Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Manipulations et tromperies: la Lettre du continent dévoile le vrai visage du régime gabonais.
3 août, 2014, 12:39
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Voici l’article que la lettre du continent a publié sur le régime de Bongo, ses mensonges et ses tromperies, et ce pour quoi l’ambassadeur de France au Gabon a protesté auprès de la rédaction, renouant en cela avec la longue tradition des ambassadeurs « manioc »: Dominici,Delaunay, etc

lettre du continent - juillet 2014

 

La Lettre du continent n’ a fait que vérifier les dires de Bongo sur son compte facebook. Tout n’est que bidonnage. Il veut faire croire qu’il a des projets sur le territoire d’Omboué, lieu de naissance de Jean Ping. Ce n’est que pur mensonge. Ce sont les mensonges révélés et décrits par un journal qui en rapporte précisément les faits et les méthodes de désinformation et de bidonnage. Libres à ceux qui veulent croire qu’il se passe des choses au Gabon.

L’article dit aussi que plusieurs entreprises étrangères, européennes ou chinoises, sont obligées de renoncer aux investissements dans le pays tant le partenaire étatique n’est pas fiable.Quant aux entreprises gabonaises, elles sont en cessation de paiement car n’ont pas la possibilité de contester.

A défaut de démocratie et d’alternance, ce n’est donc pas un climat propice aux affaires et à la diplomatie économique.

Alors, l’ambassadeur de France au Gabon défend les intérêts de la France ou ceux du régime en place?

Partagez cet article sur les réseaux sociaux, photocopiez-le au Gabon et faites savoir la nature du régime.

La résistance, cela commence par la diffusion des informations normalement censurées.



Bring back our girls! Appel lancé par Michele Obama qui doit se perpétuer jusqu’à leur libération.
3 août, 2014, 10:31
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Cette photo, qui figure dans le magazine Elle, a été faite à l’occasion de ma présence à la manifestation en faveur des jeunes Nigérianes enlevées par les terroristes de boko haram.

Elles ont le droit d’avoir accès à l’instruction et au savoir.

C’est un enjeu majeur pour tout le continent africain.

(http://www.elle.fr/…/Valerie-Trierweiler-se-bat-plus…).

Des voix doivent continuer à s’élever dans le monde jusqu’à leur libération.

http://www.elle.fr/Societe/News/Valerie-Trierweiler-se-bat-plus-que-jamais-pour-les-lyceennes-enlevees-par-Boko-Haram-2738932

 

expo_femme_referenceMichelle Obama soutient les filles au Nigéria



Jaurès appartient à la mémoire de toute la gauche!
3 août, 2014, 10:10
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Personne à gauche ne détient la propriété de la mémoire de Jean Jaurès, comme ont voulu le faire penser certains activistes d’extrême gauche ce matin du 31 juillet à proximité du café du Croissant. Nous étions nombreux à vouloir nous souvenir du grand tribun de la classe ouvrière, selon la terminologie de l’époque, mais aussi de sa défense de la République de la laïcité, l’ami d’Emile Zola, qui a écrit l’Assomoir, description de la misère sociale contre laquelle Jaurès va se battre à l’Assemblée, , et du « j’accuse » contre les antisémites.

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Personne n’a le monopole de la mémoire de Jaurès à gauche..

Du Président de la République, au premier secrétaire du Parti socialiste, des ministres et des élu-e-s de Paris, comme des responsables ou militants d’autres organisations politiques ou des militants et des sympathisants, nous étions tous présent-e-s.

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Ce fut un beau moment, un moment de recueillement dans le café dans lequel nous étions arrivés avec quelques ami-es avant la foule.

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Je pense à Jaurès en particulier sur ce qu’il aurait pu représenter en termes de libération des peuples colonisés à l’époque où il vivait. Bien évidemment, l’on ne peut le faire parler sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres. Sa vie s’est donc arrêtée là en 1914 à la veille d’un conflit inéluctable qu’il ne pouvait sans doute contrarier. Il fut la victime d’un crime commis par un déséquilibré dont on sait aujourd’hui qu’il était atteint d’une diminution mentale et d’une obsession, la guerre et encore la guerre tout en ayant été également membre du sillon (organisation politique de la démocratie chrétienne).

Mais, je m’empresse de dire que celle-ci n’avait rien à voir avec son crime, ni du point de vue de ses conceptions, ni du point de vue de l’organisation matérielle.

Or Jaurès était pacifiste, parce que la guerre envisagée était une guerre des impérlalismes.

Jaurès a fondé l’Humanité qui ensuite a été récupérée par les seuls communistes, mais il est vrai qu’on ne sait pas quelle aurait été sa réaction face à la prise de pouvoir des bolcheviques en Russie et par rapport à la scission du mouvement socialiste au congrès de Tours.

De mon point de vue, Léon Blum sera le plus fidèle continuateur de la pensée et de l’action de Jean Jaurès en tentant de joindre l’idéal à l’exercice du pouvoir.

Cela nous emmènerait beaucoup plus loin qu’en 1914.

Jaurès représente une sorte de conscience morale de la gauche, une éternelle conscience face à ses contradictions qui toucheront en tout premier lieu les peuples sous l’emprise des dominations coloniales puis après la décolonisation.

Mais, au delà de ces aspects, Jaurès était un esprit internationaliste qui ne considérait pas la frontière de la France comme la limite de son appréhension du monde; C’est pourquoi, voir l’extrême droite représentée par le Front national aujourd’hui tentant de faire sienne la mémoire de Jaurès est risible et scandaleux à la fois.

 » Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire; C’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe.  » Jean Jaurès, dans son discours à la jeunesse.

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



François Hollande accueillait ceux qui décident du monde… Et après?
9 juin, 2014, 8:27
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C’est à un impressionnant ballet diplomatique auquel on a pu assister lors des cérémonies du soixante dixième débarquement allié en Normandie, avec la visite d’Etat de la Reine Elisabeth II. Celle-ci est la seule cheffe d’Etat à avoir été témoin de la seconde guerre mondiale.

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Visiblement, Vladimir Poutine a apprécié que le Président français rappelle le rôle crucial de l’armée soviétique dans le processus de libération du joug nazi. Poutine a démontré aux uns et aux autres qu’il est incontournable dans la résolution du conflit en Ukraine. Il adonc été amené à reconnaître le président ukrainien avant qu’il ne soit officiellement installé.

A l’applaudimètre, Barack Obama a sans aucun doute battu Poutine, mais il avait l’avantage de s’exprimer dans le cimetière américain en compagnie de François Hollande. Les deux hommes ont rendu hommage aux vétérans. Barack Obama a considéré que les plages de Normandie devaient être vues comme les plages de la démocratie. Ce message va au delà de la France et de la Normandie;

Notons que Barack Obama a choisi de se démarquer en proposant que les chefs d’Etats dînent dans un restaurant gastronomique parisien. Il voulait ainsi aborder la France par le biais du goût.

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François Hollande a fait un beau discours. Pourtant, les choses étaient mal parties. Le dossier BNP Paribas est source de discorde entre les Etats-Unis et la France.  Obama n’apprécie pas la pression de la part du Gouvernement français. Il a d’ailleurs fait savoir qu’il n’intervenait sur les affaires judiciaires dans son pays. Heureusement que pendant le repas, le Président Hollande a pu faire comprendre que c’est le côté disproportionné de la sanction qu’il trouvait injuste. De son côté, Obama voulait pointer le double discours de la France, qui d’un côté est favorable à une Ukraine démocratique et de l’autre continue à vendre des armes à la Russie. Le Président américain pense que sans pression directe, on ne fait pas reculer la Russie.

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François Hollande a réussi son objectif considérant à aller vers une réduction des tensions russo-ukrainiennes et à la reconnaissance d’un Etat ukrainien pro-européen.  Tout le monde était satisfait car tous les chefs d’Etats européens ont parlé d’une même voix en direction de la Russie.

Au titre de l’Allemagne, Angela Merckel a apprécié que François Hollande dissocie les nazis de l’ensemble de la population allemande.

Enfin, on constate que lorsque l’Europe veut se mobiliser sur une cause, elle sait le faire; On aurait apprécié la même mobilisation européenne pour la Centrafrique.

Concernant François Hollande, il démontre qu’il a su avec habilité et maîtrise diplomatique être sur tous les niveaux de ces événements, à la fois le recueillement et l’émotion pour les commémorations, l’art des règles protocolaires pour la reine Elisabeth et la souplesse dialectique pour parvenir à des fins positives concernant la Russie et l’Ukraine, sans oublier la petite incompréhension franco-américaine sur un litige financier.

En compagnie de François Hollande, président de la République,  et d’Anne Hidalgo, maire de Paris, la visite du marché aux fleurs à Paris avec la Reine Elisabeth II, fin de la visite d’Etat, a été très réussie avec l’inauguration d’une plaque liant le site du marché et le nom de la souveraine.

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Un lieu liera définitivement la Reine Elisabeth II à Paris. La présence de la reine a sans doute joué son rôle dans l’assouplissement diplomatique des différents chefs d’Etat russe et américain sur l’affaire d’Ukraine.

J’en tire une ultime conclusion.  L’Europe doit continuer à vivre en paix dans la liberté acquise dans la souffrance et dans le sang. Que sont ils prêts à faire pour que le reste du monde, notamment l’Afrique, puisse bénéficier des bienfaits de la liberté et de la démocratie? Ce d’autant que cette même Europe, la France, continuent à maintenir des dictatures à bout de souffle comme au Gabon.

 

Quand l’Europe veut changer les choses, elle le peut…
Mengue M’Eyaà

 

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 



Jean Ping prend une longueur d’avance pour 2016.
21 avril, 2014, 10:03
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A l’occasion de la sortie de son livre, « Eclipse sur l’Afrique : fallait-il tuer Kadafi ? », Jean Ping a présenté son ouvrage dans le cadre de la semaine africaine à l’invitation des étudiant-e-s de sc po qui ont l’habitude d’inviter des personnalités diverses. D’ailleurs, les débats étaient également animés par les étudiantes de l’association ASPA et APEAF.

 

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Jean Ping est ancien ministre des affaires étrangères du Gabon sous Omar Bongo, et ancien président de la commission de l’Union africaine de 2008 à 2012, fonctions dans lesquelles il a précédé Alpha Omar Konaré. Il a présidé l’Assemblée générale des Nations Unies de 2004 à 2005. Il est le petit frère de Pierre-Louis Agondjo-Okawe, aujourd’hui décédé, président du Parti gabonais du progrès (PGP), parti alors affilié à l’internationale socialiste, et député-maire de Port Gentil, qui fut un opposant historique et déterminé, tout comme son frère, Joseph Redjambe, secrétaire général du PGP et assassiné en 1990 au moment du soulèvement des populations au Gabon, ce qui leur donnera une ampleur particulière à Port Gentil, deuxième grande ville du Gabon.

