Site officiel du MCG « Pour changer le Gabon »

Déclaration de la Porte-parole de Jean Ping, Président élu de la République gabonaise
30 mars, 2017, 22:45
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L’Union européenne prend acte de l’échec du « dialogue » organisé par le régime gabonais.

Elle exige que la lumière soit faite sur les massacres commis pendant la période post électorale conformément à la demande de la mission d’observation électorale, conduite par Mme Mariya Gabriel, sa présidente.
Elle exige le respect des Droits de l’Homme et la la gouvernance démocratique.
Pour notre part, nous sommes satisfaits de ces prises de position claire de l’Union européenne, et nous rappelons que nous sommes disposés à entretenir de bonnes relations avec l’UE dès que M. Bongo aura quitté le pouvoir qu’il occupe de manière illégitime.

Paris, le 30 mars 2017.

Mengue M’Eyaà,

Photo MM_Porte parole

 

Porte parole de Jean Ping,
Conseillère spéciale de Guy Nzouba Ndama 
Présidente du Mouvement civique du Gabon 
Présidente du Mouvement civique des Femmes

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage/23636/declaration-du-porte-parole-sur-le-dialogue-national-au-gabon_fr

 



Affaire Bourgi: Certains opposants gabonais-e- atteints du syndrome de Stockholm!
18 mars, 2017, 11:45
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Qu’est-ce donc cette curieuse dépendance mentale qu’on a vu surgir pendant les élections présidentielles gabonaises?

Ainsi, les Echos du Nord, qui ont prétendu être « le »journal de référence de l’opposition ont publié un article par semaine à la gloire de Robert Bourgi. Il a été l’invité permanent de conférences, et même d’émissions de TV, où, sans rêver, il était le représentant de la parole de l’opposition.

L’homme de Foccard, de la Françafrique s’étalait dans tous les médias et réseaux sociaux comme l’homme de l’alternance démocratique au Gabon avec le soutien de ceux-là même qu’il a contribué à mettre en situation d’esclavage politique….

Je m’honore, pour ma part, n’avoir jamais accepté la moindre compromission avec M. Bourgi, quitte à ce que certains en profitent, dont d’anciens « détourneurs » de fonds au Gabon, venus en France se parer du titre d’opposant pour faire oublier leurs vols multiples et massifs, et pour tenter de me marginaliser dans les médias français, alors même que je suis journaliste et porte-parole de Jean Ping.

Alors, donc, qui a offert des costumes à M Fillon ?
Visiblement, l’un de ses amis s’est infiltré dans les marches de l’opposition gabonaise à Paris !

« la vérité n’a pas de tombe « , comme on dit au Gabon .
Son nom ? André Mba Obame l’appelait « mon encombrant voisin de Neuilly »: il faisait partie de ceux qui avaient retourné leur veste pour soutenir Bongo en 2009 !

Alors, pourquoi lui donner la parole de façon régulière dans un journal qui se dit de l’opposition et qui soit disant informe les Gabonais depuis la France ?

Que faisait-il au nom de l’opposition gabonaise sur les plateaux de télévision française pendant les élections présidentielles ? Quels sont les intérêts privés que M. Bourgi défend et quels sont ces Gabonais dits de l’opposition qui se crus obliger d’en faire un porte -voix?

Je comprends mieux pourquoi il fallait empêcher une journaliste gabonaise, porte-parole du candidat, d’avoir accès aux médias en France !

La « stockolmisation » de certains comportements et esprits est la preuve que certains Africains continuent à penser que seuls leurs anciens colons les sauveront. Ce n’est pas ma conception des choses dans notre pays et sur le continent tout entier.

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Ah, » la France à fric » , quand tu nous tiens au Gabon!

Tout va sortir !!

 

Mengue M’Eyaà 

Journaliste,
Porte-parole de Jean Ping 
Présidente du Mouvement civique des Femmes,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon.

#Parlementeuropeen
#Ping
#Jedenonce241
#Gabon
#PE
#UE

 



LE MOUVEMENT CIVIQUE DES FEMMES A DÉCIDÉ DE DISTINGUER QUATRE FEMMES D’EXCEPTION.
8 mars, 2017, 21:18
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JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES 2017:
LE TORCHON BRÛLE ENCORE !

