Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

A propos des « biens mal acquis » – documentaire de France 3 – réaction du Mouvement Civique du Gabon
19 janvier, 2013, 13:28
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« Laissez-moi parler du Gabon » a ainsi commencé Magali Serre, journaliste-reporter.
Il est tellement rare de voir le Gabon réel qui ne soit pas consacré aux éléphants ou aux grands singes de la forêt !Il s’agissait de la vie quotidienne des Gabonais des matitis (bidonvilles) et des Gabonais de tous les jours.
Exemple de la ville de Port-Gentil après les récentes inondations: les habitants abandonnés à eux-mêmes. Pendant ce temps, le putschiste gabonais a fait l’acquisition d’un hôtel particulier en plein coeur de Paris

A propos des

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Le Gabon est traité sous l’angle de la corruption. Nous connaissons les faits qui nous sont rapportés depuis le début des années 80 avec « affaires africaines ».  Celui qu’on ose appeler un avocat, Dupont-Moretti, n’a sans doute jamais lu cet ouvrage qui avait déclenché les foudres du régime gabonais.
Le procès des biens mal acquis tarde à venir sauf pour un des pays, la Guinée équatoriale, qui bénéficie d’un traitement de faveur de la Justice française. Quelle lenteur s’agissant des Bongo ou des Sassou?

Ce que le film ne dit pas est qu’il y a des répressions violentes et inimaginables pour les esprits européens. Il n’y a donc que la démocratie qui permet de freiner la corruption, non pas de l’éradiquer complétement, mais d’éviter qu’elle devienne un mode de fonctionnement généralisé.

Quand Maître  Moretti ose dire qu’il faut donner des preuves! Les Bongo n’étaient pas des possédants avant d’arriver au pouvoir. Même à cumuler leurs revenus de chefs d’État ou de ministres, le compte n’y est pas.

Parler de « colonialisme » à l’envers est scandaleux.
Les dictateurs africains ne sont pas poursuivis parce que noirs mais parce qu’ils empêchent la démocratie dans leurs pays laquelle contrarierait la corruption.
Enfin, lors du débat, Magali Serre dit que les Gabonais ne sont pas convaincus de récupérer le patrimoine mal acquis.

Ce n’est pas vrai car la plupart des Gabonais sont convaincus de cette profonde injustice qui consiste à piller leurs pays alors qu’ils manquent d’écoles, d’hygiène élémentaire dans leurs hôpitaux, que l’eau potable n’est pas accessible, et que l’énergie n’est pas servie  en continue.

Combattre la corruption, c’est vouloir la démocratie et le développement. Cette dimension manquait dans le reportage d’où le fait que les Gabonais parcourent le pays de façon à organiser une conférence nationale que le régime refuse.

Un des premiers actes de la première République libre du Gabon sera une exigence de restitution des biens mal acquis par ce clan depuis plus de 45 ans, pour que le produit de la vente soit affecté au développement du Gabon…

Un mouvement de fond contre la corruption existe mais aussi un ras-le-bol général contre la complicité passive de ceux qui vivent du Gabon et qui se taisent.

 

Si vous souhaitez participer au débat, n’hésitez pas à contribuer en envoyant vos réaction directement sur le site du mouvement civique du Gabon ou à l’adresse suivante: mouvementciviquedugabon2009@live.fr.

Certaines de vos réactions seront publiées par le M.C.G.



Voeux 2013 du Mouvement Civique du Gabon: la France n’entravera plus les processus démocratiques en Afrique et donc au Gabon.
1 janvier, 2013, 12:06
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Cher-e compatriote,

 L’année 2012 s’achève avec l’espoir que la France n’entravera plus les processus démocratiques en Afrique et donc au Gabon. Cela veut donc dire qu’elle  respectera le désir d’alternance des peuples d’Afrique noire.

 Il s’agit d’une heureuse certitude réaffirmée à l’occasion des évènements actuels en République centrafricaine. Elle n’est malheureusement pas rétroactive à septembre 2009 au moment du tragique coup d’Etat électoral du clan Bongo.

 Depuis lors, il ne se passe pas un jour sans que notre pays ne s’enfonce dans une crise majeure, politique et institutionnelle d’abord, mais aussi sociale et environnementale. Nous avons appris récemment que le taux de croissance économique du Gabon se situe entre +6 et +7 %.  Quel est l’impact de cette croissance sur la qualité et les conditions de vie des Gabonais ? Aucune.

 Les libertés publiques sont constamment menacées, et la seule institution qui fonctionne au Gabon est celle de la répression. La dernière confirmation de cet état de fait est l’existence d’un centre d’écoutes téléphoniques sophistiqué à la Présidence de la République, véritable système de contrôle politique des populations et des opposants pour ne pas accepter les résultats du suffrage universel.

Cette année 2012 a été encourageante avec l’élection du Président de la République française François Hollande. Ses discours de Dakar et de Kinshasa ont permis d’acter la prise de distance avec les processus non-démocratiques sur le continent.

J’étais aux côtés des démocrates gabonais, du Président de la République élu, André Mba Obame, de Zacharie Myboto, de Jean Eyeghe Ndong et de plusieurs acteurs de la société civile pour une rencontre à l’Elysée. C’était inédit. Ainsi, les forces de progrès du Gabon ne sont plus considérées comme les pestiférées de la politique africaine comme c’était le cas depuis plusieurs années, notamment les cinq dernières.

