Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Sourd et obtus, le pouvoir illégitime gabonais s’enfonce dans la spirale de la terreur!
24 décembre, 2014, 9:48
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DECLARATION DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON

 Jean Ping, ancien président de la commission de l’Union africaine et ancien ministre des affaires étrangères, et à ce titre ancien président de l’assemblée générale des Nations unies, convoqué avec d’autres leaders de l’opposition gabonaise, dont Zacharie Myboto, président de l’Union nationale, par la « police criminelle »!

arrestation Jean Ping

Quels crimes ont-ils commis en manifestant pacifiquement au carrefour Rio? Plutôt que d’écouter les conseils internationaux qui sont donnés et renouer le dialogue,le régime s’enfonce dans la logique répressive en arrêtant à tort et à travers.

 Peut-être le régime veut-il empoisonner les leaders avec les substances radioactives achetées  dans les ex républiques soviétiques.

 Le représentant du secrétaire général des Nations Unies, qui a reçu l’opposition, a souhaité un apaisement par le dialogue, tout comme le Parti socialiste, qui a souhaité une solution politique, ce qui convient à l’opposition qui veut aller à une transition démocratique par le dialogue.

 Le droit de manifester, le droit d’association ou le droit d’expression libre font partie des droits fondamentaux inscrits dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

 Ironie de l’histoire: le Gabon préside la commission des Droits de l’Homme aux Nations Unies: cherchez l’erreur!

 Les Nations unies toléreront-elles longtemps une telle incohérence?

 Bongo n’est vraiment pas à sa place. Qu’il parte!

 Les responsables politiques ont une attitude digne en se rendant aux convocations, mais ils prennent un grand risque d’être emprisonnés de manière arbitraire comme le sont déjà les courageux Gabonais et Gabonaises détenus dans un endroit inconnu au Gabon, et qui n’ont toujours pas été relâchés.

 Nous protestons avec la plus grande énergie et dénonçons ces arrestations arbitraires par la police politique et nous demandons au représentant des Nations Unies et à tous les ami-e-s du Gabon d’user de leur influence pour faire libérer les personnes incarcérées.

 Il faut que le régime cesse la terreur et s’oblige au dialogue pour une transition démocratique en vue de la préparation des prochaines élections présidentielles.

 Le 24 décembre 2014,

 

Mengue M’Eyaà

 Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon



Un étudiant assassiné au meeting de l’opposition à Libreville: M. Bongo, démission!
20 décembre, 2014, 23:33
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A la suite de l’assassinat commis ce 20 décembre à Rio par les milices du régime gabonais, M. Bongo doit quitter le pouvoir dans les plus brefs délais.

Rio 1Rio 2

Arrivé au pouvoir en septembre 2009 à la suite d’un coup d’Etat électoral, sa présence à la tête de l’Etat n’a jamais été acceptée par les Gabonais, ce d’autant plus qu’il a violé les dispositions constitutionnelles qui ne l’autorisaient pas à se présenter.

Ce 20 décembre, le  Front uni de l’opposition  a demandé à M. Bongo, de manière pacifique,

de quitter immédiatement le pouvoir afin qu’une transition démocratique puisse enfin intervenir au Gabon.pour la première fois depuis 50 ans.

Le représentant de M. Ban Kii Moon, secrétaire général des Nations unies,  dans la sous-région a appelé au « dialogue » entre le pouvoir illégitime et l’opposition.

Or, la phase de dialogue n’est plus possible.

Dans quel pays du monde peut-on dialoguer lorsque des hommes ou des femmes sont assassinés froidement parce que M. Bongo ne reconnait pas le droit de manifester, un droit fondamental défendu par les Nations Unies?

Alors que des arrestations arbitraires ont lieu, notamment  de journalistes,  des intimidations et un climat général de défiance vis à vis du régime,

Il est trop tard pour dialoguer.

Ce pouvoir illégitime ne comprend que la force aveugle et brutale.

A-t-on demandé aux Tunisiens de dialoguer avec Ben Ali? Ou aux Burkinabés de dialoguer avec Compaoré?

Pourquoi serait-ce donc possible au Gabon?

Nous rappelons également qu’un mémorandum avait été remis à M. Ban Kii Moon, secrétaire général des Nations Unies,  en septembre 2009 sur les meurtres de Port Gentil (rapport de Pierre-André Kombila).

La mission de l’ONU est de veiller à ce que les peuples puissent disposer d’eux-mêmes et que leurs droits fondamentaux soient respectés.

Ce n’est pas le cas au Gabon.

Le discours de Dakar tenu par le Président Hollande a affirmé qu’une nouvelle page devait se tourner:  la démocratie est maintenant une exigence moderne qui doit toucher l’Afrique, et donc le Gabon.

Le meeting de l’opposition gabonaise était une entrée dans la modernité des peuples qui veulent vivre libres.

Comme au Burkina Faso, M. Bongo doit être destitué avant qu’il ne soit trop tard.

Nous présentons nos condoléances à la famille du jeune homme assassiné.

Nous protestons une fois de plus contre l’impossibilité au droit de manifester.

Le Mouvement civique du Gabon appelle à la poursuite  de la mobilisation jusqu’au départ de M. Bongo, condition sine qua non à un retour au fonctionnement normal des institutions gabonaises gravement menacées par sa présence au pouvoir.

 

Rio 3

 

 

Mengue M’Eyaà

 

Présidente du conseil exécutif

du Mouvement Civique du Gabon

 

 



Appel à la mobilisation!
20 décembre, 2014, 10:39
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- APPEL -

 

LE MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON S’ASSOCIE  AU FRONT UNI DE L’OPPOSITION

ET APPELLE LES GABONAIS ET LES GABONAISES A SE MOBILISER LE 20 DECEMBRE A LIBREVILLE AU QUARTIER RIO A PARTIR DE 13 H,ET PARTOUT DANS LE MONDE DANS DES LIEUX EMBLEMATIQUES DU REGIME.

 

M. BONGO doit quitter le pouvoir. Une nouvelle élection, démocratique et pluraliste, doit avoir lieu pour mettre fin à 50 ans sans aucune alternance.

 

 

MENGUE M’EYAA

PRESIDENTE DU CONSEIL EXECUTIF

MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON 

 

drapeau gabonais

 



Un rendez-vous manqué avec l’Histoire du Gabon…
8 décembre, 2014, 10:30
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 Déclaration de Paris du Mouvement Civique du Gabon

mengue-meyaa

 

 Le Conseil exécutif du Mouvement souhaite la bienvenue aux éminentes personnalités venues du Gabon pour lesquelles nous avons une grande estime.

