Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Quand Ali Bongo rêve d’être populaire au Gabon… grâce au Football Français!
4 août, 2013, 18:07
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Les Gabonais aiment le football.

Quand Ali Bongo rêve d'être populaire au Gabon... grâce au Football Français! psg-gabon-2-300x199

Le régime illégitime le sait. Il veut donc utiliser la passion des Gabonais pour le football en la détournant en sa faveur. Ii est impopulaire depuis son coup d’Etat électoral en 2009 lorsqu’il a été installé par Sarkozy-Guéant-Bourgi.

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Comme Ali Bongo est l’homme le plus impopulaire du pays, y compris dans la province originelle d’Omar Bongo, le Haut-Ogoué, dont il ne parle même pas la langue, une vaste opération de communication est menée  au niveau international pour  rendre M.Bongo fréquentable. Ceux qui tirent profit de l’organisation de tels événements voudraient distiller l’idée selon laquelle c’est  un homme « éclairé » et « moderne », alors que la répression est féroce et impitoyable et que règne une atmosphère de terreur envers ceux et celles qui s’opposent au régime. Les commandes d’armes se poursuivent notamment dans les derniers temps vers  la Turquie. La vidéosurveillance de Libreville est surdéveloppée non pour lutter contre la délinquance, mais pour mieux surveiller les opposants. Des délinquants sont d’ailleurs utilisés pour agresser les opposants.

 

La dernière trouvaille est d’avoir fait venir le week-end du 3 et 4 août les équipes du PSG et de Bordeaux à Libreville, capitale du Gabon. A l’aide du réseau des pays pétroliers, de l’OPEP à laquelle  fait partie le Gabon, et de ceux qui gèrent le Qatar, le PSG et Bordeaux,  deux équipes françaises viennent faire un tour au Gabon sans se soucier de ce qui se passe au Gabon. N’oublions pas que dans années 70-80, le Gabon était considéré comme le « Qatar de l’Afrique ». Le Qatar est développé et le Gabon avec seulement 1,5 million d’habitants sombre dans le sous-développement. En 50 an.s, le Qatar est devenu un des propriétaires du PSG tandis que le Gabon en est toujours au même point: le sous-développement le plus total et la croissance de 6% dont parle le régime ne profite qu’à 1 % de la population.

 

Un nouveau scandale d’État ? Le chiffre de 800.000 euros par match circule lorsqu’il n’y a pas d’eau courante à l’hôpital général d’Oyem ,dans le Nord du Gabon (province du Woleu-Ntem). Les structures de santé au Gabon sont dans un état de délabrement à tel point que les malades doivent venir à l’hôpital général de Libreville avec leurs médicaments.

 

Le putschiste livre une« interview » dans le Figaro le 3 août, journal qui a soutenu de bout en bout Nicolas Sarkozy. Disons que cette interview a dû être écrite par les nouveaux Thénardier du Gabon, M. Attias et l’ex-Mme Sarkozy, qui ont trouvé au Gabon un nouvel Eldolrado financier.

 

Dans « l’interview », on est horrifié de voir Bongo – ou ceux qui ont rédigé l’interview pour lui car il en est bien incapable – oser citer Senghor, alors que chacun sait que le clan Bongo a très peu fréquenté les établissements scolaires. Le savoir n’a jamais été leur passion. Ils n’ont jamais aimé la culture. Leurs  diplômes ont été obtenus sur interventions partout dans le monde aux fins de leur donner un minimum de respectabilité. La forfaiture et la manipulation n’ont donc aucune limite.

 

De plus, le concept du« donner et du recevoir », chez Senghor, se fait dans le cadre du dialogue des civilisations des peuples du Sud et ceux du Nord. Utiliser cette citation n’a pas de sens dans le contexte d’une opération de promotion business, telle que le régime l’a mise en œuvre.

 

A nouveau, le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon dénonce la gabegie financière, A la vue de ce spectacle, il est logique que la France n’ait pas retenu le Gabon, pays à revenu intermédiaire, au nombre des pays prioritaires de l’aide publique au développement. Pour autant, le peuple gabonais continue à souffrir. Pascal Cafin a annoncé que l’utilisation des crédits rassemblés pour le développement et la reconstruction du Mali sera vérifiable à partir d’un site internet. ll serait bon que cette disposition, faite pour combattre la corruption et les détournements de fonds, soit élargie au Gabon, notoirement connu pour la prédation, le gaspillage la captation des budgets publics. Il serait en effet   indécent d’accorder la moindre aide à un pays capable de dépenser de telles sommes pour faire venir des équipes françaises de football, même si elles sont prestigieuses.

 

Il est inacceptable que le régime tente de récupérer les sportifs gabonais.

 

On sait par exemple que Aubameyang, jeune prodige du football, est français .Mais, il a accepté de mettre sa compétence au service du pays de son père.

Pierre Aubame, surnommé Yaya par les Gabonais, ancien international et entraîneur national du Gabon, père d’ Aubameyang.

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Ni sa formation en football, ni son éducation n’ont été assurés par le pouvoir, mais par ses parents. Son père est Pierre Aubame, ancien entraîneur national de l’équipe gabonaise et ancien international en Europe et en Amérique latine. Il est donc curieux que le régime tente de récupérer Aubameyang. C’est donc le talent individuel d’un jeune Français, avec une double culture, qui aime son pays le Gabon et qui a mis son talent au service du peuple gabonais , et ce malgré le régime.

 

 

Il en est de même dans d’autres domaines sportifs. Par exemple, le régime a décidé de« tuer » le cyclisme gabonais, qui, grâce aux efforts de Thomas Franck Eyaà, commençait à sortir de l’inconnu pour le porter à l’international.

 

Le ministre de la Jeunesse et des sports et quelques aigrefins de son ministère ont décidé, en complicité avec la fédération internationale de cyclisme, de l’ écarter de la direction de la fédération, qu’il avait crée avec ses deniers personnels dans la plus grande solitude, pour placer un homme-lige, plus docile et prêt à partager l’argent du cyclisme avec ses maîtres et ses complices. Le Conseil d’État, plus haute juridiction gabonaise, a donné raison aux arguments de M. Eyaà. Mais, au Gabon, contrairement à tous les pays du monde, un ministre peut s’opposer à une décision de justice. Et, ce ministre continue à narguer le Conseil d’État. Où sommes-nous donc ? Quel est ce pays dans lequel un ministre peut s’affranchir des décisions des plus hautes juridictions ?

