Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Déclaration du 17 août 2015 du Mouvement civique du Gabon
19 août, 2015, 17:58
Classé dans : Non classé

« Une chose criminelle ne doit pas être nécessaire » Victor Schoelcher (Mémorial de l’abolition de l’esclavage – Nantes).

image MM

Comme chaque année, le 17 août, nous célébrons l’anniversaire de l’indépendance du Gabon.

Comme chaque année, les Gabonais et les Gabonaises s’interrogent sur le sens à donner au mot « indépendance », quel sens donner au 17 août. En effet , le clan Bongo occupant indûment le pouvoir depuis une quarantaine d’années, l’épisode « démocratique «  a eu à peine le temps de s’installer, dans les années 60.

C’est pourquoi nous luttons jusqu’à ce jour en faveur d’une première alternance qui n’a pu avoir lieu en septembre 2009 après le coup d’Etat électoral d’Ali Bongo.

Depuis cette date, le Gabon est en situation de crise permanente parfois éclipsée par la bruyante actualité internationale en Afrique sur les différents fronts des combats militaires contre les intégristes musulmans.

Les situations locales sont donc parfois reléguées au second plan sauf quand les scandales incessants du clan Bongo ne peuvent être dissimulés. Ce que l’on peut appeler « l’affaire Accrombessi », son arrestation suivie d’un emprisonnement en France, du «  directeur de cabinet d’Ali Bongo » en fait partie.

Cet individu est au cœur de l’appareil de corruption d’Ali Bongo. Rattrapé par une affaire oubliée datant de 2007, le clan vient de prendre conscience qu’il est en train de tomber, comme la mafia sicilienne, pour des rétro commissions anciennes, qui ont été éclipsées depuis longtemps, avec des profits encore plus significatifs. La chute du régime est désormais proche, miné par les affaires de corruption.

Dans le calendrier officiel, que nous contestons depuis 2009, l’élection présidentielle devrait se tenir en 2016.

Nos exigences préalables sont fortes et nécessitent une mise en œuvre immédiate pour donner de la crédibilité au processus électoral:

1°) Les élections présidentielles, anticipées ou non, doivent se déroulent sous le contrôle des Nations Unies, de l’Organisation de la Francophonie, de l’Union européenne, et de la France.

2°) Un recensement fiable de la population électorale doit être organisé. Il s’agit d’éviter le gonflement des électeurs du Haut Ogoué par rapport aux autres provinces pourtant davantage peuplées… mais avec moins d’électeurs. C’est à partir des services d’état-civil que s’organise la fraude. Pour une population de 800 000 électeurs au maximum, dans 9 provinces, la fiabilisation est tout à fait envisageable dans des délais rapides.

3°) il faut circonscrire les milices armées, proches de Bongo, qu’elles soient empêchées de réprimer la population.

4°) La commission nationale électorale doit avoir en son sein des experts internationaux incontestables désignés par les grandes puissances démocratiques afin que ne se reproduisent pas les fraudes massives de 2009 (L’envoyé de Nicolas Sarkozy a exercé des menaces directes sur la commission en 2009)

5°) La loi électorale doit être changée en faveur d’un second tour à l‘élection présidentielle, et qu’aucune condition de résidence préalable ne soit opposée aux candidats à l’élection présidentielle dès lors que les candidats sont de nationalité gabonaise.
En effet, il y a qu’un seul tour aux élections au Gabon, d’où l’incitation par le régime d’une multitude de candidatures. Comme il n’y a pas de second tour, le jeu démocratique, déjà entravé, est donc faussé.

6°) La France doit veiller à ce que ses ressortissants ne soient pas mis en danger par des proches du régime, tous les actes qui déclencheraient ainsi l’implication militaire de la France concourant à la sauvegarde du régime .

7°) Compte tenu des blocages internes, de l’impossibilité pour Ali Bongo de dialoguer sans exercer de menaces, il serait préférable que la France, et ses autres partenaires, organisent, comme en 1993, de nouveaux « accords de Paris», permettant une sortie de crise sur la base d’un programme de travail démocratique.

ll faut en effet noter que toutes les médiations récentes des Nations Unies, intervenues après les arrestations sommaires d’une centaine de personnes pacifiques, ont été rejetées par le régime.

8°) La parité à tous les niveaux des élections politiques doit être instaurée. Les femmes sont constitutives de la nation gabonaise et contribuent pour moitié à sa construction. Elles sont plus nombreuses que les hommes. Elles sont impliquées dans la vie économique, dans le tissu économique informel, qui pallie la défaillance de l’Etat.

Elles participent de même à la tentative d’instauration d’un nouvel ordre démocratique alternatif. Il est donc logique que les femmes puissent accéder aux responsabilités de même niveau que les hommes à toutes les strates de la vie politique, mais aussi, sociale, économique, environnementale, et qu’elles ne soient plus assignées aux problématiques de la « mère et des enfants » ou de la « vie domestique ». Il s’agit d’une exigence de progrès pour le Gabon.

La venue prochaine de Mickaëlle Jean, secrétaire générale de la francophonie, est prévue au Gabon fin août 2015. Nous comptons particulièrement sur l’organisation de la Francophonie pour porter des exigences de transparence démocratique, alors que le régime met en avant sa coquille vide de conseil de la démocratie, s’appuyant sur des « hommes liges ».

Le régime ne peut organiser sans contrôle la moindre élection. Il serait souhaitable qu’ existe une instance où seraient représentés les partis politiques, la société civile, et les différentes sensibilités du régime lui-même.

M. Bongo va tout faire pour gagner du temps. Le retard dans la mise en œuvre des exigences de transparence lui permet d’améliorer ses techniques de fraude électorale.

Nous sommes confiants et déterminés à résister.

Le changement est irréversible au Gabon,
parce que c’est le peuple gabonais qui le veut!

Vive la république gabonaise,
Pour un Gabon libre et démocratique,

Le 17 août 2015,

Mengue M’Eyaà

Ancienne journaliste d’Africa n°1
Présidente du Conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon (M.C.G)

Présidente du Mouvement Civique des Femmes (M.C.F)



Election législative partielle au Gabon: Les mystères de la politique à Bitam…
11 août, 2015, 9:30
Classé dans : Non classé

La victoire du candidat de l’Union nationale  dans une des circonscriptions rattachée à la commune de  Bitam ne saurait être surinterprétée, même si elle apporte un ensemble de points de satisfaction.

mairie_bitam

 

Bitam, chef-lieu du département du Ntem, est une ville située au nord du Gabon dans la province du Woleu-Ntem, à une trentaine de kilomètres de la frontière camerounaise et non loin de la Guinée équatoriale. Longtemps considérée comme un carrefour économique entre les trois pays, elle compte environ 13 000 habitants. J’ai moi-même découvert récemment que Bitam n’avait plus d’aéroport, malgré son activité économique dynamique. C’est la raison pour laquelle l’Union européenne a financé la construction d’une route entre Bitam et la Cameroun pour le plus grand avantage de tous dans cette région.

 

En premier lieu, la tenue de cette élection montre qu’une organisation solide permet de contrecarrer les fraudes du pouvoir. Bitam est un véritable baromètre politique pour l’avenir du Gabon tout entier, regardée de près par l’ensemble de l’opposition et bien sûr par le régime.

