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La valse des mallettes d’argent: le Gabon à nouveau au centre d’un scandale politico-financier en France!
12 septembre, 2011, 9:35
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Il est de bon ton pour les analystes politiques en France de dire que ce n’est pas par la politique étrangère que l’on gagne une élection présidentielle en France. Or, le sujet « secondaire » s’invite dans le débat politique pré-électoral.

Après la confirmation de la plus grande escroquerie électorale au Gabon en août et septembre 2009 par les câbles diplomatiques de wikileaks, un terrible scandale touche à nouveau le Gabon et ceux qui le rançonnent depuis plus de 42 ans.

Le Journal du Dimanche (édition du 11 septembre) publie un entretien avec Robert BOURGI, homme de la Françafrique et intermédiaire entre le pouvoir sarkozyste et quelques régimes africains, tels que le Congo, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et bien sûr le Gabon, pays dans lequel il a sans cesse été l’intermédiaire de Sarkozy en soutien du clan Bongo – ce même clan qui lui a apporté son soutien en 2007, échange de bons procédés -.

L’avocat Bourgi – car telle est sa « profession » dit-on – prend un ton accusatoire pour désigner De Villepin et Chirac comme les organisateurs et les bénéficiaires de «mallettes d’argent liquide » remises par plusieurs chefs d’Etats africains, ou plutôt comme on le devine, les habituels potentats Sassou, Bongo et autres Mobutu, ce dernier étant mort depuis une dizaine d’années.

 

Quel crédit accorder aux propos de Bourgi ? Il est vrai que l’individu est trouble et absolument infréquentable, qu’il a, à l’égal de son mentor Foccard, une mentalité colonialiste et qu’il est mu par ses intérêts immédiats et ceux de ses clients politiques, qu’ils soient « africains » ou qu’ils soient Français de droite – tantôt Chirac et tantôt Sarkozy.

Au Gabon, ses choix ont été clairs: missionné par Sarkozy et Guéant, il a apporté l’onction du pouvoir français au putsch électoral de Bongo, candidat de Sarkozy, et de ceux qui usurpent le pouvoir au détriment du Président élu , André MBA OBAME.

Mais, le Gabon n’a pas en l’honneur de recevoir l’attention de la « communauté internationale », et parfois, quelques timides gestes de sympathie de la part de démocrates isolés n’ont pas inversé l’idée selon laquelle le pouvoir français avait décidé d’imposer Bongo aux Gabonais qui avaient voté tout autrement.

C’est pourquoi, l’affaire qui intéresse les médias peut avoir un intérêt pour les résistants gabonais. La diplomatie des mallettes d’argent peut amener à dévider le fil des manipulations et intérêts matériels de ceux qui ne voudraient pas que le clan Bongo quitte le pouvoir. Or, autant le dire, nous sommes un certain nombre à penser que les jours du régime sont comptés, avec ou sans dévoilement des nombreuses valises d’argent remises aux responsables du pouvoir politique français de droite depuis 10 années.

Mais, la Justice française saura t-elle se saisir de l’occasion, ou partons nous à nouveau dans un marathon judiciaire à l’instar des Biens mal acquis ? Et pourtant, la réalité est là évidente : Dans cette histoire, le pillage du Gabon à grande échelle se reconnaît à nouveau pour le plus grand drame du peuple gabonais abandonné par la « communauté internationale ».…

Nous demandons l’ouverture d’une enquête par le Parquet en France afin de faire la clarté sur les éventuels faits de corruption de la part de responsables politiques français et de leurs complicités avec les autocrates et dictateurs en place dans plusieurs pays africains dont le Gabon.

Il faudra également que les Français d’origine africaine, leurs familles et leur amis, et tous les citoyens éclairés, inscrits sur les listes électorales, profitent de l’occasion pour participer au changement en 2012, car il est temps d’offrir à la relation France et Afrique de nouvelles perspectives qui soient fondées sur des échanges égaux et respectueux et qu’enfin après 10 années d’ombres, de tumultes et de honte,  un souffle démocratique soit enfin encouragé.

