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Pour une nouvelle élection présidentielle anticipée au Gabon sous l’égide de la communauté internationale!
20 avril, 2012, 11:12
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Pour une nouvelle élection présidentielle anticipée au Gabon  sous l’égide de la communauté internationale! drapeau-gabonais1-300x225

Aux citoyen-ne-s libres du Gabon,

 

Aux membres des organisations de la société civile,

 

Aux adhérent-e-s des partis politiques,

 

        

Mesdames et Messieurs,

L’élection présidentielle au Gabon s’est déroulée dans la plus parfaite confusion en août et septembre 2009, à la suite de laquelle, profitant du contexte de fraude et de confiscation par le clan, le régime s’est auto-désigné « vainqueur » et s’est maintenu avec le soutien ferme de Nicolas Sarkozy, et de ses bras armés, Claude Guéant et Robert Bourgi, venus l’un et l’autre aux fins de normaliser le coup d’Etat électoral.

Il est donc acquis que M. Bongo n’a jamais été élu par le peuple gabonais, et qu’à tout le moins, l’opposition a emporté l’élection présidentielle, le degré d’insincérité du scrutin n’ayant pas permis de départager le numéro 1 et le numéro 2 entre André Mba Obame et Pierre Manboundou, ce dernier étant récemment mort dans des conditions inexpliquées.

Depuis cette date, le pays vit une situation bloquée pire que pendant les 42 années précédentes. Les quelques acquis obtenus en 1990 sont remis en cause  de manière quotidienne. Le multipartisme a été aboli par l’interdiction de partis politiques, dont l’Union nationale, vainqueur probable de l’élection présidentielle. Les syndicats font l’objet de harcèlement de la part de la police politique. Les médias sont avec régularité interdits d’émettre (radios et télévisions) tandis que les journaux sont empêchés de paraître dès lors qu’ils informent sur la situation au Gabon. Les manifestations pacifiques sont interdites qu’elles concernent des étudiants ou bien des salariés méprisés et réprimés dans le sang.

Cette situation ne peut plus durer. La fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy permet de soulever un nouvel espoir pour la population du Gabon.

En effet, les multiples affaires politico-financières du clan Bongo, avec certaines personnalités françaises, démontrent, s’il le fallait, que les aspirations démocratiques du peuple gabonais n’avaient aucune chance d’aboutir.

François HOLLANDE, mais aussi la plupart des candidats de gauche  à l’élection présidentielle, ont promis la fin de la Françafrique, qui sonnera le glas du régime gabonais en place sans discontinuité depuis 1967.

C’est pourquoi, nous, intellectuels, femmes et hommes politiques, acteurs du changement, nous lançons cet appel soumis à vos signatures pour l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle anticipée au Gabon qui sera remis au Président de la République française, issu de la gauche française,  dès lors qu’il sera élu le 6 mai 2012.

La situation du Sénégal a démontré que la pression internationale peut empêcher un putsch électoral.

Par nos signatures et notre mobilisation, nous montrerons à la communauté internationale, fondée sur des principes démocratiques que le Gabon peut s’en sortir s’il peut organiser des élections enfin libres et transparentes sous l’égide des Nations unies et des pays européens.

Nous porterons ce message aux Français désireux de faire avancer le continent africain vers le développement et la démocratie, notamment au Gabon.

Ce pays doit se relever. Les Gabonais doivent vivre décemment avec des écoles de qualité pour leurs enfants, des hôpitaux dotés de moyen suffisants pour les soigner avec décence, des fonctionnaires respectés. Chaque Gabonais en âge de travailler doit pouvoir obtenir un emploi en fonction de ses compétences alors que règnent dans ce domaine, comme dans bien d’autres, la loi du favoritisme et des privilèges insensés du clan. Accéder à l’eau potable ou à l’électricité ne doit plus être un luxe dans ce pays pour l’ensemble des populations.

Il faut introduire une éthique de gestion de l’Etat, mettre fin au brigandage et aux rapines aux niveaux les plus élevés, et qu’enfin la Justice ne soit plus au service de la corruption. Il faut aussi que le Gabon soit enfin prêt pour affronter les multiples enjeux écologiques, ce qu’il n’est pas en mesure de faire aujourd’hui en raison de l’incompétence notoire et de la gouvernance illégitime qui le  caractérise. Le Gabon est aujourd’hui la deuxième réserve de biodiversité mondiale après l’Amazonie.

Nous pouvons changer le Gabon, mais, pour cela, il faut une véritable élection présidentielle transparente anticipée sous l’égide des Nations unies, des pays européens et le soutien du nouveau Président de la République Française, issu de la gauche, François HOLLANDE, pour en finir avec le noyau dur de la Françafrique qu’est aujourd’hui le Gabon.

 

 

                                                                                                                       Libreville, le 6 avril 2012,

 

         Le Mouvement Civique du Gabon est une organisation politique qui propose à tous de signer ce texte que chacun doit s’approprier sous le timbre de sa propre organisation. Il ne s’agit nullement de sa propriété même s’il l’a mis en forme.

 Toutes les organisations politiques, associatives et de la société civile sont les bienvenues, et figureront parmi les signataires sans hiérarchie particulière. Les citoyens gabonais libres sont également appelés à le signer.

 C’est en étant nombreux, unis et déterminés,  que nous pourrons imposer le respect du vote du peuple gabonais pour une alternance démocratique attendue depuis plus de 45 ans.

 

 

         Signez cet appel qui est le vôtre en envoyant votre accord, vos noms et prénoms et coordonnées  à l’adresse suivante :

 

         E-mail : pourunepresidentielleaugabon@yahoo.fr

         Pour tout renseignement : 06 75 60 94 16

 

         (Précisez si vous ne souhaitez pas que vos coordonnées soient publiées)

 

                                                                 

          Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

 Mouvement Civique du Gabon



Mettre fin à la Françafrique au Gabon, est-ce pour bientôt?
15 mars, 2012, 13:10
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La suite du scandale des biens acquis vient de connaître un nouveau déroulé avec la publication par le quotidien « le Parisien » (édition du 2 mars 2012) de plusieurs scandales financiers touchant le clan Bongo. Ainsi, pendant que les Gabonais vivent la pire période des 45 ans de règne du régime, et que ceux-ci sont aux prises avec les difficultés de survie dans un pays ravagé par la violence, la  pauvreté et les inégalités, les turpitudes du clan sont mises à jour : acquisitions de bijoux, de biens immobiliers dans les quartiers les plus onéreux des grandes villes de France et mouvements de fonds illégaux servant des intérêts privés alors qu’ils émanent d’institutions officielles gabonaises. Tous les Gabonais le savent : l’Etat et les finances publiques sont « privatisés » au service d’un seul et unique clan.

Jugez plutôt :

-         9 mars 2009 : Pascaline Bongo : 159.925 € pour des achats d’armagnac.

-         Plus de 350.000 € chez le couturier Armani et à la FNAC à travers des virements de la Banque gabonaise de Développement.

-         M. Bongo Christian, crédité de 310.252 € de la compagnie des bois du Gabon et de la trésorerie Banque gabonaise de Développement.

-         Les enquêteurs de TRACFIN – cellule d’investigation financière de Bercy – ont remonté la trace de 357.205 € de débit, dont 133.575 €  d’achats à la FNAC, d’Armani Echange, de Ben Bridge jewels, d’Expedia, et d’hôtels en Espagne, aux Etats-Unis, et au Japon.

-         Mme Sylvia Bongo : 144.000 € chez Hermès et 132.000 € chez Van Cleef (bijoutier)

-                    Mme Flore Bongo : entre avril 2010 et 2011,  1.037. 500          € d’achats en bijouterie, habits, et billets d’avion.

Le Parisien poursuit la description des différents biens mal acquis avec l’argent du Gabon :

 

-         52, avenue Foch : 2 appartements, soit 2,3M€

-         15 et 19 , avenue Rapp, 2 appartements, soit 5,7 M€

-         9 – 9 bis Boulevard Lannes, 1 appartement, soit 1,45 M€

-         52-56 avenue Poincaré : 2 appartements soit 3,2 M€

-         5, rue Laurent Pichat, 1 appartement, soit 1,67 M€

 

L’on pourra juger de l’actualité de la lutte contre la corruption au Gabon et les difficultés pour faire avancer l’instruction de ces crimes économiques en France, tant que le pouvoir en place ne sera pas remplacé.

Même la Lettre du continent, périodique influent sur les questions d’informations africaines, admet que la situation des libertés démocratiques est devenue pire au Gabon que sous la période de monopartisme. La nervosité du pouvoir illégitime est à son comble puisqu’il attaque en justice deux journalistes français qui ont l’ont interrogé sur le montant du traitement, prévu par les textes officiels, servi au président de la République gabonaise.

Pour distraire le monde et faire croire qu’il existe une vie démocratique, voilà que le régime « donne » à la nation gabonaise un nouveau gouvernement. La belle affaire ! Le premier ministre est  un fang du Nord. Quel évènement dans un pays géré sur le mode du village ethnique dont il faut maintenir l’état de rivalités internes pour justifier la pérennité des mêmes !

 

Et, pourtant, « détribaliser » l’Etat gabonais, telle sera  la première tâche d’un gouvernement de salut national après le départ du clan. C’est pourquoi, il ne faut rien attendre de plus que par le passé, mais retenir la leçon démocratique du peuple gabonais, qui, en ne se déplaçant pas, au cours des législatives de décembre 2011, a montré au régime ce qu’il pense de lui.

Le vrai fait majeur est le départ démocratique de Nicolas Sarkozy de la présidence de la République française au mois de mai 2012, et avec lui, de MM. Guéant, et Bourgi, artisans du putsch électoral d’août et septembre 2009.

François Hollande a très clairement exprimé son rejet de ce qui touche la Françafrique et il l’a  inscrit dans son programme électoral. Les autres candidats appartenant à la gauche sont, à quelques nuances près sur cette orientation..

Il reste donc à certains démocrates gabonais de cesser d’être victimes de l’idéologie du régime selon laquelle la droite et la gauche française ont les mêmes pratiques et les mêmes valeurs, et de commencer à faire des propositions aux Français, qui seront enfin prêts après les années tragiques du sarkozysme, à oeuvrer pour le co-développement démocratique.

 

Pour notre part, le Mouvement Civique du Gabon a commencé à préparer l’avenir du Gabon avec ceux qui souhaitent le changer !

Mengue M’Eyaà

 

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 

 Le Conseil exécutif du  Mouvement Civique du Gabon appelle les binationaux gabonais, les Africains binationaux, leurs parents et amis français, à voter et à faire voter contre ceux des candidats à l’élection présidentielle française qui ont soutenu et soutiennent les régimes non démocratiques en Afrique dont celui du Gabon 

 

 

 

 



Gabon: Laurent Fabius lève le malentendu sur son passage à Libreville!
16 février, 2012, 22:49
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A la suite du séjour de Laurent Fabius, ancien  premier ministre socialiste de 1984 à 1986, et député de Seine-Maritime, à Libreville, l’ensemble des forces démocratiques se sont inquiétées de ses prises de position largement répercutées par le régime gabonais, qui, ne recule devant aucune manipulation pour faire croire qu’il serait légitime.

M. Fabius a évoqué les « excellentes relations entre la France et le Gabon ».

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 - Comment qualifier un pays en crise depuis le coup d’Etat électoral d’août et septembre 2009 qui a vu le clan Bongo continuer à occuper le pouvoir avec la force?

 - Quelle signification faut-il donner aux répressions périodiques envers ceux et celles qui s’opposent au régime, les partis politiques, les syndicats, la société civile et la population gabonaise ?

- Comment considérer les 5 % obtenus par le parti-Etat lors des dernières élections législatives et validés par la belle-mère de M. Bongo, dont on dit qu’elle est présidente de la Cour constitutionnelle et dont le mandat est dépassé depuis 5 ans ?

Par ailleurs, reçu par M. Bongo au nom de principes protocolaires dont on aurait dû se passer, M. Fabius aurait pu rencontrer le président du parti vainqueur de l’élection présidentielle, l’Union nationale, aujourd’hui dissout par le régime ou rencontrer les représentants de la société civile. Pierre Mauroy et Catherine Tasca avaient en leurs temps pris la peine d’aller voir les responsables de l’opposition.

Toutefois, ce jeudi 16 février, Laurent Fabius est revenu sur son déplacement au Gabon en précisant qu’il ne cautionnait pas le régime gabonais, qu’il n’était pas « missionné » par le PS ou par François Hollande dont il partageait entièrement les analyses sur la Françafrique.

Cette mise au point étant faite, le Mouvement Civique du Gabon considère que la polémique doit s’éteindre avec elle.

En tout état de cause, dans le contexte de l’élection présidentielle, il est indispensable que les situations de politique africaine ne soient pas négligées ou traitées à la légère comme on aurait pu le croire s’agissant du Gabon. Le Gabon a toujours été le pôle essentiel de la politique africaine de la France, symbole même de la Françafrique.

Le changement en ce domaine constitue un point essentiel du programme présidentiel de François Hollande sur lequel beaucoup d’électeurs ont fondé un espoir  en France et dans le monde. Ce désir de changement doit s’étendre jusqu’en Afrique noire  et ne pas seulement s’arrêter à l’Afrique du Nord.

 

Paris, le 16 février 2012,

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 

Le Conseil exécutif du  Mouvement Civique du Gabon appelle les binationaux gabonais, les Africains binationaux, leurs parents et amis français, à voter et à faire voter contre ceux des candidats à l’élection présidentielle française qui ont soutenu et soutiennent les régimes non démocratiques en Afrique dont celui du Gabon !



La démocratie au Sénégal est en danger.
11 février, 2012, 19:31
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Depuis les indépendances, comme au Mali ou au Bénin, la tradition démocratique de l’alternance est inscrite dans les institutions du Sénégal.

Une des innombrables « réussites » de Wade est de tenter aujourd’hui d’abattre ce qui faisait l’exemplarité de ce pays sur le continent africain.

Après avoir essayé d’imposer son propre fils, avec l’appui de Nicolas Sarkozy, le vieil homme souhaiterait éviter le choix des urnes, et s’imposer pour un nouveau mandat, de préférence avant le départ du Président français au mois de mai 2012.

C’était sans compter sur la résistance du peuple sénégalais, notamment des jeunes, qui n’entendent  pas laisser faire cette confiscation du pouvoir.La démocratie au Sénégal est en danger. r%C3%A9voltes-au-S%C3%A9n%C3%A9gal-300x148

Les Etats-Unis du Président Obama ont condamné M. Wade à cesser de s’accrocher au pouvoir, tandis qu’en France, la gauche, bientôt revenue aux responsabilités, tient le même discours envers le pouvoir sénégalais.

Au même moment, avec une grande réserve, à  l’Elysée,  le chef de la Françafrique essaie de gagner du temps en, pariant sur le pourrissement de la situation afin de ménager le clan Wade et espérer  qu’il renversera la situation en réprimant les populations. Le ministre des affaires étrangères français, prompt à condamner la Syrie – à juste titre – doit également être moins timide  au Conseil de sécurité des Nations unies lorsque les régimes africains violentent leurs peuples, au Sénégal, au Gabon, ou en République démocratique du Congo.

Le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon apporte son soutien aux manifestants et aux responsables politiques de l’opposition en lutte contre le régime, particulièrement à Ousmane Tieng, responsable du Parti socialiste,  et à Youssouf Ndour ainsi qu’aux étudiants et aux jeunes socialistes dont le président a même été emprisonné, comble de l’absurdité d’un régime aux abois.

L’attention médiatique sur la situation du Sénégal et la perspective du départ prochain de Nicolas Sarkozy et des néo-foccardiens au pouvoir en France ouvre des perspectives de fin de la Françafrique avec l’élection de François Hollande à la présidence de la République.

Les Gabonais n’ont malheureusement pu bénéficier d’un tel contexte en 2009 au moment du putsch électoral du clan Bongo, non plus en décembre 2011 lorsque le régime gabonais a à peine obtenu 5 % des suffrages.

Comme au Sénégal, la situation au Gabon n’est pas intangible et à tout moment, le peuple gabonais peut mettre un terme au régime illégitime.

 

Mengue M’Eyaà,

 

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon



Pas de trêve pour le combat démocratique: il faut soutenir les étudiants en révolte au Gabon!
14 janvier, 2012, 10:30
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Le régime gabonais souhaiterait que les nombreux visiteurs étrangers présents au Gabon, et les téléspectateurs lui offrent une reconnaissance internationale à l’occasion de la Coupe africaine des nations.

Peine perdue tant son discrédit est désormais connu bien au-delà des frontières du Gabon.

La résistance pour la démocratie n’aura pas de relâche après la dernière interdiction survenue début janvier de deux médias majeurs d’expression libre. TV plus et un journal de presse écrite, la Voix du Nord, ont été empêchés d’émettre pour la première et de paraître pour le second.

En effet,  TV plus a diffusé les voeux à la Nation d’André Mba Obame, président de la République élu du Gabon (Voir. documentaire Françafrique sur le trucage des élections au Gabon – Chaîne parlementaire française – LCP), ce qui a eu pour effet de déplaire au putschiste installé à la présidence de la République et à ses affidés.

Il faut au contraire que l’opinion internationale soit bien informée de la réalité du Gabon pendant que le grand évènement sportif international se déroule à grands renforts de milliards de FCFA dépensés en locations d’avions Boeing depuis que la seule compagnie internationale existante, Air Gabon, a fait faillite; voilà 10 ans déjà,.en raison de la mauvaise gestion.

Les libertés d’expression sont réduites à la portion congrue, celles de réunion ou d’association aussi.  Le parti du vainqueur de l’élection présidentielle, l’Union nationale,  a été dissout. Le moindre meeting démocratique est systématiquement surveillé par les troupes de mercenaires et des milices sont prêtes à l’affrontement et aux répressions.

Des arrestations arbitraires ont lieu ainsi que  les tentatives d’intimidation. Les fonctionnaires proches des forces d’alternance sont menacés y compris dans leur travail dans l’administration.Ils sont écartés et remplacés par des proches.

Les étudiants ont dû affronter à nouveau les forces armées le 13 janvier dans les rues  parce qu’ils manifestaient pour le rétablissement de leurs bourses non  versées. Pendant ce temps, le Gabon envoie des des millions de FCFA à l’UNESCO mais ne parvient pas à payer ses étudiants. Le régime achète la maison des Kennedy aux Etats-Unis mais les retraités ne peuvent percevoir leurs pensions de retraite à temps.

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vue partielle de la manifestation étudiante du 14 janvier – Photo JP Rougou

La tragédie démocratique des Gabonais est de même ampleur que celle des Hongrois aujourd’hui, ou bien des Tunisiens du temps de Ben Ali.


Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon est  pleinement solidaire des étudiants en révolte et s’associe bien évidemment au meeting des démocrates gabonais du 14 janvier qui se tiendra au rond point de Nkembo à Libreville.

 

13 janvier 2012, Paris.


Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

Le Mouvement Civique du Gabon appelle les bi-nationaux gabonais, les Africains bi-nationaux, leurs parents et amis français, à voter et à faire voter contre ceux des candidats à l’élection présidentielle française qui ont soutenu et soutiennent les régimes non démocratriques en Afrique dont celui du Gabon !



2012: Les voeux du Mouvement Civique du Gabon aux Gabonais-e-s!
1 janvier, 2012, 23:42
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Cher-e  compatriote,

L’année 2011 s’achève comme elle a commencé par un nouveau désaveu cinglant du régime.

2012: Les voeux du Mouvement Civique du Gabon aux Gabonais-e-s! Mengue-MEyaa1-225x300


Mengue M’Eyaà, présidente du conseil exécutif – Mouvement Civique du Gabon

Nous souhaitons tout d’abord rendre hommage à Pierre MAMBOUNDOU, ce combattant infatigable de la démocratie qui n’a jamais baissé les armes et nous a indiqué, après d’autres, Pierre Louis Agondjo-Okawé, Joseph Rendjambe, le lieutenant Ondo et ses camaradeset tous les valeureux Gabonais tombés pour la démocratie, la voie à suivre face à l’adversité… Nous serons fidèles à leurs combats et à leur engagement en faveur du progrès au Gabon !
Les dernières élections législatives boycottées par les démocrates gabonais ont démontré le vrai rapport de forces au sein du Gabon. Le pouvoir illégitime représente à peine 5 % des électeurs, et encore, doit-on soustraire ceux et celles qui se voient remettre des cartes électorales en raison d’accointances diverses avec le clan quarantenaire
Il faut en conclure que plus de 95 % de la population nous confiera la direction du pays dès la chute du régime.

C’est une responsabilité que le Mouvement Civique du Gabon, aux côtés des forces démocratiques, est prêt à assumer afin de redonner aux femmes et homme de notre pays toute leur fierté perdue avec ces années de honte
Reconstruire le Gabon, telle est notre priorité absolue : construire son développement.

La probabilité est grande en France qu’un changement majeur puisse intervenir avec le départ prochain de Nicolas Sarkozy et la possibilité que François Hollande devienne le Président de la République française. Ce sera un immense soulagement pour les Français d’abord, mais aussi pour les Gabonais, les Africains et tous leurs amis, une chance d’en finir avec la Françafrique
Nous voulons croire que François Hollande, des personnalités comme Eva Joly, les partis de gauche, PS, et EELV donneront un sens nouveau et respectueux aux combats démocratiques des peuples africains.
Cette perspective permettra d’instaurer de nouveaux modes de relations.

Comme dans de nombreux pays du monde, l’exaspération monte au Gabon : être ressortissant d’un pays si riche, et si pauvre d’une gouvernance absurde

La tâche sera immense pour développer notre pays après plus de quarante années de corruption, d’incompétence, et de gabegie

Comme l’ont remarqué nombre de spécialistes de l’environnement, le Gabon est doté de solides ressources dans tous les domaines du développement durable. Nos forêts sont menacées par le productivisme dévastateur adossé à un pouvoir corrompu et inconscient. Il faudra que l’Etat joue son vrai rôle de régulation plutôt que passer son temps à engager des chantiers interminables dont les objectifs ne sont conçus ou portés par aucun Gabonais.

Il faudra améliorer le pouvoir d’achat et le cadre de vie du plus grand nombre, dans un des pays les plus chers du monde, restaurer la Justice bafouée et instrumentalisée, donner aux serviteurs de l’Etat toute la dignité que le régime tente de leur faire perdre par l’humiliation permanente, donner au dialogue social toute sa place, favoriser l’agriculture afin de réduire la dépendance alimentaire, rénover les logements insalubres et en construire de nouveaux afin d’accueillir les familles gabonaises mal logées.

La santé et l’éducation seront nos priorités. Il est scandaleux que les cliniques privées soient mieux loties que les hôpitaux publics. Il faudra donc imposer de nouvelles normes au privé, qui devront accueillir tous les malades et pas seulement ceux ayant des revenus importants et renforcer significativement les moyens au secteur public.

« L’apartheid social » doit cesser au Gabon, avec la coexistence d’un petit groupe proche du régime ayant confisqué l’Etat, ses ressources et l’intérêt général, à leur profit exclusif et la très grande majorité de la population contrainte à la débrouillardise et à la survie.

En raison de la situation géographique du pays, chaque Gabonais doit pouvoir avoir accès à l’eau potable dans un pays situé à l’équateur ainsi qu’à une électricité à bas coût. Le régime n’a donc aucune raison de « fanfaronner » quand on sait que les Gabonais sont rationnés. Le bavardage incessant de l’auto promotion et la corruption à tout va ne suffisent pas à apporter la preuve du développement.
Il faudra rétablir l’éthique à tous les niveaux du fonctionnement de l’Etat pour réduire les inégalités, faire en sorte que les impôts servent au développement du pays. Les propriétés acquises dans le monde entier par le clan avec l’argent du Gabon devront être vendues et le bénéfice restitué aux Gabonais, pour les écoles, les routes, les ponts ou la formation ….

Les libertés publiques seront instaurées sans contrainte et sans limites en dehors de celles qu’imposent la tolérance et le respect de chacun. Il sera mis un terme aux milices armées et violentes.

Ce n’est pas un programme dont nous venons de parler, mais bien de la vie à laquelle tout Gabonais a droit.