La situation politique de Bitam est surprenante. Les hommes politiques du PDG qui étaient accusés d’être des opposants sont toujours au PDG, et ceux qui prétendaient représenter le PDG rejoignent petit à petit l’opposition. Ce sont les mystères de la politique à Bitam.

Certes, René N’Demezo a apporté son soutien.

Toutefois, on ne peut attribuer cette victoire du candidat de l’UN au seul parrainage de René N’Demezo, longtemps pilier du régime, qui avait lui-même imposé en son temps le candidat actuel du PDG battu, M. Ngoua N’neme Pastor, actuel ministre délégué de l’économie numérique (qui vient de se prendre une superbe défaite électorale). Il pouvait ainsi empêcher d’autres personnalités méritantes de Bitam de s’imposer au sein du PDG. Maintenant que M. N’Demezo est dans l’opposition, nous ne demandons qu’à voir…

Cette victoire arrive dans un contexte de déliquescence du pouvoir en place , car, dans les différentes élections partielles, il a été battu. La dernière affaire Accrombessi est là pour rappeler cette lente agonie du régime.

Mais, le PDG n’est pas inexistant à Bitam, comme l’indiquent les chiffres. Les résultats chiffrés de Bitam sont, en effet, de 43,51 % des voix (1023 voix) pour le PDG et de  47,98% pour Patrick Eyogo Edzang de l’Union Nationale (1128 voix). C’est la première fois depuis bien longtemps que la circonscription de René Ndemezo bascule dans l’opposition.

Bitam, c’est un ensemble de personnalités, de familles. Ce n’est pas que la famille Ondo-Nkolou. Bon nombre d’élus ont une action visible et palpable auprès des populations.

Toutefois, ce n’est qu’une élection partielle qui ne remet pas en cause l’absence d’équilibre de l’actuelle Assemblée nationale, véritable « chambre introuvable », constituée à 95 % de proches du régime.

Il faut également remarquer qu’aucune femme ne s’est portée candidate, preuve d’une régression évidente dans la visibilité civique des femmes gabonaises, après 50 ans de pouvoir du clan Bongo. Il fut un temps où il y eut des femmes candidates à Bitam.

Ce résultat ne nous dit rien de l’avenir d’une future Assemblée nationale qui serait constituée de réels groupes politiques discutant vraiment des problèmes du pays, situation impossible aujourd’hui.

Les trois pouvoirs – exécutif, législatif, et judiciaire – sont actuellement concentrés dans la main de l’exécutif. C’est la raison pour laquelle nous voulons une alternance politique.

La victoire de l’Union nationale à l’élection partielle de Bitam ne doit pas cacher l’état de profond affaissement des institutions gabonaises, comme le démontrent la corruption d’Etat généralisée et bien sûr l’affairisme, consubstantiel au clan Bongo.

En tout état de cause, après la soirée électorale à Bitam et la victoire de Patrick Eyogo Edzang, nouveau député du Woleu-Ntem, ne boudons pas aujourd’hui notre satisfaction!

Mengue M’Eyaà

 Ancienne journaliste d’Africa n°1

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 Présidente du Mouvement Civique des Femmes

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 



Manipulations du football international avec Messi au Gabon , dernier coup de com’ raté du régime …
26 juillet, 2015, 19:17
Classé dans : Non classé

La venue de Lionel Messi au Gabon, grand joueur de l’équipe de football de Barcelone, a démontré une fois de plus la vacuité et l’incompétence du régime, y compris lorsqu’il s’agit de sa propre communication d’Etat.

 Rappelons que le régime a pris l’habitude d’instrumentaliser le sport et le football.

La précédente CAN a été co-organisée avec la Guinée équatoriale,qui était prête dans les délais impartis, contrairement au Gabon. Pendant ce temps, les entrepreneurs gabonais, qui ont tenté de préserver l’image du Gabon, en investissant sur leurs ressources propres, n’ont toujours pas été payés de leurs prestations.

 Cela n’a pas empêché le régime de se positionner sur la prochaine coupe africaine des nations, contre l’Algérie, qui s’est illustrée lors de la dernière coupe du monde au Brésil. Alors même qu’il n’a pas fini de payer ses dettes de la précédente CAN, par quel mystère le Gabon s’est-il vu attribuer deux fois de suite l’organisation de la coupe d’Afrique des Nations ?

 En effet, la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, obtenue dans la plus complète opacité par le régime, doit encore avoir lieu au Gabon, la veille des élections présidentielles, si celles-ci ont lieu (les conditions d’une élection présidentielle transparente et libre ne sont pas réunies).

 Ainsi, Ali Bongo veut s’appuyer sur le prestige du football pour tenter de frauder à nouveau à une élection, à laquelle il n’a pas le droit de se présenter pour des raisons constitutionnelles (article 10 de la Constitution gabonaise).

 On peut se souvenir qu’il y a au Gabon en ce moment des mouvements de grève dus notamment au défaut de paiement des bourses des étudiants. Les installations de l’université, ou les bibliothèques universitaires, sont totalement délabrées comme l’a montré récemment un reportage de la chaîne France 24 (« les Observateurs de France 24 »). Les dispensaires et centres de santé sont sous-équipés et insuffisants en nombre. La mortalité infantile est au Gabon trop élevée, etc… Le Gabon a donc des besoins réels et non ceux qui consistent à assouvir des envies puériles.

 Ali Bongo vient inaugurer un stade à Port-Gentil, ville symbole de l’opposition avec Pierre-Louis Agondjo-Okawe, ancien député-maire  de cette ville devenue martyre de la répression en 2009 (un rapport des atrocités du Professeur Kombila a été remis à M. Ban KiiMoon , secrétaire général des Nations Unies, a révèlé la nature du régime de M. Bongo).

 L’évidence aurait été de faire appel à la jeune star du football africain,français et international, Pierre-Aymerick Aubameyang, consacré meilleur joueur de football africain, qui a choisi de conserver sa nationalité gabonaise. Le régime n’a rien trouvé de mieux que de faire venir Lionel Messi à coup de millions d’euros. M. Bongo ne fait pas confiance aux Gabonais. C’est une fois de plus un comportement antipatriotique et complexé.

aubameyang SV Werder Bremen v  Borussia Dortmund - Bundesliga aubameyang3

Pierre-Emerick Aubameyang (Saint-Etienne) succède à Younès Belhanda pour le prix Marc-Vivien Foé destiné à récompenser le meilleur joueur africain de Ligue 1. Le lauréat de cette cinquième édition, organisée conjointement par RFI et France 24, a largement été plébiscité par les votants.

 

On ne connait pas le montant exact du séjour du footballeur argentin mais comme le rappelle la presse sportive internationale, l’indécence du régime n’a pas de limite, entre 1 et 3 millions d’euros, selon les sources. Cet argent aurait pu pourtant être utile pour permettre aux étudiants de l’université de Libreville de travailler dans des conditions décentes. Il aurait également pu être affecté à l’hôpital général de Libreville qui manque cruellement de moyens.Pour y être soigné, il faut y venir avec ses propres produits de soins.