Le peuple gabonais est digne. Il sait que les liens d’affaires entre le clan Bongo et une partie de la droite française ont empêché jusqu’à présent toute possibilité d’alternance démocratique, en raison d’intérêts directs et particuliers, d’où l’impossibilité jusqu’à présent d’avoir des élections sincères. Mais, cette réalité ne saurait être la fin de l’Histoire.

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



Août et septembre 2009 : deux années après la tragédie électorale au Gabon !
12 septembre, 2011, 9:34
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Une bien curieuse affaire est sortie en France ces derniers jours à travers le livre d’une magistrate « dessaisie » de l’affaire Bettencourt par les soins des amis du pouvoir français. Dans un témoignage, une femme aurait assisté à la remise d’une enveloppe d’argent liquide à Nicolas Sarkozy par Mme Bettencourt. On voit quel pourrait le « sort » des biens mal acquis.

Cette affaire autour du Président de la République française n’est pas sans rappeler les méthodes d’un autre pays, le Gabon, et celles du clan qui le rançonne depuis plus de 42 ans. Ce même Sarkozy n’est-il d’ailleurs pas « l’ami » du putschiste gabonais et de son clan ?

Le Mouvement Civique du Gabon souhaite commémorer dans le recueillement avec la population gabonaise la douloureuse mémoire des journées tragiques qui ont vu l’anéantissement de l’espoir démocratique fin août et début septembre 2009 après le coup d’Etat électoral de Bongo-Mbourantsuo-Rogombe sans oublier l’incomparable Ndoungou.

 

Le drame a traumatisé le Gabon tout entier jusqu’à aujourd’hui, notamment après que les milices du régime aient violenté le vainqueur de l’élection présidentielle, André Mba Obame, et le second à l’élection, leader de l’alliance pour le changement et la restauration (ACR) avec des milliers de manifestants qui défilaient pacifiquement pour protester contre le coup d’Etat. La tragédie fut atteinte au paroxysme avec les massacres de Port-Gentil commis par la dictature avec cruauté et sauvagerie. Selon les témoignages, les cadavres des résistants gabonais furent jetés en mer par les troupes de mercenaires du régime.

La « communauté internationale » aux ordres n’a pas daigné jeter un regard sur les victimes des répressions sanglantes de Port-Gentil. Il arrivera un jour où comme en Tunisie, en Egypte ou en Libye, ce régime aura des comptes à rendre. Les câbles de l’ambassade américaine ont clairement – dévoilés par wikileaks  -- que les résultats de la région du Haut-Ogoué ont été exagérément gonflés pour doubler le corps électoral de cette province qui est devenue, subitement, la première province du Gabon en nombre d’habitants.

Révoltes au Gabon

Ainsi en ont décidé Sarkozy-Bourgi-Gueant, les mêmes qui seront très probablement chassés du pouvoir en mai prochain !

Ainsi vient de tomber « une des plus anciennes dictatures au monde », dit Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, au sujet de la Libye. Il ne reste plus que le Gabon, pourrait-on lui rétorquer.

A l’occasion de la chute du régime Kadafi, la « communauté internationale » semble découvrir le luxe dans lequel vivait le dictateur libyen. Sait-on pourtant après s’être offusqué des voitures de luxe de Kadafi que la plus brillante collection de voitures de luxe d’Afrique équatoriale est dans les garages de la présidence de la République gabonaise ? Pendant ce temps, les hôpitaux publics du Gabon sont dépourvus de moyens et dépérissent de jour en jour… Les moyens de surveillance de la population libyenne étaient très perfectionnés.

Sait-on que la présidence gabonaise recèle un centre d’écoutes qui permet d’intercepter toute communication sur le territoire gabonais qui n’a rien à envier au régime libyen honni par le pouvoir français actuellement en place ?

En souvenir des journées d’août et septembre 2009, le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon considère que la date du 31 août doit devenir jour national des démocrates gabonais et ce jusqu’à la chute prochaine du régime.

Ce jour sera dédié à la population gabonaise victime de la violence d’Etat commise depuis plus de 42 ans.

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr