Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Entre affabulation, mensonges et calomnies, la laborieuse production du journal «La Griffe »
24 mai, 2015, 20:40
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Ce droit de réponse à l’article intitulé «  Le PS infiltré par les djihadistes du Front » a été transmis la rédaction du journal la Griffe. S’agissant d’un journal du régime, il est probable que ce droit de réponse ne soit jamais publié.

Aussi, nous en faisons une large diffusion publique.

Mengue télé

 Mengue M’Eyaà, le 11 janvier répondant aux questions d’une journaliste de la télévision française, au moment de la manifestation « je suis Charlie »

Le régime d’Ali Bongo manie l’insulte et affabule sur la présidente du Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon.

 Dans un article d’une rare violence verbale, la Griffe, périodique qu’on a connu décrivant les frasques du régime dans les années 90, a changé de combat. J’étais même intervenue, à une certaine époque, avec des amis du ministère des Affaires étrangères français et d’une ONG, pour défendre un des journalistes de la Griffe alors menacé par Omar Bongo.

 Les temps ont bien changé. Il s’en prend au Front uni de l’opposition et à ma personne, après avoir écumé le site et les positions du Mouvement civique du Gabon.

 L’article se livre à plusieurs affirmations mensongères diffamantes, et insultantes, me concernant directement en tant que femme, femme politique, et, Présidente du Mouvement Civique du Gabon. Je n’ai bien entendu pas été interrogée par ce journal, ni par ce « journaliste » au pseudo évocateur, Christophe Bibolamore.

 Comment peut-on « s’infiltrer » dans un parti dont on est membre depuis 20 ans?

 L’opposition du Front uni est qualifiée de « djihadiste ». Ce terme, en résonance avec l’actualité internationale, est évidemment inapproprié et vise à créer le trouble dans les esprits, notamment dans la communauté de Français et d’Européens nombreux qui veulent le changement au Gabon. Il n’en sera rien cependant.

 Car, revendiquer la démocratie et la liberté au Gabon est sans rapport avec les combats et les actes terroristes menés par des fanatiques assoiffés de violence au Moyen-Orient et leurs émules du Nigéria au Cameroun.

 Le mot « djihadiste » est sans rapport avec le vocabulaire des Gabonais, chrétiens ou animistes à 98%. Cette référence à un vocabulaire se rapportant au fondamentalisme musulman est décalée par rapport au contexte gabonais et constitue une insulte à mon endroit qui défends le principe d’une république régie par l’alternance et la séparation des pouvoirs. Il s’agit d’un discours de diabolisation à usage externe que nous dénonçons.

 Le clan Bongo a confisqué le Gabon depuis 1967 et considère ce pays comme sa propriété privée Les récents scandales dévoilés et publiés sur M. Bongo par Médiapart le démontrent. Ils abîment le Gabon et rendent l’exigence de changement encore plus forte.

 J’ai combattu le régime depuis le début de ma conscience politique, et j’ai adhéré au PS en 1995.

 J’ai été dans un premier temps proche du Rassemblement national des Bûcherons, en tant que vice-présidente des relations extérieures representation du RNB à Paris, que j’ai aidé à une époque où son leader était encore dans l’opposition. Nous avons pu faire tomber Libreville dans l’opposition gabonaise. Je démissionnai de la représentation de Paris dès lors que je sus que le leader du RNB a commencé à se rapprocher du régime à travers ce qu’il appelait la « convivialité » avec Omar Bongo.

 Puis, à la demande de Pierre Louis Agondjo, j’ai alors rejoint le Parti gabonais du Progrès qui avait besoin d’une référente à Paris et en France. Je considérais toujours que le Gabon devait changer et tourner la page du clan Bongo. Je suis donc devenue conseillère spéciale du président du Parti gabonais du Progrès et, à la mairie de Port Gentil, je suis alors devenue conseillère sur les questions européennes, sur le co-développement et sur le développement durable. J’étais également membre élu du Bureau national du Parti gabonais du Progrès, parti qui était alors associé à l’Internationale socialiste. Je le représentai régulièrement dans cette instance.

 Pendant ces années, j’ai donc noué des relations avec nombre de responsables politiques tant africains, gabonais et français, américains…

 En 1997, je crée le Mouvement Civique des Femmes pour organiser la défense des droits des femmes, combat à mener au Gabon comme en France.

 Comment une femme peut-elle mener un combat  politique?

 C’est la question qu’il faut se poser face à l’exercice de dénigrement auquel se livre cette parodie de journaliste.

 En premier lieu, face au rédacteur ignorant de la Griffe, je voudrais rappeler que lire un ouvrage d’un homme ou d’une femme politique ne signifie pas qu’on en épouse toutes les causes. De même, il n’est pas interdit de partager certaines d’entre elles, ce qui est le cas de l’ouvrage de Jean Ping (« Eclipse sur l’Afrique : fallait-il tuer Kadafi ? » édition l’Harmattan, ou de celui de Raymond Ndong Sima « Quel renouveau pour le Gabon ? » éditions Pierre-Guillaume de Roux), ouvrages dont ila été débattu sur le site du Mouvement Civique du Gabon – http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr).

 Conformément à la mentalité installée par le régime, les femmes gabonaises ne devraient n’ avoir qu’une place réduite dans l’espace politique, ou, quand elles ont une meilleure position, ne jamais remettre en cause l’ordre établi sur la question des Droits des femmes.

Ce combat pour l’émancipation est mené dans les plus grandes démocraties. Il doit l’être davantage au Gabon, pays non démocratique.

 Dans la symbolique du régime, la femme est destinée aux tâches domestiques, surtout, lorsqu’elle prétend avoir des convictions contraires.

 C’est la raison pour laquelle, mon combat n’est mené et décrit qu’à travers les engagements de mon propre époux, lui-même engagé au Parti socialiste.

 Evidemment, cette vision rétrograde vise à dégrader, à disqualifier la femme politique que je suis en tentant de me présenter comme étant sous tutelle de personnalités diverses et variées au sein du PS.

 Ai je des comptes à rendre sur mon parcours politique ou mes convictions à des personnes dont je ne sais à quelle histoire des idées elles se rattachent ? Je ne vois au Gabon dans que des partisans d’un capitalisme sauvage et débridé dans lesquels les membres du clan Bongo, et un cercle bien restreint, sont les seuls bénéficiaires.

 Je conseille donc à ce « journaliste », qui n’a pas pris la peine de m’interroger, d’apprendre à lire et à écrire. Ce n’est pas en égrénant des noms de personnalités qu’on vous a soufflés que vous deviendrez analyste de la vie politique franco-gabonaise.