 Nous devons poursuivre cette flamme de la résistance intérieure et extérieure. Les Gabonais ont la conscience d’un peuple libre. Contrairement à ce que fait circuler une certaine propagande du régime, nous recevons sans cesse du soutien de la part de ceux qui souhaitent un vrai changement au Gabon après les 45 années ayant conduit au désastre actuel.

Quel est le sens de cette médiation installée à Libreville pour soi-disant réconcilier les forces centrafricaines ? Nous estimons qu’elle n’a pas sa place dans notre pays ravagé et bloqué par une dictature finissante hostile à toute avancée démocratique et dont le sort est scellé au regard de l’Histoire.

Voeux 2013 du Mouvement Civique du Gabon: la France n’entravera plus les processus démocratiques en Afrique et donc au Gabon. mengue-a-lelysee1-300x225

Réception à l’Elysée autour du Président élu de la République gabonaise, André Mba Obame,

avec Zacharie Myboto, Jean Eyeghe Ndong, Placide Ibouenga, et tous les représentants de la société civile gabonaise.

Une Conférence nationale souveraine est le début d’une solution politique pacifique à la crise politique qui dure depuis 2009.

Face à une crise politique qui dure depuis 2009, nous demandons que la  médiation sur la Centrafrique prévue à Libreville  ait lieu  à Cotonou au Bénin, pays de de Béni Yayi, président de ce pays, et qu’une autre médiation ait lieu dans un pays neutre pour obliger M. Bongo à accepter la Conférence nationale souveraine qu’il refuse dans son pays depuis son hold-up électoral.

Ce n’est pas parce que le peuple gabonais n’a pas encore pris les armes qu’il ne faut pas respecter son combat.

Nous ne cachons pas que cette année 2013 sera encore une année de combats pour la libération du Gabon, mais, sans hésiter, nous les poursuivrons parce que nous savons que le peuple gabonais l’espère et que les tricheurs doivent un jour recevoir leur récompense: la sanction démocratique.

Nous vous souhaitons une très bonne année 2013 en actions de mobilisation pour la Conférence nationale en vue d’une alternance politique au Gabon.

Le 1er janvier 2013,

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



Un avertissement pour le putschiste gabonais: l’armée française n’est pas là pour sauver les régimes africains!
29 décembre, 2012, 19:49
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« L’ancienne ministre socialiste Elisabeth Guigou a estimé vendredi que le président centrafricain, François Bozizé, doit appliquer ses « promesses » de « réconciliation nationale » ou « laisser la place« , alors que ce régime est menacé par une rébellion aux portes de Bangui

Le régime de M. Bozizé « a fait la preuve malheureusement depuis quelque temps de son incompétence », a commenté sur i-Télé la députée de Seine-Saint-Denis, présidente PS de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale.

« Il avait formulé des promesses, notamment à son voisin tchadien (…) d’organiser une réconciliation nationale, de faire en sorte que toutes les forces politique soient associées au pouvoir, ça n’a pas eu lieu », a-t-elle ajouté.

Selon elle, « il faut que les pays africains voisins se mettent d’accord pour obtenir une solution politique qui fasse en sorte que le calme revienne, qu’on donne à l’opposition certaines garanties et qu’effectivement M. Bozizé soit applique ses promesses, soit laisse la place ».

Les troupes françaises sur place sont là pour protéger les ressortissants français, mais aussi si nécessaire des « Libanais, ainsi que des ressortissants européens », mais pas le régime de M. Bozizé, a rappelé la parlementaire. »

Source AFP -

Voilà un message claire et très utile à l’appui des démocrates africains dans leurs pays respectifs. Pour ma part, je pense particulièrement à mon pays le Gabon, dans lequel il est impossible d’y conduire une conférence nationale.

Merci à  Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale,  pour  cette déclaration qui porte loin!

 

Un avertissement pour le putschiste gabonais: l'armée française n'est pas là pour sauver les régimes africains! guigou-elisabeth-300x240



Pollution aux hydrocarbures au Gabon: le scandale Fernan Vaz
19 décembre, 2012, 19:07
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Pollution aux hydrocarbures au Gabon: le scandale Fernan Vaz fernan-vaz-lagune-300x224

 

La chronique de l’Etat défaillant se poursuit au Gabon. Une pollution d’hydrocarbure est train de transformer en désastre écologique majeur un territoire lagunaire connu pour sa beauté et la richesse de sa faune. Cette situation se passe au sud de la ville de Port Gentil dans  la région de l’Omboué chère à Pierre Louis Agondjo-Okawe, défunt maire de Port-Gentil et infatigable défenseur de la démocratie.

Une société pétrolière tente de minimiser son rôle pendant que le régime se contente d’invoquer le principe pollueur-payeur pour ne rien faire du tout.

sur-les-traces-de-paul-du-chaillu-300x198Un paysage de la Lagune (avant pollution)

L’Etat est quasi-silencieux, l’administration gabonaise est aux abonnées absentes et tout l’appareil du parti-Etat ignorant  le désastre continue à encaisser les dividendes des compromis passés avec les compagnies pétrolières.

On sait d’ailleurs que l’entourage du putschiste gabonais est essentiellement constitué de ressortissants non-gabonais peu concernés par les problèmes du Gabon, et surtout chargé de trouver les différents stratagèmes permettant de siphonner les budgets publics de l’Etat gabonais, dont on sait que plus de 70 % des ressources proviennent de l’extraction pétrolière.