 

Le Gabon perd ses dernières libertés publiques en même temps qu’il décline au plan économique. Une bande d’escrocs, sous la coupe d’un « directeur de cabinet » béninois, son gourou vaudou,  quasi illettré, met le pays sous coupe réglée. Des officines de barbouzes sont recyclées pour servir les intérêts mafieux de la Françafrique. Les Gabonais sont sensés assister en spectateurs au spectacle  ou d’être heureux sur commande du régime qui leur offre les « jeux du cirque » à travers le sport business et ses filières internationales…

 

Autre contribution du régime à la destruction de la démocratie : l’anéantissement de la Cité de la démocratie, symbole des évènements de 1990, dans laquelle aurait dû être proclamé le nom du vainqueur à la présidentielle de 2009, Pierre Mamboundou ou André Mba Obame, à Libreville qu’il veut transformer en… terrain de golf, sport totalement inconnu au Gabon. Il en existe un autre actuellement à Libreville (quartier Lalala fréquenté par l’élite locale et les Européens qui sont passionnés de golf).

 

Est- ce que l’urgence au Gabon était d’envisager un terrain de golf ?

 

Que faut-il faire ?

 

L’heure est à la révolte.

 

« Indignons-nous pour notre pays ».

 

Il faut que ce régime Bongo, de pure communication, soit chassé.

 

Le peuple gabonais est patient et digne. Nous n’accepterons pas longtemps qu’on vienne nous marcher dessus au vu du monde entier jusqu’à devenir la risée.

 

Mengue M’Eyaà

 

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique duGabon

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 



Le mouvement civique du Gabon met en garde l’Association de lutte contre les crimes dits « rituels » contre la récupération politique du régime.
29 juillet, 2013, 23:35
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La présidente du Conseil exécutif du mouvement civique du Gabon s’est rendue le 20 juillet au centre international de séjour à Paris à la réunion organisée par le président de l’Association de lutte contre les crimes rituels, Jean Elvis Ebang Ondo.

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Le Mouvement civique du Gabon a sur ce sujet pris position à plusieurs reprises contre cette forme de criminalité, appelant les ambassades occidentales sur le territoire gabonais à prendre conscience de cette violation particulière des droits de l’Homme, des femmes et des enfants . Il a pris connaissance avec satisfaction de la réaction des ambassades de France et des Etats-Unis au Gabon, après son interpellation sur ce sujet, qui n’ont pas hésité à recevoir des associations gabonaises de lutte contre ces crimes.

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L’ayant accueilli sur Paris l’été dernier, et ayant participé avec une délégation de l’opposition à un rendez-vous avec le conseiller du président de la République française, il était question d’éclaircir la position de Jean Clovis Ebang Ondo sur son association avec le régime dans l’organisation d’une manifestation à Libreville.

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Comme cela était prévisible, et compte tenu de son attitude politique qui a mis en méfiance les citoyens gabonais en France comme au Gabon, la réunion qui s’est tenue à Paris en très petit comité n’a pu rassembler que 6 personnes.

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Mme Mengue M’Eyaà a fait le rappel de la position de l’opposition gabonaise sur les crimes dits « rituels ».

Sur la forme,

Il a été rappelé que le MCG ne se reconnaît pas dans le terme de « diaspora », utilisé par M. Jean Elvis Ebang Ondo qui est impropre pour qualifier les Gabonais de l’extérieur.

Il est préférable d’évoquer les Gabonais de l’extérieur, car les Gabonais sont toujours très proches de leur pays et n’ont pas constitué une culture distincte qui pourrait générer une identité culturelle d’une « diaspora » telle qu’on l’entend habituellement. Par ailleurs, une diaspora peut être sans pays ce qui n’est pas le cas des ressortissant-e-s gabonais-e-s.

Le mot « diaspora », utile pour une association de quartier perd son sens dans le cadre d’un combat politique sur des enjeux nationaux ou internationaux. Par ailleurs, toutes les organisations qui se sont dénommées sous le label « diaspora » ont fini par être récupérées par le régime. Un vote réunissant les Gabonais a d’ailleurs conduit à l’éviction du terme de diaspora. Le terme « diaspora » donne l’illusion d’une communauté homogène, or, c’est un s logan qui vient en appui d’un projet politique.

Le Mouvement Civique du Gabon, organisation politique, ne se reconnaît donc pas sous le label « diaspora ».

Par ailleurs, il se serait souhaitable que lorsqu’un acteur politique ou associatif vient du Gabon, les échanges soient interactifs, et qu ‘ils aient lieu de manière publique et collective. Cela participe de la formation d’une conscience politique collective et civique, méthode de prédilection du Mouvement Civique du Gabon.

Sur le fond,

1° Les crimes doivent être signalés à l’Organisation mondiale de la Santé, car il est possible que des trafics d’organes soient sous-jacents.

2° La stricte séparation entre les croyances religieuses et l’enquête sur ces crimes est impérative pour écarter toute interprétation magico-religieuse qui n’a pas sa place dans les procédures judiciaires et dans l’interprétation des crimes.

3° La justice gabonaise et la police judiciaire sont défaillantes en raison de la nature non-démocratique du régime, qui exerce un contrôle direct sur ces institutions.

4° Des membres du parti-Etat sont complices des crimes. Ils doivent être démasqués et empêchés de nuire.

5° Aucune des cultures gabonaises n’est anthropophage. Il faut donc écarter l’argument culturaliste pour justifier les crimes « rituels », qui n’ont rien de « rituels ». Ce sont tout simplement des crimes et leurs auteurs doivent être traduits devant la justice africaine ou internationale. Les instances onusiennes chargées des Droits humains pourraient être utilement saisies.

Face au plaidoyer pro-domo du président Jean Clovis Ebang Ondo, il a été rappelé qu’aucune complaisance ne peut être accordée au régime gabonais, et à son caractère intrinsèquement liberticide et meurtrier.

Par conséquent, le conseil exécutif rappelle à l’ALCR à l’ardente nécessité de choisir son combat :

la lutte contre les crimes rituels avec les démocrates gabonais ou avec ceux qui sont incapables depuis 45 ans de juguler ce grave problème installé au cœur du pouvoir gabonais. La présence de Mme Bongo dans ce cortège était un acte politique de récupération du clan Bongo.

Il était naturel et compréhensible que les associations et partis politiques constamment réprimés ne veuillent pas manifester aux côtés des membres du régime.

Il est étonnant que M. Jean Elvis Ebang Ondo soit plus sévère envers des opposant-e-s gabonais-e-s, qui ont fait l’objet d’arrestations, même si ceux-ci peuvent être parfois maladroits, qu’envers les membres du régime dont la responsabilité collective est établie depuis plus de 45 ans.

