Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

M. Kombila s’essaie au rassemblement de l’opposition….sans diviser.
24 janvier, 2016, 10:44
Classé dans : Non classé

J’ai eu le plaisir de revoir le Professeur Pierre André Kombila, cardiologue, que je connais bien, lui et son épouse, également professeure agrégée, spécialisée en médecine tropicale. Maryvonne Kombila est également chercheuse et enseignante à Libreville (non présente à la réunion).
En revanche, en sa qualité de Président du Front uni de l’opposition, j’ai eu à intervenir, au cours d’une réunion, et expliquer que les cultures politiques ne sont pas les mêmes entre celle du régime et celle de l’opposition.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le pouvoir a une culture du candidat naturel, le sortant et celui qui a le plus d’argent. L’opposition préfère le consensus, quelle que soit la fortune de celui ou de celle – plus rarement – qui se présente.
Pierre André Kombila indique qu’il faut des primaires pour aplanir les tensions.
De mon point de vue, je pense qu’ il faut reconnaître l’investissement de M. Ping sur le terrain, qui fait le tour du Gabon en allant à la rencontre des populations qui n’attendaient que cela depuis au moins deux ans.
Par contre, M. Ping a un déficit de dialogue au sein de l’opposition, ce qui est dommageable pour son propre parcours politique, de ne pas être un rassembleur.
Pouvons-nous nous payer le luxe d’une primaire, défendue par M. Kombila ?
Les statuts du front uni de l’opposition sont clairs. Il est possible d’avoir un candidat unique de l’opposition par consensus et que ceux qui souhaitent présenter leur candidature, la présentent au quorum du Front uni.
Nous n’avons pas le temps d’une primaire et nous ne devons pas nous perdre en nous enlisant dans des procédures incompréhensibles pour ceux qui nous soutiennent.
Le commun dénominateur aujourd’hui est de faire partir Bongo. C’est à partir de cela qu’il faut choisir le candidat du changement pour le battre. Aujourd’hui, sans fraudes, M. Bongo n’a aucune chance de gagner.
Il ne faut donc pas multiplier les candidatures pour ne pas faire le jeu du pouvoir et de certains de ses acolytes à l’étranger, souvent payés à prix d’or sur les ressources du Gabon.
Nous disons également à M. Ping qu’il a le devoir de rassembler s’il veut être ce candidat-là.
Le Mouvement Civique du Gabon appelle donc au rassemblement des différentes composantes de l’opposition gabonaise, pour un candidat unique à désigner le plus rapidement possible.
A ce stade, je tiens à préciser que le MCG n’a pas choisi de candidat-e à l’élection présidentielle au sein de l’opposition.
Il est encore temps de travailler et se mobiliser pour une élection présidentielle à deux tours , comme dans la plupart des pays du monde.

Paris, 20 janvier 2016.

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon

Présidente du Mouvement Civique des Femmes (M.C.F)



L’ascension d’Aubameyang illumine le football africain!
10 janvier, 2016, 11:08
Classé dans : Non classé

Alors que les Gabonais-e-s, les Africain-e-s, les amoureux du football encouragent et savourent le nouveau trophée, les deux autres primés aux deuxième et troisième places protestent et lancent une polémique incompréhensible et inédite.
N’attendez surtout pas de fair-play, ou de courtoisie, de la part d’André Ayew et de Yaya Touré, à l’égard d’Aubameyang, le jeune et talentueux footballeur. Au contraire, c’est un déballage incongru dont on ne comprend pas vraiment la cible, ce d’autant que les challengers sont eux-mêmes d’excellents footballeurs, souvent primés par ailleurs dans d’autres instances.

On ne les a pas entendus quand on a vu l’attribution de la CAN au Gabon, contre l’Algérie, juste après la dernière Coupe du Monde.

Ils ont été très discrets quand Aubameyang faisait partie des meilleurs buteurs de la Ligue 1 et qu’il était primé et remarqué pour cela. Il n’y eut aucune protestation de la part d’Ibrahinovitch, qui était aussi un compétiteur dans cette catégorie.

D’où viennent cette rage et ce mauvais esprit à l’égard d’un jeune joueur ? Qui peut douter du talent d’Aubameyang ? En quoi une corruption supposée aurait elle un rôle dans la désignation de joueurs par ailleurs, tous très bien traités dans leurs clubs respectifs ?

M.Touré et M. Ayew doivent savoir qu’Aubameyang est né dans un environnement où le sport, le football, et l’éducation, étaient très importants avant lui. Dans sa famille, Ossey Monday a été un des meilleurs buteurs dans plusieurs équipes dans les années 59-60-61, à Rennes, à Limoges, à Toulouse. Guy Roux disait de lui qu’il fut un des meilleurs buteurs des années 60.

Il y eut dans la famille d’Aubameyang Ossey Martin, ancien international de football gabonais, qui a continué sa carrière dans l’Ouest de la France. Puis, il y a le père d’Aubameyang, Pierre Aubame, ancien footballeur international, et ancien entraîneur de l’équipe nationale gabonaise, qui se consacre depuis des années à l’encadrement sportif de ses fils, Pierre Aymerick et Willy.

Les propos mettant en doute une délibération d’un jury indépendant sont scandaleux et mériteraient des excuses. C’est tout le peuple du sport africain qui est blessé. Ce sont les Gabonais et les Gabonaises que l’on offense.
C’est donc une fierté, n’en déplaise à ces mauvais perdants, dépourvus d’esprit sportif et qui n’ acceptent les prix et des trophées, que s’ils sont les seuls à les gagner.

Cette reconnaissance internationale de ce jeune talent est d’abord une fierté pour sa famille. Elle a construit seule sa carrière sportive. Le contexte familial dans lequel il a évolué a favorisé son épanouissement en tant que sportif de haut niveau. C’est donc ce mérite qu’il faut retenir, et, que l’histoire du football africain retiendra. Enfin, nulle possibilité de récupération politique, parce que cette histoire du sport est profondément ancrée dans les passions du peuple gabonais.

A mone, Ossou ! (Mon enfant, en avant!

 

Mengue M’Eyaà

 

Prix Aubameyang - 2016100_5862Ossey MondayPapaKomavi - archives_0003Willy-Aubameyang



VOEUX 2016 DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON
2 janvier, 2016, 9:52
Classé dans : Non classé

Cher-e compatriote,

Les Gabonais aspirent au changement démocratique après une cinquantaine d’années de pouvoir du clan Bongo.

Comme en 1993, 1998 , 2005, 2009, le régime a été battu. Mais, il est toujours au pouvoir.

Dans la chronologie officielle, une nouvelle élection présidentielle doit avoir lieu en 2016. En principe, du côté de la France, ni Sarkozy, ni Guéant ne pourront faire valoir leur vision du Gabon en imposant le clan Bongo par la contrainte.

Il nous reste donc l’essentiel à mener: le rassemblement de la majorité des Gabonais autour du changement, et veiller à empêcher tout nouveau coup d’Etat électoral.

Souvenons-nous en 2014 ! Nous étions sous le coup de la centaine de Gabonais emprisonnés de manière arbitraire, et de l’assassinat par les troupes du régime du jeune manifestant, M. Mboulou Mbeka. Aucune enquête n’ayant été menée à son terme, il n’est donc pas étonnant qu’aucune sanction ne soit tombée au sein du parti-Etat. Un an après, c’est avec peine que sa famille a pu enfin enterrer le jeune homme.

Un autre jeune homme, commerçant, s’est immolé par le feu, comme en Tunisie, sans que cela ne suscite le moindre émoi en dehors du Gabon.

Le livre de Pierre Péan avait également en 2014 révélé le secret de Polichinelle de l’histoire de la naissance d’Ali Bongo. Il n’est pas interdit à M. Bongo de se sentir gabonais. La constitution choisie par Omar Bongo aurait pourtant dû lui interdire de se présenter à la présidence de la république, dans des conditions de totale illégitimité, comme l’a rappelé tout récemment Pierre André Kombila, Président- du Front Uni de l’opposition, dans l’Echo du Nord du 21 décembre 2015. Il occupe donc indûment le pouvoir depuis septembre 2009.