Aucune inquiétude donc ! Il ne se passe rien en dehors de la protestation courageuse d’une organisation non gouvernementale qui tente d’éveiller les consciences et à laquelle le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon apporte son soutien en dénonçant l’inaction du pouvoir illégitime pris en flagrant délit d’incompétence face à une menace sur le territoire gabonais.

Alors qu’une préoccupation internationale se fait jour sur toutes les questions environnementales, il est anormal que continue d’exister un silence presque totale sur le risque écologique de la lagune de Fernan Vaz.

Le MCG tire la sonnette d’alarme  et souhaite que des mesures d’urgence soient prises afin de tout faire pour que les dégâts déjà considérables soient limités, que des sanctions soient prises en direction de  la société exploitante responsable et que les populations gabonaises soient protégées dans les plus brefs délais.

 

Le 19 décembre 2012,

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

 



Marc Ona sur RFI : «La classe politique au Gabon a un discours que la base ne veut plus écouter»
29 novembre, 2012, 23:32
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Le Mouvement civique du Gabon retranscrit l’interview donnée par Marc Ona Essangui sur RFI:

 

Par Christophe Boisbouvier,

 

Marc Ona sur RFI : «La classe politique au Gabon a un discours que la base ne veut plus écouter» senatoriales-25-septembre-2011-049_moyenne-300x225

Marc Ona Essangui, Mengue M’Eyaà, présidente du conseil exécutif du mouvement civique du Gabon et Helmut Bonnet, responsable du Parti socialiste à Noisy le sec le 25 septembre 2011, lors d’une séance de travail avec les Gabonais actifs et militants de la cause démocratique.

 

Figure de la société civile en Afrique centrale, Marc Ona Essangui est un militant multicarte, président de l’ONG Brainforest et coordonnateur gabonais de la coalition Publiez ce que vous voulez. Il fait son entrée en politique. A ceux qui l’accusent d’être un sous-marin de l’opposition gabonaise, il répond : « Je suis un homme politique, sans être un professionnel de la politique ».

Marc Ona bonjour. L’opposition gabonaise réclame une conférence nationale. Le pouvoir répond que ce n’est pas légal. Quelle est votre position ?

 

Ma position, qui est la position de la société civile gabonaise et celle du peuple, est d’exiger une conférence nationale souveraine pour venir à bout de tous les problèmes que nous sommes en train de dénoncer au Gabon.

 

Il y a deux mois, devant les deux chambres réunies en congrès, le président Ali Bongo s’est exprimé là-dessus. Il y a eu des élections, il y a un cadre tout à fait légal, une conférence nationale. Ce serait un véritable coup d’Etat constitutionnel, a-t-il dit.

 

Oui, mais il y a eu des élections truquées ! Il y a des institutions qui sont complètement phagocytées par le pouvoir en place. Il faudrait qu’il sache que le pouvoir PDG (Parti démocratique gabonais), c’est-à-dire son père qui a régné au Gabon pendant quarante-deux ans et lui qui accède au pouvoir, ont mis le Gabon dans une situation catastrophique.

J’aimerais, par exemple, citer une institution. La cour constitutionnelle, celle qui est à la tête de la Cour constitutionnelle aujourd’hui, ça fait vingt ans qu’elle est là. Et nous savons exactement les liens que cette « dame » entretient avec la famille Bongo. Et rien qu’avec cet élément, nous pouvons penser que les institutions ne sont pas républicaines au Gabon.

Si nous prenons l’Assemblée nationale, aujourd’hui, l’Assemblée nationale est composée de 116 députés issus du PDG sur 120 ! Ça, ce n’est pas une Assemblée nationale d’un Etat républicain !

 

Le président est hostile à une conférence nationale, mais il est ouvert à un dialogue politique, il est prêt à recevoir ses opposants au palais. Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

Mais c’est dans quel cadre ? Si c’est juste pour les corrompre, nous sommes habitués à ces manœuvres. A chaque fois qu’il y a une consultation, hé bien, il y en a qui retournent avec des mallettes.

 

Marc Ona, vous avez reçu en 2009, à San Francisco, le Prix Goldman de l’environnement. Vous êtes une figure de la société civile en Afrique Centrale. Mais que répondez-vous à ceux qui disent que vous êtes un sous-marin de l’opposition gabonaise ?

 

Je ne suis pas un sous-marin de l’opposition gabonaise. Je suis un membre qui s’oppose au régime. Je suis un homme politique, mais sans être un professionnel de la politique. Parce que, à aucun moment, je ne pourrais demander le suffrage des Gabonais. Je crois que ce débat est dépassé. Tous les acteurs de la société civile, quel que soit le pays, sont des hommes politiques. Parce qu’ils obéissent à un principe très simple. Tout citoyen peut s’intéresser à la chose publique.

L’un des leaders de l’opposition d’aujourd’hui est André Mba Obame. Or, c’est ce même Mba Obame, quand il était ministre de l’Intérieur de feu Omar Bongo, qui vous a fait arrêter et mettre en prison, alors qu’il savait que vous étiez une personne à mobilité réduite. C’était début 2009. Est-ce que ça ne vous gêne pas ?

Est-ce que l’opposition au Gabon se résume à M. Mba Obame ? Et puis, par rapport à cet épisode, j’ai porté plainte ! J’ai gagné le procès ! Et je considère qu’on peut déjà tourner la page, ce n’est pas un problème d’individu. Il l’a fait en tant que ministre de l’Intérieur et pour moi, l’épisode est clos.

André Mba Obame, Zacharie Myboto, Jean Eyéghé Ndong… Beaucoup d’opposants d’aujourd’hui sont d’anciens dignitaires du régime Omar Bongo. Etes-vous certain qu’ils sont tous sincèrement démocrates et incorruptibles ?

 

Démocrates et incorruptibles, je pense que là aussi, en Afrique, ce débat est dépassé. Par exemple, Macky Sall aujourd’hui, qu’on salue au Sénégal, fut l’un des Premiers ministres de Wade. Si un acteur politique, fut-il de la majorité, estime que je ne peux plus continuer à être dans un système où les populations sont marginalisées, où on pille le système, je décide de

traverser la route de l’autre côté, je pense que nous pouvons saluer ce courage. Parce qu’il y a beaucoup à manger de l’autre côté, mais pas l’inverse. Et ceux qui continuent à se maintenir dans un système mafieux comme celui que nous sommes en train de décrier au Gabon, ceux-là sont plus coupables que ceux qui décident de changer de camp.

 

Le 10 novembre dernier, plusieurs dirigeants de l’opposition se sont fait sérieusement chahuter par les militants lors d’un meeting à Libreville. Est-ce que la classe politique gabonaise n’a pas un problème de crédibilité ?

 

Je pense que la classe politique au Gabon a un discours que la base ne veut plus écouter. C’est-à-dire un discours qui consiste tout simplement à dire : ‘Voilà, il faut qu’on se calme. Nous allons mener des actions démocratiques ‘. Je crois que ce discours, on l’a entendu pendant des années. La population voudrait que l’on aille sur le terrain des actions. Et l’une des actions réclamées, c’est la conférence nationale souveraine. Regardez ce qui est en train de se passer en RDC. Je pense que ce n’est pas souhaitable dans les pays africains que, à force de demander et de se retrouver autour d’une table, le pouvoir brille par l’arrogance Mais un petit groupe se lève pour dire ‘y’en a marre, on prend les armes’. Mais ce n’est pas ce discours que nous voulons entendre au Gabon.

 

Dans la procédure des biens mal acquis, on parle beaucoup de la Guinée équatoriale, on parle un peu du Congo-Brazzaville, mais on ne parle pas du tout du Gabon. Est-ce que vous pensez que la famille Bongo sera épargnée par la justice française ?

 

Mais ça fait partie des choses que nous sommes en train de dénoncer ! Quand vous regardez la quantité et la qualité des biens qui ont été recensés entre les Sassou et les Bongo, par rapport à quelques effets qu’on est en train de saisir pour le pouvoir au Gabon, nous pensons qu’il y a un problème. Il faudrait que tous les dossiers soient traités au même niveau.

 

Depuis plusieurs années, vous dénoncez les risques pour l’environnement de plusieurs projets d’exploitation minière et agricole. Est-ce que vous êtes contre le développement ?

 

Je ne suis pas contre le développement, mais je dénonce un peu un comportement mafieux, qui consiste à débarquer au Gabon, avec des gros capitaux, pour se lancer dans une sorte de collision avec le système. Je prends l’exemple de la compagnie Olam au Gabon. Olam, est une compagnie singapourienne qui a des relations très étroites avec le pouvoir d’Ali Bongo. Et Olam s’est lancée dans l’accaparement de terres, pour une agriculture non pas d’autosuffisance, mais une agriculture d’exportation ; palmiers à huile, et hévéaculture.

Mais le véritable problème, c’est que les permis attribués à Olam sont attribués sur des terres agricoles, quand on sait que le Gabon n’a pas atteint l’autosuffisance alimentaire. Malheureusement, on a laissé à Olam dans le Woleu-Ntem près de 50 000 hectares pour l’hévéaculture. Or, les populations refusent cette culture. Mais le gouvernement ne veut pas entendre le son de la population. Et c’est ce choix que nous dénonçons.

 

Source: RFI



Le MCG approuve la déclaration de l’Union des forces du changement, qui soutient la conférence nationale souveraine!
11 novembre, 2012, 10:37
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Union des Forces du Changement (U. F. C.)

DECLARATION

          Mesdames et Messieurs,

Chers Compatriotes,

Suite au communiqué final du Conseil des Ministres en date du jeudi 4 octobre 2012, le Gouvernement nous renseigne qu’il vient d’élaborer une énième révision du Code électoral pour tenir compte, dit-il, des dispositions ayant trait à l’application des techniques de la biométrie relatives  à l’enrôlement, à l’identification et à l’authentification des électeurs.

L’Union des Forces du Changement (U.F.C.) aurait pu saluer cette initiative du gouvernement si ce dernier n’avait pas saisi cette occasion pour faire reculer une fois encore la démocratie dans notre pays. En effet, l’UFC dénonce le fait que lorsqu’elle  réclame l’authentification de l’électeur au bureau de vote, le gouvernement lui oppose « l’authentification du récépissé de l’enrôlement de l’électeur par l’autorité administrative dont dépend la commission d’enrôlement concerné ». Ainsi à ce niveau, comme par le passé, les inscriptions vont s’opérer de façon frauduleuses par et avec la complicité de l’autorité administrative qui, pour l’UFC, doit être disqualifiée et écartée d’un processus d’enrôlement essentiellement technique. Faut- il insister sur le fait que les autorités administratives ont toujours fait montre de partialité dévoyant la fonction administrative dont l’équité et la justice devraient être les maîtres mots.