 

Le Torchon brûle était le nom d’un journal féministe des années 70 revendiquant l’émancipation et le droit des femmes à disposer de leur corps. En 2017, à compétences égales, les femmes ont toujours des salaires de 25% inférieurs aux hommes. Les lois sur les discriminations dans les entreprises existent bien mais aucune norme contraignante ne leur est appliqué. Les acquis des droits des femmes des années 70 sont fortement menacés par les idées réactionnaires qui fleurissent à nouveau en France et en Europe..

Au Gabon, la difficulté de faire passer la parité demeure et encore plus la projection de politiques publiques pour réduire les inégalités. En politique, il faut souvent arracher la parole pour pouvoir la prendre sans être interrompue. L’alternance politique en pourra se concevoir que si une nouvelle mentalité égalitaire femmes-hommes émerge. Pendant tout le processus démocratique, les femmes ont été particulièrement engagées au niveau du Gabon qu’à l’extérieur du pays. C’est la raison pour laquelle le Mouvement Civique du Gabon a décidé aux distinctions qui suive

Voici le texte visant à distinguer,par le Mouvement Civique des Femmes, plusieurs femmes jouant un rôle en faveur des droits fondamentaux et de la démocratie, dont Asli Erdogan, en Turquie, journaliste et écrivaine, menacée par le pouvoir pour délit d’opinion.

« A l’occasion du 8 mars 2017, journée internationale des droits des femmes, le comité des sages du Mouvement Civique des Femmes souhaite distinguer le rôle des femmes suivantes dans les actions menées en faveur de l’émancipation et des libertés :

Mme Fédérica Mogherini, vice-présidente de la commission européenne, haut représentante pour les affaires étrangères de l’Union européenne, et qui a soutenu l’action de la mission d’observations électorales. Elle a dénoncé avec force les entraves et les violences du régime gabonais envers la Mission, mais aussi envers les citoyen-n-e-s gabonais-e-s.

Mme Mariya Gabriel, députée européenne, présidente de la mission d’observations électorales au Gabon (août/septembre 2016), qui n’a pas hésité à relever les nombreuses irrégularités de l’élection présidentielle dans un rapport maintenant considéré comme le principal document de synthèse sur la généalogie de la tricherie électorale au Gabon.

Ces deux responsables de l’Union européenne ont mené, au niveau européen, un combat en faveur de la démocratie, qui a conduit, début 2017, au vote d’une résolution de l’Union européenne, sur le Gabon et aussi sur la république démocratique du Congo.

D’autres parlementaires européen-n-e-s sont également intervenues, en particulier, Cécile Kyenge, ancienne ministre italienne, et Jo Leinen, député allemand.

D’autres actions sont à venir, et, pour la première fois dans l’histoire des relations entre le Gabon et le continent européen, hors la France, l’Union européenne est venue soutenir le légitime combat des démocrates gabonais contre la dictature des Bongo au pouvoir depuis 1967.

Nous souhaitons également apporter toute notre reconnaissance à Asli Erdogan, d’origine kurde, qui fait l’objet d’une répression insensée. Elle est emprisonnée parce qu’elle est une femme écrivaine et qu’elle défend les droits des femmes dans son pays. 
En raison de leurs actions passées, et celles futures, le Mouvement Civique des Femmes (M.C.F) souhaite apporter sa reconnaissance particulière et son soutien envers Mme Mogherini, Mme Gabriel , Mme Kyengue, et Mme Asli Erodgan en les distinguant comme les femmes de l’année 2017. »

La Présidente du Mouvement Civique des Femmes 
 Porte parole de Jean Ping ,

Mengue M’Eyaà

 

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

 

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Les Gabonais en convention: là où il y a volonté, il y a un sens à notre combat!
1 mars, 2017, 20:52
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Après la désormais traditionnelle marche du Trocadéro à l’Ambassade, Avenue Raphaël, à Paris dans le XVI ième arrondissement, nous nous sommes retrouvés place de la République, dans une salle d’un grand hôtel où se tenait la convention annuelle de la « diaspora » gabonaise. 

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J’ étais une des invitées de la CDG, dont je suis une des fondatrices. André Mba Obame à qui un hommage a été rendu , m’avait en effet chargée de lui faire des propositions pour une telle structure. Au fil de nos réunions mes propositions furent toutes validées par lui, et adoptées par mes camarades de combat dont Jean Aimé Mouketou , Blanche Simony, Placide Ibouanga Mousounda,Thierry Obiang ,Aurélie Eyang ,Régis Essono, J’en profite pour remercier ici le parti socialiste, qui avait mis à notre disposition, à l’époque, une salle de réunion pendant plus d’un an dans un cadre agréable, propice à la réflexion, particulièrement Helmut Bonnet, premier secrétaire de section du PS à Noisy le Sec (2005-2011), et élu municipal.