C’est dire que la parole de Jean Ping est sérieuse, appliquée, experte et responsable. Il est venu à Sc po présenter son ouvrage paru aux éditions Michalon, intitulé « Eclipse sur l’Afrique : fallait-il tuer Kadafi ? » concernant des conflits qu’il a eu à gérer pour la partie africaine : les crises libyenne et ivoirienne.

S’il était évidemment attendu sur son témoignage international, il l’était aussi sur sa position par rapport au Gabon. Ces derniers temps, Jean Ping est sorti de l’allégeance au parti unique en démissionnant du parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir depuis 50 ans. A son tour, Il a commencé à suivre la mutation de nombreux des anciens dignitaires du régime d’Omar Bongo : la dénonciation de l’expérience du pouvoir de M. Ali Bongo. Il faut se rappeler également que Jean Ping a été un des premiers à reconnaître que la « victoire » de M. Ali Bongo avait été usurpée. Il avait déjà proposé sa médiation à l’époque au nom de l’union africaine , ce qui lui fut refusé compte tenu de la haute expérience de fraudes , de l’arrogance des partisans de M. Bongo et du soutien de M. Sarkozy.

Son ouvrage se veut une œuvre de pédagogie. En tout premier lieu, il explore de manière concrète ce qu’est la domination occidentale sur la diplomatie africaine, particulièrement ce double discours sur l’indépendance tenu depuis De Gaulle et la réalité d’une dépendance quasi servile manifestée par l’illégitimité des dirigeants africains des Etats partenaires de la France au pouvoir, à l’exception peut-être de quelques Etats peu influents sur le continent, et donc dans les rapports franco-africains. Cette infériorisation humiliante des organisations internationales africaines, dont celle que Jean Ping présidait, l’Union africaine, l’a conduite à être spectatrice du processus punitif engagé par Nicolas Sarkozy, alors Président de la République française, à l’endroit de la Côte d’Ivoire et de la Libye.

Ces deux situations sont très différentes et ne répondent pas aux mêmes logiques d’interventions. Pour autant, revenant sur la Libye, alors que le régime était à terre, le pouvoir français a continué les frappes militaires dans des proportions peu imaginables et refusant toute forme de négociation. Le résultat est connu. Kadhafi, en fuite, a été abattu dans des conditions inexpliquées sans procès et sans la possibilité d’être traduit auprès d’un tribunal international. C’était la première fois dans l’histoire des Nations Unies qu’un pays violait la Charte par une « résolution artistique » pour bombarder la Libyen en sur-réagissant par rapport à l’étai de faiblesse réelle de Kadafi, prêt à négocier. Cette guerre éclair aura des conséquences désastreuses sur toute une région qui seront à l’origine de la déstabilisation du Mali.

Certes, il était un odieux dictateur, à l’origine de l’attentat de Lockerbie, il n’en avait pas moins été reçu en France par le même Nicolas Sarkozy, dans des conditions humiliantes pour la France. Pour quelles contreparties ?

Les zones d’ombre du pouvoir français ne seront sans doute jamais dévoilées. De son point de vue d’observateur, Jean Ping semble relever encore une fois cette forme d’impuissance. La diplomatie africaine est « plombée » par l’absence de voix africaines fortes en Afrique francophone. C’est là le vrai drame. Elle est condamnée à recevoir les ordres des anciennes métropoles et d’accepter sans broncher l’inacceptable. Ce fut le cas au cours de l’exemple libyen.

La situation de la Côte d’Ivoire n’en a pas moins été scandaleuse. Un président élu démocratiquement, Laurent Gbagbo, est systématiquement délégitimé par la France et par la droite au pouvoir qui tente et réussit à installer un de ses proches, Alassane Ouattara, sans tenter la moindre médiation, alors que cette même droite française tergiverse et fait semblant de penser que M. Bongo ait été élu démocratiquement au Gabon. Bien sûr, il y avait un litige concernant la dernière élection présidentielle en Côte d’Ivoire . Etait-ce une raison suffisante pour bombarder la présidence d’un pays souverain de manière continue alors même que l’armée ivoirienne n’avait absolument aucune possibilité de réagir face à l’armée de la cinquième puissance militaire mondiale ?

Là encore, M. Ping note l’absence de l’Union africaine, inaudible et écartée par la France, qui s’employa, nuits et jours, à faire voter des résolutions aux Nations unies pour asseoir son opération militaire acharnée d’écrasement du pouvoir de Laurent Gbagbo et à installer un homme lige, Alassane Ouattara, ancien premier ministre, peu charismatique, d’Houphouët Boigny, et issu des réseaux de la Françafrique. L’ancien président est aujourd’hui enfermé dans un tribunal pour crime contre l’humanité à la Haye pendant que les autres criminels, au moins aussi responsables que lui occupent le pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire et se protègent par des immunités diplomatiques. Ils sont même reçus au plus haut niveau par la République française par les élites qui ont succédé aux acteurs gouvernementaux français de M. Sarkozy.
Sur le plan interne, depuis l’élection présidentielle au Gabon en août 2009, M. Ping donne des signes évidents de désaccord croissant avec le régime et le parti unique sous lesquels il a bâti sa carrière ministérielle. La mort d’Omar Bongo et le putsch électoral d’Ali Bongo ont déclenché cette prise de distance, qui s’est transformée, depuis lors, en une opposition claire et franche.