 C »était soi-disant un« congrès des Gabonais de la diaspora ». C’est devenu en quelques heures le « congrès de l’opposition gabonaise ».Il faudrait vraiment changer de logiciel dans la façon de faire de la politique, car il n’est plus possible d’agir comme dans les années 80.

 Nous voulons de la transparence, de la clarté, de la hiérarchie dans les niveaux de responsabilités, et du respect, notamment envers des femmes engagées et des  responsables politiques, tels devraient être les maîtres-mot du changement. Nous voulons aussi du contenu dans les idées.

 Face aux violences policières du régime, il est plus confortable d’être à Paris dans un grand hôtel de Neuilly sur Seine à la Défense, plutôt qu’à Petit Paris ou à Kinguelé. Le régime, on le sait, ne respecte pas le droit inaliénable d’association, de réunion et de manifestation.

 Mais cette situation n’est pas connue qu’au Gabon.

 Les leaders politiques gabonais, et militants de la société civile, avaient pourtant fait des tournées dans les provinces aux fins de mobiliser sur le terrain, comme au Burkina, au Togo, en Tunisie ou au Sénégal. Ces tournées commençaient à avoir des échos dans tout le pays et au plan international, comme dans le reste de l’Afrique..

 Alors pourquoi Paris ?Est ce que c’est parce que les billets d’avion aller-retour étaient payés par un généreux donateur, sans doute, M. Jean Ping, ce qui est une initiative louable. 

 Vue d’Europe, cette initiative aurait dû être confiée au Front uni de l’opposition pour lui donner de la force politique de rassemblement politique, plutôt qu’à une petite association de misogynes prétentieux et récupérateurs, aux parcours obscurs..

 Paris représente-t-elle l’alpha et l’oméga de la fascination de l’acteur politique gabonais ?L’alternance doit-elle attendre l’onction élyséenne ou solférinesque ? Ce d’autant plus que le Président Hollande a marqué son attachement aux processus démocratiques et constitutionnels.?

 Les Burkinabés, les Sénégalais, les Nigériens,les Togolais, les Tunisiens ont-ils eu besoin de passer par Paris pour accéder à l’alternance démocratique ?

 Ce ne sont pas les réunions dans les grands hôtels parisiens qui font rentrer dans l’histoire du Gabon. Il faut faire de la politique de manière moderne, si nous ne voulons pas que la société que nous promouvons ressemble à celle du passé.

 L’obsession de vouloir rencontrer des personnalités françaises, à gauche comme à droite, ne va pas se substituer au soulèvement populaire tant attendu.

 S’il est important de savoir que le Président Hollande a manifesté toute sa sympathie pour le respect des formes démocratiques, seule la mobilisation au Gabon pourra avoir raison du pouvoir illégitime du clan Bongo.

 Les « Accords de Paris » se passaient sous l’égide du Gouvernement français dans un contexte post électoral. Des observateurs internationaux validaient les dispositions prises et assuraient la régularité et la légitimité des débats.

 En définitive, une réunion pour rien à Paris, avec d’éminentes personnalités, fondée sur l’exclusion d’acteurs légitimes, débouchera sans doute sur la récupération par une association, sans influence et sans aucun impact sur la classe politique française (de droite et de gauche).

 C’est une occasion manquée en raison des préjugés ethniques, machistes, des organisateurs de cette réunion.

 Bon séjour touristique à Paris et retour prochainement à la case Gabon pour restituer au combat politique sa véritable identité et son vrai sens.

 Pour qu’une telle réunion puisse déboucher sur un résultat crédible, le Mouvement Civique du Gabon avait recommandé qu’ elle devait émaner du front uni de l’opposition en vue du changement, et sans aucune exclusion. Ce ne fut pas le cas .

 On ne rentre dans l’Histoire qu’à partir de chez soi, c’est à dire du Gabon.

 

Mengue M’Eyaà

 Présidente du Conseil exécutif

 Mouvement Civique du Gabon

 

 

 Paris, le 7 décembre 2014

 



Affaires africaines de Péan 2014 : le clan Bongo à nouveau en transes !
10 novembre, 2014, 13:32
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DECLARATION

Alors qu’une transition démocratique se construit au burkina Faso après la chute de M. Compaoré, que les présidences africaines s’interrogent sur ce Président français, qu’ils croyaient avoir mis dans leurs poches en attendant que leurs vieux complices de la droite foccardienne ne revienne au pouvoir, les « nouvelles affaires africaines » éclairent les occidentaux sur un des derniers royaume de la Françafrique mafieuse : le Gabon.

Farbiaz et Menue M'Eyaà

Pierre Péan n’en finit pas de rendre un immense service à la démocratie en Afrique et au Gabon, faisant trembler sur ses bases le régime de mensonges du clan Bongo. Ce clan voulait faire croire à des « divisions internes entre Ali et Pascaline Bongo. Ils sont tout à coup réconciliés face à la menace que fait peser la divulgation de la vérité contenue dans son livre.

Les « affaires africaines », en 1983, touchaient au cœur de ce que l’on n’appelait pas encore «  la Françafrique », le cœur nucléaire de l’affairisme, la corruption, et les barbouzeries de la politique africaine de la France.

Ne l’oublions jamais ! Le Gabon ne connaissait pas en 1983 le multipartisme, obtenu en 1990 grâce à la mobilisation du peuple gabonais, pendant la Conférence nationale, et après l’assassinat de Joseph Redjmabé, ancien secrétaire général du Parti gabonais du Progrès (P.G.P).

Omar Bongo avait pris l’habitude sous de Gaulle-Foccard, puis sous Giscard, de faire selon son bon plaisir, d’enfermer, de torturer et même de faire assassiner avec l’aide, à l’époque, des services secrets français. Il y a eu au Gabon une installation dans la durée de moyens d’intimidation, de répression, d’humiliation, ou d’empoisonnement, de ceux ou celles qui s’opposaient au régime, allant jusqu’à la confiscation arbitraire des biens. Plusieurs leaders politiques gabonais ont connu les bagnes gabonais d’Omar Bongo : Pierre-Louis Agondjo-Okawe, Ntsira Ndong Ntoutoume Philippe, Oyono Aba’a, et bien sûr Jean-Marc Ekoh, à qui Pierre Péan dédie ce livre.