Cette année 2015 a aussi vu le décès d’André Mba Obame, l’homme qui a gagné l’élection présidentielle de 2009. Le destin ayant été cruel, les deux hommes, André Mba Obame et Pierre Mamboundou, sont morts aujourd’hui dans des conditions pour le moins, précipitées et non élucidées. Ils rejoignent le Panthéon des combattants qui se seront battus en faveur de la démocratie, et qui ne l’auront pas connue de leur vivant : Germain Mba, Joseph Redjambe, ou Pierre-Louis Agondjo Okawé.

.Les scandales incessants en France ou partout dans le monde, du clan Bongo et des acolytes de celui-ci, MM. Acrombessi ou Kane, n’ont cessé de jeter un voile désastreux sur l’image du pays, que ne cachent à peine les forums organisés, à coups de milliards de Francs CFA sur le budget de l’Etat gabonais, par M. Attias, ou par le journal Libération, en recherche de financements.
De même, la venue de « people » ne fait pas une politique publique, et peine à cacher la misère du pays qui va en s’accroissant. Pendant ce temps, le clan Bongo se dispute l’héritage de la fortune du patriarche, Omar Bongo, dont on sait qu’elle est, comme le reste, « mal acquise ».

Comme se le demande Pierre-André Kombila président du Front Uni de l’opposition, l’alternance est-elle possible au Gabon, aujourd’hui ? Sa conclusion est plutôt pessimiste. Nous ne sommes pas loin de le penser aussi, cependant « baisser les bras » reviendrait à laisser Ali Bongo au pouvoir tant qu’il le voudra… Aussi, nous pensons qu’il est temps de se battre âprement pour empêcher que ne se maintienne une dictature déjà cinquantenaire, qui a contrarié le développement du pays. Comme le dirait Laurent Fabius parlant de Bachar El Assad, Ali Bongo est le problème du Gabon. Il ne peut faire partie de ses solutions. Il doit donc partir.

Nous pouvons connaître très vite la démocratie au Gabon, dès cette année.

Nous savons aujourd’hui qu’aucune garantie n’existe, même si nous observons des évolutions favorables de la part de la Cour constitutionnelle, qui n’a pas hésité à censurer récemment un texte fait sur mesure pour valider la candidature, sans examen, d’Ali Bongo. En effet, M. Bongo n’a pas le droit de se présenter à l’élection présidentielle. Né de parents nigérians, il a été adopté par une famille gabonaise, les Bongo. Il est gabonais, mais il ne peut avoir le droit de se présenter à l’élection présidentielle.
Ce même principe a prévalu pour le Gouverneur de Californie, Arnold Schwartzeneger, d’origine autrichienne, dans la grande démocratie que sont les Etats-Unis d’Amérique. Il voulait se présenter à l’élection présidentielle mais ne l’a pu en raison de ses origines. Pour autant, il est américain et il n’a pas cherché à se « fabriquer » un nouvel acte de naissance.
Nous pensons aussi que si nous n’obtenons pas de revenir à un ordre constitutionnel d’une élection à deux tours, il faudra néanmoins être présents au scrutin, car nous savons que nous sommes majoritaires dans le pays. Si chacun exerce son pouvoir de vote et de surveillance des opérations électorales, nous savons que le régime ne peut pas l’emporter. Sans le soutien de la France, il ne pourrait mettre en œuvre la fraude, et inverser les résultats électoraux.

La COP 21 a rappelé que des enjeux majeurs détermineront notre avenir en matière écologique. On ne peut donc laisser des corrompus et des incompétents continuer à se moquer des Gabonais-e-s, et être la risée du monde entier au détriment des politiques à mettre en œuvre pour assurer à chacun une place face aux défis environnementaux

C’est pourquoi nous considérons qu’une non-participation équivaudrait à un refus de combattre, et finalement renoncer à ce qui a fait la raison de notre combat collectif depuis le coup d’Etat électoral de 2009.

Nous vous renouvelons nos meilleurs vœux , notre disposition, et notre détermination, à mener avec vous les combats proches et décisifs pour une alternance démocratique au Gabon.

Vive la République gabonaise, dans un Gabon libre et démocratique.

Mengue M’Eyaà
Présidente du Conseil exécutif
Mouvement civique du Gabon (M.C.G)

Présidente du Mouvement civique des Femmes (M.C.F)

mengue-meyaa



COP 21: cherche voix du Gabon désespérément!
7 décembre, 2015, 22:47
Classé dans : Non classé

Le putschiste gabonais, Ali Bongo, est présent à la COP 21.

Budgétivore de son état, pendant 50 ans, lui et son clan ont été incapables de mettre en valeur la forêt gabonaise. Il s’accapare sur le site officiel de la présidence du Gabon l’existence de parcs nationaux, dont la tenue et la préservation sont dues au seul mode de vie des populations, respectueuses de l’environnement par leur rapport à la nature et à la culture. La seule chose qui intéresse Ali Bongo réside dans le fait que le Gabon est le second pays en termes de réserves de biodiversité au niveau mondial après le Brésil et sa forêt en Amazonie. Ce qui l’intéresse sont essentiellement les retombées financières, qu’il s’empressera de détourner de leurs objectifs; lui et sa « bande » de mis en examen pour alimenter les chroniques judiciaires en France.

A son arrivée au Bourget, il s’est jeté sur la joue de Ségolène Royal à la recherche de la bise salvatrice, venue l’accueillir de façon protocolaire. Comme d’habitude, il utilise les images de cette réception, qu’il fait tourner en boucle sur sa télé d’État, pour narguer les populations gabonaises, qu’il arrête, qu’il emprisonne, et les chefs d’entreprises gabonais, à qui l’État refuse de payer des prestations comme celles de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Personne ne sait qui négocie pour le Gabon, et surtout ce qui est négocié…

Les populations gabonaises n’ont pas été concertées, ni impliquées. Sur la photo de groupe des chefs d’États, Ali Bongo était à sa place, noyé, loin de ceux qui décident dans ce monde. Même à cette place usurpée, l’on se disait que le Gabon ne mérite pas cela au moment où de sérieux enjeux se dessinent pour tous les peuples du monde. Personne n’a d’ailleurs écouté son discours dont personne n’a retenu la moindre idée pour l’avenir.

Il ne faisait pas partie des 12 convives du Président Hollande d’hier soir dans un restaurant parisien où l’invité d’honneur était Barack Obama. Encore, un déplacement pour rien et une occasion ratée pour les Gabonais!

Mengue M’Eyaà

Journaliste,

Présidente du conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon,

Présidente du Mouvement Civique des Femmes.

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.COP 21



L’opposition gabonaise doit retrouver le sens du combat collectif !
7 novembre, 2015, 14:01
Classé dans : Non classé

Les disparitions successives, voire précipitées, des leaders de l’élection présidentielle de 2009, ont, dans un premier temps, déstabilisé l’opposition, pourtant largement majoritaire dans l’opinion gabonaise.

 L’opposition s’est reconfigurée, avec désormais de nombreux transfuges du parti-Etat, désormais obligés de quitter les sphères du pouvoir illégitime qu’ils ont contribué à construire. Ils sont à la fois aguerris aux violences politiques de toute sorte imposées par le régime depuis plus de 45 ans. Ils sont aussi parfois dépourvus d’une histoire politique de l’opposition faite de compromis avec les autres forces luttant pour la démocratie dans un contexte hostile. Ces nouveaux arrivants dans l’opposition  tentent d’imposer un tempo , et, des méthodes qui malheureusement sont justement celles dont les Gabonais ne veulent plus.