Il n’y a pas de neutralité possible.

 

L’ALCR est donc mise sous observation et devra donc prouver qu’elle n’est pas l’instrument du régime gabonais que le Mouvement Civique du Gabon, et d’autres, ne reconnaissent pas.

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

 

Présidente du mouvement civique du Gabon



De la coopération au développement : une approche locale ?
8 juillet, 2013, 21:29
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                                                                           Mengue M’Eyaà avec Pascal Canfin, ministre du développement

Depuis les « Indépendances » africaines des années 60, les pouvoirs publics, les organisations non gouvernementales, et les citoyens n’ont cessé de s’interroger sur les mécanismes du développement. Une des pensées les plus fécondes sur ce thème est sans doute Esther Duflot à travers l’ouvrage qu’elle a co-écrit  avec Abhijit V.Banerjee: repenser la pauvreté (éditions Seuil). Un des points essentiels de cette interrogation est de tenter de comprendre comment les anciennes colonies de l’Europe sont désespérément restées en retard par rapport aux normes de développement les plus orthodoxes. Cette réalité est encore plus visible si on les compare à d’autres aires géographiques ravagées par la seconde guerre mondiale ou même issues de domination coloniale persistante.

Faut-il développer à partir de doctrines pré-établies comme ont tenté de le faire certaines idéologies politiques prônant le développement et conduisant aux pires catastrophes ? Faut-il une approche empirique de celui-ci, voire micro-locale et mettre à l’écart l’État dont on voit les limites et les incohérences ?

C’est là tout l’enjeu d’une approche par les territoires. Les ONG sont à la croisée du chemin. A la fois, proches des populations, elles sont obligées pour interagir de « collaborer » avec les pouvoirs en place au risque d’y perdre une partie de leur âme en fermant les yeux sur les à-côtés de leurs interventions. En effet, répondant aux besoins immédiats des populations, leur « activisme humanitaire » ne correspond pas nécessairement aux critères de contrôle politique mis en place par des régimes non-démocratiques. Elles sont alors conduites à déployer une diplomatie visant à ne pas effaroucher les potentats locaux pour pouvoir continuer d’intervenir auprès des populations.

Agir sur le terrain en Afrique revient en fait à revendiquer une parcelle d’influence, qui devient très vite insupportable aux Etats. On ne reviendra pas sur la nature de l’Etat en Afrique que Jean-François Bayard1 a contribué à qualifier à travers la « politique du ventre » Le fait est que, rarement issu d’un processus « rationel-légal », il est l’instrument de groupes disposant des moyens de la violence dont l’apparence seulement est légitime, pour continuer à suivre l’analogie avec Max Weber.

Mais, l’Etat sur le continent s’analyse aussi par le constat de facteurs objectifs, qui, même dans des conditions d’efficience classique, le heurterait à une impuissance consubstantielle :

  • L’immensité des territoires rend difficile le contrôle réel de ceux-ci. Cette réalité a été vue avec acuité dans le récent conflit malien. Toute une partie du pays était en passe d’être contrôlée par des groupes extérieurs avant l’intervention française.

  • Même avec une gestion harmonieuse et conforme aux critères européens, les budgets nationaux seraient, à de rares exceptions, insuffisants pour couvrir les besoins sociaux de la population.

  • A la décharge des États, les groupes de pression économiques et financiers, endogènes et surtout exogènes – multinationales – utilisent tous les moyens visant à préserver leurs intérêts face à des pouvoirs peu sensibles à l’intérêt général. En ce sens, la proposition du Président de la République François Hollande est une victoire au moins sur les sociétés multinationales françaises en exigeant une forme de transparence financière de leurs comptes notamment lorsqu’elles ont des activités extérieures – Total détient la majeure partie de son activité en dehors des frontières françaises.

  • Mais, ce premier pas n’est valable qu’à l’échelle de la France et laisse évidemment de côté toutes les autres multinationales.

Ces éléments esquissent les limites de l’action étatique.

L’action internationale de la France a été relancée avec la venue de François Hollande. Dans les 5 dernières années, il a fallu constater une rare dépréciation de l’action gouvernementale française en matière de développement accompagnée d’une philosophie politique étonnamment régressive manifestée par le discours de Dakar du Président Sarkozy au cours duquel, selon lui, « les Africains n’étaient pas entrés dans l’histoire ».

Les promesses du nouveau Président de la République ont été de renverser la conception néo-conservatrice  en relevant le niveau de l’aide publique au développement, et en lançant de nouveaux champs de réflexion autour de cette question.

Alors que les « affaires africaines » étaient précédemment gérées sur le mode des « réseaux » néo-foccardiens (mélange d’affairisme et de stratégies néo-coloniales de la part d’individus ou de groupes d’entreprises), François Hollande sépare l’action diplomatique classique du ministère des affaires étrangères, qui traite du continent africain comme de tous les autres et les politiques de développement, en tentant de faire de ces dernières un outil de travail pour la France et l’Afrique plutôt qu’un instrument de clientélisme international.

Pascal Canfin, connu pour ses combats contre les fraudes financières internationales et la corruption, est devenu ministre du développement à la suite de l’arrivée de la gauche au pouvoir. Il a été chargé de piloter l’ensemble des travaux autour des assises du développement.

Ainsi, faut-il appréhender la tenue des assises du développement clôturées le 1er mars 2013 après 4 mois de travaux sous la forme d’ateliers2. Les acteurs étatiques classiques -ministères, AFD -, les ONG, les élus locaux des différentes collectivités et même le tissu associatif des ressortissants africains et d’autres continents ont pu y participer et apporter des contributions.

Que faut-il retirer des assises du développement ?

La diversité des intervenants, comprenant des structures critiques des conceptions étatiques de la coopération nord-sud, a permis un climat propice à des avancées pratiques pour améliorer le développement.

A court terme notamment, deux propositions à effets immédiats ont été lancées :

  • La présentation au Parlement d’une loi d’orientation et de programmation sur le développement, une première dans l’histoire de la V è République. Dès 2013, le montant de l’APD a été porté à 3,1 milliards d’euros, et la France contribue à 10 % de l’aide publique au développement mondial.

  • La perspective de création d’un conseil national du développement et de la solidarité internationale (CNDSI)

Mais, en dehors de ces propositions essentielles de nature institutionnelles (la « boîte à outils » aurait pu dire le Président de la République), c’est une véritable « refondation » qui a été proposée à travers la mise en exergue du fait territorial au centre de nouvelles stratégies de promotion du développement.