M. Ping a expliqué la raison de son indéfectible loyauté à Oma Bongo qui aurait sans doute perduré si celui-ci n’était pas mort. Les évènements qui se sont déroulés depuis, l’étranglement démocratique depuis 2009, la brutalité et la violence politique latente et réelle au Gabon ont parachevé sa nouvelle orientation politique. Plus que tout autre, il a fait l’expérience, d’un homme, Ali Bongo, ne connaissant pas le Gabon, se défiant des anciennes élites proches de son père, et usant de méthodes peu courantes dans le contexte gabonais. M. Bongo fait peu cas des fidélités construites par Omar Bongo, des équilibres ethniques, et finalement du parti unique qu’il méprise oubliant qu’il est la clé de la confiscation du pouvoir.

En définitive, le pouvoir personnel d’Ali Bongo est devenu un repoussoir et un danger y compris pour ceux dont on s’attendait le moins qu’ils s’en écartent. Telle est la situation de Jean Ping adoptant aujourd’hui un vocabulaire d’opposition franche et déterminée sur la nature du régime et l’urgence à s’en débarrasser.

Evidemment, le Mouvement Civique du Gabon considère avec avantage ce nouveau ralliement aux thèses et aux actions en faveur du changement au Gabon. Mais, jean Ping, en tant que nouvel arrivant sur ce combat, doit proposer un discours qui s’appuie sur une autre vision du Gabon : pas seulement parier de sa personne, mais aussi proposer un projet global avec des propositions concrètes et innovantes.

A une question clairement posée sur les futures élections présidentielles, Jean Ping a clairement fait comprendre que si les responsables de l’opposition gabonaise le lui demandaient, il accepterait d’être candidat à l’élection présidentielle, parce que la situation est devenue insupportable et humiliante au Gabon.

Quoi qu’il en soit, le Gabon ne pourra se priver de la contribution politique de Jean Ping à la condition que son courage ne soit pas un effet de saison. Mais, personne à ce jour ne pourrait lui intenter ce procès.
Pour notre part, le conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon considère avec la plus grande bienveillance le ton et l’action politiques de M. Ping pour changer le Gabon.

Nous souhaitons rappeler cependant que l’Union africaine n’est pas la réplique de l’Union européenne, que sa représentation n’est pas plus démocratique que celle des Etats qui la composent.

Par ailleurs, l’Union européenne s’est d’abord forgée sur l’idée d’une développement économique commun avant de devenir un projet politique fondé sur des idéaux d’Etat avec des fonctionnements démocratiques, ce qui n’est pas le cas de la plupart des Etats africains.

L’union européenne aborde par ailleurs des volets de la vie quotidienne de ses ressortissants en tentant de les améliorer, intentions inexistantes pour les populations africaines.

Le Mouvement Civique du Gabon estime que Jean Ping est courageux d’avoir rendu compte dans son livre des mécanismes d’imposition sur les cas de la Côte d’Ivoire et de la Libye, que l’on n’avait jamais vus auparavant..

Mengue M’EYAA

Présidente du conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon



Gregory Ngbwa Mintsa, ou l’éternité de la résistance à l’oppression…
12 avril, 2014, 19:21
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Hommage à Grégory Ngbwa Mintsa, mon camarade de combats, mon frère, mon ami !

Gregory Mintsa

Il avait été un des organisateurs du forum des indignés à Libreville.

Gregory Ngbwa Mintsa a été un des premiers journalistes sur la radio panafricaine Africa n°1 à être sarcastique, au style alerte, et pertinent sur les ondes avec Francis Edou, son compère. Il s’est engagé ensuite pour servir la démocratie à travers la transparence et la révélation au monde et aux Gabonais des vols et méfaits du clan Bongo depuis plus de 40 ans.

C’était aussi la grande époque d’Africa numéro 1, une époque où les journalistes avaient du tempérament.

Il a été arrêté à plusieurs reprises et torturé. Le régime essayait d’obtenir de lui qu’il cesse de contester. Son corps était très abîmé par toutes ces violences, mais le mental était d’acier.

Fils de diplomate, il a grandi en France. Il était imprégné de la culture occidentale (il était amateur de chants grégoriens), mais il était imprégné de sa culture traditionnelle fang en même temps. Il aimait rendre notre culture vivante et comtemporaine. Il ne supportait pas l’arrogance et le cynisme avec lesquels le Gabon était pillé. Il ne supportait pas que la France impose aux Gabonais d’être gouvernés par des incompétents.

Il était sensible aux problématiques environnementales. Il m’avait d’ailleurs parlé des massacres environnementaux des Chinois dans l’Ogoué Ivindo. Il s’amusait de ce que les occidentaux venaient filmer les grands singes au Gabon sans s’intéresser aux singes les plus intelligents, à savoir les hommes et les femmes de ce pays.

Reconnu dans le monde entier dans son action militante contre la dictature gabonaise, notamment en France par Survie et par Sherpa, par de nombreuses ONG et partis politiques comme EELV et le Parti communiste, il avait prononcé le discours suivant lors d’un prix de l’intégrité qui lui avait été remis.

Grégory n’a jamais cédé au régime, contrairement à d’autres.

Je l’ai vu la dernière fois en 2009 à Libreville à la veille du meeting de l’opposition pendant l’élection présidentielle au quartier Rio au cours duquel Pierre Mamboundou m’avait proposé de prendre la parole.

Il m’avait conseillé de regarder avec attention cette foule; le coeur du peuple gabonais bat au quartier Rio, malgré les victoires électorales volées les unes après les autres.

Nous garderons intacts ses combats, afin qu’un jour il fasse partie de ceux qui auront fait la longue marche vers la liberté du Gabon.

C’est notre frère qui est parti, mais il est au milieu de nous! J’entends d’ici son rire en cascade…

Ô rires ! le rire d’un combattant !