 Est-il possible de considérer une actrice politique comme un sujet et non pas comme une supplétive à un homme politique, fût-il même son mari ?

Cette approche est grossière en plus que d’être mensongère. Ce sont les réflexes machistes du régime.

 L’article a pour intention de décrire par le mensonge ce que le pouvoir en place tente de faire en réalité lui-même: infiltrer le Parti socialiste comme lors des Journées d’été du Parti socialiste à la Rochelle, ou en créant une officine associative de Gabonais, proches du régime, à Poitiers, ville dans laquelle se déroulera le congrès du Parti socialiste en juin 2015 dans l’espoir de rencontrer des personnalités politiques françaises de premier plan.

 En réalité, M. Bongo se sait illégitime et fait agir ses « chiens de chasse » pour mordre au sens propre (au Gabon, avec des arrestations incessantes injustifiées) et au sens figuré (par voie de la presse d’Etat) ceux qui prétendent le faire partir rapidement dans la transparence et par l’élection.

 Après le coup d’Etat électoral de septembre 2009, voilà que M. Bongo essaie de faire jeter le discrédit sur des personnalités respectables de la scène politique gabonaise, comme M. Ping, ou des personnalités françaises, certaines de ces dernières avec lesquelles je n’entretiens aucun rapport d’ailleurs. On se demande donc de quelles sources peuvent provenir de tel mensonges. Être journaliste est véritablement un métier ce que n’est pas la nullité qui a rédigé ce mauvais texte.

 Il n’y a pas de « djihadistes » au Gabon et à l’extérieur qui combattent le régime. Il y a des femmes et des hommes qui tentent de trouver des solutions démocratiques aux scandales en place depuis une cinquantaine d’années.

 Au Gabon, en 2015, les populations ne peuvent se soigner normalement. L’école et les enseignants sont maltraités. L’ administration est martyrisée par un pseudo chef d’Etat ne comprenant rien à la gestion d’un pays, comme le décrit M. Ndong Sima dans son ouvrage récent.

 Comment imaginer que dans un pays tropical humide, les Gabonais ne puissent pas avoir tous accès à l’eau potable ?

Dans un pays où le soleil brille constamment, comment se fait-il que l’accès à l’énergie soit insuffisante de manière notoire ?

 Le Gabon n’est pas un pays musulman. Il n’y a donc pas de « djihadistes » au Front uni, mais des femmes et des hommes désireux d’améliorer le bien-être de la population gabonaise.

 Les seules forces violentes au Gabon sont au service du régime pour tuer, intimider, violenter, arrêter sans raison, et instrumentaliser le pouvoir judiciaire.

 Que le régime règle ses incessants scandales de transports de crèmes glacées entre la France et le Gabon, de liens avec la mafia corse, de faux acte de naissance, de non-paiement de prestations de maintenance d’un jet, de violation des Droits de l’Homme, de directeur de cabinet incompétent, affairiste, et omniprésent… La liste est longue depuis plus de 50 ans de pratiques de fraudes électorales, de renversements de résultats, de disparitions mystérieuses d’acteurs politiques de premier plan tels que Pierre Mamboundou, et André Mba Obame.

 Voilà donc les pratiques qu’il faut changer au Gabon et cela ne se fera qu’à travers un changement profond de régime… Le Mouvement Civique du Gabon continuera à développer sa propre analyse de ce qui se passe au Gabon. Il agira également dans le sens du changement et l’instauration de valeurs républicaines.

 Si ma détermination pour la mise en mouvement d’un élan démocratique au Gabon vous désespère, j’en suis fort aise.

 

 Mengue M’Eyaà

 Ancienne journaliste d’Africa n°1

Présidente du Mouvement Civique des Femmes

Présidente du Conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon

 

 http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



Les scandales Bongo au menu du journal télévisé français…
5 mai, 2015, 21:27
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http://blog.francetvinfo.fr/oeil-20h/

ILS SONT VRAIMENT NES AVANT LA HONTE !

Sur France 2 ce soir, David Pujadas a diffusé un reportage sur les dépenses somptuaires de l’ancienne directrice de cabinet d’Omar Bongo.

Curieusement, à aucun moment, ce journaliste ne situe Pascaline Bongo dans son clan. Il évite soigneusement de parler d’Ali Bongo impliqué dans la société Delta Synergie qui rançonne toutes les entreprises travaillant au Gabon et dont l’existence a été révélée par un dossier récent de Médiapart.
Sans avoir aucune envie de défendre Mme Bongo, je m’interroge sur les tenants et les aboutissants au journal de 20 h de telles « révèlations » soudaines, qui omettent soigneusement le jet setteur Ali Bongo, qui fait financer par l’Etat les frasques du forum organisé par M. et Mme Attias (Madame Attias étant l’ex-Mme Sarkozy), lesquels écument les capitales africaines pour des événements de communication qui sont inutiles pour la vie des gens..
Ce reportage évite aussi d’ évoquer les dettes des ambassades gabonaises aux Etats-Unis et en France.
Et n’oublions pas l’avion « militaire », un Boeing, qui était cloué au sol pour non paiement des dettes de maintenance, de la part du régime de M. Bongo et de M. Accrombessi!
Ce reportage semble un règlement de comptes, organisé par celui qui joue le rôle de Chef de l’Etat au Gabon. 
Est -ce que France 2 est instrumentalisée? Ou au contraire, est-ce le début d’une série de reportages sur le scandale d’un clan au pouvoir, depuis plus de 40 ans, qui se dandine dans les capitales des grands pays, en s’affichant avec des personnalités respectables?
Au fait, qui sait que Stromae va faire un concert à Libreville? Je suis sûr que sa rémunération payée rubis sur ongle par le régime est « formidable », sachant que plus d’un quart de la population au Gabon vit en dessous du seuil de pauvreté, dans un pays considéré comme le Koweit de l’Afrique…
Ceux, qui pensent pouvoir effacer le fait qu’il est question d’un clan pour rendre légitime la présence de Bongo au pouvoir, doivent savoir que les Gabonais ne laisseront plus faire.

 

Le clan Bongo en conciliabules pour faire la fête et piller le Gabon depuis 47 ans.

Pascaline Bongo



- Communiqué du Mouvement Civique du Gabon -
12 avril, 2015, 22:26
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Le Gabon est en deuil.

Le Gabon vient d’être frappé en plein cœur par la disparition de son chef d’Etat élu en 2009, André Mba Obame.

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André Mba Obame ( à gauche),  Jean Eyeghe Ndong, ancien premier ministre du Gabon (à droite), et moi-même (centre) après une séance de travail (2012 – Neuilly)

 Cette disparition bouleverse tous les démocrates qui le savaient malade depuis plusieurs années.

Il a combattu sa maladie avec autant d’énergie qu’il s’est engagé en faveur de l’alternance démocratique pour le Gabon.

 Bien qu’étant malade, à l’été 2012, il est venu jusqu’à l’Elyseé pour faire des propositions concrètes et déposer un mémorandum à la tête d’une délégation de l’opposition gabonaise et de représentants de la société civile. Nous étions à ses côtés.

 André Mba Obame est un exemple pour tous les Gabonais et pour toutes les Gabonaises de conbativité, de résistance à l’oppression. Il avait un véritable projet politique de développement pour notre pays.

 Doté d’une éloquence admirable, il a su emporter l’élection présidentielle, victoire immédiatement confisquée par un coup d’Etat électoral soutenu par le pouvoir français en 2009.

 Les Gabonais-es l’appelaient AMO comme s’il s’agissait d’un prénom. C’était le prénom de leur président de la République véritablement élu.

 Suivant sa mémoire, nous continuons le combat. Le rassemblement des forces du changement doit se poursuivre afin de mettre un terme définitif au règne du sinistre clan Bongo.

 C’est une immense perte pour le Gabon.

 Le Mouvement Civique du Gabon adresse ses condoléances à la famille d’André Mba Obame, à tous les Gabonais et Gabonaises, au Président de son parti, Zacharie Myboto,  l’Union nationale et à tous ses membres.

Paris, 12 avril 2015

Pour le Mouvement Civique du Gabon

La présidente du Conseil exécutif

 Mengue M’Eyaà



Les « illusions perdues » de Raymond Ndong Sima, ancien premier ministre du Gabon !
16 mars, 2015, 21:21
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Le livre de Raymond Ndong Sima, « Quel renouveau pour le Gabon? », est paru le 5 mars et quelques semaines on en parlait comme d’une « bombe » éditoriale, qui allait fracasser encore davantage le régime Bongo II, installé depuis 2009.

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L’on pensait que les révèlations de Pierre Péan avaient scellé le sort de M. Bongo et de son clan une fois de plus et que les propos de M. Ndong Sima allaient parachever le tout. 

 D’abord, rendons hommage à ce qui doit l’être : la qualité de la langue française de M. Sima. Son ouvrage est écrit avec économie de mots (180 pages) mais avec beaucoup de grâce et d’élégance.  Il écrit comme une sorte de dépositaire d’une langue française qui rappelle tout d’un coup que nous sommes dans l’espace francophone. M. Sima est un lettré et il veut qu’au delà du fond, l’on retienne un peu de cette écriture surannée et stylisée qui est la sienne, si anachronique quand on connait l’ordinaire du  milieu qu’ il a dû côtoyer pendant ses 2 années à la primature de la République gabonaise.

 Mais, cet hommage rendu, il faut se rendre à l’évidence. M. Ndong Sima a tout de l’honnête homme, d’une forme d’ingénuité voltairienne. Ce ne sont pas les « lettre persanes » qu’il écrit mais c’est tout comme. Il découvre le régime dans lequel il est devenu le Premier ministre, un royaume d’absurdités dans lequel il entreprend de tenir un rôle, celui de chef du Gouvernement, alors même qu’autour de lui, tout s’est effondré. 

 Il admet bien certaines des réalités qu’il finit pas décrire mais c’est presque pour les excuser dans l’immédiateté. Il passe rapidement sur 2009 et l’élection présidentielle pour en arriver au début du « septennat » du « Président », en oubliant que le début de l’histoire est déjà fausse, que la fable de la victoire est en soi une faribole que seuls les locataires du pouvoir en France, jamais cités d’ailleurs, ont fait exister. Il a voulu croire à une « transition » en août/septembre 2009 alors qu’il s’agissait d’un coup d’Etat électoral.

 Passée cette évidence, M. Ndong Sima évoque sa cooptation en tant que Premier ministre. Rien ne nous est épargné. Au Gabon, l’on devient Premier ministre en l’apprenant par hasard quant à la porte de chez soi se forment des attroupements de parents, d’amis, de proches, voire au delà, qui poussent des clameurs de joie et qui lui apprennent sa nomination. Où d’ailleurs ? Personne ne ne souvient vraiment mais il est nommé.  C’est un peu plus tard qu’il apprend être nommé premier ministre alors même qu’il avait préparé sa passation de ministre de l’agriculture et pensait n’être reconduit nul part. Les années passent, le clan Bongo, jamais cité en tant que tel, procède toujours de la même manière.

 Commence alors une analyse distanciée de ce qu’il voit de la société gabonaise, son approche des  difficultés rencontrées par le monde enseignant et étudiant qu’il connaît bien en ayant lui-même été professeur à l’université de Libreville. Il admet que l’habitude a été prise dans la société gabonaise de s’adresser au Chef de l’Etat, alors qu’il suffirait, selon lui, de s’adresser aux tribunaux. Il feint sans doute d’oublier qu’il n’y a aucune indépendance du pouvoir judiciaire au Gabon, que celui-ci est totalement inféodé au régime et qu’aucun Gabonais ne croit vraiment que les institutions de ce pays, au delà même de la Justice ont pour mission de suivre  le droit et de faire respecter les droits des personnes. Ce  qui manque, constate-t-il aussi, est l’absence de respect de la séparation des pouvoirs, principes fondamentaux de tout pouvoir démocratique. 

 Raymond Ndong Sima décrit ce chemin progressif qui va le conduire vers la rupture. Il s’empresse de se justifier en disant qu’il a adhéré tardivement au PDG, sur conseil de deux de ses parents, dont il ne cite d’ailleurs pas le nom,  que son adhésion a été transmise directement à Ali Bongo, comme pour marquer la place particulière qu’il entendait se donner et sans doute révélant, malgré lui, son adhésion à  la société de cour, que suscite le régime autour de celui qui est considéré comme leur « Président ». Il s’y conforme lui aussi sans retenue à ce moment  de son parcours.

 Puis arrive l’affaire qui a été à l’origine de sa chute. Raymond Ndong Sima l’explique par le dossier de l’assainissement de Libreville en quoi la position du Premier ministre est en soi réduite à presque rien (article 28 de la constitution gabonaise). Elle l’est institutionnellement même si du point de vue constitutionnel, l’on peut dire que le Premier ministre est « sur le papier » doté d’une plénitude de prérogatives. Ce que René Ndong Sima démontre est qu’il s’agit d’une pure fiction.

 Or, à vouloir réformer le mécanisme de l’assainissement à Libreville, la société gabonaise d’assainissement (SOVOG),  le Premier ministre envoie une note complète et des propositions  à la présidence de la République. M. Bongo fait une annonce publique, sans concertation avec le Premier ministre, de « nationalisation » de l’entreprise déficitaire. Le Premier ministre avait juste recommandé une prise de participation de l’Etat  pour que celui-ci puisse siéger au CA. Ainsi, une première violation des prérogatives du Premier ministre est engagée.

 Puis, au lieu de nommer des administrateurs désignés par les ministères de tutelles, le Premier ministre découvre qu’ont été nommés des personnes sans lien direct avec l’Etat donc insusceptibles d’en défendre les intérêts. Au contraire, Raymond  Ndong Sima découvre que ceux-ci, des proches de M. Bongo, font des affaires sur le compte de l’entreprise dont ils sont sensés être les cautions morales  pour l’Etat. Raymond Ndong Sima transmet à nouveau à M. Bongo une note détaillée décrivant la situation . A ce moment, son destin est scellé et il sait, et  entend, ici et là, qu’il va être remplacé.

 A travers ce récit, c’est à la fois la tragédie personnelle de M. Sima, homme de bonne volonté qui semble désireux de faire progresser son pays et le drame du Gabon aux prises avec  ce qu’il appelle une « république des copains ». Il avait cru au message de M. Bongo jusqu’à croire que celui-ci  avait été élu sur un programme et sur un résultat électoral.

 Au lieu de cela, les « réformes » sont  inabouties ou détournées , telles que l’agence nationale des grands travaux ou les fêtes tournantes itinérantes, des événements décidés par la présidence de la République dans lesquels le Premier ministre est réduit à jouer les spectateurs sans droit au chapitre. Par exemple, il confirme que les coûts réels du New York Exchange Forum (crée par Richard Attias et son épouse, ex-épouse de M. Sarkozy, qui montent  des pseudos rencontres internationales à travers des forums et qui en retirent des financements conséquents au Gabon et au Congo) ou des courses nautiques ou de motos ont été pris en charge dans leur intégralité par le budget de l’Etat sans qu’il n’ait pu en connaître le niveau financier. Même l’Assemblée nationale pourtant peu dérangeante n’est pas saisie dans la validation financière du dispositif. Ces actions événementielles sont sans rapport, sans conséquences  et sans impacts directs sur l’amélioration de la vie quotidienne des Gabonais.

 Mais, si M Sima apporte somme toute sa pierre au diagnostic  de la situation alarmante du Gabon,  du caractère artificiel de son économie reposant sur la ressource pétrolière – sans laquelle, chiffres à l’appui, il montre que  le solde budgétaire de l’Etat serait extrêmement négatif. 

Ce qui caractérise M. Sima est la prudence de son jugement,  une prudence quasi jésuitique faite de distanciation et de périphrases, qui le sauve de la vulgarité des méthodes de gouvernement de M. Bongo.

 Il reste prudent dans sa rupture avec le régime. Il n’avance pas avec clarté à un moment de notre histoire où il n’est plus possible d’être dans une « zone grise ». A M. Bongo, dont il ne cite jamais le nom, il avoue qu’il n’est pas le bon « véhicule ». Mais alors, qu’en est-il de la suite? 

 Son livre pose la vraie question pour l’avenir du Gabon dans les trois dernières lignes de l’ouvrage :

 « Il est urgent de proposer un horizon serein afin d’inscrire le Gabon dans une dynamique de croissance saine et forte pour que ce pays devienne une  zone de prospérité capable d’entraîner à sa suite l’ensemble de l’Afrique centrale.

Reste à définir les modalités d’une telle stratégie. »

 Alors, quelles en seront les modalités?

 C’est peut-être par là que M. Sima aurait dû commencer… C’est peut-être par là que le nouveau destin d’économiste sérieux et  d’entrepreneur populaire peuvent  s’inscrire en participant  au plan politique à la reconstruction du Gabon de l’après-Bongo. Mais là, M. Sima ne le dit pas. Il y a comme une sorte d’inachevé dans son livre, de qualité, et c’est bien dommage. 

 Car, au delà d’un constat connu, argumenté,  et plutôt bien illustré de sa part, M. Sima ne se projette pas dans l’avenir: pour l’instant…

 

 

Mengue M’Eyaà

 Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon                                                                      

NB: « Quel renouveau pour le Gabon? » Raymond Ndong Sima – éditions Pierre-Guillaume de Roux.

Raymond Ndong Sima



En désignant Mugabe, l’Union africaine se discrédite pour l’avenir!
1 février, 2015, 19:00
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L’Union africaine, qui n’a jamais réglé aucun problème en Afrique, vient de désigner un authentique autocrate de 90 ans à sa tête. Très mauvais signal au niveau international dans un contexte de contestation des autocrates, ce n’est pas par lui que les alternances démocratiques espérées par les peuples africains arriveront. Mugabe s’est illustré par une réforme agraire dans son pays qui remplaçait le racisme de Ian Smith, anti noirs, par un racisme anti blancs en dépossédant ceux-ci de leurs terres sans compensation aucune.

Il est aussi l’auteur de ces paroles scandaleuses prononcées en mars 2003:

« Hitler avait un seul objectif : la justice pour son peuple, la souveraineté pour son peuple, la reconnaissance de l’indépendance de son peuple et ses droits sur ses ressources. Si cela c’est Hitler, laissez-moi être le décuple de Hitler (If that is Hitler, then let me be a Hitler tenfold. That is what we stand for.) »

Voilà la personne que ceux qui veulent s’accrocher au pouvoir ont délibéremment porté à la tête de l’Union africaine. Mais, Mugabe oublie que l’UA a besoin des fonds de l’Union européenne pour fonctionner car elle a très peu de moyens.

L’Union africaine avait déjà un faible ministère de la parole sur les affaires du continent. Gageons que ce ministère est encore dévalué avec cette désignation. L’Union africaine ne s’est jamais donné des moyens propres, ni pour fonctionner, ni pour trancher un quelconque conflit, dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des peuples africains.

L’UA est une coquille vide, un regroupement de chefs d’Etats qui pour la plupart sont mal élus et n’ont pour projet que de maximiser leurs moyens collectifs pour se maintenir au pouvoir.

Comme le dit à juste titre Ban Ki Moon: il a invité les dirigeants africains à « ne pas s’accrocher au pouvoir » et à « quitter leurs fonctions à l’issue de leur mandat ». « Les changements de Constitution non démocratiques et les vides juridiques ne devraient pas être utilisés pour s’accrocher au pouvoir », Il a ajouté: « Les dirigeants modernes ne peuvent se permettre d’ignorer les vœux et aspirations de ceux qu’ils représentent », (Le Monde – 31 janvier 2015)

C’est donc par stratégie politique que Mugabe a été désigné, lui qui était persona non grata en Europe. Les chefs d’Etats africains ont donc voulu faire un pied de nez à l’occident en lui remettant un nouveau passeport diplomatique de président de l’Union africaine.

Ceci permet de comprendre la raison pour laquelle Ali Bongo, le despote gabonais,n’a pas tenu compte de l’envoyé des Nations Unies au Gabon pour tenter de dialoguer avec les démocrates;

Qui acceptera les « observateurs » de l’Union africaine pour superviser des élections transparentes et démocratiques avec un autocrate à sa tête? Personne.
Il ne peut que promouvoir la fraude et maintenir le statut quo contre les aspirations des peuples africains.

En revanche, Jean Ping, qui a été président de la commission de l’Union africaine, aurait été un bon président de l’Union africaine. Il a mesuré et analysé les impacts de la déstabilisation de la Libye dans la sous-région aux prises avec les avancées de Boko haram. Quand on est excellent comme l’est Jean Ping, on ne peut pas voir sa candidature soutenue par son pays d’origine, le Gabon et c’est bien dommage. Ping écarté, c’est… Mugabé qui est désigné. Quelle tristesse! et quelle honte pour l’Afrique!

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Jean Ping, ancien président de l’Union africaine et ancien ministre des affaires étrangères du Gabon et Mengue M’Eyaà, présidente du conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon.

Référence: « Eclipses sur l’Afrique: fallait-il tuer Kadahfi? » (Fayard) de Jean Ping.

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Pourquoi le Mouvement civique du Gabon est Charlie ?
11 janvier, 2015, 0:40
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COMMUNIQUE DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON

Nous sommes Charlie parce que nous défendons les valeurs de la démocratie et de la République ici et là-bas !

Parce que nous nous battons en faveur de la démocratie, parce que nous refusons l’intolérance qu’elle soit religieuse ou qu’elle soit d’une autre nature, parce que nous pensons que la liberté de la presse est essentielle, parce que la jeunesse doit avoir un autre horizon que le nihilisme et la tentation de la mort que sont en train d’édifier les fanatiques, parce que nous refusons toutes les formes d’antisémitisme et de racisme.

Ces combats sont universels. Nous les menons sur le sol français comme nous le menons au Gabon et partout ailleurs.

Le rassemblement de tous les responsables politiques européens aux côtés du Président de la République française est la traduction naturelle de la détermination de pays qui tiennent à garder jalousement des valeurs de leurs démocraties et à faire face à ceux qui travaillent à répandre la peur. Mais, le peuple de France est debout. Nous sommes debout avec lui parce que nous en faisons partie.

Je suis Charlie

 

M.Bongo annonce sa présence à la manifestation républicaine à Paris le 11 janvier 2015. Il s’invite dans une manifestation républicaine alors qu’il piétine les droits fondamentaux des Gabonais.

A-t-il jamais eu entre ses mains un exemplaire de Charlie Hebdo ?

Ce rassemblement a une finalité républicaine claire entre personnes qui partagent les mêmes valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Voilà que quelqu’un, qui s’agaçait il y a peu d’un reportage de France 24 et faisant même manifester devant l’ambassade de France à Libreville, vient parasiter cette noble marche.

Peut-être qu’à la fin de cette marche républicaine, M. Bongo libérera tous les prisonniers d’opinion ? Que le premier parti du Gabon ne sera plus interdit ? Que l’Echo du Nord pourra paraître sans tracasserie, menaces ou arrestation du directeur de la publication ?

Lui qui pourchasse les journalistes et les militants de la démocratie qui contestent sa légitimité dans son propre pays, le Gabon. S’ils avaient été gabonais, les journalistes de Charlie Hebdo auraient été jetés en prison. Sa présence vise à faire croire aux Gabonais que la France le soutient. Il instrumentalise la marche à usage interne au Gabon.

Au bout des 47 années d’occupation du pouvoir par le clan Bongo, les Gabonais ont connu leur propre traumatisme qui atteint son paroxysme par la disparition brutale de 10 journalistes en 1987 qui accompagnaient Omar Bongo lors d’une tournée : enquête bâclée,puis le silence.

Depuis 2009, le même esprit liberticide ne s’est pas arrêté. La presse libre est harcelée, fait l’objet d’un contrôle permanent oud’interdiction de publier selon le bon vouloir du conseil national de la communication. Le principal parti d’opposition est interdit en raison de la victoire de son leader, André Mba Obame, à l’élection présidentielle de 2009.

M. Bongo vient à Paris alors qu’une centaine de personnes ont été arrêtées le 20 décembre 2014 pour délit d’opinion. Nous n’osons donc croire que dans une telle situation de crise au Gabon, il ait pu être invité. Il a dû s’inviter comme il a l’habitude de le faire pour bénéficier des prérogatives de chef d’Etat, titre qu’il usurpe depuis 2009.

 

caricature Bongo

Faute de légitimité au Gabon, M. Bongo aime à se montrer au milieu de personnes élues démocratiquement dans leur pays, comme le rappelle Pierre Péan dans les « nouvelles affaires africaines ».

Le Mouvement Civique du Gabon appelle les Gabonais  et les Gabonaises, les Européens et les ami-e-s du Gabon, les Africain et les Africaines, à participer à la grande manifestation républicaine.

En même temps, nous dénonçons la présence de M. Bongo, illégitime,qui n’accepte ni la démocratie, ni liberté de la presse au Gabon. Nous sommes contre l’instrumentalisation de cet événement de résistance et de rassemblement des démocrates, dont M. Bongo ne fait pas partie.

Nous sommes Charlie parce que nous défendons les valeurs de la démocratie et de la République ici et là-bas !

 

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 



Communiqué: Le régime gabonais ose récupérer le dramatique attentat de Charlie Hebdo.
7 janvier, 2015, 22:37
Classé dans : Non classé

Après l’odieux assassinat des journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo par des islamistes radicaux terroristes en France, et alors que la liberté de la presse est menacée, M. Bongo fait connaître sa condamnation de cet attentat,

 

Charlie 1

Or, M. Bongo est le premier à porter atteinte à la presse au Gabon.

Actuellement, Francis Edou Eyene, ancien journaliste d’Africa numéro 1 et une centaine de Gabonais font l’objet d’un procès politique. Deux autres journalistes d’opposition font l’objet de harcèlement de la part du pouvoir: Jonas Moulenda et Désiré Emane, qui a dû s’exiler en raison des menaces du régime Bongo. N’oublions pas également que le régime de M. Bongo a fait mitrailler à plusieurs reprises TV + seule télévision libre et indépendante du Gabon, et que le conseil national de la communication, qui lui est inféodé, interdit fréquemment tel ou tel journal dénonçant son régime.

Le peuple français se recueille. Que M. Bongo ait la discrétion de se taire. 

Le peuple gabonais paie depuis plus de 45 ans le tribut de la présence du clan au pouvoir et ses velléités liberticides encore rappelées à l’occasion du procès de 100 Gabonais pour délit d’opinion après la manifestation du 20 décembre 2014..
Le Mouvement Civique du Gabon adresse ses condoléances aux familles des victimes. Il s’agit d’un véritable drame qui atteint ceux et celles qui luttent en faveur de la démocratie dans leurs pays et de la liberté de la presse, notamment au Gabon.

Le MCG s’associera aux manifestations de solidarité pour la liberté de la presse.

 

Mengue M’Eyaà
Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



Les voeux 2015 du Mouvement Civique du Gabon –
1 janvier, 2015, 1:00
Classé dans : Non classé

Cher-e-s compatriote-s, Gabonais, Gabonaises,

L’année 2014 s’achève conformément aux débuts du régime en 2009, c’est-à-dire dans la répression sauvage des militants de la démocratie le 20 décembre 2014.

 Plusieurs responsables politiques ont été convoqués par l’institution judiciaire, qui montre qu’elle est totalement soumise aux caprices du régime. 

 Les opposants sont considérés comme des criminels qu’il faut humilier.

 Souvenons-nous qu’en septembre 2009 des assassinats avaient été commis à Port Gentil, lorsque cette ville s’était soulevée pour refuser le coup d’Etat électoral du clan Bongo.

 La garde présidentielle faite de mercenaires et de tueurs s’est alors acharnée sur des populations désarmées tuant, blessant et se débarrassant des morts en les jetant dans la mer. Ces faits ont été rapportés fidèlement par un médecin à la réputation internationale, le Professeur André Kombila.

Le 20 décembre 2014, les membres de la famille du jeune Mboulou Beka étaient à ses côtés au moment de son assassinat par une balle dans la tête. La famille a accusé le régime de cet assassinat, dans une conférence de presse. Elle ne comprend pas qu’ une autopsie du corps ait pu être pratiquée sans son accord préalable.

mengue-meyaa1

MENGUE M’EYAA,

Présidente du conseil exécutif – Mouvement Civique du Gabon

Le parti-Etat ne respecte ni la vie, ni la mort.

 C’est pourquoi nous n’attendons rien de ce régime brutal :

 C’est l’Etat sauvage ! Il faut une enquête internationale sur ce crime d’Etat.

 Ni les libertés individuelles, ni les libertés publiques ne sont respectées. 

 Il n’y a pas d’Etat de droit au Gabon.

 L’horizon s’éclaire néanmoins.

 En premier lieu, la France dirigée par le Président Hollande n’a plus rien à voir avec celle dirigée par Nicolas Sarkozy qui a installé Bongo au pouvoir. Le discours du Président de la république à Dakar a eu des échos favorables sur tout le continent, à l’exception de quelques cercles restreints de pouvoirs autocratiques, comme au Gabon.

 La publication des« nouvelles affaires africaines » a achevé de décrire le ridicule des individus qui sont à la tête du pouvoir au Gabon : Barbouzeries multiples, vaudou, mafias, meurtres rituels et assassinats, coups tordus, tels sont les ingrédients du pouvoir de M. Bongo. C’est une gestion du pays contre les intérêts du Gabon et contre ceux des Gabonais.

 Ce que permet le livre de Pierre Péan est la connaissance pour un public occidental de la vie quotidienne de la Françafrique dans sa partie la plus grotesque : Le Gabon est une caricature d’Etat. 

 

Le Gabon ressemble à une entreprise mafieuse dont les bénéfices reviennent à un « groupe familial », un clan,  en place depuis 1967. Pendant ce temps, les Gabonais connaissent la mal vie…

 Dans le calendrier officiel, les élections présidentielles approchent.  Pour notre part, nous considérons qu’elles peuvent avoir lieu à tout moment en raison de l’illégitimité du pouvoir et de la crise institutionnelle et constitutionnelle qui existe de fait.

 Plusieurs dispositions sont à revoir : il doit y avoir 2 tours à l’élection présidentielle. Un seul tour est absolument insensé. Les opérations électorales doivent se dérouler sous le contrôle des Nations Unies. 

 L’on en peut imposer la condition de résidence exclusive sur le sol gabonais pour avoir le droit de se présenter au scrutin présidentiel, car nombre de Gabonais peuvent avoir choisi de vivre à l’extérieur du territoire gabonais. 

 Les droits citoyens ne peuvent s ’interrompre en raison de cet éloignement parfois non choisi. 

La disposition actuelle est discriminatoire.

 M. Bongo ne peut plus être candidat désormais. IL DOIT PARTIR DESORMAIS.

 Nous ne contestons pas le fait qu’il ait acquis la nationalité gabonaise, mais, les faits démontrent qu’il a été adopté par Omar Bongo et qu’à ce titre il a produit de faux documents pour se présenter à l’élection présidentielle en 2009. Il ne pouvait donc pas se présenter à l’élection présidentielle.

 En connaissance de cause, nous faisons appel à la France, à l’Union européenne, aux Etats Unis, aux Nations Unies, pour que M. Bongo soit contraint de respecter la loi.

 On ne peut en effet pas compter sur la Présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise, sabelle-mère, pour faire respecter les lois et règlements.

 

 L’année 2015 est décisive. A tout moment, le régime peut tomber.

 Bloqué depuis 2009, le Gabon vit une crise économique sans pareil. L’Etat déjà mal géré est aux mains de prédateurs  qui n’en finissent pas de le dépecer à travers de pseudos agences gouvernementales.

 Les marchés publics ne sont plus honorés par l’Etat en situation de quasi faillite. 

Tous les secteurs de l’économie sont asphyxiés par une absence totale de rationalité et de gouvernance économique.

Le chantage politico-économique est mené au plus haut sommet de l’Etat.

Le Parti-Etat qui a fait les belles heures du régime d’Omar Bongo est lui-même face à une crise majeure. Les anciennes méthodes de corruption ne fonctionnent plus. Les dirigeants d’autrefois issus de la « géopolitique » le quittent désorientés par une gestion absurde. Bref, M. Bongo est seul, et il n’a même plus Nicolas Sarkozy pour lui assurer le soutien direct de la France.

 Les Gabonais le voient tous les jours. Les coupures d’électricité sont désormais fréquentes. Dans un pays pétrolier, les ruptures d’approvisionnement en carburants sont régulières. La distribution d’eau est perturbée. 

 C’est un pays qui tourne le dos au développement.

 Du point de vue environnemental, peu de pas de contraintes sont opposées aux sociétés chinoises, ou indiennes qui exploitent sans aucun scrupule les ressources du Gabon. Quant à la forêt primaire, les destructions massives se poursuivent avec de faibles contreparties d’arbres replantés, que l’administration gabonaise peine à vérifier. Une véritable dévastation écologique est en train de se dérouler sous nos yeux, et elle est irrémédiable. Les côtes maritimes  gabonaises sont en train de devenir le refuge de la piraterie internationale.

 Aucun début de transition écologique ne se constate au Gabon alors que le pays est ensoleillé en permanence. Dans un pays situé au niveau de l’équateur, comment comprendre que les eaux de pluie ne soient pas récupérées pour servir au niveau domestique ou au niveau agricole. Comment comprendre l’état des routes gabonaises, que l’état du réseau routier est impraticable alors que la Guinée équatoriale, avec le même climat, a réussi à mettre en place une activité économique et un réseau routier dense et de qualité.

 L’éducation est un secteur sinistré. Plutôt que de scolariser les jeunes, le régime fait arrêter les étudiants, et interrompt fréquemment les cours à l’université pendant de longues semaines afin de les empêcher de se plaindre de leurs conditions de vie.

 Dans ce contexte, les combats sont à poursuivre pour que notre pays puisse sortir des difficultés qui se sont accumulées.

 Le Mouvement Civique du Gabon souhaite  que l’opposition, majoritaire dans le pays, soit unie pour le changement pour que le régime ne puisse pas corrompre un ou plusieurs membres de l’opposition comme par le passé.

 

Le Mouvement Civique du Gabon s’y associera chaque fois que  les occasions se présenteront, mais, pas dans n’importe quelles conditions, et surtout en ne reproduisant pas les tares reprochées au régime comme le tribalisme, le sexisme, la misogynie. 

 Notre combat doit se faire sur des valeurs, et non pas seulement sur le fait de faire tomber le régime actuel. 

 Le Gabon est fait par autant de femmes désireuses de participer à l’action publique que d’hommes. 

 Changer le Gabon, c’ est aussi avoir des projets citoyens pour les femmes et la jeunesse dans tous les domaines. 

 

 En ce début d’année, nous avons une pensée pour le jeune étudiant assassiné, Mboulou Beka, et sa famille.

 Nous pensons également à toutes les personnes enlevées et emprisonnées le 20 décembre en raison de leurs opinions politiques, 

dont Francis Edou Eyene, ancien journaliste d’Africa numéro 1.

 Nous exigeons leur libération immédiate et sans conditions!

 Nous souhaitons que cette nouvelle année s’ouvre sous le signe de la dignité de la personne humaine, par la libération de tous les prisonniers politiques du 20 décembre 2014 et de tous les étudiants arrêtés arbitrairement.

 Le Mouvement Civique du Gabon souhaite néanmoins à chaque Gabonais et à chaque Gabonaise, aux ami-e-s du Gabon, ses meilleurs vœux pour l’année 2015 pour une année de combats et enfin instituer le Gabon que nous souhaitons, un Gabon du développement,  de la redistribution où chacun est à sa place, de la transition écologique, un Gabon du mérite et non des clans familiaux, un Gabon dans lequel les populations seraient pleinement actrices de leur développement.

 

 Vive la République gabonaise, vive l’alternance démocratique!

 

 P. Le Mouvement Civique du Gabon

 La Présidente du conseil exécutif

 

 Mengue M’Eyaà

 



Tout de suite, libérez les prisonniers politiques arrêtés le 20 décembre, dont Francis Edou Eyene !
28 décembre, 2014, 19:36
Classé dans : Non classé

DECLARATION DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON

 

Aujourd’hui, 26 décembre 2014, nous n’avons pas de bonnes nouvelles de tous les démocrates enlevés de façon massive dans l’église Sainte Marie , et dans plusieurs lieux de Libreville par des « escadrons masqués »du régime Bongo.

Francis Edou Eyene

Nous ne pouvons croire que des policiers ou des militaires gabonais puissent ainsi travailler à la mort de leurs compatriotes.

Nous demandons à l’armée et à la police gabonaises de se désolidariser de tout acte de répression envers la population gabonaise, car cela est contraire à leur mission et aux valeurs de défense républicaines.

Comme cela s’est vu dans d’autres pays, nous leur demandons plutôt de se solidariser avec les populations et les responsables politiques du Front uni de l’opposition qui marchent déterminés vers la libération du Gabon. Les forces de sécurité ne doivent pas tirer sur leurs concitoyens. 

 L’hymne national du Gabon s’appelle « la Concorde », faut-il le rappeler, et les forces de sécurité, militaires ou policières, en sont les garantes.

La société que nous voulons est construite sur des forces de sécurité et sur une Justice qui protègent les populations, qui ont des valeurs morales, et qui ne servent pas les intérêts personnels du clan Bongo. Nous voulons des forces de sécurité au service de la protection de chaque citoyenne et de chaque citoyen gabonais, et non des mercenaires recrutés dans plusieurs pays africains pour« casser » du Gabonais !

Selon l’ex compagne de Francis Edou Eyene, Marie-Laurence Fresnel, qui vit en France : »Francis et les autres détenus ont été transférés à la prison centrale de Libreville dans la soirée de mercredi 24 décembre 2014, en attendant d’être jugés!