 

Chantal Myboto-Gondjout

 

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J’étais donc invitée avec d’autres personnalités dont certaines avaient fait le déplacement depuis le Gabon, comme Chantal Myboto, élue municipale et membre de la Direction de l’Union nationale,  Fabien Owono Essono (ancien ministre des finances sous Omar Bongo), Luc Bengone Nsi un des fondateurs du Morena. , Léa Meye,personnalité engagée dans les questions environnementales et l’écologie politique , le combat pour l’alternance démocratique auprès du Président Ping au Gabon .
Etaient présents également comme invités Charles Mba, ancien ministre des finances (sous Omar Bongo), et Séraphin Moundounga, ancien ministre de la Justice démissionnaire. 

 

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Charles Mba

 

Le président de la structure, M. Ella, était évidemment présent et a conclu les travaux.
Après 6 mois de mobilisations intenses, d’un soutien renouvelé envers le Président élu de la République gabonaise, Jean Ping, je n’ai pas éludé les problèmes de cohérence que rencontrent les Gabonais dans leur expression en France. Malgré la difficile normalisation de l’ expression des femmes actrices de la politique au Gabon, il est essentiel de se souvenir que tout n’est pas négatif dans ce qui a été fait par la résistance. Vouloir le changement au Gabon , c’est faire confiance à nos intelligences collectives et chacun trouvera sa place en fonction de ses compétences pour mettre fin au « ôtes toi de là que je m’y mette » ,dont les Gabonais sont épuisés .Il nous reste à mettre en place une organisation solide et respectée par tous et toutes.

Même s’il faut déplorer la faiblesse de la position française, reconnaissons que le PS a été à la hauteur pendant tout le déroulement des élections gabonaises, que l’Union européenne est pour la première fois dans l’histoire gabonaise intervenue en soutien à la démocratie,en condamnant les méthodes liberticides du régime.
Ce sont des petites victoires qu’il faut apprécier car elles montrent que nos valeurs commencent à gagner du terrain.Nous avons gagné le fait que le Président Hollande ne se soit jamais déplacé au Gabon pour reconnaître l’usurpateur tricheur .Tout le monde en Europe sait désormais que Jean Ping a été élu Président du Gabon et que le vaincu s’accroche en amenant le Gabon à la faillite , malgré les énormes richesses de ce pays. Le temps de l’organisation et de l’information de tous les gabonais est venu pour mettre en place une stratégie générale de résistance à l’étranger et au Gabon , pour le départ de M Bongo .C’est une des raisons pour laquelle le Président Ping entame un tour des 9 provinces du Gabon pour aller à la rencontre de ceux et celles qui l’ont élu. C’est avec eux qu’il nous faudra trouver de nouvelles formes de résistances ,jusqu’à la victoire finale.
Ce n’est pas fini, car l’auto-dépréciation, est la pire des attitudes et je la constate régulièrement tant sur les réseaux sociaux que dans l’expression publique.
Les attitudes rétrogrades et machistes envers les femmes politiques, dont je suis, n’ont pas leur place dans les meetings et dans les manifestations publiques auxquelles je participe. Nous ne l’accepterons pas car cela met en cause notre crédibilité et notre capacité à gérer le Gabon .Nous ne l’accepterons pas enfin car le Gabon est fait autant de femmes que d’hommes qui mènent le combat.Nous demandons et tenons à ce que la résistance gabonaise soit traversée par des idées des Lumières et non pas par l’obscurantisme et le « villagisme » primaire vis à vis des citoyennes gabonaises .Nous nous battons pour la parité en politique et une égale considération dans une société mixte,laïque et républicaine
Sur le plan économique, un pays comme le Gabon a de formidables atouts liés à l’économie de la biodiversité dont il a été question au cours de la COP 21 et la COP 22.. Evidemment, ces atouts ne sont pas mis en valeur par un régime cinquantenaire, sans alternance démocratique, vérolé de corruption. Il nous appartient de faire surgir ce gisement de richesses environnementales pour le bien être de nos habitants et de ceux de la planète.
Enfin, il faut signaler la réconfortante présence du valeureux combattant Luc Bengone Nsi, un des fondateurs du MORENA, qui a rappelé les étapes de son parcours et a lancé un vibrant appel à la mobilisation.
J’ajoute pour ma part que le débat sur le Franc CFA, lancé par certains Africains, est un sujet mineur et anachronique au regard de l’épineuse question de la souveraineté. Elle ne répond à aucune logique, car, quel serait le signal donné à des dictateurs africains ayant la faculté de produire directement de la monnaie sans aucun contrôle? 
La gouvernance débile des Etats serait doublée par une gouvernance économique débile qui approfondirait déjà les crises internes des Etats; Je prétends même que le Franc CFA est aujourd’hui une protection contre les prédateurs qui occupent indûment les pouvoirs en Afrique et bien sûr au Gabon. 
Enfin, très heureuse d’avoir partagé un moment de réflexion avec Mme Léa Meye , Chantal Myboto( que je n’avais pas revue depuis une réunion en 2012 avec AMO) , et les analyses des deux anciens ministres des finances du Gabon. Les échanges ont continué jusqu’au bout de la nuit autour d’un cocktail, dans un climat constructif et convivial .