Cher-e compatriote, nos actions sont prêtes et c’est pour bientôt.

Le courage ne doit pas nous manquer, car nous devrons d’abord sur nos propres forces en nous rassemblant autour de nos valeurs communes, compter sur tous et sur toutes pour relever le Gabon.
De nombreuses forces démocratiques au niveau international nous manifestent leur soutien et trouve notre combat juste.

Au moment où se dessine une nouvelle carte et la chute de dictatures inamovibles, le Gabon ne restera pas longtemps absent de ce sens de l’histoire.

Très bonne année 2012,
Vive le Gabon, pour que vive la République gabonaise !

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 

Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon appelle les binationaux gabonais, les Africains binationaux, leurs parents et amis français, à voter et à faire voter contre ceux des candidats à l’élection présidentielle française qui ont soutenu et soutiennent les régimes non démocratiques en Afrique dont celui du Gabon



Législatives au Gabon: avertissement des Gabonais au régime et à ses soutiens extérieurs!
23 décembre, 2011, 23:56
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Le peuple gabonais vient de donner une nouvelle leçon au régime en ne se déplaçant pas pour les élections législatives faussées d’avance

Législatives au Gabon: avertissement des Gabonais au régime et à ses soutiens extérieurs! d%C3%A9c2011_BV_%C3%A9cole-Glass-300x168 

Bureau de vote désert – école quartien Glass – JP Rougou

BV-mairie-du-3-%C3%A8-arrdt_Lbv1-300x168Bureau de vote désert – Mairie du 3 è arrondissement – photo JP Rougou

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Bureau de vote désert du lycée Mbanignath – photo JP Rougou

 

Le mot d’ordre a été difficile à prendre quand on sait l’attachement des militants de la démocratie à l’élection. Il suffit de se rappeler les longues files d’attentes de l’élection présidentielle à un tour de 2009, où les Gabonais avaient l’espoir après la mort d’Omar Bongo d’en finir avec ce clan. C’était sans compter avec le soutien ostentatoire de la France de Nicolas Sarkozy.

Mais, voilà, trop c’est trop ! Ou encore, « ça suffit comme ça », pour reprendre l’intitulé du collectif crée au Gabon.

En effet, plus de quarante-quatre ans de scrutins volés dont le dernier, en septembre 2009 ! Aucune garantie n’a été donnée par le pouvoir illégitime. Il s’agissait de renforcer la sécurisation du scrutin à travers notamment la biométrie, mais le problème semble n’être plus à ce niveau :

Comment contraindre le parti-Etat à accepter les résultats d’une élection qu’il perd ?

Une démocratie est construite sur l’acceptation des règles de vie commune dont celles liées à la dévolution du pouvoir à travers les résultats des élections. Le régime refuse cette perspective. Quelles en sont les raisons ? Elles sont connues, et tiennent aux gigantesques ressources financières que le clan Bongo dépense ou thésaurise dans le monde entier, et dont il fait bénéficier à quelques responsables politiques occidentaux.

La démocratie est exigeante et comment refuser une « mallette » quand on peut quitter le pouvoir à tout moment après une élection perdue dans un pays européen. ?

Jusqu’à présent, avec l’aide de différents pouvoirs français, le régime s’est imposé contre toute une population, qu’elle soit pacifique ou qu’elle soit prête à en découdre, comme ce fut le cas en 1990 ou à Port-Gentil en 2009. La répression y fut féroce et mortelle pour les insurgés. Ban Kii Moon, informé, n’est pas intervenu.

Cette fois-ci, la population gabonaise, las des tueries et des violences gratuites d’un pouvoir liberticide, ne s’est tout simplement pas déplacée après que les démocrates gabonais soient passés dans le moindre village pour expliquer et convaincre, s’il le fallait, de l’arme politique de l’abstention.

Dans une « démocratie », un tel désaveu aurait entraîné la démission de ceux qui sont au pouvoir

La réussite est complète : de 5 à 8 % de participation et selon les résultats officiels issus du clan Bongo, « 34% ». Sur les 5 à 8 % des votants, il faut compter les mercenaires embauchés par le régime dans la garde présidentielle – dite « républicaine » par le pouvoir – et qui se voient attribuer une carte électorale avec leur famille, les Congolais venus du temps d’Omar Bongo, une partie de la communauté libanaise qui fait des affaires avec le régime et qui, en échange, vote pour le clan et tous les dépendants de l’administration, dépendant du parti-Etat. Il y a aussi des ressortissants d’Afrique de l’Ouest, électeurs en raison de leurs liens d’affaires avec le clan.

Le Mouvement Civique du Gabon réaffirme :

-          Il est possible de tenir une élection fiable dans un pays avec une aussi faible population.

-          Dans ce dessein, il faut un contrôle international des élections sous l’égide des Nations Unies et de l’Union européenne.

-          Il y a des conditionnalités que certains Etats doivent remplir pour avoir des relations avec l’Europe ou les Etats-Unis : droits de l’Homme, développement, élections transparentes, plutôt que de réagir au « coup par coup ».

A l’approche de l’élection présidentielle française, le soutien apporté par EELV, le Parti de Gauche aux démocrates gabonais est un choix clair qui ne peut que contribuer à mettre le régime en demeure de se dessaisir du pouvoir en raison de l’expression majoritaire de la population.

Le Parti socialiste français à travers l’expression de son secrétaire national aux relations internationales, doit aussi comprendre qu’il n’est pas seulement question de « dépasser les clivages politiques qui divisent le pays » mais bien de mettre un terme, par le simple respect des procédures électorales, au monopartisme et à l’absence d’alternance, comme en Tunisie ou en Libye, pays dont chacun s’émerveille aujourd’hui.

Les Occidentaux doivent changer leurs visions du continent africain. Il est temps que ceux admirent les peuples qui se libèrent doivent mettre des conditions aux dictatures. Nous ne souhaitons plus entendre  qu’il est question de « traiter avec les Etats et non avec les régimes » selon l’expression consacrée.

Les pratiques politiques de plusieurs régimes, dont celui du Gabon mais également en RDC, nuisent à l’image de la France, quand celle-ci ne cesse d’apporter un soutien complice aux pires dictatures d’Afrique noire.