L’article 40 nouveau renseigne également le peuple gabonais sur l’implication hasardeuse du ministre de l’intérieur dans le processus d’enrôlement et d’élaboration de la liste électorale contre lequel on peut exercer un recours devant le Conseil d’Etat. L’UFC rappelle que l’enrôlement doit être une opération technique avec une participation de la majorité, de l’opposition et de la société civile: le Ministre en charge de l’Intérieur ne saurait jouer un rôle prépondérant dans ce processus car ne pouvant être à la fois juge et partie, et parce que sa fonction ne le dispense pas d’être candidat lui- même à une élection.

L’UFC dénonce aussi l’Article 46 nouveau qui exclut de faire figurer sur la liste électorale les données biométriques en contradiction avec l’Article 48 nouveau (dans son dernier alinéa) qui prévoit qu’au moment de l’enrôlement, sont révélés, le nom patronymique, le nom de l’épouse s’il y a lieu, les prénoms, la date et le lieu de naissance, le domicile ou la résidence, la profession, l’adresse, le centre de vote et les données biométriques nécessaires à l’identification de l’électeur, sans d’ailleurs spécifier où et comment l’identifie t- on.

La mauvaise foi du Ministre de l’Intérieur fait figurer dans la loi, Article 39 nouveau alinéa 2, que l’authentification du récépissé d’enrôlement de l’électeur est faite par l’autorité administrative alors qu’il fixe les conditions et modalités d’application et d’identification de l’électeur au bureau de vote par voie règlementaire: c’est la porte ouverte à toutes formes de manipulations que dénonce de tout temps, avec véhémence, l’Opposition.

Et comme si cela ne suffisait pas (Article 118 nouveau), ce projet de loi nous informe que la carte d’électeur ne contiendra aucune donnée biométrique qui figure cependant sur le récépissé d’enrôlement authentifié par l’autorité administrative.

Par ailleurs, les récentes nominations des représentants de la CENAP  (cf. l’Union N° 11050 et 11051) dans les Commissions administratives constituées pour l’établissement de la liste électorale biométrique, donnent raison à l’Opposition qui souhaitent une reforme urgente et profonde de cette institution; en effet, comment comprendre que ce sont les mêmes présidents des commissions électorales, tous affidés au PDG, qui sont désignés pour cette mission ! L’UFC qui dénonce cette façon de faire, se rappelle au bon souvenir de certains d’entre eux dont monsieur NGUIABANDA, activiste politique notoire, qui s’est illustré récemment dans la défense du pouvoir en place. Précisons que ce n’est point la prestation de serment qui fera de lui un élément neutre et digne de cette mission. Par conséquent, l’UFC le récuse comme elle récuse tous ceux qui sont dans sa condition, drapés ou non du titre de magistrat.

Chers compatriotes,

L’examen minutieux de ce projet de quasi refonte de la loi électorale explique, s’il en était encore besoin, les raisons de l’UFC d’exiger une Conférence Nationale Souveraine ; et ce d’autant plus que le Président de la République et le Gouvernement s’obstinent à ne pas respecter l’état de droit démocratique qui exige, dans ce cas de figure, la mise en place de la Commission Nationale pour la Protection des Données à Caractère Personnel (CNPDCP) prévue par la loi N°1/2011 du 25 septembre 2011.

Au-delà de cette décision finale du Conseil de ministres, l’UFC a suivi avec stupéfaction la déclaration du Porte-parole de la Présidence de la République qui a annoncé, avec la légèreté qu’on lui connaît, la décision du pouvoir de faire du Gabon un pays bilingue. Cette annonce qui a précédé la visite d’Ali BONGO ONDIMBA au Rwanda, démontre une fois de plus l’amateurisme et l’improvisation du gouvernement de l’émergence qui aime bien les effets d’annonce sans au préalable étudier tous les contours dudit projet et notamment sa faisabilité. Le bilinguisme nécessite la formation des enseignants déjà en manque dans la plupart des disciplines et quasi inexistant dans les établissements d’enseignement primaire, où il n’est pas rare de compter un seul enseignant dans une école à cycle complet. Ce dernier devra donc repartir à l’école, apprendre la langue et rejoindre ses apprenants qu’il aura abandonnés des mois durant. On voit d’ici que ce projet a effectivement soulevé beaucoup de commentaires. Laissons donc venir à maturité ce projet, comme celui d’enseigner certaines de nos langues vernaculaires dont l’annonce a été faite bien avant celui du bilinguisme. Au fait, le peuple gabonais n’est-il pas en droit de se demander  ce que recouvre en réalité cet intérêt soudain pour Cuba et le Rwanda, deux pays où les droits de l’homme et la démocratie sont attendus!

Soucieux de l’éducation de nos enfants, nous appelons le Gouvernement à plus de responsabilité pour définir à ceux-ci un cadre idéal pour leur formation, et l’invitons à construire d’urgence à Angondjé un établissement qui sied, aux fins de nous éviter un spectacle d’un ridicule qui consiste à squater un stade qui aura coûté 500 milliards pour y loger en catastrophe 40 salles de classes comme si la construction de ce stade n’avait pas été bien pensée. On peut alors se rendre à l’évidence que ce gouvernement cherche à s’illustrer dans l’improvisation et la navigation à vue. Le peuple gabonais aura fini par comprendre que  l’émergence n’est pas pour demain et que tout n’est que diversion.