En 2014, Péan, après quelques autres enquêtes journalistiques, a recroisé l’Afrique à plusieurs reprises, puis, sans doute devant la scandaleuse longévité du clan Bongo, quels que soient les gouvernements français. Il reprend la plume pour décrire puis finalement dénoncer la mascarade de l’élection présidentielle de 2009. Il décrit le mensonge total de la biographie de M. Bongo, qui passe son temps à vouloir faire croire aux responsables français ce qu’il n’est pas. Il contextualise les différentes étapes d’une construction du faux : fausse naissance gabonaise, alors que ses parents nigérians existent bien, diplômes obtenus frauduleusement et usurpation de titres universitaires, élections tronquées…

Mais, cela a été dénoncé dans les prises de position par le Mouvement Civique du Gabon depuis 2009 :

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

Il y a bien usurpation de la part d’un clan dont les intérêts sont bien communs malgré des stratégies de communication visant à reproduire le schéma des anciens et des modernes en son sein.

Pierre Péan aime le Gabon, et on le croit. Car, seul un véritable Gabonais, ou un ami du peuple gabonais, peut décrire et analyser comme il le fait à la fois cette vallée de larmes qu’est ce pays dont le destin aurait pu être autre s’il n’avait eu à sa tête un clan installé par les Français dans les années d’après l’Indépendance.

Les informations sont bien sûr connues, mais Pierre Péan les rassemble, les met en cohérence pour que le lecteur moyen, notamment en occident, puisse mieux comprendre la nature criminelle du régime gabonais, et de celui qui mime le rôle de chef d’Etat.

Fait politique majeur, Ali Bongo n’est pas gabonais de naissance, et selon la constitution adoptée par le régime lui-même, n’aurait jamais dû être autorisé à se présenter à l’élection présidentielle. Son acte de naissance est fabriqué de toutes pièces lorsqu’on le regarde dans le détail.

La suite est connue et depuis 2009, la liste des absurdités est décrite avec précision : les razzias des jets setteurs du clan Attias à Libreville, qui vendent au pouvoir à prix d’or des séminaires de communication totalement inutiles, l’hyper pouvoir et la dépendance fétichiste de M. Bongo à M. Accrombessi à la Présidence de la République en violation de toutes les règles de souveraineté d’un Etat, les crimes dits « rituels » pilotés par des individus du régime…

Pour les responsable socidentaux qui l’ignoraient ou qui faisaient semblant de l’ignorer, c’est un travail sérieux de recherches, d’enquêtes, de croisement d’informations, que les Gabonais connaissent. Il était important qu’un observateur externe au Gabon puisse témoigner de ce qu’il sait. Il est proprement scandaleux de mettre en cause son travail parce qu’il est européen. Les propos racistes à son égard par le régime ne contredisent pas ses écrits.

Le Mouvement civique du Gabon tient à rendre hommage au travail mené par Pierre Péan dont l’attachement à la vérité et au combat démocratique au Gabon ne sont plus à démontrer. Ce qu’il décrit est désormais clair pour les responsables occidentaux.

Son ouvrage démontre un pays sinistré par plus de 45 ans de règne sans partage du clan Bongo.

Il s’en déduit plusieurs faits majeurs :

  • M. Bongo ne remplissait pas les conditions pour présenter sa candidature en 2009. Il a commis des faux dans son état-civil. Il est donc illégitime depuis l’élection présidentielle de 2009. Il doit quitter le pouvoir car ne peut à nouveau être candidat. Envisager qu’il puisse même être à nouveau candidat est hors de propos, au vu des mensonges sur son acte de naissance.

  • Le Gabon ne saurait être gouverné par quelqu’un sous l’emprise de féticheurs vaudous, ou de charlatans divers, qui en réalité, procèdent à des transactions financières autour du budget de l’Etat gabonais à des fins personnelles. C’est une situation d’atteinte à la souveraineté nationale qui disqualifie de fait celui qui tient lieu de président actuellement.

  • Compte tenu de ses fraudes, de ses mensonges sur sa naissance, la Cour constitutionnelle doit le déchoir de toute fonction officielle. Comme la Présidente de la Cour constitutionnelle est de sa famille, c’est au peuple gabonais de le destituer.

La transition démocratique est urgente.

9 novembre 20149 novembre 2014 - 1

 Le Front de l’Union de l’opposition s’est rassemblé le 9 novembre à Libreville. (photos: Jean-Pierre Rougou)

Le Mouvement Civique du Gabon est prêt à prendre sa part dans le changement devenu inéluctable auprès du peuple gabonais. Il est pleinement solidaire de l’appel du Front uni de l’opposition lancé le 9 novembre à Sobraga. Le Mouvement Civique du Gabon s’associe également au dépôt de la plainte contre M. Bongo qui sera déposée au nom du et par le peuple gabonais le 13 novembre 2014. C’est donc bien au Gabon que le changement se met en marche !

P/ le Mouvement Civique du Gabon

La présidente du conseil exécutif

Mengue M’Eyaà

DISCOURS DU FRONT UNI DE L’OPPOSITION – 9/11/2014

 

 

« Gabonaises, Gabonais, Chers Compatriotes,

 

Depuis la constitution du Front de l’opposition pour l’Alternance (le  FRONT), le 19 juillet 2014, ses membres  s’organisent et suivent attentivement et au jour le jour l’évolution de la situation politique, économique, sociale et culturelle de notre pays.

 

A la suite du coup d’Etat électoral de 2009, qui a généré la crise de légitimité, la vie du pays est ponctuée par des grèves  chroniques dans tous les secteurs, notamment dans l’enseignement, la santé, l’habitat, la fonction publique, les affaires sociales, signes d’un malaise social généralisé qui conduit inexorablement  le Gabon à l’implosion. C’est dans ce contexte de tensions que paraît le livre « Nouvelles Affaires Africaines, Mensonges et Pillage du Gabon » de Pierre Péan, après ses précédents ouvrages : « l’Emir d’Afrique » en 1982 et « Affaires Africaines » en 1983. Ces trois ouvrages apportent des preuves incontestables sur le pillage du Gabon et l’identité réelle d’Ali Bongo Ondimba, arrivé à la tête de l’Etat par effraction. Ils attestent qu’Ali Bongo n’est ni le fils de sang d’Omar Bongo ni celui de Joséphine Kama. 

