Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Face à l’opposition déterminée, le régime gabonais illégitime engagé dans une paranoïa répressive !
31 juillet, 2011, 11:28
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Communiqué du Mouvement Civique du Gabon

Le Conseil d’Etat du Gabon confirme la dissolution de l’Union nationale le 28 juillet 2011.

Il ne s’agit pas d’une surprise compte tenu de la nature des institutions gabonaises sous contrôle étroit du Parti-Etat. Tous les membres de ces institutions en sont membres et ne défendent non pas le droit mais leurs privilèges personnels.

Le Mouvement civique du Gabon est solidaire de l’Union nationale et se joint à la déclaration de la COALITION DES PARTIS POLITIQUES POUR L’ALTERNANCE (CPPA) car, les manœuvres anti-démocratiques du parti-Etat sont éprouvées. Elles remettent en cause avec violence tous les acquis obtenus par le peuple gabonais depuis 1990 et la Conférence nationale, peu après les émeutes qui ont suivi l’assassinat de Joseph Redjambe par le régime.

Elles ne changeront pas l’extraordinaire enthousiasme des Gabonais à transformer leur pays, sur la voie démocratique quelles que soient les méthodes utilisées.

Le Gabon vit depuis août et septembre 2009 une crise politique et sociale provenant du putsch électoral. Le soutien appuyé des néo-foccardiens français au pouvoir illégitime du clan Bongo n’est pas suffisant pour construire une légitimité basée sur la violence et l’intimidation.

Le Président Obama a reçu cette semaine quatre chefs d’Etats africains considérés comme exemplaires. Le putschiste gabonais n’en faisait pas partie, preuve s’il en est, qu’il n’a aucune légitimité internationale comme au plan national.

L’actualité française a encore rappelé les méfaits du clan Bongo à travers les biens mal acquis, et sa collusion avec les réseaux de corruption.

Même si l’Union nationale vit des moments difficiles, nous estimons que le peuple gabonais est seul garant de son existence et sa légitimité. De ce point de vue, ce parti comme tous ceux qui oeuvrent sincèrement pour le changement, sont aujourd’hui forts.

Le Mouvement civique du Gabon fait aussi partie de ces organisations politiques qui représentent l’espoir d’un Gabon debout et respecté.

Le combat se poursuit jusqu’à l’instauration d’un Gabon libre.

Fait à Paris, le 31 juillet 2011.

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

La Coalition des partis politiques pour l’alternance est constituée des partis suivants : CDJ, MORENA, MORENA UNIONISTE, PGP et URDP



Nouveaux accords de coopération : La France de Sarkozy concède au régime gabonais un bouclier militaire.
17 juillet, 2011, 8:56
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Alors que le « chantre » de la démocratie, Sarkozy, est venu installer son ami Ouattara en Côte d’Ivoire à coups de canon, le Gabon connaît une crise politique continue depuis le coup d’Etat du clan Bongo en août et septembre 2009.

La « démocratie » au Gabon  par la preuve.

Les néo-foccardiens sont en plein préparatif de l’élection présidentielle française, et pour ce faire, multiplient les contacts avec le régime illégitime. Ainsi, signale t-on la présence de l’affairiste Robert BOURGI en mission à Rome ayant eu des entretiens avec le putschiste gabonais (source : Lettre du continent) en déplacement pour un énième sommet de la FAO où les Gabonais du pouvoir n’ont d’ailleurs rien à dire, tant ils sont incompétents. Cette rencontre n’est pas fortuite et Bourgi, dont on se souvient, avec Guéant, du rôle majeur dans le putsch gabonais, n’est pas venu rencontrer leur créature gabonaise sans que cela n’ait de rapport avec la préparation de l’élection présidentielle française. Le sort de Bongo est lié à celui de Sarkozy, qui l’a nommé là où il est.

La démocratie est en recul dans toute l’Afrique francophone, en dehors de la Guinée et du Niger, négligés par Sarkozy, et le départ de Laurent GBAGBO sonne comme l’ultime règlement de compte à l’endroit d’un leader africain « indépendant » d’Afrique francophone. Il serait difficile d’assimiler Laurent Gbagbo à Sankara, mais il y a comme un sentiment de liquidation politique. Comment expliquer que la cour constitutionnelle ivoirienne soit moins légitime que celle du Gabon ? Pourquoi, les massacres perpétrés par les troupes de Ouattara sont-ils minimisés par rapport à ceux des troupes de Gbgabo ? Et les massacres de Port-Gentil, commis par les milices du régime, ville dans laquelle vivent de nombreux Français, n’ont pas donné lieu à intervention de l’armée française, qui stationne en permanence au Gabon. Aucun ordre à l’armée française n’a été donné pour procéder à l’arrestation de Bongo.

