le régime gabonais vient d’adopter une nouvelle réforme des institutions, dont on rappelle qu’elles n’ont pas grande importance quand on connaît l’art consommé du parti-Etat pour les violer. Mais, le plus important dans ces impressions de changement est la précipitation du régime se sentant sans aucun doute très menacé par le vote des Gabonais.
Alors, le régime a décidé de changer la constitution gabonaise et s’est même trouvé surpris que deux députés du parti-Etat refusent de voter ces changements faits pour empêcher l’alternance. En réalité, l’arsenal juridique vise donc à affermir le putsch électoral, le légitimer, et en prime interdire tout changement.
Ainsi, le nouvel article 5 précise « qu’aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale », ce qui voudrait dire que seul le régime, occupant par force les fonctions d’Etat, a seul le moyen de dire qui est détenteur de l’autorité légitime, ce qui est quand même beaucoup plus pratique quand on sait que le parti Etat perd toutes les élections depuis que le multipartisme existe.
Un nouvel article permet au président de la République de prolonger n’importe quel mandat au sein de la République gabonaise, en tout premier lieu, le sien qui est usurpé.
Le régime fait avaliser également une disposition permettant d’exclure de l’élection présidentielle celui ou celle qui auraient la double nationalité ou qui aurait exercé « des responsabilités administratives ou politiques dans un autre pays ». Qui est donc visé et de qui le parti-Etat a-t’il peur ? Par ailleurs, il est indiqué que pour être candidat à l’élection présidentielle, il faut avoir résidé 12 mois consécutifs au Gabon avant l’élection. Cette disposition apparemment saugrenue démontre la crainte du régime par rapport aux Gabonais installés à l’étranger et faisant des séjours intermittents au Gabon, soit parce qu’ils travaillent dans un autre pays ou parce qu’ils ne peuvent vivre dans leur pays en raison des différentes mafias du pouvoir quarantenaire soit parce qu’il leur est impossible d’y revenir tant que le régime ne sera pas tombé définitivement.
Une autre disposition concerne le mandat des membres de la Cour constitutionnelle qui n’est plus limité à deux. Il s’agit d’une récompense pour les bons et loyaux services de Mme Mbourantsuo, la présidente et des différents membres qui ont su fermer les yeux sur le putsch électoral de septembre 2009. La réforme ne va pas jusqu’à poser le problème de l’impartialité des membres de la cour constitutionnelle dont chacun sait que Mbourantsuo, sa présidente, était une des concubines d’Omar Bongo : le conflit d’intérêt, en raison de sa permanence au sein des clans du régime, n’appartient pas au registre des interrogations du parti-Etat.
En réalité, l’essentiel de cette fausse réforme est ailleurs. Il n’y a aucune proposition visant à un retour au scrutin uninominal à deux tours, qui est le mode d’organisation électorale répandue dans toutes les démocraties, y compris dans des Etats africains, comme la Côte d’Ivoire.
Curieusement, il n’y a pas de limitation dans la durée du mandat présidentiel à deux. Il est vrai que la seule existence constitutionnelle de cette limitation ne serait pas suffisante à empêcher le putschiste de se maintenir au pouvoir.
En définitive, chacun le sait, la réforme constitutionnelle est bien évidemment dangereuse et l’intention visait sans doute à solidifier le régime.
Elle ne change rien à l’organisation du pouvoir, ni même à sa dévolution. Elle ne lui donne pas davantage de légitimité.
Elle ne le consolide pas davantage, car, aucune constitution n’a jamais empêché un peuple de se libérer, le récent exemple tunisien étant là pour le démontrer.
La « révolution de jasmin » en Tunisie est exemplaire. La situation dans ce pays avait beaucoup de points communs avec celle du Gabon :
- un clan mafieux familial.
- Une main mise sur l’économie du pays.
- Des détournements de fonds
- Longevité du régime (moins qu’au Gabon)
- Un Parti-Etat
- Services de répression développé avec une garde présidentielle au service de Ben Ali.
- Soutien du pouvoir sarkozyste.
- un contrôle absolu des médias.
La mobilisation des Tunisiens a été entendue alors que celle des Gabonais s’est faite dans un silence assourdissant en dépit des massacres de Port Gentil en septembre commis par le régime, et l’élection d’un chef d’Etat, André MBA OBAME, empêché de gouverner.
Le pouvoir français a soutenu le régime tunisien comme il soutient actuellement le régime gabonais. Pourtant, l’Europe et la France sont scandalisés par la découverte des « biens mal acquis » de Ben Ali et ils ont décidé de les saisir. Pourtant, pour les mêmes raisons, le pouvoir sarkozyste empêche les poursuites envers le patrimoine mal acquis du clan Bongo : deux poids, deux mesures…
En conséquence, le Mouvement Civique du Gabon (M.C.G) indique qu’il invite les Gabonais et Gabonaises à entrer en résistance afin de parvenir à mettre un terme au régime issu du putsch électoral de septembre 2009. Il faut, à l’instar du peuple tunisien, trouver des formes de mobilisation, y compris dans les provinces du Gabon, qui puissent être relayées au niveau international.
Il soutiendra toutes les actions visant à favoriser l’installation dans ses fonctions du Président élu, André Mba Obame.
Il invite ses amis et partenaires politiques à s’associer à lui dans cette démarche.