 

La démonstration de M. Péan, journaliste d’investigation français, étayée par une longue enquête menée au Gabon, au Congo Brazzaville, et en France et renforcée par de nombreuses pièces à conviction, corrobore désormais les deux plaintes, classées sans suite, déposées au Tribunal de Libreville. Elle donne ainsi raison au recours pour inéligibilité introduit auprès de la Cour Constitutionnelle, lors de l’élection présidentielle de 2009, par l’un des candidats, Luc Bengone Nsi, membre du Front pour l’Alternance au Gabon.

 

Ces révélations confortent l’engagement du FRONT, exprimé le 19 juillet 2014, à porter l’affaire devant les tribunaux nationaux et internationaux.

 

 

 

Gabonaises, Gabonais, Chers Compatriotes,

 

La situation que nous vivons aujourd’hui part d’un complot ourdi par Ali Bongo et exécuté, à l’époque, par le Ministre de l’Intérieur, le Président de la CENAP, le Président de la Cour Constitutionnelle.

 

En effet, alors que bruissent à Libreville des rumeurs  sur ses origines étrangères, Ali Bongo Ondimba tente, le 24 avril 2009, de démontrer sans preuve aucune sa filiation consanguine avec Omar Bongo Ondimba et Joséphine Kama. Cette dernière se fendra, de son côté, dans le même temps, d’une déclaration à la télévision pour nous faire avaler l’histoire de son accouchement d’Alain Bongo, par césarienne à Brazzaville, en 1959. A cette époque, la césarienne, on le sait, ne s’y pratiquait pas.

 

Dans tous les cas, les Gabonais exigent la présentation de l’acte de naissance ou jugement supplétif d’acte de naissance d’Alain Bongo, né à Brazzaville, en 1959, d’Albert Bongo et de Joséphine Kama. Brazzaville, à l’époque, capitale non seulement de l’Afrique Equatoriale Française mais aussi du territoire du Moyen Congo. Le Président des Etats Unis, confronté à la même difficulté, au début de son mandat, n’a pas hésité à montrer au peuple américain son acte de naissance. Les Gabonais n’ont, donc, pas besoin de témoignages insipides et hors sujet de telle ou telle autre famille bien connue. C’est peine perdue.

 

Cette sortie d’Ali Bongo Ondimba, le 24 avril 2009 n’était pas fortuite. Du reste, proche parmi les proches, Ministre de la Défense, connaissant le niveau de l’état de santé du président Omar Bongo, Ali Bongo Ondimba, profitant de son absence, entreprendra de se faire établir un faux acte de naissance, le 29 mai 2009, à la mairie du 3ème arrondissement de Libreville, sachant que ses origines étrangères ne pouvaient lui permettre de briguer le fauteuil présidentiel, au regard des dispositions de l’article 10, alinéa 3 de la Constitution qui dispose : « Toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la présidence de la République. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération. » Il y a donc lieu de s’interroger et d’interroger la CNE devenue la CENAP, la Cour Constitutionnelle, sur la fiabilité des différents dossiers présentés par Ali Bongo aux élections législatives des années 1990, 1996, 2001 et 2006 dans le département de la Djouori Agnili.

 

Il est bon de rappeler que le respect des dispositions de la Constitution est une exigence qui s’impose à tous sans exception aucune et que les récents évènements du Burkina Faso doivent interpeller la conscience des tripatouilleurs et transgresseurs patentés de la Constitution de notre pays.

 

Gabonaises, Gabonais, Chers Compatriotes,

 

La preuve est ainsi faite que la mairie du 3ème arrondissement de Libreville qui a fabriqué le faux acte de naissance, le PDG qui a présenté la candidature d’Ali Bongo Ondimba, la CENAP et la Cour Constitutionnelle qui ont validé le faux acte de naissance d’Ali Bongo Ondimba, ont, tous, cautionné la forfaiture et participé au complot qui a entrainé le coup d’Etat électoral du 3 septembre 2009. Ils deviennent ainsi ses complices devant Dieu, devant l’Histoire et devant tous les Gabonais en officialisant, l’une après l’autre, toutes les candidatures d’Ali Bongo tant à la députation qu’à la Présidence de la République.

 

Le serment prêté sur la Constitution en 2009 par Ali Bongo Ondimba est donc une forfaiture  préméditée, un parjure particulièrement grave, une haute trahison qui vaut condamnation par la Haute Cour de Justice, conformément aux dispositions de l’article 78 de la Constitution.

 

Affolée et volant au secours de son frère, Pascaline Mferri Bongo est descendue du haut de sa caravane pour nous confirmer, avec arrogance et mépris,  que son père, Omar Bongo Ondimba, était « la maternité allaitante », son frère Ali et elle-même, les panthères-gardiennes du temple.

 

Le Front rappelle à Pascaline Mferri Bongo que le Gabon ne se réduit pas à la famille Bongo, que « la maternité allaitante » est le sceau de la République, symbole du Gabon et de ses richesses.

 

Quant aux panthères, dans les armoiries de la République, elles sont le symbole de la souveraineté du peuple gabonais. Elles ne peuvent, en aucun cas, représenter deux individus : Pascaline Mferri Bongo et Ali Bongo Ondimba.

 

En redéfinissant les symboles de la République, en se les attribuant alors qu’il est connu de tous qu’ils ont été adoptés avant l’accession d’Albert Bernard Bongo au pouvoir, Pascaline Mferri Bongo s’arroge la souveraineté nationale, en violation de l’article 3 de la Constitution ; toutes choses qui sont de nature à mettre à mal la cohésion nationale en secouant durablement les fondements de l’Etat.       

 

Le Front s’indigne des propos injurieux tenus par Pascaline Mferri Bongo qui dit «…nous avons été élevés par un père qui a dit « le chien aboie, la caravane passe.. » mais, cette fois-ci, mon frère, ma famille, nous disons « ça suffit ! » On va dire à la caravane de marquer le pas pour voir la qualité des chiens. Pour savoir ce qu’ils sont en train de dire… »

 

Ces « chiens » ne sont rien d’autres que les Gabonaises et les Gabonais que nous sommes. Il s’agit là de propos gravissimes que le FRONT ne peut accepter. Elle en portera la responsabilité avec son frère Ali Bongo.

 

Le livre de Pierre Péan vient confirmer qu’Ali Bongo Ondimba n’est qu’un faussaire, doublé d’un usurpateur, à la tête de l’Etat gabonais.

 

Gabonaises, Gabonais, Chers Compatriotes,

 

 Traumatisé par les crimes rituels, appauvri par les détournements massifs opérés par Ali Bongo et sa « légion étrangère », humilié par l’amateurisme et l’incompétence des émergents, blessé dans son honneur et sa dignité par l’arrivée à la tête de l’Etat d’un usurpateur doublé d’un faussaire, choqué et indigné par la volonté manifeste de monarchisation de la République par Ali Bongo, le peuple gabonais doit aujourd’hui prendre ses responsabilités.