Notre action en faveur de la libération du Gabon va se poursuivre et s’accroître, car, là où il y a une volonté, il y a un sens….historique .

Mengue M’Eyaà 
Porte-parole de Jean Ping 
Présidente du Mouvement civique des Femmes 
Présidente du conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

#jeanping
#Jedenonce241
#Gabon



CAN, but not in Gabon !
16 janvier, 2017, 20:24
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De façon frauduleuse, et à des fins politiques, le régime gabonais voulait endormir les populations en se voyant octroyer le droit d’organiser au Gabon la coupe africaine des nations (CAN).

Dès son élection, et 5 mois avant les élections gabonaises du mois d’août, Gianno Infantino, Président de la fédération internationale du football (FIFA), accompagné du Président de la fédération africaine de football, Issa Hayatou, se rendaient au Gabon, pays organisateur pour la seconde fois de la CAN. Ces deux responsables du sport international ont feint de ne pas se soucier du contexte de crise dans lequel risquait de se retrouver la CAN.
Pas besoin d’être spécialiste de sciences politiques pour savoir que démolir plus de 1200 habitations, et déstabiliser des familles pour la construction des stades allaient provoquer des problèmes sociaux et déclencher une contestation en raison de la précarité dans laquelle elles allaient se retrouver.
La première CAN s’était pourtant déroulée dans un contexte d’improvisation totale. La Guinée équatoriale co-organisatrice avait respecté sans aucun problème le cahier des charges sans aucun problème. Les infrastructures étaient prêtes. Sans avoir honoré les prestations des entreprises gabonaises, l’Etat gabonais a préféré confier les nouveaux marchés de la seconde CAN à d’obscurs entrepreneurs, qui, cette fois-ci, seront payés car n’étant pas gabonais.
On peut s’interroger sur la validation de cette deuxième CAN au Gabon, puisqu’au niveau international, les pays hôtes et les populations y adhèrent un minimum. Malgré l’attachement des Gabonais aux sports, ils ne veulent pas de cette CAN car ll s’agit d’ une opération politique du régime qui veut masquer sa fraude électorale et les violences commises pour lesquelles il aura à répondre auprès de la Cour pénale internationale. C’est une exigence collective que les instances internationales du football comme les annonceurs doivent comprendre. Il s’agit d’une provocation supplémentaire.
Les mobilisations multiples contre la CAN au Gabon rappellent tout simplement que le peuple gabonais n’est plus près à accepter qu’on lui impose le cirque, dans le sens romain, pour le distraire des vrais enjeux qui sont autour de la reconnaissance du Président de la République élu, Jean Ping.
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Pour cela, les institutions du football international auraient dû prévoir un autre pays d’accueil de la CAN. C’est donc un soutien indirect au régime d’Ali Bongo. Elles prennent donc le risque de se voir rappeler que les Gabonais souhaitent être respectés. Ils sont traumatisés par les violences post électorales organisées par le régime avec lequel les instances du football international s’affichent. Il est inutile d’écrire aux équipes des joueurs afin que ces dernières les retiennent.C’est aux instances du foot de prendre leurs responsabilités quand il s’agit d’un contexte de crise politique. Les Gabonais ont pris les leurs en appelant à boycotter la CAN, obligeant le régime à prévoir des matchs à huis clos, ou à distribuer gratuitement des billets, faute de public.
Nous dénonçons l’instrumentalisation des enfants des écoles, collèges et lycées qui sont enrôlés de force dans les matchs pour servir de public captif aux différents matchs. La FIFA et la CAF seront responsables de tout incident lors de la tenue de cette CAN.
Nous protestons pour cette seconde organisation de la CAN au Gabon, pays sous tensions et en deuil.
C’est une exigence de tout un peuple: CAN, but not in Gabon!
Paris, le 9 janvier 2017.
Mengue M’Eyaà
Porte-parole de Jean Ping ,
Conseillère spéciale de Guy Nzouba Ndama,
Présidente du Mouvement Civique du Gabon,
Présidente du Mouvement Civique des Femmes


