Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Pierre Mamboundou, combattant de la démocratie: l’hommage des Gabonais.
29 octobre, 2011, 15:00
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a famille Mamboundou et les Gabonais présents en France ont rendu hommage au combattant de la démocratie le 28 octobre 2011 qu’était Pierre Mamboundou, député, président de l’Union du peuple gabonais, et candidat à de nombreuses reprises à l’élection présidentielle gabonaise.

Mengue M’Eyaà a pris la parole pour rendre un hommage particulier au non du Mouvement Civique du Gabon :

« Il m’a été donné de connaître M. Mamboundou à travers Pierre-louis Agondjo-Okawe dont j’étais conseillère spéciale au Parti gabonais du progrès et à la mairie de Port-Gentil, dans laquelle j’étais chargée des questions européennes, du co-développement et du développement de la ville.

Mengue M’Eyaà

Ne pouvant se présenter pour des raisons de santé, et pour renouveler le personnel politique gabonais, il a proposé à Pierre Mamboundou d’être candidat à l’élection présidentielle pour la première fois.

A sa proposition de prendre la parole au cours du meeting de Rio en 2009, qui ouvrait l’élection présidentielle pour l’opposition gabonaise, j’ai accepté et j’ai découvert des foules enthousiastes qui le portaient pour changer le Gabon. Son courage politique était connu depuis les premiers temps dans les années 80-90 pendant lesquelles il s’est battu sans fléchir contre le régime gabonais.

La dernière élection présidentielle 2009 a eu raison de lui. Une dernière fois, comme nous tous, il a connu la fraude massive et éclatante aux yeux de toute la communauté internationale pourtant restée muette.

Grièvement blessé au cours d’une manifestation pacifique, au cours de laquelle les représentants de l’opposition demandaient la proclamation de vrais résultats par la commission nationale électorale, une fois de plus, un régime féroce, absurde et ridicule, s’est imposé en toute illégitimité.

Nous ne pouvons nous empêcher de penser au combattant de la démocratie et personne ne peut nous empêcher de considérer cette disparition comme injuste et brutale au regard des combats à mener pour imposer la démocratie et l’alternance dans notre Gabon, pauvre de ses richesses et des intérêts nombreux, qui ont empêché depuis tant d’années sa libération. »

François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, a tenu, dans une lettre, à rendre hommage à Pierre Mamboundou.

C’est une marque de soutien aux femmes et hommes de progrès du Gabon. L’Histoire n’est donc pas finie.

Il est difficile dans de telles circonstances, alors qu’un énième leader de l’opposition disparait dans d’étranges conditions, de demander au peuple gabonais de supporter la honte de devoir taire sa colère alors que l’Afrique du nord, que l’on croyait promise à la dictature éternelle, a chassé ses dictateurs et ses tyrans.

Sa mémoire restera intacte dans l’histoire de la libération du Gabon !

Mengue M’Eyaa

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

Helmut Bonnet, secrétaire de section PS, commission Afrique -- PS, François NKizogue, Union nationale, AUrélie Eyang, Union nationale, et ANgèle Ondo, ancienne ministre.

Dr Obiang, Union nationale

Henri MAYILA, coordinateur de l’hommage avec lafamille Mamboundou.

M.Mouitzi Nzamba, président du PGP



Au Gabon, la société civile s’organise pour le changement !
27 octobre, 2011, 21:40
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« Ca suffit comme ça!  » mot d’ordre des ONG .

Il faut entendre par « société civile » un ensemble constitué par des organisations non gouvernementales ou des structures plus ou moins formalisées et hiérarchisées, qui ne sont pas identifiables comme des partis politiques.

Les ONG ont un avantage dans le contexte du Gabon : moins engoncées dans des logiques de pouvoir, elles privilégient le rapport direct avec la vie des Gabonais au quotidien. Tel est le cas du collectif « Ca suffit comme ça! » crée et dirigé, entre autres, par Marc Ona Essangui.

Ses combats sont connus notamment en matière d’environnement dans la défense des parc nationaux. Il a toujours eu un niveau élevé d’exigences à l’endroit du régime quarantenaire. Son combat contre la corruption a eu des résonances internationales amenant le putschiste gabonais à devoir «  s’agacer » des prises de position de Marc Ona Essangui dans le champ politique. Or, en situation de dictature, tout devient politique.

Marc Ona Essangui lors de son passage à Paris (15 septembre 2011) à Noisy le Sec en présence de Mengue M’Eyaà, présidente du conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon et Helmut Bonnet, premier secrétaire du Parti socialiste à Noisy le Sec et membre de la commission Afrique du PS.

Ils internationalisent des thèmes qui sont aujourd’hui sensibles dans le monde, tels que l’effet de serres, celui de l’exploitation de nos minerais sur notre environnement,ou la mauvaise gestion des richesses naturelles et la destruction programmée de l’éco-système.

Le conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon souligne ses très nombreuses convergences avec l’ONG Brainforest ainsi qu’avec le collectif « Ca suffit comme cela ». Il examinera avec bienveillance toute forme d’action commune, à dénoncer toutes les injustices, et à faire connaître la situation du Gabon aux prises avec les pires turpitudes de la non-gestion du parti-Etat depuis plus de 43 ans.