Les intérêts français au Gabon ne seraient pas menacés parce que le Gabon serait mieux géré, et que des élections libres et transparentes s’y dérouleraient.

Après ces élections, une fois de plus, l’Assemblée nationale ne sera évidemment pas représentative des Gabonais. La population gabonaise vient de montrer au régime qu’elle ne le craint pas.

Les Gabonais savent depuis longtemps que leur destin ne se joue pas qu’au Gabon ; il se joue aussi en France et en Europe.

 

C’est la raison pour laquelle, le Mouvement Civique du Gabon appelle les binationaux gabonais, les Africains binationaux, leurs parents et amis français, à voter et à faire voter contre ceux des candidats à l’élection présidentielle française qui ont soutenu et soutiennent les régimes non démocratiques en Afrique dont celui du Gabon !

 

Paris, le 23 décembre 2011.

 

Mengue M’Eyaa

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



Législatives gabonaises: l’ONG Survie exige du pouvoir français qu’il prenne ses distances avec le régime!
12 décembre, 2011, 23:45
Classé dans : Non classé

Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon approuve la Lettre de l’association Survie adressée au pouvoir français. Il considère qu’elle va dans le même sens que le combat qu’il mène depuis le coup d’Etat électoral du clan Bongo en septembre 2009.

 

Législatives gabonaises: l'ONG Survie exige du pouvoir français qu'il prenne ses distances avec le régime! 381385_326494787363822_100000099112901_1391135_1071472719_n

Gabonais en révolte – JP Rougou

 

Les néo-foccardiens actuellement au pouvoir ont démontré leur mépris des processus électoraux au Gabon

Ce même Gouvernement français empêche la démocratie au Gabon tout en pratiquant des politiques à relents xénophobes en France. Il l’a manifesté clairement lors des débats sur le droit de vote des étrangers aux élections locales il y a quelques jours.

 

Et pourtant, le soutien des dictatures par  la France est aussi une des raisons de l’existence d’une immigration politique. Nous n’évoquerons pas les mallettes d’argent qui ont bien sûr leur rôle dans le soutien actuel de Sarkozy-Guéant-Bourgi au régime illégitime gabonais.

 

La lettre de Survie est un constat de blocage politique au Gabon dont le verrou est d’abord présent dans le pouvoir français actuel. Celui-ci est clairement marqué au sein de la droite gouvernementale à travers l’étouffement judiciaire des dossiers des Biens mal acquis.et l’interdiction d’alternance au Gabon.

 

Sauf à penser qu’une surprise inattendue serait toujours possible, seul un changement de majorité politique en 2012 autour de François Hollande, mais aussi autour des partis politiques progressistes – PS, EELV, FDG -  constituera en France un espoir de changement au Gabon et la fin d’un soutien éhonté et contre productif à une dictature équatoriale.

Le 11 décembre 2011,

 

Mengue M’Eyaà

 

 

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 

——————————————————————————————————-

 

 » Paris, le 9 décembre 2011

 

 

Lettre ouverte à M. Alain Juppé

 

Ministre des Affaires Etrangères et Européennes

 

 

Objet : Lettre ouverte concernant la position de l’Etat français vis-à-vis du gouvernement gabonais

 

Monsieur le Ministre,

 

Le Gabon organise des élections législatives le 17 décembre 2011. Notre association, Survie, tient à vous alerter sur la situation qui prévaut à quelques jours de ces élections, concernant la préparation des élections et, plus largement, la situation sociale et politique.

 

Ali Bongo a été déclaré président suite à l’élection présidentielle de 2009, alors même que de nombreuses voix et observateurs internationaux ont souligné les fraudes massives du scrutin et l’absence de transparence des résultats. Depuis cette élection extrêmement contestée, la façon de gouverner d’Ali Bongo ne se différencie guère de la politique dictatoriale de son père. Les structures institutionnelles n’ont guère évolué et de l’Assemblée nationale au Sénat, en passant par la Cour constitutionnelle, le Conseil national de la communication et la Commission électorale autonome et permanente, le parti au pouvoir règne en maître absolu.

Depuis 2009 et plus particulièrement cette dernière année, de nombreuses personnalités de la société civile, de partis d’opposition et même du parti au pouvoir[1], dénoncent cette situation. Elles insistent, entre autres, sur le changement de constitution qui a arrogé de très nombreux pouvoirs au chef de l’Etat, et ne permet ni l’indépendance de la justice, ni le contrôle démocratique des forces militaires. Ces acteurs soulignent également le manque de transparence autour du processus électoral pour les élections législatives à venir.

 

Depuis sa création en février 2011, le mouvement « Ça suffit comme ça ! » qui regroupe de très nombreux acteurs des syndicats, d’ONG, des personnalités politiques ainsi que des membres des différentes confessions, réclame la démocratie et dénonce des institutions au service exclusif du clan Bongo et du pouvoir.

 

Ce mouvement appelle à boycotter ou refuser les élections législatives, reprochant l’absence certaine de transparence du processus électoral et l’absence de prise en compte de leurs revendications. La démocratie suppose, en effet, des institutions fortes qui reflètent la pluralité des acteurs de l’expression démocratique gabonaise. Les principaux partis d’opposition, le MESP de Mwang Mbanding, la majorité des cadres de l’UPG dont le leader Pierre Mamboundou vient de décéder, et les candidats de l’Union National – parti interdit et dirigé par Mba Obame – refusent de se prêter au jeu de ces élections.

 

Face à ces mouvements sociaux et politiques, Ali Bongo et son gouvernement refusent tout dialogue, font pression sur les individus et les partis d’opposition, n’hésitent pas à licencier des fonctionnaires, et utilisent la répression policière et militaire – comme ce fut le cas à Port-Gentil en septembre 2009, en contestation du résultat officiel des élections, où de nombreux morts ont été dénombrés[2].