La présidente du conseil exécutif,
Mouvement Civique du Gabon
(M.C.G)
Mengue M’EYAA
http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr
Voeux 2011: Le Mouvement Civique du Gabon (M.C.G) exige la reconnaissance internationale du Président élu du Gabon, André Mba Obame
Mme Mengue M’Eyaà, Présidente du Conseil exécutif -- Mouvement Civique du Gabon (M.C.G)
Cher(e)s compatriotes,
Dans un contexte difficile pour la démocratie, nous aimerions vous adresser tous nos vœux pour vous et vos familles à l’occasion de cette nouvelle année 2011. Nos pensées vont également aux populations gabonaises en souffrance au Gabon ou à l’extérieur, en raison de l’abandon total dont ils sont les victimes.
La crise politique en Côte d’Ivoire est le symbole de l’échec des relations entre la France et le continent depuis 50 ans « d’indépendance ». Elle vient en écho à l’élection gabonaise où le suffrage universel a été refusé au peuple dans un silence assourdissant générant l’impunité des meurtriers.
Comme chacun le sait, les mois d’août et de septembre 2009 ont sonné le glas de l’espoir démocratique au Gabon après 42 ans de gestion confisquée du pouvoir par un même clan. Depuis lors, un individu s’est imposé à la tête de l’Etat avec le soutien du pouvoir français au mépris du choix des Gabonais et sans tenir compte du Président élu, André MBA OBAME. Celui-ci ainsi que Pierre MAMBOUNDOU ont été violemment frappés par les milices du régime sans protestation du secrétaire général des Nations unies, des dirigeants internationaux et bien évidemment du chef d’Etat français.
Les différentes médiations proposées ont été réfutées par le putschiste sans que les puissances occidentales ne se scandalisent d’un régime héréditaire, violent, qui a sous-développé le Gabon depuis plus de 40 ans.
La « communauté internationale » n’a rien dit et n’a rien dénoncé au moment des massacres de Port Gentil. L’on a pourtant découvert avec la Côte d’Ivoire qu’il existait une Cour pénale internationale dont on attend qu’elle se saisisse du dossier de Port Gentil !
La Cour constitutionnelle gabonaise n’a pas non plus condamné le putsch consistant en l’inversion des résultats du scrutin.
Pourtant, à l’occasion des évènements actuels en Côte d’ivoire, il est admirable de voir le monde entier se scandaliser du maintien au pouvoir d’un homme battu par les urnes. Pourtant, la cour constitutionnelle de ce pays l’a déclaré vainqueur de l’élection, comme au Gabon.
Oublie t’on les prises de pouvoir sanglantes de Bongo, d’Eyadéma ou de Sassou Nguesso ? Ou bien celles implacables de Blaise Compaoré, présumé assassin de Sankara, ou d’Idriss Déby ? tous étaient mes invités de la France au défilé du 14 juillet 2010.
Nous considérons que la « communauté internationale » si active sur la Côte d’Ivoire peut encore se manifester en exigeant le départ de Bongo, en favorisant la mise en place d’une force de l’ONU afin d’obliger le régime à tenir compte du résultat des urnes et en reconnaissant André Mba OBAME comme seul interlocuteur des Etats. Un des gestes forts pourrait être la nomination d’un nouvel ambassadeur à Paris et aux Nations unies par le Président Mba Obame qui prendrait la place de celui nommé par Bongo. Nous sommes certains que Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, sera sensible au soutien d’ambassadeurs nommés par un pouvoir démocratique.
Face à d’éventuelles stratégies personnelles, le Mouvement Civique du Gabon rappelle son attachement aux valeurs démocratiques et au progrès social, valeurs ignorées depuis plus de 42 années. Il poursuivra son combat déterminé contre le Parti -Etat afin que les Gabonais-e-s puissent enfin bénéficier des bienfaits d’un développement harmonieux, équilibré et des richesses de leur pays.
La Justice française a récemment apporté une note d’espoir au peuple gabonais en condamnant les « biens mal acquis », c’est à dire ces fortunes acquises sur le dos des peuples africains. Malgré les pressions du pouvoir français, et à travers l’action courageuse de citoyens et d’associations internationales, il est désormais possible d’imaginer un autre destin pour le Gabon.
Nous connaissons la vie quotidienne difficiles de nos concitoyens qui doivent faire face aux effets de la mauvaise gestion, des escroqueries des proches du régime; de la propagande abêtissante et de la censure. Les écoles et les hôpitaux se dégradent tandis que les hommes, les femmes et les enfants s’épuisent et se battent pour survivre au jour le jour.
La « jursiprudence Ouattara » en Côte d’Ivoire doit être appliquée dans la situation gabonaise.

Le président élu de la République gabonaise M André Mba Obame reçoit Mme Mengue M’Eyaà, présidente du Conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon.
· Pour 2011, nous demandons une commission d’enquête internationale sur les meurtres de Port Gentil menée par la Cour pénale internationale.
- Nous demandons que le Président élu, André MBA OBAME, soit installé dans ses fonctions de chef de l’Etat.
Ce sont les premières conditions qui feraient du Gabon un pays dans lequel les hommes et les femmes seraient enfin fiers après plus de 42 années de honte !
Mengue M’Eyaà
Présidente du Conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon
(M.C.G)