Il est clair que l’image internationale nouvelle que veut se donner Sarkozy, sur le thème des valeurs démocratiques, en s’adossant à la notoriété internationale de Barack OBAMA, est totalement artificielle et ne résistera pas à la campagne présidentielle approchant – même sans Dominique Strauss-Kahn.

La Françafrique évolue t-elle dans le bon sens ?  Les nouveaux accords de coopération sont parus au Journal officiel, dans un silence absolu dans un désintérêt total. Ces nouveaux accords (loi n° 2011- 425 du 20 avril 2011 autorisant la ratification du traité instituant un partenariat de défense entre la République française et la République gabonaise) présentent de prime abord un caractère volontairement technique et c’est à travers une lecture attentive qu’il est possible d’en deviner les conséquences. Ils se veulent non « interventionnistes », c’est-à dire que la France n’est plus engagée à agir militairement dans les pays avec lesquels elle est liée par les accords. L’on peut donc deviner que c’était le cas antérieurement. Mais, il y a une exception :le Gabon.

En effet, dans un article 4, le régime a supplié la France de maintenir une clause qui lui permet de bénéficier du bouclier militaire français, bien utile tant il risquerait de s’effondrer dans de brefs délais si les élections étaient menées à leur terme. Cette clause permet à la France d’intervenir s’il y a menace sur la « paix » au Gabon. Belle trouvaille ! La « paix » est vendue par le régime gabonais depuis une quarantaine d’années et permet au clan Bongo et dépendants de maintenir leur joug au Gabon.

En réalité, qui menace la paix au Gabon si ce n’est le régime lui-même en s’accrochant au pouvoir et surtout aux ressources de celui-ci!

Ainsi, les nouveaux accords auront pour conséquence de ne rien changer au Gabon. Les élections spoliées par le parti-Etat permettront en cas de soulèvement des populations contre la dictature de faire appel à la force militaire française au motif d’une pseudo menace contre la paix, en réalité le moyen pour le régime de défendre les intérêts du clan Bongo.

Les démocrates fondent l’espoir en 2012 que le changement politique en France mettra, dans l’intérêt des populations gabonaises, un terme au bouclier militaire en faveur du clan Bongo.

Il reste aussi à souhaiter que le second mandat de Barack OBAMA sera un peu plus ambitieux en matière de politique américaine africaine et de démocratie, une fois la France, pays allié,  débarrassée des néo-foccardiens.

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

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Politique africaine et élection présidentielle française : impasse ou enjeu majeur ?
17 juillet, 2011, 8:54
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Martine Aubry, candidate (PS) à l’élection présidentielle 2012

La France est entrée dans sa campagne présidentielle avec un espoir très fort pour les Africains : le départ de Nicolas Sarkozy et des néo-foccardiens de l’Elysée.

Quelle place aura la politique africaine dans les enjeux présidentiels ? Elle sera sans doute réduite. Il faut souhaiter, qu’à l’occasion de thèmes comme l’immigration, ou la bi –nationalité, invoquées comme des menaces par la droite et l’extrême droite, il sera rappelé le nombre de Français installés en Afrique, nantis de situations bien supérieures aux africains.

Une donne nouvelle sera le vote des Français d’origine africaine, leurs parents et toux ceux, nombreux, qui ont désormais l’impression de partager un ensemble d’injustices sur le sol français. Ils s’abstenaient dans les élections pour certains préférant « croire à la grande communauté nationale ». Cette croyance s’est effilochée au fur et à mesure des attaques de la droite gouvernementale sur leur identité puis sur leur pays d’origine.

La politique africaine de la France doit donc être revue dans son intégralité, non pas sur le mode incantatoire, puis, après l’élection, revenir à la gestion habituelle complaisante, paternaliste à l’endroit de ceux qui occupent indûment le pouvoir sur le continent.

Le mensonge de Nicolas Sarkozy sur la « rupture » a fâché les Gabonais et les Africains avec le slogan du « changement ». En guise de « rupture », ce fut un retour vers les années Foccard. Ainsi, l’armée française a sauvé Idriss Déby au Tchad d’un renversement probable. Le Gabon a hérité d’un Bongo élu par personne, contre un peuple tout entier. Au Togo, le fils Eyadéma a été placé en remplacement de son père, en RDC également avec le fils Kabila. L ‘attitude française a été ambiguë sur la côte d’Ivoire avec une « posture d’éthique démocratique » qui a maquillé un choix politique d’élimination d’un homme, Laurent Gbagbo, au profit d’autres réseaux affairistes plus proches de la droite sarkozienne.