 

C’est pourquoi le FRONT appelle tous les  Gabonais des quatre coins du pays, les villageois et les citadins, les partis et associations à caractère politique, la société civile, les syndicats, à se mettre debout pour, comme un seul homme, chasser du pouvoir Ali Bongo qui a fait du Gabon sa propriété privée.

 

Le FRONT invite les forces vives de la nation à marcher à ses côtés pour déposer jeudi 13 novembre 2014 la plainte du peuple gabonais devant les tribunaux nationaux et internationaux, pour que le faussaire soit jugé et condamné.

 

Par cet acte, le Front prend date.

 

Enfin, le FRONT annonce la tenue prochaine d’un grand meeting populaire dans le cadre des actions pour la libération du Gabon.

 



Le Balai citoyen, un exemple à suivre au Gabon…
1 novembre, 2014, 11:42
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Le Balai citoyen est un mouvement de jeunes citoyens burkinabés. Il a eu pour finalité de chasser Compaoré du pouvoir. Ils combattent aussi sur internet.e suis étonnée après avoir suivi l’élan de soutien vers les « printemps arabes » du silence assourdissant de la classe politique française.

balai citoyen - Burkina Faso

 

L’Union européenne prend acte du fait que Compaoré a démissionné. Elle souhaite l’organisation d’élections « inclusives » et transparentes, ce qui veut dire qu’elle a travaillé avec quelqu’un dont on n’est pas sûr de la légitimité, et qu’elle aurait continué s’il n’avait pas été chassé par le peuple burkinabé.

Les Etats-Unis souhaitent de leur côté des élections libres et transparentes respectant les institutions.

Est ce que ce tournant du Burkina Faso va conduire les différents partis politiques à prendre position en faveur des alternances démocratiques, d’élections libres et transparentes, dans les 2 Congo, au Gabon,etc?

Ce qui est sûr est que la détermination de la jeunesse burkinabé a eu raison des tentatives vaines de maintenir à moindre coût Blaise Compaoré à travers des médiations toutes plus creuses les unes que les autres de la part de la CEDEAO, de l’Union africaine? Une phrase résonne de la campagne électorale gabonaise, prononcée par André Mba Obame, président élu de la République gabonaise: « quand un peuple décide de se libérer, les chaînes tombent. »C’est la démonstration que viennent de faire les Burkinabés….

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon
http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



Communiqué du Mouvement Civique du Gabon – 30 octobre 2014 – Situation insurrectionnelle au Burkina Faso -
30 octobre, 2014, 22:36
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Le pays des « hommes intègres », comme l’avait baptisé Thomas Sankara, le Burkina Faso, vient de se rappeler au monde, notamment à Blaise Compaoré. Celui-ci sait d’ailleurs comment il est arrivé au pouvoir par l’assassinat de Thomas Sankara.

Thomas Sankara avait une vision du développement du Burkina Faso et au delà, de l’Afrique.Il voulait tourner le dos à l’Afrique post-coloniale.

Thomas Sankara

 

Thomas Sankara, président assassiné en 1987 lors d’un coup d’Etat militaire dirigé par le capitaine  Blaise Compaoré

Dans un combat déterminé,la population de ce pays est en train d’obtenir l’arrêt de hold up constitutionnels que plusieurs chefs d’Etats aimeraient commettre dans leurs pays respectifs par la force, en tripatouillant les institutions.

 Depuis 27 ans, les Burkinabés aspirent au changement démocratique. De leur côté, les Gabonais l’attendent depuis plus de 40 ans.

Les Burkinabés ont choisi l’insurrection. Aucune autre voie pacifique n’était envisageable jusqu’à présent. Même chassé de toute part par la population en révolte, il tente encore de déclencher l’état de siège que personne n’entend respecter. L’Assemblée nationale a été incendiée après un siège et la Présidence encerclée.

Burkina_Faso_en arme

Le 7 octobre 2014, par lettre, le Président Hollande lui avait suggéré une porte de sortie diplomatique qu’il pourrait d’ailleurs encore suggérer à d’autres chefs d’Etats désireux de se maintenir par la force.

Au Gabon, les « nouvelles Affaires africaines » de Pierre Péan (éditions Fayard)confirment le déroulement minuté de la fraude, en septembre 2009,ayant conduit M. Bongo, bon troisième derrière André Mba Obame et Pierre Mamboundou, à organiser et à réussir un coup d’Etat électoral, avec le soutien de Nicolas Sarkozy.

Ce qui a commencé au Burkina Faso pourrait bien se poursuivre dans d’autres pays africains, puisqu’il n’y a pas d’autres alternatives face au désir d’alternance démocratique du peuple gabonais.

Quelle retenue peut-on avoir quand un peuple est en quête de liberté depuis si longtemps ! La violence, c’est de voir des individus s’accrocher au pouvoir alors qu’ils sont illégitimes.

N’a t-il pas fallu que latête du roi Louis XVI tombe pour que la France entre dans une autre époque, qui la conduira à la démocratie que nous connaissons ?

Le Mouvement Civique du Gabon apporte tout son soutien au peuple burkinabé et à l’opposition démocratique de ce pays.

Partant de l’exemple burkinabé, il n’y a pas d’autre logique que la démission et le départ de M. Bongo. Il est encore temps de prendre l’initiative d’une élection présidentielle anticipée au Gabon.

Après, il sera trop tard !

 

 Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon



Les mensonges gabonais de M. Kouchner sur France 2
28 septembre, 2014, 11:13
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Sur France 2, le 27 septembre 2014, , Bernard Kouchner a prétendu avoir crée la sécurité sociale gabonaise pour justifier ses émoluments de la part d’Omar Bongo. Il n’en en est rien comme le prouve l’extrait du document suivant issu de la conférence interafricaine de la Prévoyance sociale.

Bernard Kouchner ment face au journaliste bien informé Aymeric Caron

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Il n’a rien fait pour la sécurité sociale gabonaise. Il a proposé un rapport sur l’état de la santé au Gabon, or, il y a assez de médecins au Gabon pour connaître l »état du système sanitaire. Son rapport ne valait pas les millions d’euros reçus indûment pour une prestation insignifiante et dont la réalité est contestable.

M. Kouchner doit rendre les millions pris au Gabon, qui serviront à doter les hôpitaux et à embaucher des personnels médicaux. Ce serait utile pour que l’eau puisse être installée dans l’hôpital d’Oyem qui en a besoin.

En revanche, Claude Evin, ancien ministre de la santé, a beaucoup fait pour améliorer le système de santé gabonais, pour l’étendre à l’ensemble de la population à travers une couverture universelle. Claude Evin a fait de nombreux voyages au Gabon et il n’a jamais touché d’argent de la part du régime, ce qui n’est pas le cas de M. Kouchner.

Les élucubrations effarouchés de M Kouchner n’impressionnent pas les Gabonais. Nous savons que des personnalités dites de « gauche » perçoivent de l’argent de la part de dictateurs d’Afrique centrale, d’où la tiédeur pour une quelconque alternance démocratique.

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Embrassades entre Le dictateur Bongo et Bernard Kouchner, ce dernier étant toujours prompt à réclamer la démocratie et la liberté en Europe de l’Est

 

Tôt ou tard, ils seront dénoncés et devront rembourser.

Jouant sur l’ignorance à l’endroit du continent africain, nous ne le laisserons pas dire.

Voici les dispositions qui régissent depuis 1975 la sécurité sociale au Gabon. Ce n’est donc pas un no man’s land pour justifier l’argent reçu de la part du régime.

« La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), transfuge de la Caisse Gabonaise de Prévoyance Sociale (CGPS) a été créée en novembre 1975 par la loi n°6/75 du 25 novembre 1975 portant Code de sécurité sociale en République Gabonaise et le décret 599/PR du 17 juin 1981 fixant les modalités d’application de ce Code. Les dispositions du Code et de son Décret d’application sont complétés par une série de textes règlementaires dont la loi 12/81 du 18/12/1981 et l’Arrêté n°4/MSSBE-DGSS du 8 juillet 1982. » (extrait)

Mengue M’Eyaà
Présidente du conseil exécutif
Mouvement civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr



Attaquer Jean Ping pour faire oublier le sous-développement du Gabon et la carence démocratique!
24 août, 2014, 18:26
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 Lors d’un entretien à la télévision d’État, M. Bongo s’est livré à son exercice préféré : l’art de la calomnie , de la désinformation, pour mieux tenter d’endormir les consciences.
 
Mme Mengue M’Eyaà, et M. Ping, lors de la présentation à Sciences po, à Paris, de son ouvrage: « éclipse sur l’Afrique: fallait-il tuer Kadhafi? »
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Ainsi, pour faire oublier les attaques racistes de son conseiller, qui a appelé au meurtre des fangs, il accuse Jean Ping d’être xénophobe parce que celui-ci a remis en cause la présence de M. Accrombessi ,béninois, comme directeur de cabinet.

 

Après avoir consacré à peine 10 minutes aux questions touchant les Gabonais, comme l’éducation ou comme la santé, le reste des propos d’Ali Bongo a consisté en des attaques personnelles à l’endroit de M. Ping reposant évidemment sur aucun début de vérité. Est-ce à dire que le régime est en situation de panique ? C’est effectivement le cas sachant que des responsables du parti-Etat ne cachent plus leur envie de le lâcher plus vite que prévu.

 

M.Ali Bongo a accusé l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Omar Bongo d’être « xénophobe » en raison de la situation de M. Accrombessi. Or, tous les emplois d’un certain niveau de responsabilités d’État , et de souveraineté, dans tous les pays du monde doivent être confiés à des nationaux. Tel n’a pas été le choix de M. Ali Bongo, qui, s’est ensuite dépêché de tenter de rattraper l’impair en lui octroyant récemment la nationalité gabonaise.

 

La polémique Accrombessi est symptomatique des sujets qui crispent Ali Bongo de manière quasi affective à l’endroit de son directeur de cabinet. Alors que de jeunes étudiants mettent en danger leur vie par une grève de la faim pour des conditions d’études décentes, à quelques centaines de mètres du défilé du 17 août, donc à proximité de la tribune présidentielle. M. Bongo devient hystérique à l’idée que soit remise en cause la position de M. Accrombessi. Chacun jugera des priorités qui sont les siennes.

 

L’accusation de « xénophobie » envers M. Ping est absurde et injustifiée. M. Bongo a cité le cas de M. Dossou qui avait été directeur au ministère des hydrocarbures. Or, M. Dossou était arrivé au Gabon à la suite de son mariage avec une femme gabonaise,Mme Dossou – Naki, et de ses études à l’Institut français du pétrole. Après cela, étant installé au Gabon, il a connu une carrière au sein des institutions gabonaises sans qu’il ne lui soit reproché quoi que ce soit. Beaucoup de Gabonais, de toutes origines, ont pu ainsi évoluer dans leur vie professionnelle au Gabon , sans qu’il n’y ait eu la moindre « xénophobie ».

 

En revanche, M. Bongo n’a pas dénoncé les propos génocidaires et racistes de son conseiller,  qui a appelé au meurtre des fangs au Gabon, et particulièrement ceux de la province du Woleu-Ntem dans une tonalité qui rappelait Radio Mille collines du Rwanda.

 

Un de ses autres arguments est de dire qu’il a recommandé M. Ping auprès d’Omar Bongo en 1972 pour ainsi se construire une carrière politique ancienne, ce qui n’est pas crédible. Chacun sait qu’en 1972, lors de la nomination de Jean Ping à la direction du cabinet d’Omar Bongo, Ali Bongo tentait d’être musicien et menait des études avec une médiocrité reconnue par tous à tel point qu ‘il a dû rapidement abandonner. Il majore donc son emprise sur l’ex-président Omar Bongo.

 

 

A titre personnel, je me rappelle de cette période sous laquelle Franck Ossey, mon père, ambassadeur, ancien premier conseiller de l’ambassade du Gabon à PARIS, a représenté le Gabon à l’UNESCO dont le directeur général était René Maheut puis M. Mbow ;Ce dernier souhaitait en effet prendre M. Ping dans son cabinet jusqu’à ce qu’on apprenne  qu’Omar Bongo voulait en faire son propre directeur de cabinet. Les deux frères de M. Ping étaient considérés comme des opposants. Ses deux frères, Pierre-Louis Agondjo Okawe, et Joseph Redjambe, étaient persécutés par le régime. Conformément aux méthodes d’Omar Bongo de l’époque, il fit un coup politique en contraignant Jean Ping à travailler avec lui à son cabinet aux fins de division d’une famille, ce qu’il n’a jamais réussi. C’était alors une pratique en Conseil des ministres de nommer les personnes sans leur accord préalable afin de générer des contradictions internes. Je confirme les propos de M. Ping.D’ailleurs, jamais Omar Bongo n’a envisagé qu’Ali Bongo soit un jour  chef de l’État du Gabon. Mais, Nicolas Sarkozy, Guéant et Bourgi en ont décidé autrement après sa mort.