 

Au lieu de cela, conformément à ses habitudes, pour masquer les contestations multiples en interne dans le parti-Etat, comme à l’extérieur, le régime fait de la politique-spectacle, avec le clou de l’attraction : un joueur de football qui foule le sol gabonais avec un accoutrement de plagiste de St Tropez, s’apprêtant à plonger une tête au bord de mer. Pendant ce temps, une nuée de ministres costumés du parti-Etat sont à la descente d’avion en rang d’oignons, prêts à serrer la poigne de l’éminence venue de Barcelone en short.

 En clou du spectacle, Ali Bongo, dont certains disent qu’il est le chef d’Etat du Gabon, prend lui-même le volant pour transporter l’auguste footballeur à travers Libreville, faisant l’objet de toutes les moqueries de la presse internationale et provoquant la colère des Gabonais.

 Nous disions dès 2009 qu’Ali Bongo ne pouvait être chef d’Etat du Gabon ,parce qu’il avait perdu par les urnes. Cet épisode confirme qu’il ne peut en aucune façon représenter le peuple gabonais. La situation actuelle le démontre à souhait s’il y avait des doutes possibles.

 Après avoir ridiculisé le Gabon, une fois de plus, reçu de l’argent devant revenir au développement du Gabon, le même Messi s’en est retourné en Europe, non sans qu’il ait fait un détour pour inaugurer un nouveau stade sans grande utilité. Rappelons qu’il en existe un autre stade, entamé sous Omar Bongo, et dont la construction a été abandonnée sans raison autre qu’une absence de suivi et de financements du projet voulue par celui qui se veut son successeur :un « éléphant blanc », comme on dit… alors qu’un Gabonais sur trois vit sous le seuil de pauvreté.

 Ainsi, M.Bongo croit-il que les Gabonais se sont distraits du spectacle d’un footballeur international dans la cour d’un roîtelet illégitime !Il est contesté de toutes parts, y compris dans le parti-Etat, et,obligé, sans cesse, de pratiquer la fuite en avant, tellement effrayé par sa propre illégitimité.

 Ali Bongo est l’homme de tous les records : au moins trois actes de naissance avec des informations contradictoires, des diplômes approximatifs, dont un doctorat en droit… ou en géographie, on ne sait plus vraiment, une élection truquée en 2009 et une présence continue depuis cette date, en jouant la comédie du pouvoir….

 Bref, c’est un régime aujourd’hui aux abois, qui ne sait plus où il en est des vérités et des mensonges, qui se contredisent sans cesse.

 Après cette indigne, coûteuse et pathétique mise en scène, les superlatifs autour du ridicule sont aujourd’hui dépassés au Gabon.

 Mais, nous ne sommes pas au bout de nos peines : le Forum des Attias, autre perle du régime, est en cours de préparation dans la plus totale opacité, et, s’il y a lieu, il faut espérer que les autorités françaises sauront rester à distance, au risque, à nouveau d’apparaître de plus en plus complaisantes avec la pantomine, jouée au Bord de Mer.

A Libreville, Ubu roi est nu, comme aurait pu le dire Alfred Jarry. Seules les autorités françaises et européennes, qui le reçoivent ou acceptent ses invitations, le voient encore habillé.

 Si le spectacle Messi était en effet scandaleux, il faudrait éviter les malentendus.

 Le peuple gabonais est très amateur de football.

 Les dilapidations financières du clan Bongo, malheureusement fréquentes au cours des 40 années de pouvoir absolu, sont sans rapport avec le respect que le peuple gabonais a du peuple argentin, qui ne doit pas être tenu responsable du comportement de Lionel Messi. Ce dernier est pleinement responsable de sa venue au Gabon, et des contreparties financières exorbitantes exigées pour ce déplacement.

 C’est la ritournelle de la honte toujours plus honteuse sans que celui qui l’a provoquée n’ait l’air de s’en rendre compte qu’il faut dénoncer.

1 – Le Mouvement civique du Gabon ne saurait s’associer à toute initiative visant à manifester devant les représentations diplomatiques argentines, ou, à s’attaquer au peuple argentin, qui a eu à lutter et à se libérer de la dictature des généraux.

Les Gabonais ne sont pas xénophobes et n’entendent pas mélanger les combats. On ne saurait s’attaquer à un pays en raison des actes individuels d’un individu, fût-il nanti d’une certaine notoriété.

 2 – Nous dénonçons les conditions dans lesquelles l’organisation de la CAN a été confiée au Gabon alors même que le régime est contesté et tentera de l’utiliser pour se maintenir au pouvoir.

 3 – Le Mouvement civique du Gabon propose aux associations et mouvements qui souhaitent manifester leur indignation d’aller protester devant les sièges des sponsors de Lionel Messi, puisqu’il n’est intéressé que par l’argent.

 4 – Lionel Messi, qui n’a aucune considération pour le peuple gabonais si l’on en croit son accoutrement, doit rendre au Gabon l’argent perçu. Nous sommes persuadés que cet argent ne lui manquera pas.

 Mieux encore, pour éviter que ce montant ne soit détourné par le régime,il doit être versé dans une ONG internationale, qui assurerait la rentrée prochaine des enfants dans les écoles primaires. Il peut transformer cette grosse bévue en action positive pour lui.

 5 – Nous dénonçons les entreprises et les personnalités qui viennent au forum Attias à Libreville, qui ne correspond à aucune demande de la part du peuple gabonais. Nous leur conseillons de décliner toute invitation de ce forum, qui constitue un détournement de l’argent public de l’Etat gabonais, qui devrait servir à des projets de développement, dans lesquels les populations souhaitent être associés. Il est temps que ce moment arrive.

 Fait à Paris, le 26 juillet 2015.

 

Mengue M’Eyaà,

Ancienne journaliste d’Africa n°1

Présidente du Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon

Présidente du Mouvement Civique des Femmes

 http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 



Trois pays africains et le Président Français: pourquoi faire?
3 juillet, 2015, 22:55
Classé dans : Non classé

François Mitterrand avait  imposé la conditionnalité démocratique à l’obtention de l’aide au développement pour les pays africains.

Quel sera le marqueur de François Hollande en Afrique pour les peuples qui ont tant espéré  sa victoire ?

Le Président de la République, François Hollande, est arrivé dans la nuit au Bénin, première étape d’un voyage africain qui le mènera au Cameroun et en Angola.

Ali Bongo avait crié à qui voulait l’entendre que le Président français lui rendrait une visite personnelle. C’est raté. C’est plutôt l’ambassadeur de France au Gabon qui joue ses attachés de presse pour les forums bidons qu’il organise à Libreville qui a eu à répondre du document surréaliste présenté à Nantes par le service d’état-civil en guise d’acte de naissance de M. Bongo.

Dans ce contexte de doute sur le statut de filiation complexe, François Hollande a mieux à faire en visitant à Cotonou les exemples de coopération qui marchent entre la France et le Bénin. Il a été reçu par M. Boni Yayi, président du Bénin, pays qui a connu l’alternance démocratique.

 

Trois pays africains et le Président Français: pourquoi faire?

Les présidents Hollande et Boni Yayi.