Deux candidates à l’élection présidentielle française ont démontré leur intérêt pour le sujet africain : Eva Joly pour les verts-Europe Ecologie et Martine Aubry, candidate socialiste. Celle-ci a marqué sa différence au cours d’un discours à Dakar par rapport au discours de Nicolas Sarkozy qui était colonialiste et raciste. Elle s’est montrée déterminée au changement et humaniste, avec une foi sincère envers les hommes et les femmes du continent :

« Les valeurs démocratiques, qui ont fait des avancées sur ce continent depuis le début des années 1990 -malgré bien des difficultés-, doivent être encouragées partout. Cela implique aussi pour la France et l’Europe d’être résolument aux côtés de tous ceux qui se battent pour la démocratie, les libertés et les droits de l’homme quand ils ont besoin de nous, pendant des années si longues d’opposition et de répression subie. Et quand le cours des choses s’inverse, nous devons être là, une fois encore, pour aider à consolider l’espoir d’une démocratie durable. Dans cette quête de toujours pour plus de démocratie et de liberté, les sociétés civiles africaines, les peuples, ont joué, jouent et joueront un rôle majeur.

Sur d’autres rives de l’Afrique, les peuples adressent ces jours-ci au monde entier un extraordinaire message. Leurs révoltes, en Tunisie d’abord puis en Egypte, sont conduites au nom de la démocratie. Ce sont les peuples qui les mènent pacifiquement avec courage et dignité. Les sociétés toutes entières s’y engagent et s’y retrouvent. Toutes les générations sont là. Pas simplement une avant-garde, mais une société, ses réseaux sociaux, sa jeunesse courageuse et indomptable.

Ce grand moment des peuples se nourrit avant tout des idéaux démocratiques de liberté politique et de justice sociale. Ces valeurs sont les notres. Elles bousculent les régimes autoritaires, les élites corrompues. Elles démentent les certitudes paresseuses des cyniques, ceux-là même qui ferment encore les yeux par indifférence ou par connivence.

C’est un message pour le monde. C’est aussi un message pour l’Europe tout entière, qui à d’autres époques a vécu ses immenses « printemps des peuples ». Quand la démocratie grandit chez ses voisins, l’Europe doit être présente et utile. Ce message-là, je veux aussi le porter. » (extrait)

Quant à Eva Joly, son parcours de magistrate-combattante contre les ramifications politico-mafieuses de l’ex-compagnie pétrolière ELF, dont le Gabon a été un des théâtres essentiels, lui constitue une notoriété sans égale. Elle ne peut donc être soupçonnée de connivences avec la Françafrique et connaît les réelles motivations du soutien apporté au clan Bongo, et à quelques autres, par le pouvoir français.

Eva Joly, candidate Europe écologie-les verts à l’élection présidentielle 2012

Les choix sont donc clairs même s’il est évident que seule l’action des acteurs africains sera déterminante. On le voit avec l’extraordinaire révolte des Sénégalais contre la réforme de Wade, soutenue par l’Elysée, visant à tenter d’imposer son fils. On le voit également avec la résistance d’André Mba Obame, président de la République gabonaise élu, dont le parti fait l’objet d’une répression inimaginable de l’extérieur et qui sans l’intervention du Président Obama aurait été empêché de quitter le Gabon pour se soigner. Il faut d’ailleurs souligner que l’Union nationale, parti d’André Mba Obame, est toujours interdit au Gabon.

Que va donc faire François Fillon dans cette dictature, le Premier ministre du pays qui est train d’apporter la « démocratie » en Libye ?

Sa visite au Gabon est là pour rappeler le lien indéfectible entre les néo-foccardiens et les milieux d’affaires, car seul l’intérêt économique semblerait justifier le soutien avec le putschiste Bongo. Il n’y a pas de mal en soi à préserver l’intérêt économique d’un pays à condition que les avantages soient partagés, sujet qui n’intéresse pas le clan Bongo, occupé qu’il est à s’enrichir.

Les composantes de la gauche française suscitent l’espoir.  Au même titre que pour le printemps arabe, elles ont donc intérêt à défendre l’idée d’un changement véritable qu’il faudra concrétiser par des actes marquant une nette différence avec tout ce qui s’est passé depuis 2003. Dans le cas du Gabon, il faudra rompre avec 43 ans sans aucune alternance politique.

L’espoir est là, intact pour 2012 !

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr