Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Lutte contre les crimes « rituels »: le régime pris en flagrant délit de duplicité!
20 avril, 2013, 8:29
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Dans une lettre du 10 avril 2013, adressée au président de l’Association de Lutte Contre les crimes Rituels (A.L.C.R), celui qui se réclame du titre de ministre de l’intérieur au Gabon, depuis le coup d’Etat électoral de septembre 2009, a décidé d’interdire le déroulement d’une marche pacifique dénonçant la prolifération des crimes « rituels ».

Les arguments sont stupéfiants et contradictoires. La lettre serait même comique si le sujet n’en était particulièrement grave. Il reconnait bien qu’il s’agissait d’une marche pacifique, mais, « je me fais le devoir de vous indiquer qu’en ma qualité de comptable de la gestion de l’ordre public… je juge inopportune l’organisation d’une marche tendant à dénoncer les crimes sus-indiqués. »

Le ministre de l’intérieur s’oppose à une protestation pacifique contre les crimes et ne souhaite pas défendre la cause des victimes. Avant de proposer qu’un mémorandum soit transmis à celui qui lui sert de président de la République, il reconnait néanmoins que  » cette manifestation saluée par la population gabonaise dans son ensemble » est légitime.

On s’attendrait d’un ministère de l’intérieur qu’il se rapproche du ministre de la justice pour diligenter des enquêtes d’ampleur sur le territoire national afin de mettre un terme à cette insécurité permanente. C’est l’incompétence liée dans le fond au cynisme et à la duplicité.

Qui peut-encore penser qu’un tel régime puisse être qualifié de « moderne »?

 

Mengue M’Eyaà

 

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

 

Lutte contre les crimes

Réponse du "ministre de l'intérieur" de refus d'une marche pacifique contre les crimes rituels

 

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Le M.C.G dénonce les crimes « rituels »!
19 avril, 2013, 6:27
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Le Mouvement civique du Gabon s’associe à la campagne nationale contre les crimes « rituels » et rappelle sa prise de position récente!

Le régime illégitime doit réagir contre cette tragédie.

 

Le M.C.G dénonce les crimes

 

 

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Crimes sans châtiments au Gabon !
31 mars, 2013, 12:35
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Crimes sans châtiments au Gabon ! 064-300x224

Jean-Elvis Ebang Ondo, président de l’association de prévention des crimes rituels, une responsable des syndicats enseignants et Mengue M’Eyaà, présidente du conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon (juillet 2012), peu de temps après la réception à l’Elysée des démocrates gabonais, en présence du Président de la République élu, André Mba Obame (Paris)

 

 

Le Mouvement Civique du Gabon a été interpellé à plusieurs reprises par une association de lutte contre les crimes « rituels » sur les meurtres et mutilations commis sur des femmes, des enfants et des hommes au Gabon.

 

A l’occasion d’un récent reportage diffusé sur la chaîne française de télévision  France 3, ces faits monstrueux ont été portés à la connaissance de l’opinion publique internationale.

 

Le caractère horrible de ces crimes est accentué par les mutilations qui auraient un caractère « rituel » inacceptable en termes de justifications. En effet, aucune tradition africaine ne saurait justifier l’enlèvement, l’usage du crime, de la cruauté, et de la barbarie.

 

Par ailleurs, compte tenu  de la nature du régime, les crimes seraient commis sur la base de « rites » sacrificiels s’inspirant de traditions éloignées de l’Afrique centrale. Les commanditaires recrutent les auteurs de ces crimes en Afrique de l’Ouest – importés par certains membres proches du pouvoir de Guinée, du Sénégal, du Mali ou du Bénin–, en Inde, ou même en Russie et se rattachent à des croyances issues de déviances médiévales  préscientifiques et  anti intellectuelles.

 

En réalité, l’inaction volontaire ou calculée du régime par rapport à ces crimes n’est  qu’un moyen supplémentaire d’installer un climat de terreur dans un pays ravagé par le terrorisme d’Etat. A l’aide de gourous « frelatés », les dirigeants illégitimes du Gabon  baignent dans des pratiques de nature mystico-criminelle leur permettant, selon eux, de conserver leurs privilèges du pouvoir.

 

Le Mouvement Civique du Gabon estime que la lutte menée contre les assassinats est insuffisante. Il est inacceptable que des menaces puissent être exercées sur de simples citoyens ou sur des opposants. Le caractère criminogène du régime en place depuis une quarantaine d’années ne peut qu’entretenir cette forme de violence criminelle.

 

L’absence de démocratie et la domestication de la Justice permettent un « droit » de tuer sans qu’aucune sanction ne puisse enrayer ce phénomène dans contexte de viol permanent des Libertés publiques et individuelles.

 

Le MCG estime que la prolifération de crimes fétichistes ne saurait être considérée comme une simple question de société mais se rapporte bien à la nature défaillante d’un Etat illégitime, incapable de sanctionner des individus proches du pouvoir, et protégés par celui-ci  qui se livrent en toute impunité aux pires crimes en récompense de rétributions diverses – postes, argent –.

 

Contrairement à la position d’un collectif sui generis, le Mouvement Civique du Gabon estime que la lutte contre toutes les formes de criminalité n’est pas apolitique, qu’elle est la résultante des pratiques fétichiste du pouvoir et qu’il est dans les missions des partis d’opposition de proposer des solutions.

 

Le Mouvement Civique du Gabon proteste de la tentative du pouvoir de dégager son entière responsabilité en promouvant, avec de lourds moyens financiers, la concurrence d’associations visant à le dédouaner alors qu’il ne fait rien pour endiguer ce phénomène

 

Le Mouvement Civique du Gabon proteste avec la plus grande vigueur et exige que le régime cesse de feindre de ne pas voir les pratiques meurtrières et fétichistes qu’il a suscitées en promouvant le crime comme mode de terreur et de promotion  politiques. 

 

Il encourage les familles concernées directement à déposer des plaintes auprès des juridictions internationales africaines, européennes ou même des instances des Nations Unies spécialisées sur le respect des droits humains.

 

La Justice, y compris internationale, doit pouvoir, sans entraves, sanctionner, jusqu’au plus haut niveau du régime illégitime, cette barbarie délinquante inacceptable dans une société africaine civilisée.

Mengue M’Eyaà,

 

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

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Clarté, transparence et démocratie : un nouveau cap pour l’Afrique ?
11 mars, 2013, 10:19
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Clarté, transparence et démocratie : un nouveau cap pour l’Afrique ? discours-fh-300x200

François Hollande a clôturé les Assises en énonçant les principes nouveaux  et sains des relations avec le Sud.

 

Le mot « rupture » a été tellement galvaudé que les tenants mêmes de la Françafrique s’en étaient emparés et prétendaient ne pas savoir ce qu’elle était alors qu’ils en étaient les principaux promoteurs.

 Les assises du développement viennent de s’achever à Paris le 1 er mars 2013 marquant le début d’une nouvelle conception des relations de la France avec le Sud et avec le continent africain. En présence du Président sénégalais, un des rares chefs d’Etat à avoir été élu démocratiquement, le Président Hollande a clôturé les assises par un discours empreint d’une volonté de proposer un nouveau cadre.

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François Hollande, Président de la République et Pascal Canfin, ministre chargé du développement

 La présence et la prise de parole du Président de la République française ont été précédées de plusieurs mois de travaux intenses au sein de groupes de travail sous l’égide du ministre délégué au développement, Pascal Canfin, dont le moins qu’on puisse dire qu’il n’a pas le profil de ses prédécesseurs récents, marqués par le fer de la compromission avec les dictatures de l’Afrique subsaharienne.

Souvenons-nous du pitoyable Joyandet, cornaqué par l’inénarrable Guéant à la recherche de mallettes, à genoux devant le putschiste gabonais et sommés de déclarer que le Gabon était une démocratie, pendant que la répression féroce conduite par les milices du régime massacraient des manifestants pacifiques et les jetaient à la mer vivants au large de Port-Gentil!

 Nous revenons de loin.

 Ces assises étaient une promesse de campagne de François Hollande et elle a été tenue.

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Pascal Canfin, ministre délégué au développement a donné un relief important aux assises du développement en participant lui-même aux débats.

Ont été rassemblés des élus, les institutions traditionnellement en charge du développement telles que l’Agence française du Développement, mais aussi des think tank de développement ou des organisations non gouvernementales dont on sait le rôle important auprès des populations pour suppléer les Etats défaillants ou prédateurs.

 Des mots forts ont été prononcés par le Président de la République ; Il a rappelé que la politique de développement doit notamment se faire à partir de critères politiques « c’est-à-dire l’exigence démocratique, qui est d’ailleurs une condition du développement et pas simplement son aboutissement ».

 Dans ce cadre, la lutte contre la corruption est une dimension essentielle : « la corruption s’entretient mutuellement, pour qu’il y ait des corrompus, il faut qu’il y ait des corrupteurs. Ca va dans les deux sens ». Et il évoque aussi le « renforcement de l’Etat de droit, et d’institutions capables de protéger les personnes ».

 Après avoir rappelé l’accroissement de l’aide publique au développement française, il souhaite que l’évaluation et l’impact de notre aide s’améliore. « Des indicateurs seront introduits pour gagner en transparence, en efficacité et en respect des objectifs de diversité. », d’où le rôle souhaité des ONG peu suspectes de défendre tel ou tel intérêt privé ou apparemment public. François Hollande rappelle la nécessité d’une « clarté et d’une transparence pour les industries extractives », précision bien utile quand on connaît les méthodes des régimes pour détourner des fonds issus des rentes pétrolières au Gabon ou au Congo et dans d’autres pays africains.

 Puis, il conclut sur les biens mal acquis : « nous serons également attentifs, pour ne pas dire exigeants, dans la lutte contre les flux illicites de capitaux et également par rapport aux biens mal acquis. La justice fera, en France, en toute indépendance son travail jusqu’au bout ».

 Bien évidemment, présente dans ces assises, il m’a été donné de saluer et de remercier chaleureusement le Président de la république.

 La France donne un cap fait de principes et d’actions forts comme ceux menés au Mali pour restaurer la démocratie dans ce pays.

 Quant au Gabon, dans cet ensemble, il est pour le moment en dehors de tout développement, bloqué par un clan au pouvoir depuis une quarantaine d’années. Loin des priorités définies par François Hollande, il en est la négation.

 Le développement durable est soumis aux conditions d’enrichissement maximal du clan. La gestion de l’Etat est opaque : clientélisme familial, incompétence crasse, prédations et rackets multiples, démembrement de l’appareil bureaucratique au profit d’agences permettant de siphonner les budgets, décisions arbitraires et atteintes quotidiennes aux droits des individus.

 Gageons que les assises du développement du Président de la République et du Gouvernement français puissent faciliter l’établissement de la démocratie au Gabon !

 C’est la responsabilité que s’est donné le Mouvement civique du Gabon depuis sa création en 2009 et qu’il va continuer à assumer.

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon



Au Mali, la France affirme des principes démocratiques valables pour le Gabon !
10 février, 2013, 16:43
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Au Mali, la France affirme des principes démocratiques valables pour le Gabon ! hollande-a-tombouctou-300x150

 François Hollande à Tombouctou

 

Il y a bien longtemps qu’un chef d’Etat français n’avait pas été acclamé sur le sol africain. Ce fut le cas récemment de François Hollande, Président de la République, qui a déclenché la magistrale intervention militaire de son pays contre ceux qui menaçaient la démocratie au Mali et voulaient instaurer une dictature islamiste.

Il faut pourtant s’interroger sur l’inaction de l’Etat malien depuis  que le phénomène de sa déliquescence s’amplifie au profit des seules forces financées et soutenues par l’extérieur au profit des  fanatiques islamistes de toutes origines.

Les Gabonais aimeraient à leur tour acclamer  François Hollande pour l’établissement de la démocratie dans leur pays. La présence d’une base militaire française permanente a plutôt servi dans le sens contraire, le maintien du pouvoir illégitime du clan Bongo sur plus d’une quarantaine d’années au nom de la « diplomatie des mallettes », ce dernier fait étant à nouveau confirmé une fois de plus par un récent reportage de la télévision française d’une journaliste courageuse, d’ailleurs interdite de territoire par le régime, Magali Serre.

L’affaire des « biens mal acquis » devrait révéler un des visages financiers de la Françafrique. Elle démontre s’il s’en fallait les raisons qui ont conduit la France et Sarkozy à favoriser le coup d’Etat électoral en septembre 2009. Les voyages au Gabon de ministres du Gouvernement de l’ancien Président français, comme Claude Guéant entretemps devenu avocat d’affaires, qui attend donc un retour d’ascenseur de la part du régime gabonais,  sont une des preuves de cette très grande proximité avec plusieurs des pouvoirs prédateurs en place sur le continent.

Que faut-il donc retirer de l’intervention française au Mali  pour le reste du continent africain enseveli dans des dictatures finissantes ?

Les situations ne sont pas semblables. François Hollande tient un discours nouveau. C’est incontestable et une véritable rupture avec un passé récent. L’intervention au Mali n’est pas une forme néo-coloniale de présence  qu’une partie de la droite française a le cynisme de mettre en avant. Ce sont les valeurs démocratiques qui sont portées dans ce pays  sur l’éducation, sur l’égalité femmes-hommes, et la fin de la barbarie médiévale (châtiments corporels et cruels).

La  visite de François Hollande à Tombouctou libérée, en présence de la responsable de l’UNESCO, a ainsi montré l’importance culturelle d’une civilisation négro-africaine et d’un islam des Lumières, ouvert au monde et ayant contribué à l’enrichissement de l’esprit humain, contre les éructations d’un Sarkozy indiquant que « l’homme africain n’était pas entré dans l’Histoire » et son soutien à une Libye désormais gouvernée par la loi dite « islamique ». Les Maliens devront s’interroger sur la remise en cause de leur culture démocratique, sur l’avenir de leur propre société et la porosité avec les forces obscurantistes qui les menaçaient jusqu’à ce que l’armée française intervienne.

Enfin, François Hollande a aussi rendu hommage au rôle des combattants africains dans la Libération de la France et leur participation aux deux guerres mondiales. Rappelons qu’il n’y a pas eu que des Maliens à s’être impliqués, mais tous les peuples de l’Afrique équatoriale française (AEF) et de l’Afrique occidentale française (AOF). Au Gabon, le Capitaine N’Tchorere fut un héros de l’armée française… et il est mort pour la France. Combien d’autres encore?

En revanche, il faut le constater. Ouattara, président de la CEDEAO, porté au pouvoir par Sarkozy, est prisonnier de son origine électorale contestée. Il n’a pu transformer sa très faible victoire électorale, soutenue par l’armée française, en un pouvoir impartial et respectable. Au contraire, tenu par les génocidaires qui constituent ses soutiens, la justice internationale ne semble traquer que les anciens dignitaires de Laurent Gbagbo et de ses proches.

Sa légitimité est donc faible, et, un des pays, en principe un des plus puissants de la zone, n’a donc pu jouer un vrai rôle moteur dans l’affligeante mobilisation des « armées africaines ». Il est vrai aussi que la plupart d’entre elles, au Tchad ou au Togo,  sont surtout entraînées pour réprimer les populations dans leur pays que pour combattre des ennemis de l’extérieur, point commun avec l’armée gabonaise.

Sans déployer les moyens exceptionnels du Mali, La France montre néanmoins qu’elle est prête à favoriser les processus démocratiques sur le continent. C’est un nouveau ton employé, respectueux, fait d’exigences, comme l’a montré la dénonciation rapide de l’assassinat du responsable politique tunisien.

Nous formons le souhait que  les pays d’Afrique centrale, dont le Gabon, ne soient pas l’angle mort de la politique étrangère française, seulement occupée par l’Afrique de l’Ouest. Les menaces et les intimidations subies par les opposants gabonais ne sont pas moins à négliger que celles reçues par les leaders des pays ayant connu les révolutions de jasmin.

 Au cours de la crise centrafricaine, de nombreux dirigeants français, dont Elisabeth Guigou, ont eu des mots justes à l’endroit du président Bozizé, incapable de fédérer et réticent à faire des concessions, l’obligeant à céder sur certains points. L’on peut quand même s’interroger sur le choix de Libreville pour des instances centrafricaines de dialogue quand on sait que celles-ci sont inexistantes au Gabon.

Dans ce dernier pays, malgré une cohérence de plus en plus forte des forces démocratiques, qui ont compris que l’éclatement leur était préjudiciable, le régime ne propose aucune avancée. Il commence seulement à proposer une « réflexion » sur la biométrie pour ne pas avoir à affronter la vraie question de la Conférence nationale souveraine qu’il craint et veut empêcher.

Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon ne se laissera pas distraire par les tentatives désespérées et inacceptables du pouvoir de contourner la conférence nationale. Suite aux rencontres de Paris, la Conférence nationale souveraine est la seule instance permettant d’envisager un cadre démocratique.

 

Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon estime qu’aucune participation aux élections locales, prévues en principe cette année, ne doit avoir lieu tant que la conférence nationale souveraine n’aura pas eu un début de commencement.

 

Le 10 février 2013,

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

E-mail: mouvementciviquedugabon2009@live.fr

 



A propos des « biens mal acquis » – documentaire de France 3 – réaction du Mouvement Civique du Gabon
19 janvier, 2013, 13:28
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« Laissez-moi parler du Gabon » a ainsi commencé Magali Serre, journaliste-reporter.
Il est tellement rare de voir le Gabon réel qui ne soit pas consacré aux éléphants ou aux grands singes de la forêt !Il s’agissait de la vie quotidienne des Gabonais des matitis (bidonvilles) et des Gabonais de tous les jours.
Exemple de la ville de Port-Gentil après les récentes inondations: les habitants abandonnés à eux-mêmes. Pendant ce temps, le putschiste gabonais a fait l’acquisition d’un hôtel particulier en plein coeur de Paris

A propos des

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Le Gabon est traité sous l’angle de la corruption. Nous connaissons les faits qui nous sont rapportés depuis le début des années 80 avec « affaires africaines ».  Celui qu’on ose appeler un avocat, Dupont-Moretti, n’a sans doute jamais lu cet ouvrage qui avait déclenché les foudres du régime gabonais.
Le procès des biens mal acquis tarde à venir sauf pour un des pays, la Guinée équatoriale, qui bénéficie d’un traitement de faveur de la Justice française. Quelle lenteur s’agissant des Bongo ou des Sassou?

Ce que le film ne dit pas est qu’il y a des répressions violentes et inimaginables pour les esprits européens. Il n’y a donc que la démocratie qui permet de freiner la corruption, non pas de l’éradiquer complétement, mais d’éviter qu’elle devienne un mode de fonctionnement généralisé.

Quand Maître  Moretti ose dire qu’il faut donner des preuves! Les Bongo n’étaient pas des possédants avant d’arriver au pouvoir. Même à cumuler leurs revenus de chefs d’État ou de ministres, le compte n’y est pas.

Parler de « colonialisme » à l’envers est scandaleux.
Les dictateurs africains ne sont pas poursuivis parce que noirs mais parce qu’ils empêchent la démocratie dans leurs pays laquelle contrarierait la corruption.
Enfin, lors du débat, Magali Serre dit que les Gabonais ne sont pas convaincus de récupérer le patrimoine mal acquis.

Ce n’est pas vrai car la plupart des Gabonais sont convaincus de cette profonde injustice qui consiste à piller leurs pays alors qu’ils manquent d’écoles, d’hygiène élémentaire dans leurs hôpitaux, que l’eau potable n’est pas accessible, et que l’énergie n’est pas servie  en continue.

Combattre la corruption, c’est vouloir la démocratie et le développement. Cette dimension manquait dans le reportage d’où le fait que les Gabonais parcourent le pays de façon à organiser une conférence nationale que le régime refuse.

Un des premiers actes de la première République libre du Gabon sera une exigence de restitution des biens mal acquis par ce clan depuis plus de 45 ans, pour que le produit de la vente soit affecté au développement du Gabon…

Un mouvement de fond contre la corruption existe mais aussi un ras-le-bol général contre la complicité passive de ceux qui vivent du Gabon et qui se taisent.

 

Si vous souhaitez participer au débat, n’hésitez pas à contribuer en envoyant vos réaction directement sur le site du mouvement civique du Gabon ou à l’adresse suivante: mouvementciviquedugabon2009@live.fr.

Certaines de vos réactions seront publiées par le M.C.G.



Voeux 2013 du Mouvement Civique du Gabon: la France n’entravera plus les processus démocratiques en Afrique et donc au Gabon.
1 janvier, 2013, 12:06
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Cher-e compatriote,

 L’année 2012 s’achève avec l’espoir que la France n’entravera plus les processus démocratiques en Afrique et donc au Gabon. Cela veut donc dire qu’elle  respectera le désir d’alternance des peuples d’Afrique noire.

 Il s’agit d’une heureuse certitude réaffirmée à l’occasion des évènements actuels en République centrafricaine. Elle n’est malheureusement pas rétroactive à septembre 2009 au moment du tragique coup d’Etat électoral du clan Bongo.

 Depuis lors, il ne se passe pas un jour sans que notre pays ne s’enfonce dans une crise majeure, politique et institutionnelle d’abord, mais aussi sociale et environnementale. Nous avons appris récemment que le taux de croissance économique du Gabon se situe entre +6 et +7 %.  Quel est l’impact de cette croissance sur la qualité et les conditions de vie des Gabonais ? Aucune.

 Les libertés publiques sont constamment menacées, et la seule institution qui fonctionne au Gabon est celle de la répression. La dernière confirmation de cet état de fait est l’existence d’un centre d’écoutes téléphoniques sophistiqué à la Présidence de la République, véritable système de contrôle politique des populations et des opposants pour ne pas accepter les résultats du suffrage universel.

Cette année 2012 a été encourageante avec l’élection du Président de la République française François Hollande. Ses discours de Dakar et de Kinshasa ont permis d’acter la prise de distance avec les processus non-démocratiques sur le continent.

J’étais aux côtés des démocrates gabonais, du Président de la République élu, André Mba Obame, de Zacharie Myboto, de Jean Eyeghe Ndong et de plusieurs acteurs de la société civile pour une rencontre à l’Elysée. C’était inédit. Ainsi, les forces de progrès du Gabon ne sont plus considérées comme les pestiférées de la politique africaine comme c’était le cas depuis plusieurs années, notamment les cinq dernières.

 Nous devons poursuivre cette flamme de la résistance intérieure et extérieure. Les Gabonais ont la conscience d’un peuple libre. Contrairement à ce que fait circuler une certaine propagande du régime, nous recevons sans cesse du soutien de la part de ceux qui souhaitent un vrai changement au Gabon après les 45 années ayant conduit au désastre actuel.

Quel est le sens de cette médiation installée à Libreville pour soi-disant réconcilier les forces centrafricaines ? Nous estimons qu’elle n’a pas sa place dans notre pays ravagé et bloqué par une dictature finissante hostile à toute avancée démocratique et dont le sort est scellé au regard de l’Histoire.

Voeux 2013 du Mouvement Civique du Gabon: la France n’entravera plus les processus démocratiques en Afrique et donc au Gabon. mengue-a-lelysee1-300x225

Réception à l’Elysée autour du Président élu de la République gabonaise, André Mba Obame,

avec Zacharie Myboto, Jean Eyeghe Ndong, Placide Ibouenga, et tous les représentants de la société civile gabonaise.

Une Conférence nationale souveraine est le début d’une solution politique pacifique à la crise politique qui dure depuis 2009.

Face à une crise politique qui dure depuis 2009, nous demandons que la  médiation sur la Centrafrique prévue à Libreville  ait lieu  à Cotonou au Bénin, pays de de Béni Yayi, président de ce pays, et qu’une autre médiation ait lieu dans un pays neutre pour obliger M. Bongo à accepter la Conférence nationale souveraine qu’il refuse dans son pays depuis son hold-up électoral.

Ce n’est pas parce que le peuple gabonais n’a pas encore pris les armes qu’il ne faut pas respecter son combat.

Nous ne cachons pas que cette année 2013 sera encore une année de combats pour la libération du Gabon, mais, sans hésiter, nous les poursuivrons parce que nous savons que le peuple gabonais l’espère et que les tricheurs doivent un jour recevoir leur récompense: la sanction démocratique.

Nous vous souhaitons une très bonne année 2013 en actions de mobilisation pour la Conférence nationale en vue d’une alternance politique au Gabon.

Le 1er janvier 2013,

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 

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Un avertissement pour le putschiste gabonais: l’armée française n’est pas là pour sauver les régimes africains!
29 décembre, 2012, 19:49
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« L’ancienne ministre socialiste Elisabeth Guigou a estimé vendredi que le président centrafricain, François Bozizé, doit appliquer ses « promesses » de « réconciliation nationale » ou « laisser la place« , alors que ce régime est menacé par une rébellion aux portes de Bangui

Le régime de M. Bozizé « a fait la preuve malheureusement depuis quelque temps de son incompétence », a commenté sur i-Télé la députée de Seine-Saint-Denis, présidente PS de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale.

« Il avait formulé des promesses, notamment à son voisin tchadien (…) d’organiser une réconciliation nationale, de faire en sorte que toutes les forces politique soient associées au pouvoir, ça n’a pas eu lieu », a-t-elle ajouté.

Selon elle, « il faut que les pays africains voisins se mettent d’accord pour obtenir une solution politique qui fasse en sorte que le calme revienne, qu’on donne à l’opposition certaines garanties et qu’effectivement M. Bozizé soit applique ses promesses, soit laisse la place ».

Les troupes françaises sur place sont là pour protéger les ressortissants français, mais aussi si nécessaire des « Libanais, ainsi que des ressortissants européens », mais pas le régime de M. Bozizé, a rappelé la parlementaire. »

Source AFP -

Voilà un message claire et très utile à l’appui des démocrates africains dans leurs pays respectifs. Pour ma part, je pense particulièrement à mon pays le Gabon, dans lequel il est impossible d’y conduire une conférence nationale.

Merci à  Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale,  pour  cette déclaration qui porte loin!

 

Un avertissement pour le putschiste gabonais: l'armée française n'est pas là pour sauver les régimes africains! guigou-elisabeth-300x240



Pollution aux hydrocarbures au Gabon: le scandale Fernan Vaz
19 décembre, 2012, 19:07
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Pollution aux hydrocarbures au Gabon: le scandale Fernan Vaz fernan-vaz-lagune-300x224

 

La chronique de l’Etat défaillant se poursuit au Gabon. Une pollution d’hydrocarbure est train de transformer en désastre écologique majeur un territoire lagunaire connu pour sa beauté et la richesse de sa faune. Cette situation se passe au sud de la ville de Port Gentil dans  la région de l’Omboué chère à Pierre Louis Agondjo-Okawe, défunt maire de Port-Gentil et infatigable défenseur de la démocratie.

Une société pétrolière tente de minimiser son rôle pendant que le régime se contente d’invoquer le principe pollueur-payeur pour ne rien faire du tout.

sur-les-traces-de-paul-du-chaillu-300x198Un paysage de la Lagune (avant pollution)

L’Etat est quasi-silencieux, l’administration gabonaise est aux abonnées absentes et tout l’appareil du parti-Etat ignorant  le désastre continue à encaisser les dividendes des compromis passés avec les compagnies pétrolières.

On sait d’ailleurs que l’entourage du putschiste gabonais est essentiellement constitué de ressortissants non-gabonais peu concernés par les problèmes du Gabon, et surtout chargé de trouver les différents stratagèmes permettant de siphonner les budgets publics de l’Etat gabonais, dont on sait que plus de 70 % des ressources proviennent de l’extraction pétrolière.

Aucune inquiétude donc ! Il ne se passe rien en dehors de la protestation courageuse d’une organisation non gouvernementale qui tente d’éveiller les consciences et à laquelle le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon apporte son soutien en dénonçant l’inaction du pouvoir illégitime pris en flagrant délit d’incompétence face à une menace sur le territoire gabonais.

Alors qu’une préoccupation internationale se fait jour sur toutes les questions environnementales, il est anormal que continue d’exister un silence presque totale sur le risque écologique de la lagune de Fernan Vaz.

Le MCG tire la sonnette d’alarme  et souhaite que des mesures d’urgence soient prises afin de tout faire pour que les dégâts déjà considérables soient limités, que des sanctions soient prises en direction de  la société exploitante responsable et que les populations gabonaises soient protégées dans les plus brefs délais.

 

Le 19 décembre 2012,

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

 



Marc Ona sur RFI : «La classe politique au Gabon a un discours que la base ne veut plus écouter»
29 novembre, 2012, 23:32
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Le Mouvement civique du Gabon retranscrit l’interview donnée par Marc Ona Essangui sur RFI:

 

Par Christophe Boisbouvier,

 

Marc Ona sur RFI : «La classe politique au Gabon a un discours que la base ne veut plus écouter» senatoriales-25-septembre-2011-049_moyenne-300x225

Marc Ona Essangui, Mengue M’Eyaà, présidente du conseil exécutif du mouvement civique du Gabon et Helmut Bonnet, responsable du Parti socialiste à Noisy le sec le 25 septembre 2011, lors d’une séance de travail avec les Gabonais actifs et militants de la cause démocratique.

 

Figure de la société civile en Afrique centrale, Marc Ona Essangui est un militant multicarte, président de l’ONG Brainforest et coordonnateur gabonais de la coalition Publiez ce que vous voulez. Il fait son entrée en politique. A ceux qui l’accusent d’être un sous-marin de l’opposition gabonaise, il répond : « Je suis un homme politique, sans être un professionnel de la politique ».

Marc Ona bonjour. L’opposition gabonaise réclame une conférence nationale. Le pouvoir répond que ce n’est pas légal. Quelle est votre position ?

 

Ma position, qui est la position de la société civile gabonaise et celle du peuple, est d’exiger une conférence nationale souveraine pour venir à bout de tous les problèmes que nous sommes en train de dénoncer au Gabon.

 

Il y a deux mois, devant les deux chambres réunies en congrès, le président Ali Bongo s’est exprimé là-dessus. Il y a eu des élections, il y a un cadre tout à fait légal, une conférence nationale. Ce serait un véritable coup d’Etat constitutionnel, a-t-il dit.

 

Oui, mais il y a eu des élections truquées ! Il y a des institutions qui sont complètement phagocytées par le pouvoir en place. Il faudrait qu’il sache que le pouvoir PDG (Parti démocratique gabonais), c’est-à-dire son père qui a régné au Gabon pendant quarante-deux ans et lui qui accède au pouvoir, ont mis le Gabon dans une situation catastrophique.

J’aimerais, par exemple, citer une institution. La cour constitutionnelle, celle qui est à la tête de la Cour constitutionnelle aujourd’hui, ça fait vingt ans qu’elle est là. Et nous savons exactement les liens que cette « dame » entretient avec la famille Bongo. Et rien qu’avec cet élément, nous pouvons penser que les institutions ne sont pas républicaines au Gabon.

Si nous prenons l’Assemblée nationale, aujourd’hui, l’Assemblée nationale est composée de 116 députés issus du PDG sur 120 ! Ça, ce n’est pas une Assemblée nationale d’un Etat républicain !

 

Le président est hostile à une conférence nationale, mais il est ouvert à un dialogue politique, il est prêt à recevoir ses opposants au palais. Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

Mais c’est dans quel cadre ? Si c’est juste pour les corrompre, nous sommes habitués à ces manœuvres. A chaque fois qu’il y a une consultation, hé bien, il y en a qui retournent avec des mallettes.

 

Marc Ona, vous avez reçu en 2009, à San Francisco, le Prix Goldman de l’environnement. Vous êtes une figure de la société civile en Afrique Centrale. Mais que répondez-vous à ceux qui disent que vous êtes un sous-marin de l’opposition gabonaise ?

 

Je ne suis pas un sous-marin de l’opposition gabonaise. Je suis un membre qui s’oppose au régime. Je suis un homme politique, mais sans être un professionnel de la politique. Parce que, à aucun moment, je ne pourrais demander le suffrage des Gabonais. Je crois que ce débat est dépassé. Tous les acteurs de la société civile, quel que soit le pays, sont des hommes politiques. Parce qu’ils obéissent à un principe très simple. Tout citoyen peut s’intéresser à la chose publique.