Par ailleurs, la multiplication des oukazes, et, d’une culture martiale au sein de l’opposition créent  un climat d’ intolérance, sur fond d’ambition électorale. La compétition entre prétendants est légitime. Toutefois, les attaques contre l’actuel président de l’Union nationale sont indignes. De même, sur un autre registre la résurgence du thème tribaliste est tout aussi dangereuse pour tenter de disqualifier Jean Ping.

Or, toutes ces guerres « picrocholines » à ‘l’intérieur de l’opposition semblent oublier que le régime est là.

Il est certes affaibli, par ses défections, mais l’on sait aussi que le clan Bongo – Accrombessi n’a pas besoin de soutiens auprès des Gabonais. Il se suffit à lui-seul à travers une poignée d’hommes et de femmes liges. On le voit bien à travers le quasi départ d’une majorité de parlementaires qui ne soutiennent plus Bongo.

Au lieu de tenter le dialogue, le régime se réfugie dans l’appareil de répression étatique et déploie chaque jour une forme d’autoritarisme, le dernier en date étant l’arrestation arbitraire et l’emprisonnement d’un homme engagé auprès du groupe « héritage et modernité ».

La récente position du front uni de l’opposition a été violemment critiquée par une autre partie de l’opposition de manière insensée, comme une forme de croisade anti-Ping, lequel, sans se concerter au préalable , est,  de son côté, déjà parti en campagne, estimant qu’il était le seul candidat possible. Il s’appuie désormais sur quelques individus ayant récemment claqué la porte du parti unique, qui l’encouragent dans des stratégies d’affrontement plutôt que dans des démarches de rassemblement des composantes historiques de l’opposition.

Or, bien avant la question légitime des candidatures à la présidence de la République, la stratégie du Front uni vise à tenter de rééquilibrer les rapports de force avant que les élections présidentielles se tiennent.

En effet, Le régime fait traîner sciemment les réformes à mettre en œuvre pour fiabiliser le processus électoral, et notamment l’informatisation du fichier électoral. Les cartes d’électeurs, pourtant prêtes, ne sont pas distribuées aux électeurs régulièrement inscrits.

Bref, comme d’habitude , le régime veut créer le désordre électoral de façon à ce qu’un contexte de crise favorise les fraudes qu’il prépare en parallèle en donnant des cartes d’électeurs a des non gabonais, en utilisant celles d’électeurs qui ne voteraient pas pour eux, en multipliant les incidents… Sachant que la Cour constitutionnelle ne bénéficie d’aucune crédibilité au Gabon, comme l’a justement rappelé M. Moukagny Ivangou à la délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en mission de « bons offices » à Libreville.

Dans ce contexte, il était donc légitime de mettre le régime sous pression afin que les pays habituellement partenaires ne puissent pas faire comme si tout allait normalement au Gabon.

Les Gabonais savent tous et toutes que le dessein du clan Bongo, au pouvoir depuis plus de 50 ans, est de rester 50 autres années de plus.

Il en résulte un curieux climat malsain, mettant l’opposition en danger face aux moyens gigantesques de fraudes dont dispose encore le régime.

 Ce climat est d’autant plus incertain que la France a démontré qu’elle ne prendra pas position d’emblée en faveur de la démocratie et de l’opposition, surtout si cette dernière  ne parvient pas à se mettre en ordre de bataille.

Les volte-faces du Président Hollande apparaissent  comme  un blanc-seing donné aux dictateurs africains, comme Bongo, qui n’en espéraient pas tant. On l’a vu récemment au Congo avec le référendum de Sassou Nguesso finalement dénoncé par la France , après que le monde entier l’ait désavoué. Mais, il a fallu un délai très important pour que le PS, à son tour, après le Parti communiste français et EELV, ne dénonce la mascarade .

Comme on l’a remarqué ces derniers mois, les visites successives des uns et des autres à Libreville ont montré une certaine complicité de décideurs européens– à quel prix ? – avec le régime, une proximité qui tend à démontrer que le régime ne compte pas, comme d’habitude, confier son destin à la démocratie. Il entend continuer à jouer de la corruption internationale pour amener différentes personnalités à « voter » pour lui à la place des électeurs gabonais, privés de ce droit.

Jouant sur l’ignorance des réalités africaine et gabonaise de la part des occidentaux, mais aussi sur les intérêts personnels et collectifs de responsables occidentaux , le pouvoir gabonais ne cesse d’acheter le silence, de ceux qui devraient s’indigner de ses agissements. La France ne pourrait lâcher le clan Bongo que si l’opposition maintient une pression constante sur les principes démocratiques.

Celle-ci est actuellement en danger de morcellement, d’intérêts croisés différents et contradictoires, or, dans ce jeu, le rouleau compresseur de la tricherie d’Etat pourrait en jouer et en profiter.

Le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon appelle donc les représentants du changement au Gabon, ceux et celles qui veulent la chute du clan Bongo en place depuis 1967, à travailler ensemble, dans le rassemblement, et à rechercher les convergences de stratégies dans le dessein de faire enfin connaître au peuple gabonais une prospérité régie par des institutions démocratiques.

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

Présidente du Mouvement Civique des Femmes

 

 

Nos exigences pour une élection démocratique au Gabon sont les suivantes. Elles sont en résonance directe avec celles du Front uni de l’opposition posées aux délégués de l’Organisation intrenationale de la Francophonie.

A ce jour, le régime n’en respecte aucune :

-1°) Les élections présidentielles, anticipées ou non, doivent se dérouler sous le contrôle des Nations Unies, de l’Organisation de la Francophonie, de l’Union européenne, et de la France.

-2°) Un recensement fiable de la population électorale doit être organisé. Il s’agit d’éviter le gonflement des électeurs du Haut Ogoué par rapport aux autres provinces pourtant davantage peuplées… mais avec moins d’électeurs. C’est à partir des services d’état-civil que s’organise la fraude. Pour une population de 800 000 électeurs au maximum, dans 9 provinces, la fiabilisation est tout à fait envisageable dans des délais rapides.

-3°) il faut circonscrire les milices armées, proches de Bongo, qu’elles soient empêchées de réprimer la population.

-4°) La commission nationale électorale doit avoir en son sein des experts internationaux incontestables désignés par les grandes puissances démocratiques afin que ne se reproduisent pas les fraudes massives de 2009 (L’envoyé de Nicolas Sarkozy a exercé des menaces directes sur la commission en 2009)

-5°) La loi électorale doit être changée en faveur d’un second tour à l‘élection présidentielle, et qu’aucune condition de résidence préalable ne soit opposée aux candidats à l’élection présidentielle dès lors que les candidats sont de nationalité gabonaise.

En effet, il y a qu’un seul tour aux élections au Gabon, d’où l’incitation par le régime d’une multitude de candidatures. Comme il n’y a pas de second tour, le jeu démocratique, déjà entravé, est donc faussé.

-6°) La France doit veiller à ce que ses ressortissants ne soient pas mis en danger par des proches du régime, tous les actes qui déclencheraient ainsi l’implication militaire de la France concourant à la sauvegarde du régime .

-7°) Compte tenu des blocages internes, de l’impossibilité pour Ali Bongo de dialoguer sans exercer de menaces, il serait préférable que la France, et ses autres partenaires, organisent, comme en 1993, de nouveaux « accords de Paris», permettant une sortie de crise sur la base d’un programme de travail démocratique.

ll faut en effet noter que toutes les médiations récentes des Nations Unies, intervenues après les arrestations sommaires d’une centaine de personnes pacifiques, ont été rejetées par le régime.

-8°) La parité à tous les niveaux des élections politiques doit être instaurée. Les femmes sont constitutives de la nation gabonaise et contribuent pour moitié à sa construction. Elles sont plus nombreuses que les hommes. Elles sont impliquées dans la vie économique, dans le tissu économique informel, qui pallie la défaillance de l’État.