Pour succéder au quasi-immobilisme des 10 dernières années – à l’exception peut-être de la taxation des billets d’avions dont le produit était destiné au financement du développement -, le biais territorial était depuis de nombreuses années dans les esprits de tous les acteurs soucieux de faire avancer l’amélioration des conditions des populations du Sud depuis les années 50 et 60. Partant de l’idée d’un échec des coopération d’État à État, l’approche locale s’avère beaucoup plus fructueuse, sans qu’il ne soit nécessaire de la « fétichiser »à son tour.

C’est le sens du « Manifeste pour le dialogue des territoires » notamment défendu par Global Local Forum. Il s’agit de redonner toute leur place aux projets de proximité au service de petites communautés humaines, en appui de réalités vécues sur des espaces maîtrisés. Ces petites communautés peuvent être évidemment des collectivités locales décentralisées ou des organisations d’Etat déconcentrées si le système politico-institutionnel est suffisamment avancé sur un tel degré d’organisation. Cela est rarement le cas, car les échelons d’administration territoriale quand ils existent, sont souvent bâtis sur le modèle pyramidal étatique visant à contrôler les populations, moins à générer des capacités d’autonomie, et encore moins à produire du développement.

Ce qui est visé n’est donc pas l’architecture institutionnel décliné au plan local mais bien l’humain, le village ou la communauté de village, pour être encore plus précis, les villageois ou les habitants des petites villes. Comme l’indique le manifeste, ce n’est pas un « habillage conceptuel des séparatismes ». Le développement territorial est compatible avec des politiques de programmation nationales à condition qu’elles existent au plan local.

  • Ainsi, au Gabon, dans l’Ogoué-Maritime, renforcer un centre hospitalier de Port-Gentil ne correspondait à aucune politique publique nationale particulière. Le volontarisme des personnels locaux, puis l’intérêt manifesté par l’hôpital de Bondy ont permis que s’organisent, avec l’appui du maire progressiste Pierre-Louis Agondjo Okawe, et des élus de Bondy (Seine-Saint-Denis), des échanges entre personnels. Le déplacement en France des soignants de l’hôpital Paul Igamba de Port-Gentil a été la preuve d’un travail de terrain avec des formations complémentaires utiles. Les échanges de bonnes pratiques au plan territorial par des acteurs de terrain sont un des procédés d’amélioration du développement.

  • A Djéol, en Mauritanie, une action de coopération internationale avec Noisy le Sec (Seine-Saint-Denis) s’est bâtie depuis une trentaine d’années dans un contexte de total désintérêt de l’Etat mauritanien, car le village concerné, constitué de populations noires, n’intéressaient que très faiblement l’Etat central. Ainsi, pour compenser l’absence totale de l’Etat, les communautés djéoloises de l’extérieur – en Europe ou aux Etats-Unis – se sont elles-mêmes organisées en vue de collecter des fonds visant à co-financer avec Noisy le Sec un projet de centre de santé destiné, en priorité, à la santé des femmes.

    Compte tenu de la qualité de la structure ouverte en 2011, des pressions locale et française, l’Etat mauritanien a été amené à devoir s’intéresser à une structure de santé qui commençait en matière de santé publique à rayonner au delà du seul village de Djéol. Il s’est donc résolu à pourvoir en personnel soignant le poste de santé construit et doté dans sa totalité par la commune de Noisy le Sec en partenariat avec l’association des ressortissants djéolois de France (ARDF). Bel exemple de solidarité internationale sans compter également l’appui technique d’une ONG d’ingénieurs en retraite, missionnée par la ville de Noisy le Sec, qui ont apporté un savoir-faire et une expertise de contrôle du chantier qu’il aurait été difficile aux acteurs de financer à leurs coûts réels3.

Comme on peut le voir dans ces exemples, la coopération décentralisée4 n’est pas oubliée, car, datant officiellement d’une vingtaine d’années, elle a fait ses preuves notamment dans les pays africains dans lesquels les élus locaux ont un minimum de légitimité démocratique.

Comment définir la coopération décentralisée ? On peut reprendre à notre compte la définition qu’en donne le ministère des affaires étrangères : ce sont des actions menées par les collectivités territoriales françaises directement et en partenariat avec des collectivités territoriales des pays du Sud, dans différents domaines comme l’eau, l’énergie, les transports, la santé, l’éducation, etc…

Dans ce cadre, le développement local y trouve tout son intérêt. La ville de Paris5 a pu mettre en œuvre avec les villes de Cotonou et d’Abidjan une politique partagée d’aménagement des zones lagunaires et marécageuses. En effet, des zones entières font l’objet d’un habitat anarchique dans des espaces non aménagés aux abords de ces deux immenses capitales. L’Union européenne a apporté son soutien à ce projet à la fois local mais structurant compte tenu des enjeux démographiques et environnementaux.

Le rôle des organisations non gouvernementales a été souligné par les assises du développement6. Une place toute particulière leur a été réservée. 700 d’entre elles étaient représentées. Le chantier n° 4 des assises du développement a énoncé le rôle essentiel des ONG dans l’intermédiation entre les États et les société civiles. Le doublement de l’aide par leur canal a été affirmé, notamment au niveau de l’Agence Française du Développement, laquelle doit réviser et discuter avec elles des dispositifs à mettre en place. La fiscalité devra leur être encore plus favorable.

Le vecteur environnemental est le plus complexe à mettre en œuvre compte tenu des enjeux économiques qu’il rencontre au sud et au nord, et dans la relation entre les deux. Mais, il est aussi le plus prometteur car il va permettre d’éviter les orientations productivistes pour plutôt réfléchir à une meilleure adaptation aux modes de vie des populations. Face au changement climatique, en raison des énergies tels que le soleil et l’eau, la biodiversité et les forêts, les pays du Sud n’ont pas besoin de passer par le modèle productiviste européen pour se développer.

Par conséquent, il n’est pas inutile d’avoir précisé que les objectifs sont de préserver la planète tout en favorisant – ce qui semblerait logique – l’accès de chacun aux ressources énergétiques et à l’eau. Au delà des bonnes intentions proclamées, les stratégies de l’Agence française du développement seront valorisées dès lors qu’elles auront un lien avec l’énergie, l’agriculture, la biodiversité. Pour prendre un exemple concret, l’AFD ne financera plus de centrales à charbons sans mécanisme de récupération de CO2.

Enfin, un volet de défense des droits humains a été repris dans les conclusions des travaux, qui sont en conformité avec l’analyse faite sur le développement.Le respect des exigences démocratiques, la lutte contre la corruption, le renforcement de l’Etat de droit, ou la promotion du droits des femmes ne sont pas des combats anecdotiques par rapport aux droits économiques et sociaux. Il est annoncé que les politiques de développement en prendront compte pour l’avenir.

En guise de conclusion provisoire, le Président de la République a fait le lien avec le cœur de son discours sur le développement tenu lors de la campagne électorale.

Il a ainsi prononcé des moments forts et attendus sur le plan des relations France et Afrique. En écho aux travaux menés au cours des assises, il a rappelé que la politique de développement doit notamment se faire à partir de critères politiques7 « c’est-à-dire l’exigence démocratique, qui est d’ailleurs une condition du développement et pas simplement son aboutissement ».

  Dans ce cadre, la lutte contre la corruption est une dimension essentielle : « la corruption s’entretient mutuellement, pour qu’il y ait des corrompus, il faut qu’il y ait descorrupteurs. Ca va dans les deux sens ». Et il évoque aussi le « renforcement de l’Etat de droit, et d’institutions capables de protéger les personnes ».

  Après avoir rappelé l’accroissement de l’aide publique au développement française, il souhaite que l’évaluation et l’impact de notre aide s’améliore. « Des indicateurs seront introduits pour gagner en transparence, en efficacité et en respect des objectifs de diversité. », d’où le rôle souhaité des ONG peu suspectes de défendre tel ou tel intérêt privé ou apparemment public. François Hollande a rappelé la nécessité d’une « clarté et d’une transparence pour les industries extractives », précision bien utile dans le contexte africain.

  Puis, il a conclu sur les biens mal acquis : « nous serons également attentifs, pour ne pas dire exigeants, dans la lutte contre les flux illicites de capitaux et également par rapport aux biens mal acquis. La justice fera, en France, en toute indépendance son travail jusqu’au bout ». La Justice peut donc à sa façon contribuer à l’effort commun en faveur du développement.

Après 15 années d’absence de débats, Les Assises du développement du 5 novembre au 1er mars 2013 sur la solidarité internationale ont été un moment inaugural de la relance politique de la France sur cette question.

L’approche territoriale n’est pas la solution à tous les problèmes du développement, mais, elle permet de répondre aux besoins de proximité des populations. Il est normal que de ce point de vue, la France puisse afficher une vision plus modeste de l’action étatique au profit des collectivités, des associations internationales, ou des citoyens qu’ils soient d’ici ou qu’ils soient de là-bas…

Mengue M’Eyaà

 Co coordinatrice de Global Local Forum

http://www.global-local-forum.com

 Présidente du conseil exécutif 

Mouvement Civique du Gabon

Présidente du Mouvement Civique des Femmes

1« L’Etat en Afrique » de Jean-François Bayard – Fayard -

219 tables rondes, 600 participant-e-s réparti-e-s dans 6 collèges, ONG, Etat, entreprises, chercheurs, élu-e-s nationaux et européens. Le comité de pilotage était constitué de 15 ministères. Au total, 250 contributions ont été écrites et publiées.

3Selon le témoignage de M. Helmut Bonnet qui exerçait au moment de la réalisation du centre de santé à Djéol les fonctions de conseiller municipal délégué à la vie associative et aux relations internationales de la ville de Noisy le Sec.

 

4Plus de 4800 collectivités territoriales françaises sont engagées à l’internationale avec plus de 12500 projets de coopération décentralisée.

5Notons que Paris a été une des premières villes françaises à organiser ses propres assises du développement.

6Selon le recensement communiqué par le ministère des affaires étrangères, il est compté plus d’un million de bénévoles mobilisés pour la solidarité internationale et le développement durable  et plus de 300 Ong de dimension nationale qui œuvrent au développement.

7Il faut d’ailleurs noter la présence du Président de la République sénégalaise, M. Macky Sall.



Le M.C.G rend dommage à Pierre Mauroy, ancien Premier ministre, qui a soutenu les démocrates gabonais.
8 juin, 2013, 21:22
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Le M.C.G rend dommage à Pierre Mauroy, ancien Premier ministre, qui a soutenu les démocrates gabonais. mengue-pierre-mauroy-300x225

Mengue M’Eyaà et Pierre Mauroy

Les démocrates gabonais présentent leurs condoléances à la famille de Pierre Mauroy, homme d’Etat, ancien premier ministre, qui a pris le soin de venir au Gabon et a rencontré les résistants gabonais malgré un rendez-vous imposé avec Bongo.

Malgré les pressions du régime, Pierre Mauroy avait tenu néanmoins à honorer ce rendez-vous avec ceux qui luttent en faveur de la fin d’une dictature de plus de 45 ans.
Sous son impulsion, une équipe du PS s’était rendue au Gabon pour aider les démocrates gabonais à lutter contre les fraudes du régime dans les processus électoraux. Pierre Louis Agondjo-Okawe, alors président du Parti gabonais du Progrès (parti associé à l’Internationale socialiste), et Pierre Mauroy s’appréciaient mutuellement.
La disparition de Pierre Mauroy est aussi pour nous la perte d’un soutien inconditionnel aux hommes et aux femmes qui veulent le changement en Afrique et au Gabon.
Il était un internationaliste convaincu et ne mimait pas ses convictions. Il avait une bienveillante autorité et a apporté beaucoup de réformes majeures pour la France dans le premier septennat de François Mitterrand.
« La terre, c’est la seule que nous ayons. La vie, c’est la seule que nous vivons. Il n’est pas d’autre choix: prendre conscience de l’oppression, de la misère, du désespoir et prendre le moyen de les faire reculer », disait François Mitterrand.

La vie politique de Pierre Mauroy a incarné ce combat!

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon



- STOP AUX CRIMES RITUELS – POUR UNE INTERNATIONALE DU REFUS
12 mai, 2013, 12:07
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Communiqué de presse du

Mouvement Civique du Gabon

- STOP   AUX CRIMES RITUELS  –   POUR UNE INTERNATIONALE DU REFUS drapeau-gabonais-300x225

Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon dénonce les nouvelles arrestations arbitraires intervenues au cours des manifestations contre les crimes rituels à Libreville le 11 mai 2013.

Plusieurs démocrates gabonais et responsables d’ONG, Blanche Abegué, Georges Mpaga, Auguste Eyene,JuniorTchissamboet  ont en effet été arrêtés sans raison alors qu’ils défilaient pacifiquement dans un défilé distinct de celui dans lequel se trouvait l’association de lutte contre les crimes rituels (ALCR), et auquel s’était agrégée Mme Bongo, attirant des soupçons justifiés de récupération au profit du régime illégitime.