Mengue M’Eyaà
Présidente du Conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon

Ancienne journaliste-animatrice Africa n°1
http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr/

Discours de Gregory Ngbwa-Mintsa, prononcé le 12 novembre 2010, au Queen Sirikit National Convention Center de Bangkok (Thaïlande).

« Mesdames et Messieurs,

C’est un insigne honneur pour moi de me retrouver au sein de cette illustre assemblée afin de recevoir cette noble distinction. Je ne sais pas si je la mérite plus que d’autres, car, à travers le monde, nombreux sont ceux qui se battent pour un monde meilleur. Nombreux sont ceux qui, comme Sergei Magnitsky qui aurait du être avec nous, ce soir, ont donné leur vie pour l’équité et la justice.

Mesdames et Messieurs,

Face aux multiples formes de la violence totalitaire, une action isolée a très peu de chance d’aboutir, si elle n’est pas soutenue par des forces solidaires. Sans le soutien sans faille de la solidarité internationale que vous animez, je ne serais probablement pas là ce soir. Je ne vous en remercierai jamais assez. Je voudrais remercier particulièrement Transparence France et Sherpa pour avoir toujours entretenu des relations basées sur le respect et pour avoir été la cheville ouvrière d’une grande victoire.

En effet, cette semaine, la Cour de Cassation a jugé recevable la plainte Bien Mal Acquis. Cette décision constitue une victoire historique. Outre qu’elle affirme la volonté d’indépendance de la justice française vis-à-vis des pouvoirs politiques et des puissances d’argent, elle préfigure également la fin de l’impunité du crime patrimonicide, appropriation du patrimoine public par des individus ou des groupes d’individus.

Le fait patrimonicide est bel et bien un crime. En effet, quelle différence y a-t-il entre celui qui est poursuivi pour crime contre l’humanité pour avoir décimé un village par le feu et le sang et celui à qui l’on déroule le tapis rouge, alors qu’il s’est approprié le patrimoine qui aurait du permettre à des gens de naître, de grandir, de se nourrir, de s’éduquer, de se soigner, de travailler, d’aimer, de fonder une famille, d’élever ses enfants, de leur laisser un monde meilleur et de mourir en paix ? La différence est que, parce qu’il est moins spectaculaire, le crime patrimonicide n’intéresse indirectement les médias et les opinions que lorsqu’il tourne à la famine, lorsque les peuples spoliés et désespérés par la misère et la mort, prennent les armes ou posent des bombes.

Il nous appartient, donc, de revoir nos paradigmes. Ne nous laissons pas aveugler par le cynisme du dogme selon lequel le marché, le profit, l’argent sont les seuls crédos de l’humanité, sous le postulat qu’il ne peut en être autrement. Pourtant, il peut en être autrement. Le profit doit servir la vie, et non l’inverse : quel est le bilan humain d’un chef d’Etat, lorsqu’il est directement responsable de la mort d’au moins une personne par jour -365 morts par an- à l’échelle d’un mandat renouvelable à vie? N’est-il coupable pas de crime contre l’humanité ?

Si je suis ici, aujourd’hui, ce n’est pas seulement parce que nous partageons une philosophie. Si je suis ici aujourd’hui, c’est, et je ne vous en remercierai jamais assez, parce que j’ai joui de la solidarité active de la communauté ici présente et de bien d’autres organisations.

C’est pourquoi, confiant dans votre détermination, je vous invite à mobiliser toutes nos énergies pour que le crime patrimonicide soit reconnu par le droit international comme un crime contre l’humanité devant lequel il ne faut plus dérouler le tapis rouge. »



La poétique du Mvett par la professeure Angèle Ondo
8 mars, 2014, 20:08
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Angèle Ondo, docteure en lettres, professeure à l’université de Libreville au département de littérature africaine, et ancienne ministre aux droits des femmes, a présenté son ouvrage d’analyse littéraire de la poétique du Mvett, épopée traditionnelle fang à la librairie L’Harmattan à Paris (rue des écoles).

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Elle a d’abord exposé aux lecteurs présents le champ dans lequel les recherches sur le Mvett ont été menées. Comme le précise la préface du professeur Mve Ondo, recteur honoraire de l’université de Libreville, « oui, la leçon du Mvett est philosophique. Et c’est parce que l’homme a toujours besoin d’un horizon qui le fonde et lui donne sens qu’il est un Immortel, ou plutôt, un être pensant. »

 

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Pour ma part, cette présentation a fait sens. Elle a démontré qu’une culture aux références antiques égyptiennes est bien porteuse d’universel et prend place parmi les grandes traditions philosophiques, métaphysiques et ésotériques, comme l’a si bien exprimé la professeure Angèle Ondo.

C’est pourquoi d’ailleurs, l’UNESCO a inscrit le Mvett comme faisant partie du patrimoine immatériel de l’humanité, comme un art total sur le plan esthétique.

Angèle Ondo se considère comme disciple du grand maître Tsira Ndong Ntoutoume.

Elle dit de lui que « l’expression est élevée à un niveau esthétique qui fait dire à Tsira Ndong Ntoutoume, que la langue chante. »

Elle a d’ailleurs indiqué que trois femmes furent elles-aussi des maîtres du Mvett. Dans la culture fang, personne ne compte pour rien.

La formule déclamée héritée de la tradition orale dans le Mvett est:

« Je sème le vent!
Oui!
Je tire l’éléphant!
Oui!
Qu’écoutent vos oreilles?
Elles écoutent le Mvett! »

C’est sur un fond musical de Mvett qu’ Angèle Ondo a réussi, dans cette belle librairie du quartier latin, à captiver son auditoire et à susciter de nombreuses questions d’un public divers d’Européens, d’Antillais,et d’Africains. Les Gabonais présents appartenaient à toutes les ethnies.