A ce jour, les contestations les plus précises portent sur les élections législatives que le régime veut organiser avant la chute de Sarkozy en France et ainsi frauder en toute impunité.

  • Nous souhaitons un changement démocratique rapide au Gabon, et la première étape décisive serait la tenue d’élections législatives si et seulement si elles ne sont pas organisées par le pouvoir en place.

La question de la biométrie est problématique dans un pays ravagé par les atteintes aux  libertés individuelles et le détournement des technologies innovantes au service de la   répression et de la surveillance policière.

La biométrie peut abaisser la fraude de plus de 30 %. Sera-t-elle suffisante si les Nations Unies n’organisent pas elles-mêmes l’élection ? Nous en doutons, même si les  atermoiements du régime démontrent qu’il craint déjà la mise en place de la biométrie. C’est pourquoi, il est impératif que cette condition non exclusive soit respectée.

  • Nous considérons d’autre part qu’il n’y a aucune participation au Gouvernement tant que le régime n’aura pas rendu le pouvoir au peuple gabonais. Il s’agit d’une condition non négociable.

Seul le départ de Bongo et de son clan, la mise en place d’une assemblée constituante et la désignation d’une coalition de transition – sans majorité du parti-Etat – pourraient être envisagés afin que les Gabonais puissent enfin entrevoir ce changement tant attendu depuis plus de 43 ans.

Pour notre part, aux côtés de la société civile et des partis d’opposition, et avec la population gabonaise, nous restons ouverts à toutes les formes d’actions permettant de faciliter ces deux conditions pour l’avenir.

 

A ce jour, le parti-Etat s’apprête à aller seul aux élections, car, en réalité, il n’accepte pas les acquis de la conférence nationale de 1990, le multipartisme, les ONG, les syndicats… bref ce qui fait l’essence de la démocratie puisqu’il compte sur ceux qui l’ont imposé aux Gabonais lui et son clan depuis plus de 43 ans.

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



La disparition de Pierre MAMBOUNDOU ne met pas fin à la résistance du peuple gabonais!
20 octobre, 2011, 14:12
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Le décès soudain de Pierre MAMBOUNDOU est un coup de tonnerre qui vient de tomber sur le peuple gabonais, déjà fortement éprouvé par plus de 42 années d’absence d’alternance démocratique, de corruption généralisée, de confiscation du pouvoir par un clan et d’atteintes multiples aux droits de l’Homme.

Pierre Mamboundou au meeting de Rio, ouvrant la campagne présidentielle en 2009

Ainsi, sans explication, dans des conditions incompréhensibles, le leader charismatique, longtemps considéré comme un des opposants farouches du régime, n’est plus.

Le Mouvement Civique du Gabon adresse à son épouse, Mme Augustine Mamboudou, toutes ses condoléances, ainsi qu’à ceux de sa famille qui ne l’avaient pas trahi.

Mais, si la mort de Pierre MAMBOUNDOU doit rester un moment de veille et de recueillement pour sa famille, il n’est reste pas moins qu’une telle disparition est un fait politique majeur tant il a occupé l’espace politique de l’opposition au Gabon.

Nous avions pour notre part, à sa demande, ouvert à ses côtés, le meeting de l’Alliance pour le changement et la restauration, à Rio,  en 2009 lors du lancement de la campagne présidentielle gabonaise, dont on connaît l’issue aujourd’hui : un putsch électoral du clan Bongo soutenu par Sarkozy-Guéant-Bourgi.

Puis, début septembre 2009, avec l’opposition unie, lors d’une manifestation contre le putsch du régime, il est grièvement blessé par les mercenaires envoyés pour la répression. Depuis cette date, il était connu que Pierre MAMBOUNDOU portait les séquelles de cette ultime agression, qui n’était que la dernière d’une longue série, tant le pouvoir monopartisan est coutumier de la violence physique à l’endroit des démocrates sincères.

Depuis lors, le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon s’était pour sa part retiré de l’A.C.R considérant que les stratégies du président de l’Union du Peuple gabonais étaient devenues illisibles depuis qu’il rencontrait régulièrement le putschiste. En effet, il était devenu illusoire de créer une coalition avec un pouvoir illégitime cherchant à gagner une crédibilité qui n’existe pas et menacé par la chute prochaine de Sarkozy en France.

Par ailleurs, le MCG dénonçait toute perspective de coalition gouvernementale sans poser la condition du départ immédiat de Bongo, ou pour le moins, l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle sous l’égide des Nations unies.

Nos pensées vont  en direction des militants de l’UPG et des populations gabonaises de toutes les provinces du Gabon en leur disant de ne pas renoncer à l’espérance d’un changement démocratique qui va finir par arriver au Gabon.

C’est pourquoi, au-delà des hommages funèbres traditionnels auxquels les Gabonais ont le droit, le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon encourage l’Union du Peuple gabonais à refuser toute récupération de la part du régime, à faire expertiser, avec la famille, de manière incontestable les causes du décès de Pierre Mamboundou, et à célébrer la mémoire du combattant de la démocratie, qu’il était, en s’opposant de manière ferme et déterminée aux manœuvres d’un pouvoir illégitime aux abois.

Mengue M’Eyaà,

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon -- M.C.G -