L’un des leaders de l’opposition d’aujourd’hui est André Mba Obame. Or, c’est ce même Mba Obame, quand il était ministre de l’Intérieur de feu Omar Bongo, qui vous a fait arrêter et mettre en prison, alors qu’il savait que vous étiez une personne à mobilité réduite. C’était début 2009. Est-ce que ça ne vous gêne pas ?

Est-ce que l’opposition au Gabon se résume à M. Mba Obame ? Et puis, par rapport à cet épisode, j’ai porté plainte ! J’ai gagné le procès ! Et je considère qu’on peut déjà tourner la page, ce n’est pas un problème d’individu. Il l’a fait en tant que ministre de l’Intérieur et pour moi, l’épisode est clos.

André Mba Obame, Zacharie Myboto, Jean Eyéghé Ndong… Beaucoup d’opposants d’aujourd’hui sont d’anciens dignitaires du régime Omar Bongo. Etes-vous certain qu’ils sont tous sincèrement démocrates et incorruptibles ?

 

Démocrates et incorruptibles, je pense que là aussi, en Afrique, ce débat est dépassé. Par exemple, Macky Sall aujourd’hui, qu’on salue au Sénégal, fut l’un des Premiers ministres de Wade. Si un acteur politique, fut-il de la majorité, estime que je ne peux plus continuer à être dans un système où les populations sont marginalisées, où on pille le système, je décide de

traverser la route de l’autre côté, je pense que nous pouvons saluer ce courage. Parce qu’il y a beaucoup à manger de l’autre côté, mais pas l’inverse. Et ceux qui continuent à se maintenir dans un système mafieux comme celui que nous sommes en train de décrier au Gabon, ceux-là sont plus coupables que ceux qui décident de changer de camp.

 

Le 10 novembre dernier, plusieurs dirigeants de l’opposition se sont fait sérieusement chahuter par les militants lors d’un meeting à Libreville. Est-ce que la classe politique gabonaise n’a pas un problème de crédibilité ?

 

Je pense que la classe politique au Gabon a un discours que la base ne veut plus écouter. C’est-à-dire un discours qui consiste tout simplement à dire : ‘Voilà, il faut qu’on se calme. Nous allons mener des actions démocratiques ‘. Je crois que ce discours, on l’a entendu pendant des années. La population voudrait que l’on aille sur le terrain des actions. Et l’une des actions réclamées, c’est la conférence nationale souveraine. Regardez ce qui est en train de se passer en RDC. Je pense que ce n’est pas souhaitable dans les pays africains que, à force de demander et de se retrouver autour d’une table, le pouvoir brille par l’arrogance Mais un petit groupe se lève pour dire ‘y’en a marre, on prend les armes’. Mais ce n’est pas ce discours que nous voulons entendre au Gabon.

 

Dans la procédure des biens mal acquis, on parle beaucoup de la Guinée équatoriale, on parle un peu du Congo-Brazzaville, mais on ne parle pas du tout du Gabon. Est-ce que vous pensez que la famille Bongo sera épargnée par la justice française ?

 

Mais ça fait partie des choses que nous sommes en train de dénoncer ! Quand vous regardez la quantité et la qualité des biens qui ont été recensés entre les Sassou et les Bongo, par rapport à quelques effets qu’on est en train de saisir pour le pouvoir au Gabon, nous pensons qu’il y a un problème. Il faudrait que tous les dossiers soient traités au même niveau.

 

Depuis plusieurs années, vous dénoncez les risques pour l’environnement de plusieurs projets d’exploitation minière et agricole. Est-ce que vous êtes contre le développement ?

 

Je ne suis pas contre le développement, mais je dénonce un peu un comportement mafieux, qui consiste à débarquer au Gabon, avec des gros capitaux, pour se lancer dans une sorte de collision avec le système. Je prends l’exemple de la compagnie Olam au Gabon. Olam, est une compagnie singapourienne qui a des relations très étroites avec le pouvoir d’Ali Bongo. Et Olam s’est lancée dans l’accaparement de terres, pour une agriculture non pas d’autosuffisance, mais une agriculture d’exportation ; palmiers à huile, et hévéaculture.

Mais le véritable problème, c’est que les permis attribués à Olam sont attribués sur des terres agricoles, quand on sait que le Gabon n’a pas atteint l’autosuffisance alimentaire. Malheureusement, on a laissé à Olam dans le Woleu-Ntem près de 50 000 hectares pour l’hévéaculture. Or, les populations refusent cette culture. Mais le gouvernement ne veut pas entendre le son de la population. Et c’est ce choix que nous dénonçons.

 

Source: RFI


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