C’est pour cette autre raison que l’UFC renforce son exigence de la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine pour mettre le pays en bon ordre de marche.



La doctrine africaine du Président Hollande : démocratie et développement…
25 octobre, 2012, 21:46
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La doctrine africaine du Président Hollande : démocratie et développement… hollande-a-kinshasa-300x200


   Et si le Gabon pouvait enfin entrer dans l’histoire !

 

Présent au sommet de la francophonie, le Président Hollande s’est exprime longuement sur ses priorités en matière de francophonie, mais pas seulement….

 

Mais, c’est dans l’enceinte de l’Assemblée nationale sénégalaise qu’il a été encore plus précis. Dans un style respectueux de ses interlocuteurs, il a rappelé que « la démocratie est un préalable au développement ».

 

            « Il n’y a pas de vrai développement économique ni de vrai progrès social sans   démocratie ».

 

Le Président de la République française a complimenté le Président Sall d’avoir lancé une opération de récupération des biens mal acquis dans son pays.

 

            « Nous devons être intraitables face à ceux qui se croient autorisés à voler les deniers  de leur propre pays, mais aussi être implacables face à ceux qui viennent chercher des   contrats en négligeant aucun moyen de pression et d’influence. »

 

Les oreilles ont dû siffler chez les représentants du régime illégitime gabonais , qui tentent d’échapper à la justice française.

 

Le Président a ensuite développé sa conception des relations France-Afrique en récusant la Françafrique chère aux Sarkozy-Guéant-Bourgi.

 

            «  Les émissaires, les intermédiaires, les officines trouvent désormais portes closes à  la Présidence de la République française comme dans les ministères. »

 

Il a ensuite insisté sur le respect et la franchise en s’insurgeant face aux atteintes diverses aux droits fondamentaux, qui  sont bien connues au Gabon.

 

            « Cette sincérité, elle vaut en particulier pour le respect des valeurs fondamentales : la liberté des médias, l’indépendance de la Justice, la protection des minorités » (…)            « car, sans Etat de droit, il ne peut y avoir de fonctionnement normal de l’Etat ou      d’investissement durable des entreprises ».

 

Il aborde le sujet de la présence militaire française sur le continent africain :

 

            «  Celle-ci ne pourra se poursuivre que dans un cadre légal et transparent (…) il en   sera de même partout, et les accords de défense ne contiendront plus de clauses    secrètes. »

 

Cette déclaration est historique car cela correspond à une demande du Mouvement civique du Gabon depuis le putsch électoral. En 1990, l’armée française avait permis de sauver le régime d’Omar Bongo. La fin des accords de défense signifie que la France ne viendra plus en aide aux dictatures africaines.

 

Au plan militaire, François Hollande  préfère que la France puisse concevoir des « réponses » plutôt qu’une « présence » permanente.

 

En définitive, le Président de la République a rétabli la France dans sa position partenariale et progressiste qu’on attendait d’elle vis-à-vis du continent africain. Par ses propos, François Hollande a  détaillé une « doctrine » de la France pour son quinquennat en rupture totale avec les pratiques néo-coloniales d’avant mai 2012 ;

 

 

Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon est en plein accord avec les propos de François Hollande et se trouve disposé à travailler dans ce sens pour établir la démocratie au Gabon.

 

La population gabonaise, bâillonnée depuis 45 ans, a pris conscience des signes d’espoirs donnés par la France issue des élections des mois de mai et juin 2012.

 

Il indique que la Conférence nationale souveraine serait ainsi le meilleur outil permettant de tourner  la page et d’enfin amorcer le développement avec la France.

 

 



Le putschiste gabonais au pouvoir fait de la résistance…
19 octobre, 2012, 14:53
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            La solution de la conférence nationale souveraine semble désormais une idée acceptée au Gabon et en France afin de dénouer la crise de légitimité du régime issu des élections frauduleuses de septembre 2009.

            Ainsi, après les rencontres de Paris, puis après les nombreux soutiens reçus, la vie démocratique s’est déplacée à Mouila ces derniers jours. Les partis et leaders politiques proches de l’Alliance pour le changement et la restauration ont à leur tour rejoint la majorité active pour exiger une conférence nationale souveraine.

            Isolé au Gabon, y compris dans le parti-Etat, le putschiste continue à hausser le ton comme s’il était en mesure de le faire. Comme il fallait s’y attendre, il entend  continuer à s’imposer y compris par la violence alors même que les dernières élections législatives ont montré un taux de participation ridicule de l’ordre de 5 %, montrant un désaveu cinglant de la part de la population gabonaise.

            Sur le plan international, le putschiste compte « pour du beurre » mais continue à faire des voyages plaçant ici et là le produit des différentes rapines financières dans des investissements immobiliers ou immatériels.

            En plus de la crise politique, le pays s’enfonce dans une crise sociale et sociétale majeure. La santé publique, l’éducation, et l’enseignement supérieur sont en régression partant déjà d’une situation très dégradée sur le continent africain. Les infrastructures  publiques sont dans état d’abandon faute d’entretien. L’organisation de la CAN a pu démontrer le niveau d’incompétence organisationnelle du pouvoir en place. Il est  sans doute plus urgent de monter un coup d’esbroufe à l’université d’été du PS français à la Rochelle en août 2012 que de préparer l’avenir d’un pays en ruines.