Après cette manifestation, L’ ALCR doit d’ailleurs clarifier très rapidement sa position.

Le journaliste de RFI, Yves Laurent Ngoma, a été également bousculé par les forces de l’ordre, rappelant en passant les pratiques du régime à l’endroit de la presse gabonaise et internationale dans un rapport récent de « Reporters sans frontières ». Après la répression exercée sur TV +, le Mouvement Civique du Gabon proteste pour la façon dont la presse gabonaise et internationale est traitée, et particulièrement ce jour-là. On reconnaît l’état de la démocratie dans un pays par la façon dont la presse et les médias sont traités. Au Gabon, il y a une violation permanente de la liberté de la presse.

Ces arrestations évoquées interviennent une fois de plus, dans les habitudes des méthodes brutales du régime, après que de nombreux citoyennes et citoyens gabonais démocrates aient fait l’objet de menaces directes ou indirectes, dont, Marc Ona, Gloria Mika, Paulette Oyane Ondo, ou moi-même Mengue M’Eyaà.

Sous la pression, le régime a été contraint de libérer dans la nuit du 11 au 12 mai ceux qui ont été arrêtés. Il est donc inutile que le putschiste fanfaronne comme s’il avait le contrôle d’une quelconque situation et tente de prendre des accents « gaulliens » parce que De Gaulle a libéré la France de ses occupants et que M. Bongo oppresse le Gabon et fait occuper le pays pour le dépouiller.

C’est pourquoi, il est absurde d’avoir envisagé un défilé commun de protestation avec les représentants du régime dont la responsabilité est totale.

En revanche, l’autre défilé des populations gabonaises était légitime. Il est donc inutile pour Mme Bongo de faire une mise en scène de récupération de la douleur du peuple gabonais.

Il fallait que le peuple gabonais puisse défiler librement.

Mme Bongo a sa part de responsabilité, elle qui participe en complice à la dépossession des Gabonais. La seule mission qu’elle peut s’attribuer, si elle respecte le peuple gabonais et si elle est sensible à la douleur de ceux qui ont perdu des êtres chers depuis plus de 40 ans, est de demander à M. Bongo, son époux, de quitter le poste usurpé qu’il occupe.

Le régime est étonnamment laxiste envers les auteurs de crimes « rituels » qui sont rarement identifiés et sanctionnés par une justice elle-même sous contrôle.

Seul le départ du putschiste gabonais et de son clan pourront permettre une véritable lutte contre cette forme de criminalité. Le problème principal du Gabon est l’absence de démocratie et l’existence d’une clique malfaisante et corrompue qui étouffe la possibilité d’un Etat de droit.

1° Nous demandons que se tienne la Conférence nationale, proposée par les démocrates gabonais, dont l’idée a été exposée au Président de la République française, François Hollande, est la seule solution permettant aux Gabonais de reprendre le contrôle en main de leur destin.

Faut-il le rappeler ? Le résultat de plus de 45 ans de dictature, dont la dernière étape a été le coup d’Etat électoral de septembre 2009 avalisé par la France de Sarkozy-Guéant-Bourgi, est l’existence de crimes odieux d’une cruauté insoutenable commis par des affidés du régime en raison de croyances d’un autre âge. Ces crimes auraient pour « finalité » le maintien de positions politiques dans le parti-Etat.

Nous demandons aux représentations diplomatiques des pays démocratiques européennes ou américaines présentes sur le territoire gabonais d’exiger publiquement de la part du régime qu’il mette un terme aux pratiques des crimes « rituels ».

Ceux-ci ne doivent pas être considérés comme des sujets « culturalistes » mais comme des crimes contre l’Humanité, encouragés par le régime gabonais.

Nous demandons que La France convoque l’ambassadeur du Gabon à Paris pour explication.

Il y a donc un « devoir d’ingérence » qui ne viole aucune souveraineté, car c’est le peuple gabonais souverain, qui devrait désigner ceux, celle ou celui qui incarnent cette souveraineté. Ce n’est pas le cas aujourd’hui au Gabon.

Les représentations diplomatiques des pays démocratiques, notamment les Européens et les Américains, ne peuvent faire comme si elles n’étaient pas au courant des pratiques barbares du régime gabonais.

Elles doivent prendre position, comme pour la Yougoslavie, l’Arménie, et elles ne peuvent reproduire des attitudes qu’elles pouvaient avoir eues en France sous l’occupation en feignant d’ignorer les pratiques du régime de Vichy. Des crimes barbares doivent être dénoncées par des ambassades d’États démocratiques.

Les seuls intérêts économiques de la France au Gabon ne peuvent justifier le silence.

Les représentations diplomatiques ne peuvent pas prétendre qu’elles ne savaient pas.

Le peuple gabonais, comme les peuples tunisiens, égyptiens, syriens ou maliens, ne veulent plus se faire massacrer par des individus occupant des fonctions qui ne leur ont jamais été confiées au mépris de toute démocratie.

Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon n’entend pas se contenter d’une posture de victime face au régime mais affirme sa volonté de mettre fin par tous les moyens possibles à la persistance de la dictature du clan Bongo au Gabon.

Puisqu’il ne veut pas de conférence nationale, qu’il ne veut pas organiser une élection présidentielle anticipée, et qu’il veut dialoguer avec une opposition choisie par lui, les prochaines marches doivent avoir pour mot d’ordre le départ du putschiste gabonais, tant qu’il est encore temps pour lui.

Fait à Paris, le 12 mai 2013 .

P. le Mouvement Civique du Gabon

La Présidente du Conseil exécutif

Mengue M’Eyaà



Des crimes politiques aux crimes « rituels », des crimes « rituels » aux crimes politiques…
2 mai, 2013, 11:47
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A la suite de la rencontre entre la direction de l’association de lutte contre les crimes rituels et Mme Bongo, le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon s’étonne de la tentative de récupération du régime alors même qu’une précédente marche avait été interdite sans raison par le ministre de l’intérieur.

Des crimes politiques aux crimes

 En effet, les crimes dits « rituels » sont une abomination dont les origines sont à rechercher dans la nature de l’Etat criminogène du Gabon, pays dans lequel il existe une justice faible soumise aux pressions de l’arbitraire du régime.

L’heure n’est pas à la détermination historique de ce phénomène sanglant mais à l’éradication de ce type de crime et à l’arrestation des criminels qui s’y livrent à travers une mobilisation de chaque gabonais-e.