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Mengue M’Eyaà, présidente du conseil exécutif du mouvement civique du gabon et Mme Angèle Ondo, auteure, professeure d’université, ancienne ministre.

Preuve de l’intérêt, le stock d’ouvrages prévu par la librairie L’Harmattan était épuisé à la fin de la soirée.



Elisabeth Guigou en Centrafrique: sécurité et démocratie!
8 mars, 2014, 19:58
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Élisabeth Guigou, présidente de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, était en Afrique dans le cadre d’une mission parlementaire.

 

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Elisabeth Guigou, députée, présidente de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Après une escale rapide à Libreville, elle s’est rendue en Centrafrique où elle a pu rencontrer la présidente de transition  centrafricaine, Catherine Samba Panza, le premier ministre e ce pays et les organisations non gouvernementales impliquées sur le terrain.

 

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Catherine Samba Panza, présidente de transition de la République centrafricaine -

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Vue aérienne de Libreville, capitale du Gabon.

 

A titre personnel, il m’est agréable de savoir qu’ Elisabeth Guigou ait pu humer l’air de mon pays d’origine, où elle est connue et respectée, avec Jean-Pierre Cot, ministre de la coopération de François Mitterrand,qui a laissé un très bon souvenir dans les consciences des démocrates gabonais. Élisabeth Guigou, ministre de la Justice, avait exigé, dans les années 2000, des explications à un magistrat français qui était allé au Gabon légitimer une pénultième élection contestée.

Forte de cette crédibilité auprès des populations africaines, tant en Afrique centrale qu’en Centrafrique, elle était à la tête d’une délégation de parlementaires français, avant que le Parlement ne débatte et ne vote la prolongation de la présence française en Centrafrique.

D’après son compte-rendu, sur France Info, elle a constaté que la sécurisation de la capitale a commencé. Elle y a vu une reprise normale avec des taxis, des commerces, mais aussi  des bandits qui continuent à profiter d’un contexte de fragilité des institutions de l’État. Les populations recommencent à avoir accès aux denrées alimentaires dans des conditions décentes.

Il est urgent que les 10 000 casques bleus prévus par l’ONU arrivent sur un territoire immense dans lequel des vengeances sont tenaces. Elisabeth Guigou  a noté qu’Idriss Déby est favorable à la venue de ces casques bleus qui renforceront les 6000 soldats de la MISCA et les 2000 soldats français présents. Il serait d’ailleurs souhaitable que les Européens puissent être présents à leur tour en tant que tels.

Le déplacement d’Élisabeth Guigou consistait à établir un état des lieux de la situation centrafricaine avant d’en débattre au Parlement. Il allait aussi dans le sens d’une volonté de réconciliation nationale en appui de la démarche de la présidente centrafricaine

L’intervention de la France au Mali était une une guerre contre le terrorisme et contre l’obscurantisme.

En Centrafrique, ils’agit d’une intervention humanitaire, qui devrait en même temps aboutir à un processus démocratique comme au Mali.

La France a pris ses responsabilités contrairement aux autres pays européens en empêchant que des Etats tombent dans les mains de terroristes internationaux, et qu’un nouveau processus génocidaire à la rwandaise puisse survenir en Centrafrique.. Il faut noter que les pays européens ne peuvent passer leur temps à se plaindre de l’émigration des populations du Sud vers le Nord sans s’engager pour que les conditions de vie sur place et la démocratie puissent s’améliorer, qu’elles vivent dans leur pays de façon décente.

Après les élections dans ce pays, il serait souhaitable d’ouvrir le volet du développement et de renforcement de l’Etat. Ce pays devrait donc faire partie des pays prioritaires au niveau de la France et en Europe.

Ma propre analyse consiste à penser que l’on ne peut continuer en Afrique à avoir une position de réaction au « coup par coup », qui finalement revient à ménager les dictateurs en place, seul personnel politique au pouvoir et pour cause depuis 30 à 40 ans.

Il faudrait une mise en perspective générale de l’action de la France en Afrique vers tune démocratisation qui ne soit pas circonscrite qu’à la lutte contre le terrorisme, avant que d’autres situations centrafricaines n’émergent sur le continent. C’est donc une réflexion générale sur la démocratie à entamer afin de ne pas être dans une logique de « pompier »consistant à éteindre les feux une fois qu’il est trop tard. C’est aussi cela la mission de la gauche au pouvoir.

Le clin d’œil politique de Barack Obama a été significatif de ce nouvel état d’esprit lorsqu’il a emmené François Hollande dans la maison de Thomas Jefferson, un des founding fathers des Etats-Unis, qui a porté très haute l’idée de liberté démocratique dans ce pays et qui a été un des hommes qui a soutenu en France la Déclaration des Droits aux côtés de Lafayette, et l’a ensuite fait connaître dans son pays. Cette visite était donc un geste symbolique de ce soutien à notre belle devise « Liberté, Egalité et Fraternité ! »,valable pour tous les peuples du monde, y compris les peuples africains.

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement civique du Gabon

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 



Les voeux du Mouvement Civique du Gabon pour l’année 2014!
1 janvier, 2014, 12:49
Classé dans : Non classé

 

Mengue M'Eyaa

 

 

Cher-e-s compatriote-s, Gabonaises, Gabonais,

 

Nous entamons la cinquième année d’existence du régime illégitime qui a succédé à celui d’Omar Bongo,  du même clan au pouvoir depuis mars 1967.