            Les forêts gabonaises continuent à être vendues de manière anarchique pour le plus grand profit financier des clans au pouvoir. Un scandale écologique se prépare avec les concessions gigantesques vendues à une société singapourienne, Olam, pour la culture de l’huile de palme. Ainsi, des terres agricoles du Woleu Ntem seraient promises à Olam, provoquant un véritable séisme écologique dans la région. Il reste à déterminer à qui profitera l’opération, certainement pas aux populations gabonaises.

            Le régime se cabre empêchant toute possibilité de mise en place de la démocratie et n’hésitant pas à réprimer et à tuer à la moindre contestation exprimée. Il utilise pour les détourner les institutions de la République et vient de reconduire la « présidente de la Cour constitutionnelle » en raison de ses liens parentaux avec le putschiste et de sa grande capacité à légaliser la fraude constitutionnelle.

            Il ne faut plus qu’à la France une grande politique africaine, qu’elle a entamée en changeant dès l’été son regard sur le régime du putschiste gabonais. Ainsi aux embrassades du putschiste et de son maître Nicolas Sarkozy a succédé une mise à distance honteuse des pratiques du clan par François Hollande, que chacun a pu saluer comme cela devait être fait.

            Les démocrates gabonais ne sont plus relégués comme ils l’ont été mais considérés avec égards et respect face à ceux qui vivent une situation de déni démocratique. Leurs propositions ont été reçues avec la plus grande attention.

Sans attendre le moindre accord du régime, le Mouvement Civique du Gabon estime que les conditions politiques sont réunies désormais pour que le putschiste gabonais démissionne de la fonction indûment occupée et que la situation du pays puisse être débloquée par une conférence nationale souveraine.



Anniversaire de l’Indépendance du 17 août 2012: le régime tue encore et encore !
17 août, 2012, 21:13
Classé dans : Non classé

A la suite de la réunion publique et  pacifique tenue le 15 août dans le quartier Cocotier de Libreville, le régime vient de commettre une fois de plus des actes de violence mortelle.

 

Anniversaire de l'Indépendance du 17 août 2012: le régime tue encore et encore ! retour-manif-du-15-aout-2012-300x225

Retour du meeting du 15 août. On aperçoit les premières grenades.

 

Une jeune Gabonaise est morte sous les coups de la Garde présidentielle. 10 autres personnes ont été blessées.

Le Mouvement Civique du Gabon condamne ce meurtre qui s’ajoute à une longue liste d’assassinats et d’emprisonnements.

 

Ainsi, à l’approche de l’anniversaire de l’Indépendance du Gabon, c’est à nouveau sous le signe du sang que le régime entend imposer sa conception brutale de l’ordre politique contre la population toute entière.

 

Pouvait-il en être autrement ?

 

Le pouvoir installé par M. Sarkozy-Guéant ne sait plus comment faire. Va t’il emprisonner le peuple gabonais tout entier ?

 

Avec une majorité d’organisations politiques,  d’associations, et d’ONG, André Mba Obame, Président élu de la République gabonaise, soutenu par la population, a proposé qu’une conférence nationale souveraine ait lieu rapidement.

 

Il semble que le pouvoir veuille désormais s’attaquer aux leaders de l’Union nationale, après avoir incendié l’unique télévision libre du Gabon. Nous exigeons que le régime respecte les démocrates de ce pays et que l’armée soit éloignée du siège de l’Union nationale.

 

Compte tenu de l’illégitimité de ceux qui exercent le pouvoir et de la crise existante au Gabon, il faut que rapidement que les Nations Unies, les Etats-Unis, la France et l’Union européenne imposent au régime la Conférence nationale souveraine, seule solution de sortie de crise après le coup d’Etat électoral de septembre 2009.

 

Le 17 août 2012,

 

Mengue M’Eyaà,

 

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



Le régime se préparerait-il à entrer en guerre contre le peuple gabonais ?
2 août, 2012, 22:25
Classé dans : Non classé

 Au sortir de sa visite honteuse en France, le putschiste gabonais s’est rendu peu de temps après en Turquie.

 

Pourquoi la Turquie ? Tout simplement, parce que le régime entend s’approvisionner en armes de combats et qu’il est prêt à en user face à une population avide de démocratie. Cette inquiétude du régime est grandissante à voir le succès triomphant du meeting des démocrates rendant compte de leur déplacement en France et des soutiens directs et indirects reçus.

 

Le petit appareil militaro-policier gabonais, autour de la garde présidentielle crée par Bob Denard et les services secrets français dans les années 60, s’active à la présidence de la République gabonaise. L’objectif est d’impliquer le plus possible la base militaire française et les ressortissants étrangers. Ce sont les moyens trouvés pour  justifier une répression violente des démocrates gabonais et de la population si celle-ci s’avisait à un quelconque discours ou à des manifestations en faveur du changement..

 

  • Quelles sont les raisons de cette extrême nervosité ?