Les biens mal acquis : A quand les sanctions politiques et judiciaires du clan Bongo ?
8 janvier, 2017, 18:40
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L’actualité de cette semaine est venue nous rappeler que les biens mal acquis ne sont pas une affaire dormante. Vu sa longévité judiciaire, qui a intérêt en France à ce que ce dossier ne soit jamais traité?

Gregory

Gregory Ngwa Mintsa

Le 31 décembre 2008, Grégory NGWA MINTSA (1957-2014), Prix de l’Intégrité Transparence International 2009-2010 , remis par l’ONG internationale de lutte contre la corruption Transparency international, a été le seul Gabonais à se porter partie civile dans la plainte des biens mal acquis auprès des tribunaux français. Il fut écroué et torturé au Gabon par le régime pour « détention d’un document en vue de sa diffusion dans un but de propagande ». Son avocat français, Maître Lévy, était empêché par la police française à Roissy de venir à Libreville en vue d’assurer sa défense.
En mai 2009, la doyenne des juges du pôle financier considérait comme recevable la plainte de Grégory, contre l’avis du Parquet, donc du Gouvernement français de l’époque. En octobre 2011, d’autres ONG décidaient de porter plainte pour tenter de débloquer le dossier enlisé volontairement par le parquet.
A travers ces différentes dates, l’on voit bien les stratégies menées par les différents pouvoirs en France , pour empêcher que ne soient mis en prison les membres du clan Bongo, suite aux détournements de fonds dont ils sont les auteurs. En revanche, à échéance régulière, les biens mal acquis concernant la Guinée équatoriale, pays hors de l’aire d’influence directe de la France, contrairement au Gabon et au Congo, sont abondamment commentés par la presse française.
Voilà plus de 10 ans que la problématique des BMA a commencé à exister , mettant en évidence, malgré les alternances politiques en France, une communauté d’intérêts entre les clans au pouvoir en Afrique et les dirigeants français. Contrairement à l’argumentaire de l’avocat du clan Bongo, les biens mal acquis du Gabon ne se sont pas arrêtés à Omar Bongo.
Or, depuis 1991, le détournement de biens publics est considéré comme une violation des Droits de l’Homme, à la suite d’une décision du conseil économique et social des Nations Unies.Le nouveau Secrétaire général des Nations Unies prendra t il en compte non seulement la violation permanente des droits fondamentaux au Gabon, mais aussi l’usurpation représentative de ceux qui siègent au nom du Gabon à l’ONU ?
Au sortir d’un énième sommet portant sur les économies des pays africains, en décembre 2016, il a été remis à l’ordre du jour la dévaluation du Franc CFA par les dirigeants occidentaux, et de nouveaux prêts pour le Gabon. Combien de temps encore cela va t-il encore durer ? C’est un soutien politique et économique envers le régime contre les population gabonaises.
Depuis 50 ans, le clan Bongo dilapide les ressources du pays. Les dénonciations n’ont cessé, comme les alternances démocratiques qui ont été, à chaque fois, empêchées avec l’aval de la France, laquelle, en revanche, se permet d’élever le ton s’agissant de Bachar El Assad en Syrie. Pour autant, le même monde immuable continue avec les éternels prêts au Gabon des Bongo afin qu’ils continuent à détourner ces crédits sous les yeux de toute la communauté internationale, des crédits destinés en principe à soutenir le pays dans une crise profonde.
La restitution des biens mal acquis à des gouvernants élus démocratiquement serait le début d’une redressement économique et social du Gabon. La France, premier partenaire économique avant les USA , la Chine, l’Allemagne, seraient gagnantes et le Gabon aussi.
Le tournant de la transition écologique serait abordé sereinement en terme d’emplois et de transferts de compétences, de savoirs faire.
Au lieu de cela, les subterfuges du régime gabonais autour des « dons » à l’Etat de propriétés du clan Bongo sont une duperie puisque chacun sait qu’il n’y a pas de différenciation entre les biens de l’État et ceux des Bongo, qui en usent comme ils le souhaitent.
La diplomatie française doit cesser de venir à la rescousse du clan Bongo dans ses multiples démêlés judiciaires et soutenir les processus démocratiques sur le continent, et l’élection du Président Ping au Gabon. Comme l’écrivait Christophe Ruffin, ancien ambassadeur de France, le personnel diplomatique défend en tout premier lieu ses intérêts personnels et les fait passer pour des intérêts d’État.
Au début, des militants valeureux, tels Grégory Ngwa Mintsa ont montré la voie.
Nous sommes aujourd’hui dans un mouvement collectif. Les hommes et les femmes du Gabon sont donc les personnalités de l’année en raison de leur intense mobilisation, en raison de leur conscience collective agissante. Paris, le 8 janvier 2017.
Mengue M’Eyaà
Porte parole de Jean Ping
Conseillère spéciale de Guy Nzouba Ndama
Présidente du Mouvement Civique du Gabon
Présidente du Mouvement Civique des Femmes