 

Enfin,dernier argument de M. Bongo, il convoque Manuel Valls et Anne Hidalgo à la rescousse de M. Accrombessi faisant entendre que ces élus français, d’origine espagnole, ont finalement un parcours similaire à son directeur de cabinet, ce qui est insultant pour ces deux personnalités qui ont été brillamment élues au suffrage universel , ce qui n’est pas le cas de M. Accrombessi et de son patron Ali Bongo arrivés au pouvoir en 2009 à la suite d’un coup d’État électoral. C’est d’ailleurs le sujet que le régime essaie de faire oublier.

 

Dire que M. Ping est digne d’appartenir au Front national est une outrance langagière dont il est coutumier. Il faut rappeler leur parcours depuis 2009 :

 

-Le régime a fait interdire l’Union nationale, principal parti d’opposition d’où est issu le président élu, André Mba Obame.

-Des médias sont mitraillés (TV plus) ou interdits de publication régulièrement (Echos du Nord).

-Des responsables politiques ou syndicaux sont arrêtés.

-Il est incapable de mener le moindre dialogue ou la moindre négociation, mais tente d’intimider ou de détruire les oppositions sociales ou politiques.

-ll bafoue les droits fondamentaux des Gabonais.

-Par ailleurs le pays connaît une crise de développement sans précédent avec le recul des principaux indices de développement humain dans tous les secteurs, ce malgré l’aide internationale et française. Compte tenu de la faible fiabilité des instruments de mesure de la croissance gabonaise les 6 % de croissance annoncés par le régime sont plus que suspects.

 

Le FMI n’a d’ailleurs pas validé les chiffres de croissance et l’état de l’économie réelle du Gabon.

 

En réalité, la sortie langagière de M. Bongo apparaît comme une tentative malheureuse de souder son camp derrière lui . La base ethnique d’où Omar Bongo est issu ne le soutient pas car il l’a constamment méprisée. Il tente ainsi de se construire une histoire politique à usage des responsables français, européens et au-delà,dans laquelle il se veut incarner une sorte de défenseur des valeurs opposées à celles du Front national, opérant à son profit une sorte de détournement d’un combat politique qui n’est pas le sien,compte tenu de ce qui s’est passé au Gabon depuis 2009.

 

Notons enfin que M. Ping ne peut s’exprimer dans les médias d’État au Gabon qui lui refusent un droit de réponse et qu’il est donc obligé de recourir à RFI pour faire entendre sa voix ou simplement dans l’écho du Nord dans lequel il a pu donner son droit de réponse. Il n’a pu donc répondre directement aux Gabonais car les médias ne sont donc pas libres et indépendants.

 

Alors,qui a les méthodes du Front national ? Et qui se réfère au Front national ?

 

Les opposants « haïssent » Ali Bongo ? Non, car il ne s’agit pas d’affect. Il s’agit de l’accession illégitime au pouvoir d’un individu qui ne respecte pas le suffrage universel et que les Gabonais souhaitent voir partir. Le Gabon ne saurait être une république héréditaire.

 

Mengue M’Eyaà,

 

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 

Ancienne conseillère spéciale du Président du Parti gabonais du Progrès (affilé à l’Internationale socialiste), Pierre-Louis Agondjo Okawe, député maire de Port Gentil 

Ancienne conseillère du député maire, chargée des affaires européennes et des questions du développement de la ville de Port Gentil.



Le Gabon connaîtra t-il le deuxième acte de son indépendance avec la fin du régime Bongo, installé par Foccard en 1967 ?
17 août, 2014, 22:37
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Déclaration du 17 août 2014 du Mouvement civique du Gabon 

 

A l’Assemblée nationale récemment installée, la veille du jour de l’indépendance, le 16 août 1960, André Malraux, ministre d’Etat des affaires culturelles, et représentant de la France, dit :

 

« L’espoir est un des mots les plus exaltants de l’histoire, parce que l’histoire est faite,

entre autres choses, d’une succession de terres promises. Mais pour que les promesses

soient tenues, pour qu’il demeure de l’indépendance autre chose que le souvenir des

jours d’enthousiasme – car il existe maintes formes de dépendances même dans

l’indépendance– il n’est qu’un recours : l’Etat. »

(Discours prononcé par André Malraux, ministre d’Etat chargé des Affaires culturelles, à l’occasion de la proclamation de l’indépendance du Gabon – Libreville – 16 août 1960, peu avant minuit)

 

Or d’Etat au Gabon, 50 ans plus tard, il n’y en a toujours pas, comme l’attestent les biens mal acquis. Il y a une gestion personnelle de l’Etat par le clan Bongo à partir de l’éviction de Léon Mba en 1967 (émission pièces à conviction – reportage de Magali Serre – France 3 et« Françafrique » sur La Chaîne Parlementaire française)

 

Quelles que soient les alternances, le pouvoir français veut se convaincre et considérer aujourd’hui que les Etats africains sont des interlocuteurs respectables sans tenir compte de leur illégitimité fondamentale, à quelques exceptions près. M. Bongo fait donc le tour du monde pour tenter de se convaincre qu’il est un chef d’Etat pourvu de toute légitimité démocratique «  au milieu de ses pairs », ce qu’il n’est pas.

 

Ses tournées extérieures sont à usage des Gabonais pour les désespérer même quand il est question de politesses diplomatiques qui lui sont faites par les personnalités, après ses multiples harcèlements pour obtenir des rendez-vous. M. Bongo doit le savoir : ce sont les Gabonais quiferont du Gabon ce qu’il sera non pas ceux ou celles qui lereçoivent. L’opposition s’organise. Elle est soutenue par le peuplegabonais.

 

Ce 17 août 2014, lasituation actuelle du Gabon est critique. L’université de Libreville est en crise. Les étudiants tentent dans leurs protestationsd’éviter les actes de répression violente dont est coutumier lerégime, y compris à l’égard de la jeunesse.