 

En tout premier lieu, le moins que l’on puisse dire est que la défaite de Nicolas Sarkozy n’était pas du tout dans les plans du régime, qui avait depuis longtemps, usé et abusé de généreuses mallettes auprès de membres  éminents de l’ancienne majorité à tel point que l’ambassadeur du Gabon en France, Germain Ngoye Moussavou, ancien plumitif du régime dans le journal gouvernemental « l’Union »  n’avait pas hésité à signer d’odieuses chroniques d’insultes à l’endroit de François Hollande alors premier secrétaire du Parti socialiste. Récemment nommé à Paris, le régime se sentait intouchable à travers ce sinistre individu qui avait pu impunément traiter ainsi celui qui était alors un des candidats à la primaire socialiste, François Hollande.

 

L élection de François Hollande a été vécue comme un drame pour le clan à tel point que les bouteilles de champagne ont été ouvertes au palais présidentiel de Libreville, lorsque la  foudre a menacé l’avion du nouveau président de la République française en partance pour l’Allemagne et qu’il est revenu en catastrophe à Paris. Certains ont  commencé à  proclamer que le nouveau Président de la République n’était plus de ce monde, qu’une nouvelle élection allait avoir lieu ramenant Nicolas Sarkozy au pouvoir !

 

La visite récente du putschiste gabonais en France s’est déroulée dans des conditions protocolaires  minimales: aucun tête-à-tête, aucune chaleur…et finalement un régime délégitimé qui n’obtient rien. Au contraire, au-delà des quelques formules, le communiqué officiel est clair sur les attentes démocratiques. Or,  les Gabonais savent que le régime n’a pas du tout l’intention de se préoccuper de démocratie au Gabon qui le ferait  entrer dans une culture dangereuse pour son propre avenir. Au contraire, le régime prépare la guerre civile qu’il attise régulièrement en utilisant les divisions ethniques anti-fangs

 

 

En parallèle, depuis le Gabon, le régime lance des campagnes d’insultes à l’endroit du Gouvernement français, notamment sur le ministre du développement,  Pascal Canfin, indiquant par là une perte totale de maîtrise de la situation par le clan.

 

Le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon exige l’arrêt immédiat des insultes du parti-Etat à l’endroit de la France et de son Gouvernement.

 

La France est le principal partenaire du Gabon et il est inacceptable que le régime illégitime se livre ainsi à des violences verbales envers un pays ami.

 

  • La Françafrique en très grande difficulté !

 

Sur le continent, le départ de Sarkozy a mis en difficulté la Françafrique.

 

Gabon, Congo, RDC, Cameroun sont des pays sous la coupe de clans aux prises avec des trafics financiers de tout genre.

 

Mais, nul doute que le tour du clan Bongo arrivera. L’on connait son immense fortune accumulée dans le monde entier dont la restitution devra se faire au peuple gabonais.

 

La France a commencé à jouer son rôle en prenant ses distances avec les principaux acteurs des Biens mal acquis, elle doit aller plus loin en relayant certaines dictatures les plus avérées au ban des nations.

 

L’occasion lui en est donnée puisque la France exerce pendant tout le mois d’août la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce serait donc le moment pour elle de lancer un appel fort en faveur du changement démocratique en Afrique francophone et de poser des bases pour des transitions démocratiques dans les pays francophones. Les populations le demandent.

 

  • Les démocrates sont mobilisés et préparent le changement !

 

Il est temps d’en finir avec le sous-développement du Gabon, pays dont les principales richesses sont dilapidées, le massacre écologique (voir l’affaire de la société Olam soutenue par le clan avec la complicité de milieux d’affaires de Singapour) et l’abolition des libertés publiques (les étudiants arrêtés et encore emprisonnés, jugés dans des pseudos-procès politiques).

 

Comme cela a été vu au cours des conclusions autour des rencontres de Paris avec André Mba Obame, Zacharie Myboto et Jean Eyeghe Ndong, les démocrates gabonais avec la société civile et les syndicats sont très mobilisés et avancés dans les propositions visant à permettre une rapide transition vers la démocratie: une Conférence nationale souveraine qui sortira le pays de la crise, et la préparation d’élections générales sous l’égide des Nations unies, de l’Union européenne et de la nouvelle Union africaine dirigée par sa présidente sud-africaine.

 

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La conférence nationale constituante pour sortir le Gabon de la crise politique et sociale

 

La Conférence nationale souveraine est indispensable pour sortir le Gabon du blocage politique et social dans lequel il est plongé depuis 2009, après l’élection frauduleuse qui a conduit à la perpétuation du clan Bongo au pouvoir depuis 45 ans.

 

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André Mba Obame, ancien candidat à l’élection présidentielle, et vainqueur de celle-ci.

 

La gouvernance politique totalement défaillante n’a pas encore anéanti l’économie du pays mais, sans changement rapide, il ne sera pas possible de la redresser et d’apporter à ses habitants le confort auquel ils ont droit.

 

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Formidable succès populaire: le meeting des démocrates rendant compte à la population des rencontres de Paris

 

 

Il faut bien comprendre qu’il n’y a pas de développement possible sans démocratie.

 

Le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon appelle les forces armées régulières à cesser de sauver le clan Bongo,  à s’opposer aux violences commises par les mercenaires  du clan, dite « garde républicaine », visant à terroriser la population, et à venir en soutien de la démocratie au Gabon.

 

Le Mouvement civique du Gabon appuie la marche citoyenne organisée pour la tenue d’une conférence nationale constituante au Gabon

 

Le Changement au Gabon, c’est maintenant!

 

Le 2 août 2012.

 

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil éxécutif

Mouvement Civique du Gabon

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr


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