François Hollande sera sans doute heureux de retrouver Lionel Zinsou qui ne lui est pas inconnu.

En effet, le 6 février 2015, la France a lancé l’initiative Africa-France sous la forme d’une fondation dirigée par Lionel Zinsou soutenue à la fois par le ministère des affaires étrangères et par le MEDEF international.

 

Lionel Zinsou, que j’avais rencontré dans un séminaire au ministère des affaires étrangères.

 

Plume de Laurent Fabius,et animateur du club « Fraternité », il est membre du comité directeur de l’institut Montaigne.

L ‘avenir de M. Zinsou, brillant intellectuel binational, béninois et français, et ayant de bons amis, comme Laurent Fabius, est tout tracé : l’actuel président de la République, Boni Yayi, ne souhaite pas se représenter pour les prochaines élections présidentielles. On voit donc qui peut lui succéder.

Premier ministre, chargé du développement, M. Zinsou saura mettre à profit les travaux des ateliers et tables-rondes organisés au ministère des Affaires étrangères, à Paris. Il saura également utiliser les constats et conclusions du rapport sur les enjeux économiques en Afrique ,rédigé avec M. Védrine.

La mode intellectuelle du moment est en effet de parler en continu d’économie en Afrique, sans évoquer la place des citoyens et la vie démocratique, considérant sans doute que ce sont des dimensions négligeables.

Il faut dire que le Bénin a connu à de nombreuses reprises l’alternance démocratique depuis la conférence nationale du Bénin dans les années 90.

Le Président Hollande se rendra aussi au Cameroun qui joue un rôle de bouclier à la frontière nigériane contre les assauts répétés de Boko Haram. Il rencontrera Paul Biya, président de ce pays depuis 1982, et il y rencontrera l’opposition.

En Angola, le but du voyage est essentiellement économique, pour des contrats, car les relations avec le président Dos Santos, en place depuis le 10 septembre 1979, sont plutôt mauvaises depuis que la Justice française, a mis en examen des amis du pouvoir impliqués dans des scandales de corruption (Falcone). L’Angola est productrice d’hydrocarbures et de diamants.

Avec ces déplacements en Afrique, il est utile de  s’interroger sur les objectifs de la politique de la France en Afrique, qui semblent se résumer à la lutte contre le terrorisme islamiste. Or, les terroristes sont un maximum de 50.000 individus, nuisibles, mais facilement réductibles.

On ne peut donc se dissimuler derrière la menace, qui peut être spectaculaire ou meurtrière pour justifier une politique africaine favorable à tous les pouvoirs en place. Dans le cas du Gabon, par exemple, le clan Bongo est au pouvoir depuis 1967 mais Ali Bongo depuis 2009. Est-ce que cela en fait un individu fréquentable ? Chacun sait bien qu’Ali Bongo est illégitime à plusieurs titres et qu’il doit partir.

Doit on se satisfaire du fait que le Président Hollande ne se rende pas au Gabon contrairement aux annonces initiales du régime gabonais ?

Revenir sur des fondamentaux consiste à maintenir des partenariats avec les pays en se désolidarisant des dirigeants illégitimes. La gauche a quelque chose à défendre, une vision du développement, et elle ne peut se contenter d’être le commis voyageur du patronat français et prise en otage par le chômage de masse sur son sol.

Il n’y a pas de fatalité.

Une autre politique africaine est possible.

 

Mengue M’Eyaà

 

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 Présidente du Mouvement Civique des Femmes (M.C.F)

 



Ali Bongo à la recherche de François Hollande au Salon du Bourget !
20 juin, 2015, 10:39
Classé dans : Non classé

Le putschiste gabonais était présent cette année au salon de l’aviation civile et militaire du Bourget.

Il était là debout au milieu de spécialistes de l’aéronautique, sans rien y comprendre, alors qu’il n’avait rien à vendre et tout à acheter pour se maintenir au pouvoir.

Sans doute cherchait-t’il à y rencontrer le Président Hollande pour tenter d’obtenir un blanc seing de la France pour se maintenir au pouvoir, avec ou sans élection ! Il achètera sans doute un avion puisqu’il a été capable de prendre l’argent du Gabon pour acquérir la demeure des Kennedy et l’Hôtel particulier des Pozzo di Borgo (100 millions d’euros).

 

Le Bourget - Hollande                                                                                                                                                                         François Hollande, président de la République et Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale

Il faut néanmoins se souvenir que la France entretient une base militaire à Libreville, constituée de 450 hommes, qui mènent des manœuvres communes avec les pays de la communauté économique de l’Afrique centrale, dont, très curieusement, Ali Bongo assure la présidence.

C’est à partir de cette plate-forme depuis Libreville que les Etats de la CEEAC conduisent des opérations de « sécurité collective », ou en langage décodé, dans l’esprit du putschiste du Bord de mer, des opérations visant à le maintenir au pouvoir.

Car, en réalité, le Gabon n’est pas menacé.

En revanche, l’intérêt du régime est de faire croire au ministre de la Défense français, un des meilleurs amis du Président Hollande, que le Gabon veut prendre part à la lutte contre les islamo fascistes de Boko Haram. Opportunément, alors que 99 % de la population gabonaise est chrétienne ou animiste, Ali Bongo tient à rappeler qu’il est musulman modéré. Un sauf conduit international par les temps qui courent….

En réalité, loin de l’image qu’il veut donner, le régime n’est pas modéré quand il s’agit de réprimer violemment les populations gabonaises. Au contraire, créant le désordre dans le pays, le régime empêche toute alternance démocratique à chaque élection.

Mais, le régime a trouvé la parade pour s’attirer les bonnes grâces de la France : les achats d’armes. En effet, le régime gabonais est un des premiers acheteurs d’armes à la France (57 millions d’euros) sur le continent africain, devant le Cameroun (43 millions d’euros), et, devant la République sud africaine (39 millions d’euros).

A quoi peuvent donc servir ces armes au Gabon, si ce n’est à sévir sur les populations gabonaises ? Ces armes sont donc clairement utilisées pendant les couvre feux des putschs électoraux du clan Bongo. Elles servent aussi à violenter les populations lors des fermetures des frontières.

Alors, que peut donc chercher Ali Bongo en France au Bourget ? Après le soutien direct de Nicolas Sarkozy en 2009, il voudrait donc que le parapluie français de la « diplomatie économique » ferme les yeux sur la nécessaire et urgente alternance démocratique.

Nous souhaitons l’alternance démocratique au Gabon. Etant donné qu’il ne peut plus se présenter, M. Bongo doit quitter de gré ou de force le pouvoir, et la France pourrait jouer un rôle dans son départ.

La présence de M. Bongo au Bourget est donc complètement anachronique alors qu’un énième crime inexpliqué vient d’être commis au Gabon. L’on a pu se rendre compte de sa capacité à s’émouvoir quand il a empêché la dépouille d’André Mba Obame, son adversaire politique, de quitter Libreville pour se rendre à Médouneu.

Le régime veut se targuer de la force militaire internationale pour légitimer sa présence illégitime au pouvoir au Gabon.

Il est temps que la France se positionne clairement par rapport au clan Bongo au pouvoir depuis 1967.

 

Mengue M’Eyaà

Ancienne journaliste d’Africa n°1

Présidente du conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon

Présidente du Mouvement civique des Femmes



Entre affabulation, mensonges et calomnies, la laborieuse production du journal «La Griffe »
24 mai, 2015, 20:40
Classé dans : Non classé

Ce droit de réponse à l’article intitulé «  Le PS infiltré par les djihadistes du Front » a été transmis la rédaction du journal la Griffe. S’agissant d’un journal du régime, il est probable que ce droit de réponse ne soit jamais publié.

Aussi, nous en faisons une large diffusion publique.

Mengue télé

 Mengue M’Eyaà, le 11 janvier répondant aux questions d’une journaliste de la télévision française, au moment de la manifestation « je suis Charlie »

Le régime d’Ali Bongo manie l’insulte et affabule sur la présidente du Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon.

 Dans un article d’une rare violence verbale, la Griffe, périodique qu’on a connu décrivant les frasques du régime dans les années 90, a changé de combat. J’étais même intervenue, à une certaine époque, avec des amis du ministère des Affaires étrangères français et d’une ONG, pour défendre un des journalistes de la Griffe alors menacé par Omar Bongo.

 Les temps ont bien changé. Il s’en prend au Front uni de l’opposition et à ma personne, après avoir écumé le site et les positions du Mouvement civique du Gabon.

 L’article se livre à plusieurs affirmations mensongères diffamantes, et insultantes, me concernant directement en tant que femme, femme politique, et, Présidente du Mouvement Civique du Gabon. Je n’ai bien entendu pas été interrogée par ce journal, ni par ce « journaliste » au pseudo évocateur, Christophe Bibolamore.

 Comment peut-on « s’infiltrer » dans un parti dont on est membre depuis 20 ans?

 L’opposition du Front uni est qualifiée de « djihadiste ». Ce terme, en résonance avec l’actualité internationale, est évidemment inapproprié et vise à créer le trouble dans les esprits, notamment dans la communauté de Français et d’Européens nombreux qui veulent le changement au Gabon. Il n’en sera rien cependant.

 Car, revendiquer la démocratie et la liberté au Gabon est sans rapport avec les combats et les actes terroristes menés par des fanatiques assoiffés de violence au Moyen-Orient et leurs émules du Nigéria au Cameroun.

 Le mot « djihadiste » est sans rapport avec le vocabulaire des Gabonais, chrétiens ou animistes à 98%. Cette référence à un vocabulaire se rapportant au fondamentalisme musulman est décalée par rapport au contexte gabonais et constitue une insulte à mon endroit qui défends le principe d’une république régie par l’alternance et la séparation des pouvoirs. Il s’agit d’un discours de diabolisation à usage externe que nous dénonçons.

 Le clan Bongo a confisqué le Gabon depuis 1967 et considère ce pays comme sa propriété privée Les récents scandales dévoilés et publiés sur M. Bongo par Médiapart le démontrent. Ils abîment le Gabon et rendent l’exigence de changement encore plus forte.

 J’ai combattu le régime depuis le début de ma conscience politique, et j’ai adhéré au PS en 1995.

 J’ai été dans un premier temps proche du Rassemblement national des Bûcherons, en tant que vice-présidente des relations extérieures representation du RNB à Paris, que j’ai aidé à une époque où son leader était encore dans l’opposition. Nous avons pu faire tomber Libreville dans l’opposition gabonaise. Je démissionnai de la représentation de Paris dès lors que je sus que le leader du RNB a commencé à se rapprocher du régime à travers ce qu’il appelait la « convivialité » avec Omar Bongo.

 Puis, à la demande de Pierre Louis Agondjo, j’ai alors rejoint le Parti gabonais du Progrès qui avait besoin d’une référente à Paris et en France. Je considérais toujours que le Gabon devait changer et tourner la page du clan Bongo. Je suis donc devenue conseillère spéciale du président du Parti gabonais du Progrès et, à la mairie de Port Gentil, je suis alors devenue conseillère sur les questions européennes, sur le co-développement et sur le développement durable. J’étais également membre élu du Bureau national du Parti gabonais du Progrès, parti qui était alors associé à l’Internationale socialiste. Je le représentai régulièrement dans cette instance.

 Pendant ces années, j’ai donc noué des relations avec nombre de responsables politiques tant africains, gabonais et français, américains…

 En 1997, je crée le Mouvement Civique des Femmes pour organiser la défense des droits des femmes, combat à mener au Gabon comme en France.

 Comment une femme peut-elle mener un combat  politique?

 C’est la question qu’il faut se poser face à l’exercice de dénigrement auquel se livre cette parodie de journaliste.

 En premier lieu, face au rédacteur ignorant de la Griffe, je voudrais rappeler que lire un ouvrage d’un homme ou d’une femme politique ne signifie pas qu’on en épouse toutes les causes. De même, il n’est pas interdit de partager certaines d’entre elles, ce qui est le cas de l’ouvrage de Jean Ping (« Eclipse sur l’Afrique : fallait-il tuer Kadafi ? » édition l’Harmattan, ou de celui de Raymond Ndong Sima « Quel renouveau pour le Gabon ? » éditions Pierre-Guillaume de Roux), ouvrages dont ila été débattu sur le site du Mouvement Civique du Gabon – http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr).

 Conformément à la mentalité installée par le régime, les femmes gabonaises ne devraient n’ avoir qu’une place réduite dans l’espace politique, ou, quand elles ont une meilleure position, ne jamais remettre en cause l’ordre établi sur la question des Droits des femmes.

Ce combat pour l’émancipation est mené dans les plus grandes démocraties. Il doit l’être davantage au Gabon, pays non démocratique.

 Dans la symbolique du régime, la femme est destinée aux tâches domestiques, surtout, lorsqu’elle prétend avoir des convictions contraires.

 C’est la raison pour laquelle, mon combat n’est mené et décrit qu’à travers les engagements de mon propre époux, lui-même engagé au Parti socialiste.

 Evidemment, cette vision rétrograde vise à dégrader, à disqualifier la femme politique que je suis en tentant de me présenter comme étant sous tutelle de personnalités diverses et variées au sein du PS.

 Ai je des comptes à rendre sur mon parcours politique ou mes convictions à des personnes dont je ne sais à quelle histoire des idées elles se rattachent ? Je ne vois au Gabon dans que des partisans d’un capitalisme sauvage et débridé dans lesquels les membres du clan Bongo, et un cercle bien restreint, sont les seuls bénéficiaires.

 Je conseille donc à ce « journaliste », qui n’a pas pris la peine de m’interroger, d’apprendre à lire et à écrire. Ce n’est pas en égrénant des noms de personnalités qu’on vous a soufflés que vous deviendrez analyste de la vie politique franco-gabonaise.

 Est-il possible de considérer une actrice politique comme un sujet et non pas comme une supplétive à un homme politique, fût-il même son mari ?

Cette approche est grossière en plus que d’être mensongère. Ce sont les réflexes machistes du régime.

 L’article a pour intention de décrire par le mensonge ce que le pouvoir en place tente de faire en réalité lui-même: infiltrer le Parti socialiste comme lors des Journées d’été du Parti socialiste à la Rochelle, ou en créant une officine associative de Gabonais, proches du régime, à Poitiers, ville dans laquelle se déroulera le congrès du Parti socialiste en juin 2015 dans l’espoir de rencontrer des personnalités politiques françaises de premier plan.

 En réalité, M. Bongo se sait illégitime et fait agir ses « chiens de chasse » pour mordre au sens propre (au Gabon, avec des arrestations incessantes injustifiées) et au sens figuré (par voie de la presse d’Etat) ceux qui prétendent le faire partir rapidement dans la transparence et par l’élection.

 Après le coup d’Etat électoral de septembre 2009, voilà que M. Bongo essaie de faire jeter le discrédit sur des personnalités respectables de la scène politique gabonaise, comme M. Ping, ou des personnalités françaises, certaines de ces dernières avec lesquelles je n’entretiens aucun rapport d’ailleurs. On se demande donc de quelles sources peuvent provenir de tel mensonges. Être journaliste est véritablement un métier ce que n’est pas la nullité qui a rédigé ce mauvais texte.

 Il n’y a pas de « djihadistes » au Gabon et à l’extérieur qui combattent le régime. Il y a des femmes et des hommes qui tentent de trouver des solutions démocratiques aux scandales en place depuis une cinquantaine d’années.

 Au Gabon, en 2015, les populations ne peuvent se soigner normalement. L’école et les enseignants sont maltraités. L’ administration est martyrisée par un pseudo chef d’Etat ne comprenant rien à la gestion d’un pays, comme le décrit M. Ndong Sima dans son ouvrage récent.

 Comment imaginer que dans un pays tropical humide, les Gabonais ne puissent pas avoir tous accès à l’eau potable ?

Dans un pays où le soleil brille constamment, comment se fait-il que l’accès à l’énergie soit insuffisante de manière notoire ?

 Le Gabon n’est pas un pays musulman. Il n’y a donc pas de « djihadistes » au Front uni, mais des femmes et des hommes désireux d’améliorer le bien-être de la population gabonaise.

 Les seules forces violentes au Gabon sont au service du régime pour tuer, intimider, violenter, arrêter sans raison, et instrumentaliser le pouvoir judiciaire.

 Que le régime règle ses incessants scandales de transports de crèmes glacées entre la France et le Gabon, de liens avec la mafia corse, de faux acte de naissance, de non-paiement de prestations de maintenance d’un jet, de violation des Droits de l’Homme, de directeur de cabinet incompétent, affairiste, et omniprésent… La liste est longue depuis plus de 50 ans de pratiques de fraudes électorales, de renversements de résultats, de disparitions mystérieuses d’acteurs politiques de premier plan tels que Pierre Mamboundou, et André Mba Obame.

 Voilà donc les pratiques qu’il faut changer au Gabon et cela ne se fera qu’à travers un changement profond de régime… Le Mouvement Civique du Gabon continuera à développer sa propre analyse de ce qui se passe au Gabon. Il agira également dans le sens du changement et l’instauration de valeurs républicaines.

 Si ma détermination pour la mise en mouvement d’un élan démocratique au Gabon vous désespère, j’en suis fort aise.

 

 Mengue M’Eyaà

 Ancienne journaliste d’Africa n°1

Présidente du Mouvement Civique des Femmes

Présidente du Conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon

 

 http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



Les scandales Bongo au menu du journal télévisé français…
5 mai, 2015, 21:27
Classé dans : Non classé

http://blog.francetvinfo.fr/oeil-20h/

ILS SONT VRAIMENT NES AVANT LA HONTE !

Sur France 2 ce soir, David Pujadas a diffusé un reportage sur les dépenses somptuaires de l’ancienne directrice de cabinet d’Omar Bongo.

Curieusement, à aucun moment, ce journaliste ne situe Pascaline Bongo dans son clan. Il évite soigneusement de parler d’Ali Bongo impliqué dans la société Delta Synergie qui rançonne toutes les entreprises travaillant au Gabon et dont l’existence a été révélée par un dossier récent de Médiapart.
Sans avoir aucune envie de défendre Mme Bongo, je m’interroge sur les tenants et les aboutissants au journal de 20 h de telles « révèlations » soudaines, qui omettent soigneusement le jet setteur Ali Bongo, qui fait financer par l’Etat les frasques du forum organisé par M. et Mme Attias (Madame Attias étant l’ex-Mme Sarkozy), lesquels écument les capitales africaines pour des événements de communication qui sont inutiles pour la vie des gens..
Ce reportage évite aussi d’ évoquer les dettes des ambassades gabonaises aux Etats-Unis et en France.
Et n’oublions pas l’avion « militaire », un Boeing, qui était cloué au sol pour non paiement des dettes de maintenance, de la part du régime de M. Bongo et de M. Accrombessi!
Ce reportage semble un règlement de comptes, organisé par celui qui joue le rôle de Chef de l’Etat au Gabon. 
Est -ce que France 2 est instrumentalisée? Ou au contraire, est-ce le début d’une série de reportages sur le scandale d’un clan au pouvoir, depuis plus de 40 ans, qui se dandine dans les capitales des grands pays, en s’affichant avec des personnalités respectables?
Au fait, qui sait que Stromae va faire un concert à Libreville? Je suis sûr que sa rémunération payée rubis sur ongle par le régime est « formidable », sachant que plus d’un quart de la population au Gabon vit en dessous du seuil de pauvreté, dans un pays considéré comme le Koweit de l’Afrique…
Ceux, qui pensent pouvoir effacer le fait qu’il est question d’un clan pour rendre légitime la présence de Bongo au pouvoir, doivent savoir que les Gabonais ne laisseront plus faire.

 

Le clan Bongo en conciliabules pour faire la fête et piller le Gabon depuis 47 ans.

Pascaline Bongo



- Communiqué du Mouvement Civique du Gabon -
12 avril, 2015, 22:26
Classé dans : Non classé

Le Gabon est en deuil.

Le Gabon vient d’être frappé en plein cœur par la disparition de son chef d’Etat élu en 2009, André Mba Obame.

AMO 073

André Mba Obame ( à gauche),  Jean Eyeghe Ndong, ancien premier ministre du Gabon (à droite), et moi-même (centre) après une séance de travail (2012 – Neuilly)

 Cette disparition bouleverse tous les démocrates qui le savaient malade depuis plusieurs années.

Il a combattu sa maladie avec autant d’énergie qu’il s’est engagé en faveur de l’alternance démocratique pour le Gabon.

 Bien qu’étant malade, à l’été 2012, il est venu jusqu’à l’Elyseé pour faire des propositions concrètes et déposer un mémorandum à la tête d’une délégation de l’opposition gabonaise et de représentants de la société civile. Nous étions à ses côtés.

 André Mba Obame est un exemple pour tous les Gabonais et pour toutes les Gabonaises de conbativité, de résistance à l’oppression. Il avait un véritable projet politique de développement pour notre pays.

 Doté d’une éloquence admirable, il a su emporter l’élection présidentielle, victoire immédiatement confisquée par un coup d’Etat électoral soutenu par le pouvoir français en 2009.

 Les Gabonais-es l’appelaient AMO comme s’il s’agissait d’un prénom. C’était le prénom de leur président de la République véritablement élu.

 Suivant sa mémoire, nous continuons le combat. Le rassemblement des forces du changement doit se poursuivre afin de mettre un terme définitif au règne du sinistre clan Bongo.

 C’est une immense perte pour le Gabon.

 Le Mouvement Civique du Gabon adresse ses condoléances à la famille d’André Mba Obame, à tous les Gabonais et Gabonaises, au Président de son parti, Zacharie Myboto,  l’Union nationale et à tous ses membres.

Paris, 12 avril 2015

Pour le Mouvement Civique du Gabon

La présidente du Conseil exécutif

 Mengue M’Eyaà



Les « illusions perdues » de Raymond Ndong Sima, ancien premier ministre du Gabon !
16 mars, 2015, 21:21
Classé dans : Non classé

Le livre de Raymond Ndong Sima, « Quel renouveau pour le Gabon? », est paru le 5 mars et quelques semaines on en parlait comme d’une « bombe » éditoriale, qui allait fracasser encore davantage le régime Bongo II, installé depuis 2009.

Ndong-sima

L’on pensait que les révèlations de Pierre Péan avaient scellé le sort de M. Bongo et de son clan une fois de plus et que les propos de M. Ndong Sima allaient parachever le tout. 

 D’abord, rendons hommage à ce qui doit l’être : la qualité de la langue française de M. Sima. Son ouvrage est écrit avec économie de mots (180 pages) mais avec beaucoup de grâce et d’élégance.  Il écrit comme une sorte de dépositaire d’une langue française qui rappelle tout d’un coup que nous sommes dans l’espace francophone. M. Sima est un lettré et il veut qu’au delà du fond, l’on retienne un peu de cette écriture surannée et stylisée qui est la sienne, si anachronique quand on connait l’ordinaire du  milieu qu’ il a dû côtoyer pendant ses 2 années à la primature de la République gabonaise.

 Mais, cet hommage rendu, il faut se rendre à l’évidence. M. Ndong Sima a tout de l’honnête homme, d’une forme d’ingénuité voltairienne. Ce ne sont pas les « lettre persanes » qu’il écrit mais c’est tout comme. Il découvre le régime dans lequel il est devenu le Premier ministre, un royaume d’absurdités dans lequel il entreprend de tenir un rôle, celui de chef du Gouvernement, alors même qu’autour de lui, tout s’est effondré. 

 Il admet bien certaines des réalités qu’il finit pas décrire mais c’est presque pour les excuser dans l’immédiateté. Il passe rapidement sur 2009 et l’élection présidentielle pour en arriver au début du « septennat » du « Président », en oubliant que le début de l’histoire est déjà fausse, que la fable de la victoire est en soi une faribole que seuls les locataires du pouvoir en France, jamais cités d’ailleurs, ont fait exister. Il a voulu croire à une « transition » en août/septembre 2009 alors qu’il s’agissait d’un coup d’Etat électoral.

 Passée cette évidence, M. Ndong Sima évoque sa cooptation en tant que Premier ministre. Rien ne nous est épargné. Au Gabon, l’on devient Premier ministre en l’apprenant par hasard quant à la porte de chez soi se forment des attroupements de parents, d’amis, de proches, voire au delà, qui poussent des clameurs de joie et qui lui apprennent sa nomination. Où d’ailleurs ? Personne ne ne souvient vraiment mais il est nommé.  C’est un peu plus tard qu’il apprend être nommé premier ministre alors même qu’il avait préparé sa passation de ministre de l’agriculture et pensait n’être reconduit nul part. Les années passent, le clan Bongo, jamais cité en tant que tel, procède toujours de la même manière.

 Commence alors une analyse distanciée de ce qu’il voit de la société gabonaise, son approche des  difficultés rencontrées par le monde enseignant et étudiant qu’il connaît bien en ayant lui-même été professeur à l’université de Libreville. Il admet que l’habitude a été prise dans la société gabonaise de s’adresser au Chef de l’Etat, alors qu’il suffirait, selon lui, de s’adresser aux tribunaux. Il feint sans doute d’oublier qu’il n’y a aucune indépendance du pouvoir judiciaire au Gabon, que celui-ci est totalement inféodé au régime et qu’aucun Gabonais ne croit vraiment que les institutions de ce pays, au delà même de la Justice ont pour mission de suivre  le droit et de faire respecter les droits des personnes. Ce  qui manque, constate-t-il aussi, est l’absence de respect de la séparation des pouvoirs, principes fondamentaux de tout pouvoir démocratique. 

 Raymond Ndong Sima décrit ce chemin progressif qui va le conduire vers la rupture. Il s’empresse de se justifier en disant qu’il a adhéré tardivement au PDG, sur conseil de deux de ses parents, dont il ne cite d’ailleurs pas le nom,  que son adhésion a été transmise directement à Ali Bongo, comme pour marquer la place particulière qu’il entendait se donner et sans doute révélant, malgré lui, son adhésion à  la société de cour, que suscite le régime autour de celui qui est considéré comme leur « Président ». Il s’y conforme lui aussi sans retenue à ce moment  de son parcours.

 Puis arrive l’affaire qui a été à l’origine de sa chute. Raymond Ndong Sima l’explique par le dossier de l’assainissement de Libreville en quoi la position du Premier ministre est en soi réduite à presque rien (article 28 de la constitution gabonaise). Elle l’est institutionnellement même si du point de vue constitutionnel, l’on peut dire que le Premier ministre est « sur le papier » doté d’une plénitude de prérogatives. Ce que René Ndong Sima démontre est qu’il s’agit d’une pure fiction.

 Or, à vouloir réformer le mécanisme de l’assainissement à Libreville, la société gabonaise d’assainissement (SOVOG),  le Premier ministre envoie une note complète et des propositions  à la présidence de la République. M. Bongo fait une annonce publique, sans concertation avec le Premier ministre, de « nationalisation » de l’entreprise déficitaire. Le Premier ministre avait juste recommandé une prise de participation de l’Etat  pour que celui-ci puisse siéger au CA. Ainsi, une première violation des prérogatives du Premier ministre est engagée.

 Puis, au lieu de nommer des administrateurs désignés par les ministères de tutelles, le Premier ministre découvre qu’ont été nommés des personnes sans lien direct avec l’Etat donc insusceptibles d’en défendre les intérêts. Au contraire, Raymond  Ndong Sima découvre que ceux-ci, des proches de M. Bongo, font des affaires sur le compte de l’entreprise dont ils sont sensés être les cautions morales  pour l’Etat. Raymond Ndong Sima transmet à nouveau à M. Bongo une note détaillée décrivant la situation . A ce moment, son destin est scellé et il sait, et  entend, ici et là, qu’il va être remplacé.

 A travers ce récit, c’est à la fois la tragédie personnelle de M. Sima, homme de bonne volonté qui semble désireux de faire progresser son pays et le drame du Gabon aux prises avec  ce qu’il appelle une « république des copains ». Il avait cru au message de M. Bongo jusqu’à croire que celui-ci  avait été élu sur un programme et sur un résultat électoral.