Elles participent de même à la tentative d’instauration d’un nouvel ordre démocratique alternatif. Il est donc logique que les femmes puissent accéder aux responsabilités de même niveau que les hommes à toutes les strates de la vie politique, mais aussi, sociale, économique, environnementale, et qu’elles ne soient plus assignées aux problématiques de la « mère et des enfants » ou de la « vie domestique ». Il s’agit d’une exigence de progrès pour le Gabon.

 



Le « désir d’avenir » contrarié du peuple gabonais, la COP 21 de Ségolène Royal, ou le détour controversé de Libreville!
30 août, 2015, 20:01
Classé dans : Non classé

Les Gabonais-e-s avaient de la sympathie pour Ségolène Royal, et nombre de binationaux avaient voté pour elle.

segolene-royal

La première impression autour de la visite de Ségolène Royal au Gabon est celle d’une imposture honteuse. Après avoir fait une tournée en Afrique de l’Est, pour associer les partenaires et pays à la conférence sur le climat, c’est à Libreville que Mme Royal s’est rendue. On ne se rend pas au Gabon comme on va au Kenya, parce que le Gabon est l’épicentre de la Françafrique, comme en témoigne la saturation d’affaires politico financières du clan Bongo dans les tribunaux français.

Les Gabonais sont donc abasourdis par le lieu choisi, le forum des Attias, affairistes reconnus dans le monde entier, pour promouvoir la COP21 (appelée ainsi car La France va accueillir et présider la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21/CMP11), soit « Paris 2015 », du 30 novembre au 11 décembre 2015. L’objectif est de diminuer la progression des températures de 2 ° par un accord des pays).

Pourtant, le département, les Deux-Sèvres, dont elle est l ‘élue, a une ville, Thouars, qui a d’abord eu un jumelage avec Port-Gentil, à partir de 1959, seul exemple au Gabon dans ces premières années. Puis, ce jumelage a donné l’impulsion à une coopération décentralisée appréciée des populations.
Elle n’est donc pas une inconnue au Gabon.

Ségolène Royal a été candidate socialiste aux élections présidentielles en 2007. Pour autant, malgré une bonne image auprès des populations et des militants de la démocratie au Gabon, que s’est-il donc passé pour qu’elle accepte de participer à un faux événement de M. Bongo ? Il est étonnant de s’appuyer sur un tel régime pour renforcer la crédibilité du sommet sur le climat dont Ségolène Royal porte le contenu.
Je dois également préciser que Ségolène Royal avait été une des premières personnalités à me féliciter lors de la création du Mouvement Civique des femmes en 1997.

Lors de sa venue au Gabon, Ségolène Royal pourra t-elle enfin rencontrer les vrais acteurs de la démocratie, en dehors de ce « forum » où les vrais acteurs du développement ne sont pas invités, et qui sont sensibles à la transition écologique ?

En effet, ce forum est monté sans les acteurs économiques gabonais, sans la société civile et bien sûr, sans les démocrates attachés au développement de leur pays. C’est la raison pour laquelle M. Ping, ancien président de la commission de l’Union africaine, et ancien représentant du Gabon aux Nations Unies, a pu parler de « légion étrangère » prenant d’assaut l’économie gabonaise.

Malgré les dénonciations multiples, il y a comme une sorte de continuité qui consiste à « sauver le soldat Bongo » en légitimant un événement que les Gabonais dénoncent par tous les moyens.

On justifiera donc la présence de M. Bongo au sommet du mois de décembre au Bourget alors qu’il est un fossoyeur de l’environnement au Gabon. Il est juste à la recherche des moyens lui permettant de se maintenir au pouvoir.

1 – Le New York Forum Africa est une aimable escroquerie intellectuelle et financière mise en place par un chargé de communication, Richard Attias, marié à l’ex Mme Sarkozy.

Financé par l’Etat gabonais, l’ancien Premier ministre a indiqué que ce forum était géré par la présidence de la République. Son coût est tenu secret, entre le ministre du Budget et la présidence. M. Ndong Sima précisa dans son livre qu’en tant que Premier ministre, il n’avait accès à aucune information financière, et qu’il y était à peine invité à y assister. Le Parlement gabonais n’est pas non plus associé, et aucune information sur les coûts globaux ne lui est communiqué.

La culture du secret est donc au cœur du NYFA dont personne, au plus haut niveau du régime, n’a intérêt à connaître les immenses fonds remis à M. Attias et à ses associés, lequel écume les principaux pays africains, pour des forums inutiles aux populations africaines, au Congo ou au Sénégal.
La présence de personnalités extérieures à l’Afrique est donc l’alibi pour ce genre de « sommet ». Ainsi, Ségolène Royal, à la suite de Laurent Fabius, déjà venu en 2013 pour soi-disant rencontrer Paul Kagamé, a accepté complaisamment de venir en aide au régime gabonais. Le Gabon monte régulièrement des opérations de communication de prestige pour tenter d’apparaître légitime et pour faire croire qu’il s’intéresse aux grands problèmes du monde.

Une fois à Paris, M. Kagamé a superbement ignoré M. Fabius, car, selon les responsables politiques africains, M. Bongo n’a aucune influence. Les relations entre la France et le Rwanda ne sont pas meilleures en raison de l’intercession du soi-disant médiateur, Ali Bongo.

2 – La ministre de l’environnement a donc choisi de faire le déplacement pour donner du crédit au régime gabonais, qui a récemment fait la une de la presse française de manière scandaleuse.

En matière écologique, le Gabon est le deuxième pays en termes de biodiversité après le Brésil et l’Amazonie. Il y a de grands parcs au Gabon, avec une faune et une flore protégées par les populations locales, sans aucune aide de l’État. Ces parcs ont une origine datant de la colonisation. Mais, il faut savoir que des pygmées, premiers habitants de ces contrées, ont été déplacés sans aucune précaution et avec très peu d’aides d’Etat en matière de santé publique ou en matière de scolarisation. Ils sont dépositaires d’une culture ancestrale qui se perd par rapport à la forêt, par rapport aux médecines traditionnelles, reposant sur les plantes.

En revanche, le régime n’hésite pas, notamment dans le Nord mais aussi à Mouila, à passer des accords de concession avec des multinationales peu regardantes sur l’écologie pour cultiver l’hévéa ou des palmiers a huile de palme. Ces deux espèces d arbres appauvrissent les terres pour de longues années. Le palmier à huile est aujourd’hui contrôlé strictement dans l’industrie alimentaire en Europe. Pourquoi ne le serait-il pas au Gabon et sur le continent africain ? Les populations gabonaises ne sont pas informées de la nocivité éventuelle de l’huile de palme sur la santé.

Les populations paysannes, dont la tradition est de cultiver du café ou du cacao , sont dépossédées de leurs terres. Elles ne sont pas consultées ou sont très peu impliquées. Les droits sociaux ne sont pas respectés. Beaucoup de Gabonais finissent pas se résigner sous la pression du régime, car, il s’agit d’une opération politique menée par le pouvoir. La destruction de l’agriculture vivrière, ou reposant sur la culture du café ou du cacao, comme dans le Woleu-Ntem, est un message politique du régime contre l’ethnie fang , très présente dans le Nord du Gabon.

La destruction de l’écosystème au Gabon est menée de manière systématique par le régime, dès lors qu’il y a passation de contrats avec de susbtantielles contreparties financières.

La lutte contre les trafics d’ivoire est un autre exemple de l’incompétence du régime. De 2004 à 2011, le Gabon a perdu près de 11000 éléphants. Aucune action n’est menée et aucune communication n’est faite à ce sujet. De même, l’introduction du maïs transgénique s’est faite sans aucune consultation de la part du pouvoir. Enfin, autre exemple, le lait frelaté pour les nourrissons, produit en Chine a été distribué au Gabon sans aucune précaution. Le scandale a été découvert une fois dénoncé en Europe. Ce régime n’a donc aucun souci de protection des populations. C’est un régime de prédation.