 

Nous dédions ce 17 août aux courageux étudiants et étudiantes qui font une grève de la faim à proximité de l’église Sainte Marie de Libreville pour améliorer leurs conditions d’études. Les parents de ces étudiantsn’ont pas les moyens de les envoyer en Europe. Je sais que certains d’entre eux commencent à être particulièrement mal. Un Etat qui maltraite sa jeunesse est indigne. Nous condamnons cette absence totale d’actions en direction de la jeunesse étudiante.

 

Nous exigeons que les étudiants et étudiantes soient reçus dans les plus brefs délais.

 

Nous exigeons que leurs revendications soient écoutées et satisfaites.

Etudiants en grève - Libreville - août 2014 - 1Etudiants en grève - Libreville - août 2014 - 2

Etudiants en grève de la faim à proximité du défilé du 17 août 2014 (photos: Marcel Libama)

Malheureusement, d’autres secteurs se mobilisent sur des motifs d’amélioration de la vie quotidienne, dont on sait qu’elle s’est détériorée depuis ces 5 dernières années (coupures d’eau et d’électricité par exemple). Les autorités françaises n’en ont évidemment pas conscience car le pétrole coule toujours à flots pour Total.

 

La vie démocratique est en péril chaque jour. L’interdiction de l’Union nationale, la dislocation de l’Union du peuple gabonais, le harcèlement envers les responsables de l’UPG après la mort étrange de Pierre Mamboundou,et le retrait provisoire d’André Mba Obame, vainqueur de l’élection présidentielle de 2009 et malade après un probable empoisonnement, ont crée des incertitudes dans l’opposition, qui ont aujourd’hui disparu.

 

Le parti-État est de son côté en crise permanente, secoué par des départs brutaux et l’élimination des responsabilités éminentes au sein du régime de ceux qui ont servi Omar Bongo.

 

Le pustchiste s’appuie sur des non Gabonais animés par le seul appât du gain sans aucune conscience patriotique et sans aucune compétence particulière que celle d’être ses proches.

 

La nonchalance de la diplomatie française sur la gouvernance démocratique en Afrique est-elle la contrepartie aux soutiens africains sur le théâtre d’opérations malien ? Il faut en effet s’interroger.

 

Même François Mitterrand, dont on connaît aujourd’hui les limites de sa politique africaine, avait été plus audacieux avec le discours de la Baule,qui a accéléré en 1990 la venue du multipartisme. Au Gabon, Omar Bongo a été contraint en 1990 de concéder le multipartisme. Depuis 2012, et la chute de Nicolas Sarkozy et des réseaux néo-foccardiens,c’est l’immobilisme démocratique sur le continent malgré des promesses de campagne alléchantes de François Hollande. Les chefs d’Etats africains se succèdent de rendez-vous en rendez-vous dans les Palais de la République française, sans qu’ils ne ressortent avec une feuille de route démocratique imposée par la France. C’est pourtant là le seul langage qu’il faudrait leur tenir, en particulier, au putschiste gabonais.

 

Il ne peut être demandé aux Français de libérer le Gabon à la place des Gabonais eux-mêmes (bien que les Français se sont substitués aux Maliens pour de bonnes raisons dans les opérations militaires au nord de ce pays et aux Centrafricains ).

 

Mais, les allers et venues de M. Bongo à l’Elysée apparaissent surréalistes :

 

  • M. Bongo n’a pas gagné l’élection présidentielle en 2009. Il est au pouvoir par la force et par le soutien direct du président de la république française, Nicolas Sarkozy.
  • Le clan Bongo est au pouvoir depuis près de 50 ans. Plusieurs de ses membres ont été cités dans l’affaire des Biens mal acquis. Il use de méthodes anti-démocratiques et constitue une menace aux intérêts français par l’instabilité qu’il suscite au Gabon.

 

Les Etats-Unis ont démontré lors de leur récent sommet avec les Etats africains qu’ils étaient capables de s’adapter en affirmant à leur tour leurs desseins économiques sur le continent et en précisant simultanément que le contexte démocratique était indispensable. Ils l’ont prouvé concrètement en tentant de dissuader certains chefs d’Etat qui veulent modifier la constitution de leur pays afin de se maintenir au pouvoir. Voilà qui a le mérité d’être clair.

 

Dans le calendrier officiel, la prochaine élection présidentielle doit avoir lieu en 2016 au Gabon. A ce jour, aucune garantie n’existe sur la possiblité que cette élection se déroule dans des conditions normales.

 

  • le régime maîtrise l’ensemble de l’appareil d’Etat dévolu à l’organisation et à la gestion de la fraude autour d’un scrutin à un seul tour. La cour constitutionnelle, qui est en principe l’institution de référence, est dirigée par une des parentes directes du putschiste gabonais. Elle a par le passé validé toutes les élections truquées.
  • L’opposition démocratique et réelle est traquée, et le régime crée des oppositions factices pour semer le trouble notamment auprès des autorités françaises (Mayila, Mba Abessole, etc).
  • Avec élection ou sans élection, M. Bongo n’a aucunement le souhait de quitter le pouvoir et la concentration de moyens financiers qui lui permettent d’accumuler un patrimoine gigantesque à son service et à celui de son clan au détriment du développement du Gabon.
  • Le personnel politique français semble être atteint d’un strabisme politique, estimant la démocratie en Ukraine nécessaire, et faisant semblant de croire que tout se passe bien au Gabon.

 

Le retrait forcé et temporaire d’André Mba Obame, réel vainqueur de l’élection présidentielle en 2009, a crée depuis 2 ans un espace totalement libre, qu’a tenté de reprendre récemment Jean Ping ancien président de l’Union africaine et ancien ministre des affaires étrangères.

 

La décision de Jean Ping de rejoindre l’ opposition au régime est intéressante pour la crédibilité de celle-ci tant son parcours d’homme d’Etat est élogieux . Sa détermination semble réelle et sans compromis avec le régime, ce qui est en soi de nature à rassurer les Gabonais, et peut-être au delà les responsables politiques français, américains et européens. Les gabonais ont donc uneraison d’espérer, comme l’a dit André Malraux, grand témoin de la proclamation de l’Indépendance du Gabon en 1960.

 

C’est désormais au peuple gabonais de s’apprêter à vivre et à mener un combat pour sa libération qui ira au delà du processus électoral. C’est un risque à prendre pour sa liberté car le régime ne partira pas après un combat électoral loyal.

 

Il faut d’ores et déjà s’y préparer en conscience et agir en conséquence, car, « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu »(Victor Hugo) : cette idée, c’est la démocratie.

 

Vive la République, pour que vive le Gabon.

 

Mengue M’Eyaà

Présidente du conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 


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