Les élections locales de décembre 2013 ont été à l’image des précédentes « consultations » électorales généralement insincères et marquées par les fraudes habituelles. Malgré leur caractère incertain et provisoire, les résultats tendraient à démontrer que, malgré la fraude, le parti-Etat ne parvient toujours pas à imposer sa « victoire ». 

Conformément à nos craintes, la biométrie n’a pas été la « potion » magique qui allait installer de la fiabilité dans les élections. Nul n’ignore les liens de l’entreprise en charge de la biométrie avec les hommes de l’ancien président français. Le Mouvement civique du Gabon avait donc raison de proposer que tout devait être mis à plat au plan électoral (recensement. Code électoral, cour constitutionnelle, constitution, etc) sous l’égide de l’Union européenne et des Nations Unies, et surtout pas sous l’égide de l’Union africaine, qui n’a jamais rien réglé.

Vouloir aller aux élections comme si nous étions en démocratie, c’était prendre le risque de se heurter à un pouvoir brutal qui ne respecterait aucun principe élémentaire en matière électorale.

Si ce n’était tragique pour notre pays, fin 2013, le Gabon vient d’obtenir la présidence d’une commission chargée des Droits de l’Homme aux Nations Unies. Combien le Gabon a-t-il dû encore payer aux autres Etats africains pour occuper cette fonction, qui, dans l’absolu, est très honorable et aurait pu revenir à des pays démocratiques, tels que le Ghana, le Sénégal, le Libéria….

Ainsi, le régime qui a fait assassiner Germain Mba, Joseph Redjambe, Pierre Claver Zeng, sans doute Pierre Mamboundou, des journalistes comme ceux de Makongonio en 1987, et bien d’autres en 1990, serait reconnu comme un défenseur des Droits de l’Homme. De qui les chefs d’États africains se moquent-ils ? Du peuple gabonais ? Et pendant combien de temps encore ? Et d’ailleurs, la France, membre permanent du conseil de sécurité des Nations Unies,  ne s’ y est pas opposé..

Sans doute, le régime va-t-il pouvoir ouvrir sur lui-même une enquête internationale sur les assassinats commis à Port-Gentil par ses milices armées en septembre 2009 ?

Il pourra ainsi auditionner les experts, dont le professeur André Kombila, qui a fait un rapport détaillé sur les atrocités commises par le régime. M. Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU, et certaines autorités françaises ont eu ce rapport. Personne ne peut donc l’ignorer.

Il pourra également s’auto saisir également afin d’établir toute la lumière sur les violences exercées cette année sur les lycéens et sur les étudiants qui manifestaient pacifiquement.

Enfin, il y a l’ horreur des crimes dits « rituels » qui n’ont de « rituels » que le nom et qui pourraient cacher des trafics d’organes associant des membres du pouvoir. Les enquêtes judiciaires piétinent lamentablement. La Justice semble atteinte d’une étrange cécité, peinant à enquêter et à arrêter les criminels.

A qui profitent donc ces crimes ? Les démocrates gabonais-e-s connaissent tous la réponse pendant que l’opinion internationale feint d’y voir une sorte d’odieuse singularité ethnico-mystique d’une société primitive exotique, dont elle raffole.

Évidemment, depuis les Nations Unies, la commission des droits de l’Homme présidée par le Gabon, ne s’intéressera certainement pas à ces situations. 

Et la France dans tout cela ? Nos attentes étaient fortes envers François Hollande et envers la gauche au pouvoir.

La France s’est engagée en Afrique sur des terrains militaires sur lesquels il n’y a rien à redire. Toutefois, pour ce faire, elle a dû employer une stratégie diplomatique et mimer le dialogue avec des Etats dont la gouvernance est aux trois-quarts usurpée.

C’est le cas du Gabon, qui s’est retrouvé comme pays hôte des négociations centrafricaines avec le succès qu’on lui connaît, c’est à dire une entrée en guerre précipitée de la France sans avoir pu faire appel à ses partenaires européens. Où sont donc passés les accords de Libreville dans ce désastre annoncé ?

Pouvait-il en être autrement après la médiation « baroque » du Gabon et du Congo à Libreville ?

Ces deux kleptocrates étaient bien incapables de gérer la moindre réconciliation centrafricaine.  Ces deux pays sont aux prises avec une crise politique et sociale majeure et avec un déficit démocratique global, dont l’illustration la plus régulière est l’affaire des biens mal acquis. Ces dernières sont-elles d’ailleurs enterrées ou elles seront traitées un jour?

Alors, nous nous interrogeons sur l’action de la France, ce malgré certaines excellentes initiatives du Gouvernement et du ministre Pascal Canfin en matière de développement.

Pour quelles raisons séparer le développement de la diplomatie de la France en Afrique centrale ? Le chantier des transitions démocratiques coûtera sans doute moins cher que les guerres à mener. Ce sera le moyen pour le Président français de revenir à son discours du Bourget sur la marginalisation des dictateurs qui devaient avoir peur de son arrivée au pouvoir. Qui veut-on ménager et pourquoi ?

Quand, par ailleurs, il nous est signalé qu’une conseillère diplomatique en poste à la Présidence de la République française, en charge des questions africaines, se serait autorisée, selon la Lettre du Continent, à faire savoir qu’elle trouvait « moderne » M. Bongo.

Dans quel monde sommes nous si ce genre de personnes conseille le Président de la République française issu de la gauche, sur la politique africaine de la France ? Il y a un vrai problème sur le Gabon et la France.