J’avais conduit en son temps avec l’accord du Député maire de Port-Gentil, Pierre Louis Agondjo Okawé, dont j’étais conseillère à son cabinet, un projet de développement intitulé « Port-Gentil, au cœur du développement durable », dès 2000,   qui comportait de nombreux volets de protection écologique. Ce projet a été interrompu par le pouvoir.

Pendant que Mme Royal s’émerveille de la « contribution gabonaise » à la COP21 sans Gabonais , rédigée par un cabinet conseil, car M. Bongo a une forte consommation de communicants, il faut rappeler qu’une majeure partie de la population gabonaise n’a pas accès à l’eau potable et à l’électricité, à l’énergie renouvelable ou pas. Elle croupit dans des conditions indignes de « mal vie » dans un des pays les plus riches, « sur le papier », en Afrique.

En définitive, face à l’affront fait au peuple gabonais, nous rappelons les conditions pour qu’ait lieu une élection présidentielle transparente et démocratique :

Voilà notre message réel à Madame Royal pour que le projet de la COP 21 ait un jour un impact au Gabon et sur les populations :

-1°) Les élections présidentielles, anticipées ou non, doivent se dérouler sous le contrôle des Nations Unies, de l’Organisation de la Francophonie, de l’Union européenne, et de la France.

-2°) Un recensement fiable de la population électorale doit être organisé. Il s’agit d’éviter le gonflement des électeurs du Haut Ogoué par rapport aux autres provinces pourtant davantage peuplées… mais avec moins d’électeurs. C’est à partir des services d’état-civil que s’organise la fraude. Pour une population de 800 000 électeurs au maximum, dans 9 provinces, la fiabilisation est tout à fait envisageable dans des délais rapides.

-3°) il faut circonscrire les milices armées, proches de Bongo, qu’elles soient empêchées de réprimer la population.

-4°) La commission nationale électorale doit avoir en son sein des experts internationaux incontestables désignés par les grandes puissances démocratiques afin que ne se reproduisent pas les fraudes massives de 2009 (L’envoyé de Nicolas Sarkozy a exercé des menaces directes sur la commission en 2009)

-5°) La loi électorale doit être changée en faveur d’un second tour à l‘élection présidentielle, et qu’aucune condition de résidence préalable ne soit opposée aux candidats à l’élection présidentielle dès lors que les candidats sont de nationalité gabonaise.

En effet, il y a qu’un seul tour aux élections au Gabon, d’où l’incitation par le régime d’une multitude de candidatures. Comme il n’y a pas de second tour, le jeu démocratique, déjà entravé, est donc faussé.

-6°) La France doit veiller à ce que ses ressortissants ne soient pas mis en danger par des proches du régime, tous les actes qui déclencheraient ainsi l’implication militaire de la France concourant à la sauvegarde du régime .

-7°) Compte tenu des blocages internes, de l’impossibilité pour Ali Bongo de dialoguer sans exercer de menaces, il serait préférable que la France, et ses autres partenaires, organisent, comme en 1993, de nouveaux « accords de Paris», permettant une sortie de crise sur la base d’un programme de travail démocratique.

ll faut en effet noter que toutes les médiations récentes des Nations Unies, intervenues après les arrestations sommaires d’une centaine de personnes pacifiques, ont été rejetées par le régime.

-8°) La parité à tous les niveaux des élections politiques doit être instaurée. Les femmes sont constitutives de la nation gabonaise et contribuent pour moitié à sa construction. Elles sont plus nombreuses que les hommes. Elles sont impliquées dans la vie économique, dans le tissu économique informel, qui pallie la défaillance de l’État.

Elles participent de même à la tentative d’instauration d’un nouvel ordre démocratique alternatif. Il est donc logique que les femmes puissent accéder aux responsabilités de même niveau que les hommes à toutes les strates de la vie politique, mais aussi, sociale, économique, environnementale, et qu’elles ne soient plus assignées aux problématiques de la « mère et des enfants » ou de la « vie domestique ». Il s’agit d’une exigence de progrès pour le Gabon.

Il n’est plus possible pour les défenseurs de l’environnement de s ‘appuyer sur n’importe qui, notamment sur le clan Bongo du Gabon.

Les exigences posées à Poutine sur l’Ukraine, ou sur Bachar El Assad et la Syrie, ne doivent pas être différentes en ce qui concerne le Gabon et le clan Bongo, poursuivi par l’affaire des biens mal acquis, au risque de décrédibiliser la parole de la France. Au lieu de pressions fortes sur le clan Bongo, qui refuse la démocratie et l’alternance, c’est à une visite controversée à laquelle s’est livrée Ségolène Royal, et ceux qui lui ont donné l’autorisation de faire un tel déplacement au Gabon.

Quant à l’inauguration du poste satellitaire à Nkok, devons-nous nous féliciter d’un instrument supplémentaire pour surveiller les terroristes, mais aussi les populations civiles, les adversaires politiques qui peuvent être jetés en prison du jour au lendemain ? Comme la centaine de personnes arrêtées et emprisonnées en décembre 2014 sans aucune raison : l’infraction était qu’elles étaient supposées être des adversaires politiques de M. Bongo.

M. Bongo a aussi osé s’adresser à la jeunesse du continent quand la jeunesse gabonaise est en détresse, diplômée ou pas. Il s’est même aventuré à parler du problème de l’immigration en Europe, quand on sait que bon nombre de Gabonais aspirent à quitter le Gabon, non pas pour des raisons économiques, mais pour l’impossibilité d’entreprendre, d’étudier, d’exercer son métier, ou de choisir ceux et celles le représentent au niveau local comme au niveau international.

L’Europe doit donc s’habituer à des vagues d’immigration en raison du soutien apporté à des dictateurs ou à des autocrates. L’Europe a encore la possibilité de se rattacher aux valeurs démocratiques et au « désir d’avenir » des peuples africains, notamment de celui des Gabonais et des Gabonaises.

Pour fixer les populations dans leurs pays respectifs, il faudrait que la France soutienne la démocratie. C’est ce message que les Gabonais attendent. Il est bien de citer Barack Obama sur la question du climat. Il serait bien que les responsables politiques le citent également en matière d’exigences démocratiques.

Évidemment, nous sommes favorables à la COP 21 mais sans Bongo qui est à l’antithèse des préoccupations environnementales. La maîtrise du changement climatique ne peut se faire sans les peuples.

Le message que nous portons est d’exiger le départ de Bongo, car, il n’a plus le droit constitutionnel de se représenter, et, d’être au pouvoir. En France, pour les mêmes motifs de faux documents, un chef d’État aurait été traduit devant la Haute Cour de Justice.

Mengue M’Eyaà
Ancienne journaliste d’Africa N°1
Présidente du Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon
Présidente du Mouvement civique des femmes



Déclaration du 17 août 2015 du Mouvement civique du Gabon
19 août, 2015, 17:58
Classé dans : Non classé

« Une chose criminelle ne doit pas être nécessaire » Victor Schoelcher (Mémorial de l’abolition de l’esclavage – Nantes).

image MM

Comme chaque année, le 17 août, nous célébrons l’anniversaire de l’indépendance du Gabon.

Comme chaque année, les Gabonais et les Gabonaises s’interrogent sur le sens à donner au mot « indépendance », quel sens donner au 17 août. En effet , le clan Bongo occupant indûment le pouvoir depuis une quarantaine d’années, l’épisode « démocratique «  a eu à peine le temps de s’installer, dans les années 60.

C’est pourquoi nous luttons jusqu’à ce jour en faveur d’une première alternance qui n’a pu avoir lieu en septembre 2009 après le coup d’Etat électoral d’Ali Bongo.

Depuis cette date, le Gabon est en situation de crise permanente parfois éclipsée par la bruyante actualité internationale en Afrique sur les différents fronts des combats militaires contre les intégristes musulmans.

Les situations locales sont donc parfois reléguées au second plan sauf quand les scandales incessants du clan Bongo ne peuvent être dissimulés. Ce que l’on peut appeler « l’affaire Accrombessi », son arrestation suivie d’un emprisonnement en France, du «  directeur de cabinet d’Ali Bongo » en fait partie.