 

Le gouvernement français avait légitimé l’élection d’Ali Bongo en août 2009 en reconnaissant le prétendu vainqueur. Le secrétaire d’Etat à la Coopération de l’époque, Alain Joyandet, avait repris le 15 octobre 2009 à Libreville l’affirmation selon laquelle « le déroulement du scrutin comportait certes quelques faiblesses, mais en tout état de cause, ça ne pouvait pas remettre en cause la validité dudit scrutin ». L’exécutif français poursuit depuis d’excellentes relations avec le gouvernement gabonais, comme l’illustrent diverses visites d’Ali Bongo à l’Elysée ou du Président de la République et du Premier Ministre français au Gabon. Ces relations sont de plus marquées par les très lourds soupçons de financement occulte alimentés par les déclarations récentes de Messieurs Bourgi, Bonnecorse et Jocktane, par les pressions politiques sur l’affaire judiciaire des Biens Mal Acquis, ou encore par le refus injustifiable de laisser entrer sur le territoire français un militant d’ATTAC Gabon pourtant détenteur d’un visa, juste au moment d’une tournée en Europe d’Ali Bongo, fin octobre. Il faut dire que le gouvernement français actuel ne cache pas l’importance stratégique de sa relation avec le Gabon, notamment sur le plan militaire, puisque le pays est le «  premier point d’ancrage de nos forces pré-positionnées sur la façade atlantique du continent », comme l’indique sans ambages le site internet du Ministère des Affaires Étrangères.

 

A l’heure où les révolutions en Tunisie, en Egypte ou en Syrie montrent qu’il n’est plus possible de soutenir des dictateurs contre leur peuple, et où votre gouvernement dit s’engager pour la démocratie, les droits humains et la transparence des élections comme gage de démocratie, nous vous demandons d’être cohérent entre vos déclarations et vos actes, et de cesser de bafouer ces principes lorsqu’il s’agit des pays issus des anciennes colonies françaises d’Afrique.

 

Monsieur le Ministre, vous devez opérer un réel changement dans votre politique vis-à-vis du Gabon. La France ne doit pas freiner les changements politiques en cours chez ses alliés, au moment où des peuples essaient de conquérir leur démocratie.

 

Nous invitons la diplomatie française à cesser de cautionner le régime actuellement en place au Gabon, notamment en cessant de valoriser son rôle au niveau international ou aux Nations Unies, et à interpeller Ali Bongo et son gouvernement sur la situation de la démocratie au Gabon. Nous vous demandons notamment de faire savoir votre préoccupation concernant la tenue d’élections législatives préparées sans transparence et sans respect des engagements pourtant pris par l’Etat lui-même vis-à-vis des diverses composantes politiques et de la société civile en mai 2011.

 

Il nous semble primordial que la diplomatie française, qui se dit sensible aux aspirations des peuples, prenne publiquement ses distances avec Ali Bongo tant que n’auront pas été organisées des élections reconnues comme libres et transparentes par les diverses composantes sociales et politiques gabonaises, dont, notamment, le mouvement « Ca suffit comme ça! ».

 

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de notre considération.

 

Pour l’association Survie,

 

Thomas Borrel, vice-président.

 

[1] C’est le cas des député Paulette Oyane Ondo et Jean Christophe Owono, suspendus du parti présidentiel suite à ces prises de position.

[2] Trois morts, selon le parti au pouvoir ; 22 selon le journal « L’Union », réputé proche du pouvoir ; 57 selon l’opposition »



Gabon: il y a des moments historiques où l’opposition doit parler d’une seule voix!
12 novembre, 2011, 20:25
Classé dans : Non classé

Le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon déplore le désordre interne à l’Union du Peuple Gabonais, consécutif à la disparition, dans des conditions suspectes, de Pierre Mamboundou, charismatique leader de l’Union du Peuple gabonais.

Sa mort est une « aubaine » pour le régime, puisque l’Union nationale a été dissoute, comme si l’on pouvait dissoudre la volonté du peuple. Il savait aussi que la question de la succession et  celle du leaderschip allaient se poser, comme elle se pose,  chaque fois qu’un responsable d’un parti d’opposition disparaît brutalement. On le voit notamment avec les stratégies divergentes de ceux qui se jettent tels des vautours sur la succession faisant fi des dernières positions de Pierre Maboundou sur les conditions de transparence et de sincérité des élections, dont les législatives.

N’oublions pas que le parti-Etat est lui-même en crise avec l’incapacité interne à rassembler ses partisans même tenus par les postes, l’argent, ou par la résignation. Si elle avait eu lieu, l’entrée au Gouvernement de Pierre Mamboundou était le défi que le régime s’était donné pour se donner un semblant de crédit au plan international.

Ce désordre est préjudiciable à tous les démocrates gabonais.  Une infime minorité des membre de l’UPG est partisane de la participation aux élections, l’important pour elle étant  d’être « élue » à l’Assemblée nationale. La majorité de la population gabonaise et des militants de l’UPG considèrent, à juste titre, qu’il est, au contraire,  temps de mettre un terme à une participation électorale dont les résultats sont systématiquement faussés par le régime.

Ce n’est pas « pratiquer la politique de la chaise vide » que de refuser d’aller aux élections, il s’agit simplement d’imposer un haut niveau d’exigences démocratiques.

Les temps ont changé. Instaurées par le régime quarantenaire, les vieilles recettes de la corruption sont terminées. La majorité des Gabonais souhaite le changement y compris de la part des responsables politiques de l’opposition.

Encore une fois, l’utilisation des différences ethniques est improductif. Le tribalisme est la maladie infantile du régime depuis sa naissance, or il est une forme de racisme.

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Sans distinction d’ethnies, les populations ont conscience que la misère les touche tous -Photo JP Rougou

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Alors que le Gabon est producteur de pétrole et compte un pleu plus d’un million d’habitants

Il ne faut donc pas laisser croire qu’il y au Gabon un « danger fang » contre lequel les autres ethnies doivent se  coaliser. Cette « géopolitique », tentante pour les opportunistes,  ne fait que dissimuler les intérêts du clan.

Il faut au contraire « détribaliser l’Etat « … et « détribaliser » la façon de penser la politique au Gabon.

Il y a aussi une exigence de sincérité des scrutins et, dans cet objectif, il a été demandé que la biométrie soit mise en œuvre. Comme à son habitude, le régime a tergiversé puis a finalement préféré organiser les élections dans la précipitation, comme il l’avait déjà fait au moment des élections présidentielles.