 Il faut s’étonner que l’interlocuteur désigné pour un tel problème est précisément l’épouse du putschiste gabonais, et non celui qui occupe les fonctions de chef de l’Etat – de manière illégitime – , marquant, une fois de plus, un désintérêt choquant pour les préoccupations majeures des citoyens gabonais. Il s’agit d’une véritable instrumentalisation de la douleur des familles gabonaises pour tenter de promouvoir l’action du pouvoir.

 Le Mouvement Civique du Gabon souhaite rendre hommage au travail de sensibilisation internationale des crimes odieux dénoncés par l’association de lutte contre les crimes rituels (A.L.C.R).

 Il faut poursuivre ce travail sans relâche afin de prévenir et de mettre les commanditaires appartenant au régime et les auteurs des crimes hors d’état de nuire.

 S’agissant de la marche prévue le 11 mai 2013, le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon ne croit pas qu’elle puisse se tenir dans les conditions proposées visant à mettre en valeur les partisans du régime précisément responsables de la situation actuelle. Les marches ne changeront pas la nature du régime. Il faut donc qu’intervienne très rapidement un vrai changement.

Il apparaît en effet incongru de défiler aux côtés des membres du parti-Etat, car depuis plus de 45 ans au pouvoir, la seule « émergence » constatée est celle du crime sans sanction.

 Il ne saurait être question d’accorder le moindre crédit à un régime qui a failli depuis de nombreuses années dans ce domaine comme dans les autres, et qui est incapable de reconnaître le verdict des urnes.

 Nous sommes aux côtés des victimes et de leurs familles et nous exigeons que les responsables des forfaits commis soient arrêtés.

Nous exigeons qu’ils soient traduits dans des délais brefs devant les tribunaux en vue des sanctions appropriées. La saisine de la Cour pénale internationale doit être faite.

 La seule solution est que le clan Bongo quitte le pouvoir de façon à mettre en place un Etat de droit au Gabon, précédé d’une conférence nationale. Le régime doit donc accepter la conférence nationale ou partir.

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon



Lutte contre les crimes « rituels »: le régime pris en flagrant délit de duplicité!
20 avril, 2013, 8:29
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Dans une lettre du 10 avril 2013, adressée au président de l’Association de Lutte Contre les crimes Rituels (A.L.C.R), celui qui se réclame du titre de ministre de l’intérieur au Gabon, depuis le coup d’Etat électoral de septembre 2009, a décidé d’interdire le déroulement d’une marche pacifique dénonçant la prolifération des crimes « rituels ».

Les arguments sont stupéfiants et contradictoires. La lettre serait même comique si le sujet n’en était particulièrement grave. Il reconnait bien qu’il s’agissait d’une marche pacifique, mais, « je me fais le devoir de vous indiquer qu’en ma qualité de comptable de la gestion de l’ordre public… je juge inopportune l’organisation d’une marche tendant à dénoncer les crimes sus-indiqués. »

Le ministre de l’intérieur s’oppose à une protestation pacifique contre les crimes et ne souhaite pas défendre la cause des victimes. Avant de proposer qu’un mémorandum soit transmis à celui qui lui sert de président de la République, il reconnait néanmoins que  » cette manifestation saluée par la population gabonaise dans son ensemble » est légitime.

On s’attendrait d’un ministère de l’intérieur qu’il se rapproche du ministre de la justice pour diligenter des enquêtes d’ampleur sur le territoire national afin de mettre un terme à cette insécurité permanente. C’est l’incompétence liée dans le fond au cynisme et à la duplicité.

Qui peut-encore penser qu’un tel régime puisse être qualifié de « moderne »?

 

Mengue M’Eyaà

 

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

 

Lutte contre les crimes

Réponse du "ministre de l'intérieur" de refus d'une marche pacifique contre les crimes rituels

 

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Le M.C.G dénonce les crimes « rituels »!
19 avril, 2013, 6:27
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Le Mouvement civique du Gabon s’associe à la campagne nationale contre les crimes « rituels » et rappelle sa prise de position récente!

Le régime illégitime doit réagir contre cette tragédie.

 

Le M.C.G dénonce les crimes

 

 

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Crimes sans châtiments au Gabon !
31 mars, 2013, 12:35
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Crimes sans châtiments au Gabon ! 064-300x224

Jean-Elvis Ebang Ondo, président de l’association de prévention des crimes rituels, une responsable des syndicats enseignants et Mengue M’Eyaà, présidente du conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon (juillet 2012), peu de temps après la réception à l’Elysée des démocrates gabonais, en présence du Président de la République élu, André Mba Obame (Paris)

 

 

Le Mouvement Civique du Gabon a été interpellé à plusieurs reprises par une association de lutte contre les crimes « rituels » sur les meurtres et mutilations commis sur des femmes, des enfants et des hommes au Gabon.

 

A l’occasion d’un récent reportage diffusé sur la chaîne française de télévision  France 3, ces faits monstrueux ont été portés à la connaissance de l’opinion publique internationale.

 

Le caractère horrible de ces crimes est accentué par les mutilations qui auraient un caractère « rituel » inacceptable en termes de justifications. En effet, aucune tradition africaine ne saurait justifier l’enlèvement, l’usage du crime, de la cruauté, et de la barbarie.

 

Par ailleurs, compte tenu  de la nature du régime, les crimes seraient commis sur la base de « rites » sacrificiels s’inspirant de traditions éloignées de l’Afrique centrale. Les commanditaires recrutent les auteurs de ces crimes en Afrique de l’Ouest – importés par certains membres proches du pouvoir de Guinée, du Sénégal, du Mali ou du Bénin–, en Inde, ou même en Russie et se rattachent à des croyances issues de déviances médiévales  préscientifiques et  anti intellectuelles.

 

En réalité, l’inaction volontaire ou calculée du régime par rapport à ces crimes n’est  qu’un moyen supplémentaire d’installer un climat de terreur dans un pays ravagé par le terrorisme d’Etat. A l’aide de gourous « frelatés », les dirigeants illégitimes du Gabon  baignent dans des pratiques de nature mystico-criminelle leur permettant, selon eux, de conserver leurs privilèges du pouvoir.

 

Le Mouvement Civique du Gabon estime que la lutte menée contre les assassinats est insuffisante. Il est inacceptable que des menaces puissent être exercées sur de simples citoyens ou sur des opposants. Le caractère criminogène du régime en place depuis une quarantaine d’années ne peut qu’entretenir cette forme de violence criminelle.