Cet individu est au cœur de l’appareil de corruption d’Ali Bongo. Rattrapé par une affaire oubliée datant de 2007, le clan vient de prendre conscience qu’il est en train de tomber, comme la mafia sicilienne, pour des rétro commissions anciennes, qui ont été éclipsées depuis longtemps, avec des profits encore plus significatifs. La chute du régime est désormais proche, miné par les affaires de corruption.

Dans le calendrier officiel, que nous contestons depuis 2009, l’élection présidentielle devrait se tenir en 2016.

Nos exigences préalables sont fortes et nécessitent une mise en œuvre immédiate pour donner de la crédibilité au processus électoral:

1°) Les élections présidentielles, anticipées ou non, doivent se déroulent sous le contrôle des Nations Unies, de l’Organisation de la Francophonie, de l’Union européenne, et de la France.

2°) Un recensement fiable de la population électorale doit être organisé. Il s’agit d’éviter le gonflement des électeurs du Haut Ogoué par rapport aux autres provinces pourtant davantage peuplées… mais avec moins d’électeurs. C’est à partir des services d’état-civil que s’organise la fraude. Pour une population de 800 000 électeurs au maximum, dans 9 provinces, la fiabilisation est tout à fait envisageable dans des délais rapides.

3°) il faut circonscrire les milices armées, proches de Bongo, qu’elles soient empêchées de réprimer la population.

4°) La commission nationale électorale doit avoir en son sein des experts internationaux incontestables désignés par les grandes puissances démocratiques afin que ne se reproduisent pas les fraudes massives de 2009 (L’envoyé de Nicolas Sarkozy a exercé des menaces directes sur la commission en 2009)

5°) La loi électorale doit être changée en faveur d’un second tour à l‘élection présidentielle, et qu’aucune condition de résidence préalable ne soit opposée aux candidats à l’élection présidentielle dès lors que les candidats sont de nationalité gabonaise.
En effet, il y a qu’un seul tour aux élections au Gabon, d’où l’incitation par le régime d’une multitude de candidatures. Comme il n’y a pas de second tour, le jeu démocratique, déjà entravé, est donc faussé.

6°) La France doit veiller à ce que ses ressortissants ne soient pas mis en danger par des proches du régime, tous les actes qui déclencheraient ainsi l’implication militaire de la France concourant à la sauvegarde du régime .

7°) Compte tenu des blocages internes, de l’impossibilité pour Ali Bongo de dialoguer sans exercer de menaces, il serait préférable que la France, et ses autres partenaires, organisent, comme en 1993, de nouveaux « accords de Paris», permettant une sortie de crise sur la base d’un programme de travail démocratique.

ll faut en effet noter que toutes les médiations récentes des Nations Unies, intervenues après les arrestations sommaires d’une centaine de personnes pacifiques, ont été rejetées par le régime.

8°) La parité à tous les niveaux des élections politiques doit être instaurée. Les femmes sont constitutives de la nation gabonaise et contribuent pour moitié à sa construction. Elles sont plus nombreuses que les hommes. Elles sont impliquées dans la vie économique, dans le tissu économique informel, qui pallie la défaillance de l’Etat.

Elles participent de même à la tentative d’instauration d’un nouvel ordre démocratique alternatif. Il est donc logique que les femmes puissent accéder aux responsabilités de même niveau que les hommes à toutes les strates de la vie politique, mais aussi, sociale, économique, environnementale, et qu’elles ne soient plus assignées aux problématiques de la « mère et des enfants » ou de la « vie domestique ». Il s’agit d’une exigence de progrès pour le Gabon.

La venue prochaine de Mickaëlle Jean, secrétaire générale de la francophonie, est prévue au Gabon fin août 2015. Nous comptons particulièrement sur l’organisation de la Francophonie pour porter des exigences de transparence démocratique, alors que le régime met en avant sa coquille vide de conseil de la démocratie, s’appuyant sur des « hommes liges ».

Le régime ne peut organiser sans contrôle la moindre élection. Il serait souhaitable qu’ existe une instance où seraient représentés les partis politiques, la société civile, et les différentes sensibilités du régime lui-même.

M. Bongo va tout faire pour gagner du temps. Le retard dans la mise en œuvre des exigences de transparence lui permet d’améliorer ses techniques de fraude électorale.

Nous sommes confiants et déterminés à résister.

Le changement est irréversible au Gabon,
parce que c’est le peuple gabonais qui le veut!

Vive la république gabonaise,
Pour un Gabon libre et démocratique,

Le 17 août 2015,

Mengue M’Eyaà

Ancienne journaliste d’Africa n°1
Présidente du Conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon (M.C.G)

Présidente du Mouvement Civique des Femmes (M.C.F)



Election législative partielle au Gabon: Les mystères de la politique à Bitam…
11 août, 2015, 9:30
Classé dans : Non classé

La victoire du candidat de l’Union nationale  dans une des circonscriptions rattachée à la commune de  Bitam ne saurait être surinterprétée, même si elle apporte un ensemble de points de satisfaction.

mairie_bitam

 

Bitam, chef-lieu du département du Ntem, est une ville située au nord du Gabon dans la province du Woleu-Ntem, à une trentaine de kilomètres de la frontière camerounaise et non loin de la Guinée équatoriale. Longtemps considérée comme un carrefour économique entre les trois pays, elle compte environ 13 000 habitants. J’ai moi-même découvert récemment que Bitam n’avait plus d’aéroport, malgré son activité économique dynamique. C’est la raison pour laquelle l’Union européenne a financé la construction d’une route entre Bitam et la Cameroun pour le plus grand avantage de tous dans cette région.

 

En premier lieu, la tenue de cette élection montre qu’une organisation solide permet de contrecarrer les fraudes du pouvoir. Bitam est un véritable baromètre politique pour l’avenir du Gabon tout entier, regardée de près par l’ensemble de l’opposition et bien sûr par le régime.

La situation politique de Bitam est surprenante. Les hommes politiques du PDG qui étaient accusés d’être des opposants sont toujours au PDG, et ceux qui prétendaient représenter le PDG rejoignent petit à petit l’opposition. Ce sont les mystères de la politique à Bitam.

Certes, René N’Demezo a apporté son soutien.

Toutefois, on ne peut attribuer cette victoire du candidat de l’UN au seul parrainage de René N’Demezo, longtemps pilier du régime, qui avait lui-même imposé en son temps le candidat actuel du PDG battu, M. Ngoua N’neme Pastor, actuel ministre délégué de l’économie numérique (qui vient de se prendre une superbe défaite électorale). Il pouvait ainsi empêcher d’autres personnalités méritantes de Bitam de s’imposer au sein du PDG. Maintenant que M. N’Demezo est dans l’opposition, nous ne demandons qu’à voir…

Cette victoire arrive dans un contexte de déliquescence du pouvoir en place , car, dans les différentes élections partielles, il a été battu. La dernière affaire Accrombessi est là pour rappeler cette lente agonie du régime.

Mais, le PDG n’est pas inexistant à Bitam, comme l’indiquent les chiffres. Les résultats chiffrés de Bitam sont, en effet, de 43,51 % des voix (1023 voix) pour le PDG et de  47,98% pour Patrick Eyogo Edzang de l’Union Nationale (1128 voix). C’est la première fois depuis bien longtemps que la circonscription de René Ndemezo bascule dans l’opposition.

Bitam, c’est un ensemble de personnalités, de familles. Ce n’est pas que la famille Ondo-Nkolou. Bon nombre d’élus ont une action visible et palpable auprès des populations.

Toutefois, ce n’est qu’une élection partielle qui ne remet pas en cause l’absence d’équilibre de l’actuelle Assemblée nationale, véritable « chambre introuvable », constituée à 95 % de proches du régime.