Sans doute, la crainte de perdre la majorité à l’Assemblée nationale gabonaise lui a fait faire ce choix afin de profiter de la présence de Nicolas Sarkozy et de Guéant, leurs protecteurs, au pouvoir en France pour quelques mois encore. Ils ne seront pas trop regardant sur les fraudes du pouvoir illégitime.

Depuis 1990, et la conférence nationale, le parti-Etat n’a cessé de revenir sur les quelques acquis en matière de libertés publiques. Encore une fois, les institutions sont occupées au plus haut niveau par des gens qui sont redevables au clan Bongo avec d’énormes conflits d’intérêts financiers, moraux, professionnels, ou familiaux et ethniques

Comment a-t-on pu croire que l’on ait pu avoir une élection présidentielle à un seul tour ? Existe-t-il dans le monde un pays semblable et quel peuple peut l’accepter ?

Le fétichisme du droit n’est pas non plus d’une grande utilité, car il n’y a pas d’Etat de droit, même si, de temps en temps, il existe des juristes remarquables, qui considèrent insensées les décisions rendues par ce que l’on ose plus qualifier de « cour constitutionnelle ».

Comme le régime est en deçà du droit, il est donc logique que les démocrates sincères refusent de participer à de nouvelles élections, puisqu’elles sont fausses du début à la fin, et qu’il est insupportable pour eux d’être des cautions à usage des bailleurs internationaux, de la France, du FMI et de l’Union européenne.

Le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon souhaite également rappeler qu’il ne peut y avoir une action politique efficace sans que les responsables politiques aient une idée de leurs missions face aux manquements moraux, et à l’incompétence liberticide du régime. 

L’opposition doit retrouver le chemin de « l’intelligence », et faire des propositions de développement, comme elle le faisait au début du gouvernement formé par André Mba Obame.

Les populations gabonaises sont épuisées par les coupures d’électricité, les routes sinistrées, l’urbanisme anarchique, la santé dévastée, l’abandon de 99 % du territoire pour 1 % richement dévolu au bien-être du pouvoir illégitime alors que le régime prétend à l’extérieur qu’il fait des « réformes ». De qui se moque t-on ?

Seul un contexte démocratique permettra de contrarier le non-développement actuel et ses conséquences en matière de pouvoir d’achat, d’environnement et de qualité de vie des Gabonais.

C’est en effet par le combat de l’intelligence que le régime illégitime sera écarté

Il est anormal qu’un régime puisse régulièrement réussir à subvertir les membres des partis constitutifs des oppositions exclues du pouvoir au Gabon.

Cette situation est d’autant plus dommageable que la chute de Nicolas Sarkozy est prochaine.

Le MCG est donc pleinement solidaire des milliers de militants et de la population gabonaise désireuse d’un changement, constitutifs d’un front de refus au régime illégitime !

Il y a des moments historiques au Gabon où il est important de parler d’une seule voix.

Nous avons déjà gagné le pari de la non-participation aux élections législatives précipitées.

Paris, le 11 novembre 2011

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



Pierre Mamboundou, combattant de la démocratie: l’hommage des Gabonais.
29 octobre, 2011, 15:00
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a famille Mamboundou et les Gabonais présents en France ont rendu hommage au combattant de la démocratie le 28 octobre 2011 qu’était Pierre Mamboundou, député, président de l’Union du peuple gabonais, et candidat à de nombreuses reprises à l’élection présidentielle gabonaise.

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Mengue M’Eyaà a pris la parole pour rendre un hommage particulier au non du Mouvement Civique du Gabon :

« Il m’a été donné de connaître M. Mamboundou à travers Pierre-louis Agondjo-Okawe dont j’étais conseillère spéciale au Parti gabonais du progrès et à la mairie de Port-Gentil, dans laquelle j’étais chargée des questions européennes, du co-développement et du développement de la ville.

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Mengue M’Eyaà

Ne pouvant se présenter pour des raisons de santé, et pour renouveler le personnel politique gabonais, il a proposé à Pierre Mamboundou d’être candidat à l’élection présidentielle pour la première fois.

A sa proposition de prendre la parole au cours du meeting de Rio en 2009, qui ouvrait l’élection présidentielle pour l’opposition gabonaise, j’ai accepté et j’ai découvert des foules enthousiastes qui le portaient pour changer le Gabon. Son courage politique était connu depuis les premiers temps dans les années 80-90 pendant lesquelles il s’est battu sans fléchir contre le régime gabonais.

La dernière élection présidentielle 2009 a eu raison de lui. Une dernière fois, comme nous tous, il a connu la fraude massive et éclatante aux yeux de toute la communauté internationale pourtant restée muette.

Grièvement blessé au cours d’une manifestation pacifique, au cours de laquelle les représentants de l’opposition demandaient la proclamation de vrais résultats par la commission nationale électorale, une fois de plus, un régime féroce, absurde et ridicule, s’est imposé en toute illégitimité.

Nous ne pouvons nous empêcher de penser au combattant de la démocratie et personne ne peut nous empêcher de considérer cette disparition comme injuste et brutale au regard des combats à mener pour imposer la démocratie et l’alternance dans notre Gabon, pauvre de ses richesses et des intérêts nombreux, qui ont empêché depuis tant d’années sa libération. »

François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, a tenu, dans une lettre, à rendre hommage à Pierre Mamboundou.

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C’est une marque de soutien aux femmes et hommes de progrès du Gabon. L’Histoire n’est donc pas finie.

Il est difficile dans de telles circonstances, alors qu’un énième leader de l’opposition disparait dans d’étranges conditions, de demander au peuple gabonais de supporter la honte de devoir taire sa colère alors que l’Afrique du nord, que l’on croyait promise à la dictature éternelle, a chassé ses dictateurs et ses tyrans.

Sa mémoire restera intacte dans l’histoire de la libération du Gabon !

Mengue M’Eyaa

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

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Helmut Bonnet, secrétaire de section PS, commission Afrique – PS, François NKizogue, Union nationale, AUrélie Eyang, Union nationale, et ANgèle Ondo, ancienne ministre.

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Dr Obiang, Union nationale

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Henri MAYILA, coordinateur de l’hommage avec lafamille Mamboundou.

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M.Mouitzi Nzamba, président du PGP


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