La perspective d’un »procès », poursuit-elle, m’inquiète au plus haut point connaissant les méthodes peu démocratiques du régime en place.(…) Chaque jour passé à la prison de Libreville est un jour de trop compte tenu des conditions inhumaines de détention ».

On peut ajouter que le surpeuplement dans la prison centrale de Libreville, les maladies non prises en charge, la promiscuité, l’affectation avec les prisonniers relevant du droit commun ou ayant besoin de soins psychiatriques rendent une incarcération insupportable.

prison-centrale-lbv

Dans ces conditions, les prisonniers sans famille pouvant leur apporter un minimum de nourriture ne peuvent survivre dans de telles conditions. »

Elle poursuit: « Francis Edou souffre d’hypertension artérielle ce qui renforce l’état d’angoisse de nos enfants franco-gabonais, Stephan et Lilly Edou Eyene ».

Le Mouvement Civique du Gabon remercie

  • l’Union européenne, tout le corps diplomatique européen au Gabon, qui a pris une position à l’unanimité,

  • l’Organisation des Nations Unies et son représentant,
  • le Parti socialiste,
  • Europe Ecologie les verts,

  • le Parti communiste français,

  • le Parti de gauche

  • Les milliers d’Africains et d’Européens qui ont apporté leur soutien au peuple gabonais et qui continuent de le faire.

La dimension nouvelle dans la situation est que la question gabonaise s’est internationalisée, à travers les médias comme France 24, RFI,l’Express, le Nouvel Obs, ou le Monde.

Le 26 décembre 2014, Mme Rousseau d’EELV a témoigné la solidarité de son parti sur RFI et a exigé que les droits fondementaux des personnes incarcérées soient respectés et que la France intervienne désormais.

Nous disons également que les personnes emprisonnées n’ont rien à faire en prison. Elles ont juste demandé le départ de M. Bongo, lequel a violé la constitution gabonaise pour se présenter et s’imposer au pouvoir.C’est donc lui qui devrait être en prison pour avoir commis une grave  forfaiture.

Il faut maintenant en déduire qu’aucun « dialogue » n’est vraiment possible face à de tels comportements arbitraires. M. Bongo doit libérer sans conditions les personnes incarcérées contre leur volonté sans motifs judiciaire crédible. En revanche, les rafles du régime gabonais, les tortures morales ou physiques ont une qualification judiciaire au plan international.

Tous les Gabonais de l’étranger en France, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada,expriment une indignation totale par ces arrestations. L’expression démocratique devient un crime comme du temps du monopartisme. Le régime illégitime peut désormais piétiner tous les acquis obtenus sous la pression des mobilisations et de la conférence nationale en 1990 : rétablissement des autorisations de sortie, parti unique en interdisant les partis d’opposition, monopole de l’expression médiatique au service du parti-Etat, mises sous écoute des leaders de l’opposition et de populations ciblées.

Nous demandons qu’une sanction internationale soit décidée à l’encontre du régime de M. Bongo tant qu’il n’aura pas quitté le pouvoir puisqu’il reste sourd et aveugle à toutes les propositions de résolution de la crise politique, sociale et morale, qui existe au Gabon depuis les 47 dernières années. Cette sanction doit également intervenir en raison de l’incarcération arbitraire d’hommes et de femmes.

Il s’agit d’une violation caractérisée des principes des Nations Unies par le Gabon. 

Le Gabon en tant que membre des Nations Unies viole actuellement plusieurs dispositions de sa Charte, notamment celles consacrées aux droits fondamentaux, c’est-à-dire à l’intégrité des droits de l’Homme et de la Femme par l’usage de la privation de libertés en raison d’opinions politiques.

Nous exigeons la libération immédiate de Francis Edou Eyene, en situation médicale délicate, ancien journaliste-animateur d’Africa numéro 1 dont la voix est connue sur tout le continent (émission musicale Kilimandjaro et littéraire).

Il est le symbole de la liberté de parole.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques arrêtés à la suite de la manifestation pacifique du 20 décembre.

Un jour de plus à la prison de Libreville est un jour de trop…

Tout de suite, libérez les prisonniers politiques arrêtés le 20 décembre !

Le 26 décembre 2014,

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 



Sourd et obtus, le pouvoir illégitime gabonais s’enfonce dans la spirale de la terreur!
24 décembre, 2014, 9:48
Classé dans : Non classé

DECLARATION DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON

 Jean Ping, ancien président de la commission de l’Union africaine et ancien ministre des affaires étrangères, et à ce titre ancien président de l’assemblée générale des Nations unies, convoqué avec d’autres leaders de l’opposition gabonaise, dont Zacharie Myboto, président de l’Union nationale, par la « police criminelle »!

arrestation Jean Ping

Quels crimes ont-ils commis en manifestant pacifiquement au carrefour Rio? Plutôt que d’écouter les conseils internationaux qui sont donnés et renouer le dialogue,le régime s’enfonce dans la logique répressive en arrêtant à tort et à travers.

 Peut-être le régime veut-il empoisonner les leaders avec les substances radioactives achetées  dans les ex républiques soviétiques.

 Le représentant du secrétaire général des Nations Unies, qui a reçu l’opposition, a souhaité un apaisement par le dialogue, tout comme le Parti socialiste, qui a souhaité une solution politique, ce qui convient à l’opposition qui veut aller à une transition démocratique par le dialogue.

 Le droit de manifester, le droit d’association ou le droit d’expression libre font partie des droits fondamentaux inscrits dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

 Ironie de l’histoire: le Gabon préside la commission des Droits de l’Homme aux Nations Unies: cherchez l’erreur!

 Les Nations unies toléreront-elles longtemps une telle incohérence?

 Bongo n’est vraiment pas à sa place. Qu’il parte!

 Les responsables politiques ont une attitude digne en se rendant aux convocations, mais ils prennent un grand risque d’être emprisonnés de manière arbitraire comme le sont déjà les courageux Gabonais et Gabonaises détenus dans un endroit inconnu au Gabon, et qui n’ont toujours pas été relâchés.

 Nous protestons avec la plus grande énergie et dénonçons ces arrestations arbitraires par la police politique et nous demandons au représentant des Nations Unies et à tous les ami-e-s du Gabon d’user de leur influence pour faire libérer les personnes incarcérées.

 Il faut que le régime cesse la terreur et s’oblige au dialogue pour une transition démocratique en vue de la préparation des prochaines élections présidentielles.

 Le 24 décembre 2014,

 

Mengue M’Eyaà

 Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon


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