 Au lieu de cela, les « réformes » sont  inabouties ou détournées , telles que l’agence nationale des grands travaux ou les fêtes tournantes itinérantes, des événements décidés par la présidence de la République dans lesquels le Premier ministre est réduit à jouer les spectateurs sans droit au chapitre. Par exemple, il confirme que les coûts réels du New York Exchange Forum (crée par Richard Attias et son épouse, ex-épouse de M. Sarkozy, qui montent  des pseudos rencontres internationales à travers des forums et qui en retirent des financements conséquents au Gabon et au Congo) ou des courses nautiques ou de motos ont été pris en charge dans leur intégralité par le budget de l’Etat sans qu’il n’ait pu en connaître le niveau financier. Même l’Assemblée nationale pourtant peu dérangeante n’est pas saisie dans la validation financière du dispositif. Ces actions événementielles sont sans rapport, sans conséquences  et sans impacts directs sur l’amélioration de la vie quotidienne des Gabonais.

 Mais, si M Sima apporte somme toute sa pierre au diagnostic  de la situation alarmante du Gabon,  du caractère artificiel de son économie reposant sur la ressource pétrolière – sans laquelle, chiffres à l’appui, il montre que  le solde budgétaire de l’Etat serait extrêmement négatif. 

Ce qui caractérise M. Sima est la prudence de son jugement,  une prudence quasi jésuitique faite de distanciation et de périphrases, qui le sauve de la vulgarité des méthodes de gouvernement de M. Bongo.

 Il reste prudent dans sa rupture avec le régime. Il n’avance pas avec clarté à un moment de notre histoire où il n’est plus possible d’être dans une « zone grise ». A M. Bongo, dont il ne cite jamais le nom, il avoue qu’il n’est pas le bon « véhicule ». Mais alors, qu’en est-il de la suite? 

 Son livre pose la vraie question pour l’avenir du Gabon dans les trois dernières lignes de l’ouvrage :

 « Il est urgent de proposer un horizon serein afin d’inscrire le Gabon dans une dynamique de croissance saine et forte pour que ce pays devienne une  zone de prospérité capable d’entraîner à sa suite l’ensemble de l’Afrique centrale.

Reste à définir les modalités d’une telle stratégie. »

 Alors, quelles en seront les modalités?

 C’est peut-être par là que M. Sima aurait dû commencer… C’est peut-être par là que le nouveau destin d’économiste sérieux et  d’entrepreneur populaire peuvent  s’inscrire en participant  au plan politique à la reconstruction du Gabon de l’après-Bongo. Mais là, M. Sima ne le dit pas. Il y a comme une sorte d’inachevé dans son livre, de qualité, et c’est bien dommage. 

 Car, au delà d’un constat connu, argumenté,  et plutôt bien illustré de sa part, M. Sima ne se projette pas dans l’avenir: pour l’instant…

 

 

Mengue M’Eyaà

 Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon                                                                      

NB: « Quel renouveau pour le Gabon? » Raymond Ndong Sima – éditions Pierre-Guillaume de Roux.

Raymond Ndong Sima



En désignant Mugabe, l’Union africaine se discrédite pour l’avenir!
1 février, 2015, 19:00
Classé dans : Non classé

L’Union africaine, qui n’a jamais réglé aucun problème en Afrique, vient de désigner un authentique autocrate de 90 ans à sa tête. Très mauvais signal au niveau international dans un contexte de contestation des autocrates, ce n’est pas par lui que les alternances démocratiques espérées par les peuples africains arriveront. Mugabe s’est illustré par une réforme agraire dans son pays qui remplaçait le racisme de Ian Smith, anti noirs, par un racisme anti blancs en dépossédant ceux-ci de leurs terres sans compensation aucune.

Il est aussi l’auteur de ces paroles scandaleuses prononcées en mars 2003:

« Hitler avait un seul objectif : la justice pour son peuple, la souveraineté pour son peuple, la reconnaissance de l’indépendance de son peuple et ses droits sur ses ressources. Si cela c’est Hitler, laissez-moi être le décuple de Hitler (If that is Hitler, then let me be a Hitler tenfold. That is what we stand for.) »

Voilà la personne que ceux qui veulent s’accrocher au pouvoir ont délibéremment porté à la tête de l’Union africaine. Mais, Mugabe oublie que l’UA a besoin des fonds de l’Union européenne pour fonctionner car elle a très peu de moyens.

L’Union africaine avait déjà un faible ministère de la parole sur les affaires du continent. Gageons que ce ministère est encore dévalué avec cette désignation. L’Union africaine ne s’est jamais donné des moyens propres, ni pour fonctionner, ni pour trancher un quelconque conflit, dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des peuples africains.

L’UA est une coquille vide, un regroupement de chefs d’Etats qui pour la plupart sont mal élus et n’ont pour projet que de maximiser leurs moyens collectifs pour se maintenir au pouvoir.

Comme le dit à juste titre Ban Ki Moon: il a invité les dirigeants africains à « ne pas s’accrocher au pouvoir » et à « quitter leurs fonctions à l’issue de leur mandat ». « Les changements de Constitution non démocratiques et les vides juridiques ne devraient pas être utilisés pour s’accrocher au pouvoir », Il a ajouté: « Les dirigeants modernes ne peuvent se permettre d’ignorer les vœux et aspirations de ceux qu’ils représentent », (Le Monde – 31 janvier 2015)

C’est donc par stratégie politique que Mugabe a été désigné, lui qui était persona non grata en Europe. Les chefs d’Etats africains ont donc voulu faire un pied de nez à l’occident en lui remettant un nouveau passeport diplomatique de président de l’Union africaine.

Ceci permet de comprendre la raison pour laquelle Ali Bongo, le despote gabonais,n’a pas tenu compte de l’envoyé des Nations Unies au Gabon pour tenter de dialoguer avec les démocrates;

Qui acceptera les « observateurs » de l’Union africaine pour superviser des élections transparentes et démocratiques avec un autocrate à sa tête? Personne.
Il ne peut que promouvoir la fraude et maintenir le statut quo contre les aspirations des peuples africains.

En revanche, Jean Ping, qui a été président de la commission de l’Union africaine, aurait été un bon président de l’Union africaine. Il a mesuré et analysé les impacts de la déstabilisation de la Libye dans la sous-région aux prises avec les avancées de Boko haram. Quand on est excellent comme l’est Jean Ping, on ne peut pas voir sa candidature soutenue par son pays d’origine, le Gabon et c’est bien dommage. Ping écarté, c’est… Mugabé qui est désigné. Quelle tristesse! et quelle honte pour l’Afrique!

10153873_780122742001022_1910987783608784488_n

Jean Ping, ancien président de l’Union africaine et ancien ministre des affaires étrangères du Gabon et Mengue M’Eyaà, présidente du conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon.

Référence: « Eclipses sur l’Afrique: fallait-il tuer Kadahfi? » (Fayard) de Jean Ping.

livre Ping


1...34567...22

Les Jeunes CDH Verviétois |
palabre |
Services d’intérêt économiq... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le Blog-Notes d'Yves Baumul...
| RÉFLEXIONS D'UN CITOYEN
| actualites politiques natio...