Nous attendrions du Président de la République française qu’il manifeste, comme son parti, un peu plus de considération à l’égard du peuple gabonais et des forces démocratiques en lutte dans notre pays. Pour le moment, son capital de sympathie auprès des bi-nationaux qui votent en France n’est pas encore entamé.

Mais, François Hollande a encore la possibilité d’ouvrir une nouvelle page au Gabon en cohésion avec l’histoire des idées auxquelles il se rattache (les Lumières, la Révolution française, les Droits des femmes, la redistribution sociale et ce qui est constitutif de la démocratie en France, etc), car les peuples d’Afrique centrale sont en attente depuis un demi siècle.

Pas seulement au Mali, qui a déjà connu l’alternance,  en Centrafrique, mais aussi au Togo, au Congo, en RDC et au Gabon … Et partout où cela est nécessaire. Pourquoi balkaniser l’action diplomatique en Afrique entre les pays qui ont des droits à la démocratie et ceux dont on ne doit jamais parler ?

Bien sûr, l’essentiel des efforts pour libérer le Gabon reste à faire par les Gabonais-e-s eux-mêmes.

Un constat s’impose: il est inutile de penser que les seules élections feront partir le régime. Il faut a minima une conférence nationale qu’elle soit provoquée pacifiquement ou qu’elle soit arrachée.

C’est la seule condition du changement dans notre pays le Gabon. C’est aussi la condition pour que notre pays puisse recouvrer un minimum de souveraineté puisque aujourd’hui, le Gabon est gouverné par un Béninois, et le Français qui est secrétaire général adjoint de la Présidence de la République. Quelle honte ! C’est unique dans le monde.

Quels que soient les griefs qu’on peut avoir sur Omar Bongo, ce dernier n’aurait jamais accepté une telle situation d’écrasement des Gabonais et d’atteinte à la souveraineté nationale. Ces deux hommes décident de tous les contrats de l’Etat et payent rubis sur ongle les prestations inutiles et mégalomaniaques  de M et de Mme  Attias, dont personne n’a besoin, au détriment des entrepreneurs gabonais, qui doivent patienter à l’infini. Une telle détestation d’un pays et de ses forces vives n’a pas d’égal dans le monde…

Permettez-moi, en cette fin d’année, de laisser la parole à Nelson Mandela, qui ne fait pas que nous inspirer et dont les paroles appellent à l’action :

« j’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et que j’espère accomplir. Mais si nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. » (extrait des paroles de Nelson Mandela, citées par le Président Obama lors de l’oraison funèbre en Afrique du Sud).

A vous, et à vos familles, aux combattant-e-s de la démocratie, aux résistant-e-s, au peuple gabonais, j’adresse au nom du Mouvement Civique du Gabon, tous nos vœux de réussite et de bonheur en cette année 2014.

Vive la République Gabonaise,  

Vive un Gabon souverain et démocratique!

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

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La jeunesse gabonaise réprimée en plein sommet sur la paix et la sécurité en Afrique
4 décembre, 2013, 23:04
Classé dans : Non classé

Alors que s’ouvre le sommet France –Afrique avec un panel de dictateurs et quelques présidents élus démocratiquement que l’on peut compter sur les doigts d’une main (Sénégal, Mali, Guinée et Niger), la jeunesse africaine est en ébullition protestant de ses conditions d’études au Gabon et au Togo.

On peut noter l’absence du Président Jacob Zuma  de la République sud-africaine qui n’a sans doute pas souhaité s’afficher aux côtés d’individus peu recommandables. N’oublions pas qu’il est le Président du pays de Nelson Mandela et il connaît ce qu’est le prix de la liberté pour son pays.

Dans ces conditions, à quand un sommet sur l’insécurité sociale et politique des citoyens africains ?

En face de cette jeunesse, les méthodes sont les mêmes : répression, arrestations, intimidations. Ainsi, le régime gabonais utilise la violence pour ne pas avoir à dialoguer avec une jeunesse étudiante et lycéenne désenchantée. Les forces de répression n’hésitent pas à molester les jeunes gens désarmés y compris à l’intérieur des établissements scolaires, dans les lycées et dans les collèges. Cette situation est scandaleuse. Le « ministre » de l’éducation nationale feint de ne rien voir et, au lieu d’ouvrir le dialogue, le régime brutalise ces enfants, qui ont soif d’éducation, révoltés par leurs conditions d’études.

Qui a t-il de plus beau pourtant qu’une jeunesse qui demande à avoir accès à l’éducation dans un des pays les plus riches d’Afrique ? Cela, on le lui refuse. Au contraire, comme seule réponse, la violence des matraques et les gaz lacrymogènes … La jeunesse gabonaise est comme toute les jeunesses du monde. Elle a le droit d’espérer bénéficier des richesses du Gabon par de bonnes conditions d’études et surtout de se construire un avenir dans des conditions plus acceptables. La jeunesse se lève et ne veut plus courber l’échine.

La situation politique interne au Gabon est par ailleurs complètement bloquée depuis septembre 2009 et le putsch électoral du clan Bongo, qui s’est succédé à lui-même.

Personne ne sait comment les élections locales vont se dérouler alors que le pouvoir illégitime et une partie des opposants jouent à un indécent jeu de rôle au milieu d’un incendie.

Nous exigeons que le régime illégitime exerçant le pouvoir de fait depuis qu’il y a été installé par Nicolas Sarkozy cesse toute forme de violence envers la jeunesse gabonaise.

Une fois encore, la conférence nationale souveraine préparant des élections présidentielles anticipées s’avère la seule solution face à un pays en crise depuis le coup d’Etat électoral de septembre 2009.

Mengue M’Eyaà Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

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