 

L’absence de démocratie et la domestication de la Justice permettent un « droit » de tuer sans qu’aucune sanction ne puisse enrayer ce phénomène dans contexte de viol permanent des Libertés publiques et individuelles.

 

Le MCG estime que la prolifération de crimes fétichistes ne saurait être considérée comme une simple question de société mais se rapporte bien à la nature défaillante d’un Etat illégitime, incapable de sanctionner des individus proches du pouvoir, et protégés par celui-ci  qui se livrent en toute impunité aux pires crimes en récompense de rétributions diverses – postes, argent –.

 

Contrairement à la position d’un collectif sui generis, le Mouvement Civique du Gabon estime que la lutte contre toutes les formes de criminalité n’est pas apolitique, qu’elle est la résultante des pratiques fétichiste du pouvoir et qu’il est dans les missions des partis d’opposition de proposer des solutions.

 

Le Mouvement Civique du Gabon proteste de la tentative du pouvoir de dégager son entière responsabilité en promouvant, avec de lourds moyens financiers, la concurrence d’associations visant à le dédouaner alors qu’il ne fait rien pour endiguer ce phénomène

 

Le Mouvement Civique du Gabon proteste avec la plus grande vigueur et exige que le régime cesse de feindre de ne pas voir les pratiques meurtrières et fétichistes qu’il a suscitées en promouvant le crime comme mode de terreur et de promotion  politiques. 

 

Il encourage les familles concernées directement à déposer des plaintes auprès des juridictions internationales africaines, européennes ou même des instances des Nations Unies spécialisées sur le respect des droits humains.

 

La Justice, y compris internationale, doit pouvoir, sans entraves, sanctionner, jusqu’au plus haut niveau du régime illégitime, cette barbarie délinquante inacceptable dans une société africaine civilisée.

Mengue M’Eyaà,

 

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

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Clarté, transparence et démocratie : un nouveau cap pour l’Afrique ?
11 mars, 2013, 10:19
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Clarté, transparence et démocratie : un nouveau cap pour l’Afrique ? discours-fh-300x200

François Hollande a clôturé les Assises en énonçant les principes nouveaux  et sains des relations avec le Sud.

 

Le mot « rupture » a été tellement galvaudé que les tenants mêmes de la Françafrique s’en étaient emparés et prétendaient ne pas savoir ce qu’elle était alors qu’ils en étaient les principaux promoteurs.

 Les assises du développement viennent de s’achever à Paris le 1 er mars 2013 marquant le début d’une nouvelle conception des relations de la France avec le Sud et avec le continent africain. En présence du Président sénégalais, un des rares chefs d’Etat à avoir été élu démocratiquement, le Président Hollande a clôturé les assises par un discours empreint d’une volonté de proposer un nouveau cadre.

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François Hollande, Président de la République et Pascal Canfin, ministre chargé du développement

 La présence et la prise de parole du Président de la République française ont été précédées de plusieurs mois de travaux intenses au sein de groupes de travail sous l’égide du ministre délégué au développement, Pascal Canfin, dont le moins qu’on puisse dire qu’il n’a pas le profil de ses prédécesseurs récents, marqués par le fer de la compromission avec les dictatures de l’Afrique subsaharienne.

Souvenons-nous du pitoyable Joyandet, cornaqué par l’inénarrable Guéant à la recherche de mallettes, à genoux devant le putschiste gabonais et sommés de déclarer que le Gabon était une démocratie, pendant que la répression féroce conduite par les milices du régime massacraient des manifestants pacifiques et les jetaient à la mer vivants au large de Port-Gentil!

 Nous revenons de loin.

 Ces assises étaient une promesse de campagne de François Hollande et elle a été tenue.

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Pascal Canfin, ministre délégué au développement a donné un relief important aux assises du développement en participant lui-même aux débats.

Ont été rassemblés des élus, les institutions traditionnellement en charge du développement telles que l’Agence française du Développement, mais aussi des think tank de développement ou des organisations non gouvernementales dont on sait le rôle important auprès des populations pour suppléer les Etats défaillants ou prédateurs.

 Des mots forts ont été prononcés par le Président de la République ; Il a rappelé que la politique de développement doit notamment se faire à partir de critères politiques « c’est-à-dire l’exigence démocratique, qui est d’ailleurs une condition du développement et pas simplement son aboutissement ».

 Dans ce cadre, la lutte contre la corruption est une dimension essentielle : « la corruption s’entretient mutuellement, pour qu’il y ait des corrompus, il faut qu’il y ait des corrupteurs. Ca va dans les deux sens ». Et il évoque aussi le « renforcement de l’Etat de droit, et d’institutions capables de protéger les personnes ».

 Après avoir rappelé l’accroissement de l’aide publique au développement française, il souhaite que l’évaluation et l’impact de notre aide s’améliore. « Des indicateurs seront introduits pour gagner en transparence, en efficacité et en respect des objectifs de diversité. », d’où le rôle souhaité des ONG peu suspectes de défendre tel ou tel intérêt privé ou apparemment public. François Hollande rappelle la nécessité d’une « clarté et d’une transparence pour les industries extractives », précision bien utile quand on connaît les méthodes des régimes pour détourner des fonds issus des rentes pétrolières au Gabon ou au Congo et dans d’autres pays africains.

 Puis, il conclut sur les biens mal acquis : « nous serons également attentifs, pour ne pas dire exigeants, dans la lutte contre les flux illicites de capitaux et également par rapport aux biens mal acquis. La justice fera, en France, en toute indépendance son travail jusqu’au bout ».

 Bien évidemment, présente dans ces assises, il m’a été donné de saluer et de remercier chaleureusement le Président de la république.

 La France donne un cap fait de principes et d’actions forts comme ceux menés au Mali pour restaurer la démocratie dans ce pays.

 Quant au Gabon, dans cet ensemble, il est pour le moment en dehors de tout développement, bloqué par un clan au pouvoir depuis une quarantaine d’années. Loin des priorités définies par François Hollande, il en est la négation.

 Le développement durable est soumis aux conditions d’enrichissement maximal du clan. La gestion de l’Etat est opaque : clientélisme familial, incompétence crasse, prédations et rackets multiples, démembrement de l’appareil bureaucratique au profit d’agences permettant de siphonner les budgets, décisions arbitraires et atteintes quotidiennes aux droits des individus.

 Gageons que les assises du développement du Président de la République et du Gouvernement français puissent faciliter l’établissement de la démocratie au Gabon !

 C’est la responsabilité que s’est donné le Mouvement civique du Gabon depuis sa création en 2009 et qu’il va continuer à assumer.

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon


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