Il faut également remarquer qu’aucune femme ne s’est portée candidate, preuve d’une régression évidente dans la visibilité civique des femmes gabonaises, après 50 ans de pouvoir du clan Bongo. Il fut un temps où il y eut des femmes candidates à Bitam.

Ce résultat ne nous dit rien de l’avenir d’une future Assemblée nationale qui serait constituée de réels groupes politiques discutant vraiment des problèmes du pays, situation impossible aujourd’hui.

Les trois pouvoirs – exécutif, législatif, et judiciaire – sont actuellement concentrés dans la main de l’exécutif. C’est la raison pour laquelle nous voulons une alternance politique.

La victoire de l’Union nationale à l’élection partielle de Bitam ne doit pas cacher l’état de profond affaissement des institutions gabonaises, comme le démontrent la corruption d’Etat généralisée et bien sûr l’affairisme, consubstantiel au clan Bongo.

En tout état de cause, après la soirée électorale à Bitam et la victoire de Patrick Eyogo Edzang, nouveau député du Woleu-Ntem, ne boudons pas aujourd’hui notre satisfaction!

Mengue M’Eyaà

 Ancienne journaliste d’Africa n°1

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 Présidente du Mouvement Civique des Femmes

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 



Manipulations du football international avec Messi au Gabon , dernier coup de com’ raté du régime …
26 juillet, 2015, 19:17
Classé dans : Non classé

La venue de Lionel Messi au Gabon, grand joueur de l’équipe de football de Barcelone, a démontré une fois de plus la vacuité et l’incompétence du régime, y compris lorsqu’il s’agit de sa propre communication d’Etat.

 Rappelons que le régime a pris l’habitude d’instrumentaliser le sport et le football.

La précédente CAN a été co-organisée avec la Guinée équatoriale,qui était prête dans les délais impartis, contrairement au Gabon. Pendant ce temps, les entrepreneurs gabonais, qui ont tenté de préserver l’image du Gabon, en investissant sur leurs ressources propres, n’ont toujours pas été payés de leurs prestations.

 Cela n’a pas empêché le régime de se positionner sur la prochaine coupe africaine des nations, contre l’Algérie, qui s’est illustrée lors de la dernière coupe du monde au Brésil. Alors même qu’il n’a pas fini de payer ses dettes de la précédente CAN, par quel mystère le Gabon s’est-il vu attribuer deux fois de suite l’organisation de la coupe d’Afrique des Nations ?

 En effet, la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, obtenue dans la plus complète opacité par le régime, doit encore avoir lieu au Gabon, la veille des élections présidentielles, si celles-ci ont lieu (les conditions d’une élection présidentielle transparente et libre ne sont pas réunies).

 Ainsi, Ali Bongo veut s’appuyer sur le prestige du football pour tenter de frauder à nouveau à une élection, à laquelle il n’a pas le droit de se présenter pour des raisons constitutionnelles (article 10 de la Constitution gabonaise).

 On peut se souvenir qu’il y a au Gabon en ce moment des mouvements de grève dus notamment au défaut de paiement des bourses des étudiants. Les installations de l’université, ou les bibliothèques universitaires, sont totalement délabrées comme l’a montré récemment un reportage de la chaîne France 24 (« les Observateurs de France 24 »). Les dispensaires et centres de santé sont sous-équipés et insuffisants en nombre. La mortalité infantile est au Gabon trop élevée, etc… Le Gabon a donc des besoins réels et non ceux qui consistent à assouvir des envies puériles.

 Ali Bongo vient inaugurer un stade à Port-Gentil, ville symbole de l’opposition avec Pierre-Louis Agondjo-Okawe, ancien député-maire  de cette ville devenue martyre de la répression en 2009 (un rapport des atrocités du Professeur Kombila a été remis à M. Ban KiiMoon , secrétaire général des Nations Unies, a révèlé la nature du régime de M. Bongo).

 L’évidence aurait été de faire appel à la jeune star du football africain,français et international, Pierre-Aymerick Aubameyang, consacré meilleur joueur de football africain, qui a choisi de conserver sa nationalité gabonaise. Le régime n’a rien trouvé de mieux que de faire venir Lionel Messi à coup de millions d’euros. M. Bongo ne fait pas confiance aux Gabonais. C’est une fois de plus un comportement antipatriotique et complexé.

aubameyang SV Werder Bremen v  Borussia Dortmund - Bundesliga aubameyang3

Pierre-Emerick Aubameyang (Saint-Etienne) succède à Younès Belhanda pour le prix Marc-Vivien Foé destiné à récompenser le meilleur joueur africain de Ligue 1. Le lauréat de cette cinquième édition, organisée conjointement par RFI et France 24, a largement été plébiscité par les votants.

 

On ne connait pas le montant exact du séjour du footballeur argentin mais comme le rappelle la presse sportive internationale, l’indécence du régime n’a pas de limite, entre 1 et 3 millions d’euros, selon les sources. Cet argent aurait pu pourtant être utile pour permettre aux étudiants de l’université de Libreville de travailler dans des conditions décentes. Il aurait également pu être affecté à l’hôpital général de Libreville qui manque cruellement de moyens.Pour y être soigné, il faut y venir avec ses propres produits de soins.

 

Au lieu de cela, conformément à ses habitudes, pour masquer les contestations multiples en interne dans le parti-Etat, comme à l’extérieur, le régime fait de la politique-spectacle, avec le clou de l’attraction : un joueur de football qui foule le sol gabonais avec un accoutrement de plagiste de St Tropez, s’apprêtant à plonger une tête au bord de mer. Pendant ce temps, une nuée de ministres costumés du parti-Etat sont à la descente d’avion en rang d’oignons, prêts à serrer la poigne de l’éminence venue de Barcelone en short.

 En clou du spectacle, Ali Bongo, dont certains disent qu’il est le chef d’Etat du Gabon, prend lui-même le volant pour transporter l’auguste footballeur à travers Libreville, faisant l’objet de toutes les moqueries de la presse internationale et provoquant la colère des Gabonais.

 Nous disions dès 2009 qu’Ali Bongo ne pouvait être chef d’Etat du Gabon ,parce qu’il avait perdu par les urnes. Cet épisode confirme qu’il ne peut en aucune façon représenter le peuple gabonais. La situation actuelle le démontre à souhait s’il y avait des doutes possibles.

 Après avoir ridiculisé le Gabon, une fois de plus, reçu de l’argent devant revenir au développement du Gabon, le même Messi s’en est retourné en Europe, non sans qu’il ait fait un détour pour inaugurer un nouveau stade sans grande utilité. Rappelons qu’il en existe un autre stade, entamé sous Omar Bongo, et dont la construction a été abandonnée sans raison autre qu’une absence de suivi et de financements du projet voulue par celui qui se veut son successeur :un « éléphant blanc », comme on dit… alors qu’un Gabonais sur trois vit sous le seuil de pauvreté.

 Ainsi, M.Bongo croit-il que les Gabonais se sont distraits du spectacle d’un footballeur international dans la cour d’un roîtelet illégitime !Il est contesté de toutes parts, y compris dans le parti-Etat, et,obligé, sans cesse, de pratiquer la fuite en avant, tellement effrayé par sa propre illégitimité.

 Ali Bongo est l’homme de tous les records : au moins trois actes de naissance avec des informations contradictoires, des diplômes approximatifs, dont un doctorat en droit… ou en géographie, on ne sait plus vraiment, une élection truquée en 2009 et une présence continue depuis cette date, en jouant la comédie du pouvoir….

 Bref, c’est un régime aujourd’hui aux abois, qui ne sait plus où il en est des vérités et des mensonges, qui se contredisent sans cesse.

 Après cette indigne, coûteuse et pathétique mise en scène, les superlatifs autour du ridicule sont aujourd’hui dépassés au Gabon.

 Mais, nous ne sommes pas au bout de nos peines : le Forum des Attias, autre perle du régime, est en cours de préparation dans la plus totale opacité, et, s’il y a lieu, il faut espérer que les autorités françaises sauront rester à distance, au risque, à nouveau d’apparaître de plus en plus complaisantes avec la pantomine, jouée au Bord de Mer.

A Libreville, Ubu roi est nu, comme aurait pu le dire Alfred Jarry. Seules les autorités françaises et européennes, qui le reçoivent ou acceptent ses invitations, le voient encore habillé.

 Si le spectacle Messi était en effet scandaleux, il faudrait éviter les malentendus.

 Le peuple gabonais est très amateur de football.

 Les dilapidations financières du clan Bongo, malheureusement fréquentes au cours des 40 années de pouvoir absolu, sont sans rapport avec le respect que le peuple gabonais a du peuple argentin, qui ne doit pas être tenu responsable du comportement de Lionel Messi. Ce dernier est pleinement responsable de sa venue au Gabon, et des contreparties financières exorbitantes exigées pour ce déplacement.

 C’est la ritournelle de la honte toujours plus honteuse sans que celui qui l’a provoquée n’ait l’air de s’en rendre compte qu’il faut dénoncer.

1 – Le Mouvement civique du Gabon ne saurait s’associer à toute initiative visant à manifester devant les représentations diplomatiques argentines, ou, à s’attaquer au peuple argentin, qui a eu à lutter et à se libérer de la dictature des généraux.

Les Gabonais ne sont pas xénophobes et n’entendent pas mélanger les combats. On ne saurait s’attaquer à un pays en raison des actes individuels d’un individu, fût-il nanti d’une certaine notoriété.

 2 – Nous dénonçons les conditions dans lesquelles l’organisation de la CAN a été confiée au Gabon alors même que le régime est contesté et tentera de l’utiliser pour se maintenir au pouvoir.

 3 – Le Mouvement civique du Gabon propose aux associations et mouvements qui souhaitent manifester leur indignation d’aller protester devant les sièges des sponsors de Lionel Messi, puisqu’il n’est intéressé que par l’argent.

 4 – Lionel Messi, qui n’a aucune considération pour le peuple gabonais si l’on en croit son accoutrement, doit rendre au Gabon l’argent perçu. Nous sommes persuadés que cet argent ne lui manquera pas.

 Mieux encore, pour éviter que ce montant ne soit détourné par le régime,il doit être versé dans une ONG internationale, qui assurerait la rentrée prochaine des enfants dans les écoles primaires. Il peut transformer cette grosse bévue en action positive pour lui.

 5 – Nous dénonçons les entreprises et les personnalités qui viennent au forum Attias à Libreville, qui ne correspond à aucune demande de la part du peuple gabonais. Nous leur conseillons de décliner toute invitation de ce forum, qui constitue un détournement de l’argent public de l’Etat gabonais, qui devrait servir à des projets de développement, dans lesquels les populations souhaitent être associés. Il est temps que ce moment arrive.

 Fait à Paris, le 26 juillet 2015.

 

Mengue M’Eyaà,

Ancienne journaliste d’Africa n°1

Présidente du Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon

Présidente du Mouvement Civique des Femmes

 http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 



Trois pays africains et le Président Français: pourquoi faire?
3 juillet, 2015, 22:55
Classé dans : Non classé

François Mitterrand avait  imposé la conditionnalité démocratique à l’obtention de l’aide au développement pour les pays africains.

Quel sera le marqueur de François Hollande en Afrique pour les peuples qui ont tant espéré  sa victoire ?

Le Président de la République, François Hollande, est arrivé dans la nuit au Bénin, première étape d’un voyage africain qui le mènera au Cameroun et en Angola.

Ali Bongo avait crié à qui voulait l’entendre que le Président français lui rendrait une visite personnelle. C’est raté. C’est plutôt l’ambassadeur de France au Gabon qui joue ses attachés de presse pour les forums bidons qu’il organise à Libreville qui a eu à répondre du document surréaliste présenté à Nantes par le service d’état-civil en guise d’acte de naissance de M. Bongo.

Dans ce contexte de doute sur le statut de filiation complexe, François Hollande a mieux à faire en visitant à Cotonou les exemples de coopération qui marchent entre la France et le Bénin. Il a été reçu par M. Boni Yayi, président du Bénin, pays qui a connu l’alternance démocratique.

 

Trois pays africains et le Président Français: pourquoi faire?

Les présidents Hollande et Boni Yayi.

François Hollande sera sans doute heureux de retrouver Lionel Zinsou qui ne lui est pas inconnu.

En effet, le 6 février 2015, la France a lancé l’initiative Africa-France sous la forme d’une fondation dirigée par Lionel Zinsou soutenue à la fois par le ministère des affaires étrangères et par le MEDEF international.

 

Lionel Zinsou, que j’avais rencontré dans un séminaire au ministère des affaires étrangères.

 

Plume de Laurent Fabius,et animateur du club « Fraternité », il est membre du comité directeur de l’institut Montaigne.

L ‘avenir de M. Zinsou, brillant intellectuel binational, béninois et français, et ayant de bons amis, comme Laurent Fabius, est tout tracé : l’actuel président de la République, Boni Yayi, ne souhaite pas se représenter pour les prochaines élections présidentielles. On voit donc qui peut lui succéder.

Premier ministre, chargé du développement, M. Zinsou saura mettre à profit les travaux des ateliers et tables-rondes organisés au ministère des Affaires étrangères, à Paris. Il saura également utiliser les constats et conclusions du rapport sur les enjeux économiques en Afrique ,rédigé avec M. Védrine.

La mode intellectuelle du moment est en effet de parler en continu d’économie en Afrique, sans évoquer la place des citoyens et la vie démocratique, considérant sans doute que ce sont des dimensions négligeables.

Il faut dire que le Bénin a connu à de nombreuses reprises l’alternance démocratique depuis la conférence nationale du Bénin dans les années 90.

Le Président Hollande se rendra aussi au Cameroun qui joue un rôle de bouclier à la frontière nigériane contre les assauts répétés de Boko Haram. Il rencontrera Paul Biya, président de ce pays depuis 1982, et il y rencontrera l’opposition.

En Angola, le but du voyage est essentiellement économique, pour des contrats, car les relations avec le président Dos Santos, en place depuis le 10 septembre 1979, sont plutôt mauvaises depuis que la Justice française, a mis en examen des amis du pouvoir impliqués dans des scandales de corruption (Falcone). L’Angola est productrice d’hydrocarbures et de diamants.

Avec ces déplacements en Afrique, il est utile de  s’interroger sur les objectifs de la politique de la France en Afrique, qui semblent se résumer à la lutte contre le terrorisme islamiste. Or, les terroristes sont un maximum de 50.000 individus, nuisibles, mais facilement réductibles.

On ne peut donc se dissimuler derrière la menace, qui peut être spectaculaire ou meurtrière pour justifier une politique africaine favorable à tous les pouvoirs en place. Dans le cas du Gabon, par exemple, le clan Bongo est au pouvoir depuis 1967 mais Ali Bongo depuis 2009. Est-ce que cela en fait un individu fréquentable ? Chacun sait bien qu’Ali Bongo est illégitime à plusieurs titres et qu’il doit partir.

Doit on se satisfaire du fait que le Président Hollande ne se rende pas au Gabon contrairement aux annonces initiales du régime gabonais ?

Revenir sur des fondamentaux consiste à maintenir des partenariats avec les pays en se désolidarisant des dirigeants illégitimes. La gauche a quelque chose à défendre, une vision du développement, et elle ne peut se contenter d’être le commis voyageur du patronat français et prise en otage par le chômage de masse sur son sol.

Il n’y a pas de fatalité.

Une autre politique africaine est possible.

 

Mengue M’Eyaà

 

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 Présidente du Mouvement Civique des Femmes (M.C.F)

 


1...34567...23

Les Jeunes CDH Verviétois |
palabre |
Services d’intérêt économiq... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le Blog-Notes d'Yves Baumul...
| RÉFLEXIONS D'UN CITOYEN
| actualites politiques natio...