VOEUX 2017 DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON
1 janvier, 2017, 14:31
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VOEUX 2017 DU MOUVEMENT CIVIQUE DU GABON

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Gabonaises, Gabonais,

Résistants, Résistantes,

L’année 2016 s’achève sur le constat d’une élection présidentielle qui se présentait sous les meilleurs auspices.

En août, grâce à une mobilisation sans pareil du peuple gabonais, qui est venu à la suite d’une stratégie unitaire de l’opposition au régime, nous avons gagné une fois de plus l’élection présidentielle.

C’était sans compter sur la mafia politico-militaire qui est installée dans l’ensemble des institutions de notre République gabonaise et qui a renversé les résultats électoraux aux yeux de toute la communauté internationale, et notamment ceux de la Mission d’observation, qui représentait l’Union européenne dans cette élection. La Mission a d’ailleurs accompli un travail absolument remarquable de précisions sur les mécanismes des tricheries d’État.

Ces pratiques d’un autre âge sont courantes sur le continent africain, et c’est la raison pour laquelle, la démocratie s’y porte mal, pas seulement au Gabon. Pour la première fois dans notre histoire, l’Union européenne est intervenue en soutien de la démocratie sans accepter le coup d’État militaro-électoral gabonais. Mais l’indigne indigné des violences post-électorales doit savoir que le peuple gabonais aura raison de ses méfaits. La mystification ne passe plus. Tout est su concernant le Gabon dans le monde entier.

Le Président élu de la République gabonaise, Jean Ping, tente depuis lors de faire reconnaître sa victoire usurpée, et nous sommes à ses côtés. Le peuple gabonais l’a bien sûr immédiatement porté aux nues et il est évident, pour lui, qu’il est le chef d’État.

Dans le climat de violence extrême déclenché par le régime, des centaines de morts sont à déplorer. Des militants, des responsables, des ami-e-s de la campagne de Jean Ping, ont été massacrés par des milices armées commandés par les proches du clan au pouvoir dès lors que les résultats ont commencé à être connus.

Un dossier a été déposé par les avocats de Jean Ping auprès de la Cour pénale internationale car il ne saurait être question qu’aucune instance judiciaire internationale n’ait pas à juger des meurtres de masse qui ont été commis par le régime illégitime.

La France joue un jeu étrange tentant de minimiser les véritables résultats électoraux pour lui préférer une formule de « dialogue » avec le régime qui tue et massacre sous ses yeux peu attentifs.

Nous saurons rappeler à la France, notamment lors du prochain sommet France-Afrique que nous ne sommes pas d’accord avec elle lorsqu’elle laisse le régime se maintenir au pouvoir après avoir été battu dans les urnes.

Nous sommes revenus avec la France du temps d’avant le discours de la Baule en 1992, et de l’impératif démocratique comme condition du développement défendu alors par le Président Mitterrand. De nos jours, on voit très bien que la mollesse de la position française profite au régime.

Jean Ping a de son côté initié un dialogue authentique et populaire qui associe la population gabonaise, mobilisée dans tout le pays. Il n’y a aucune comparaison avec le « «dialogue » forcé politico-mafieux d’un régime violent. Il souhaite mettre fin au système de népotisme. Il annonce qu’aucun de ses enfants n’aura de postes ou de droits particuliers dans sa succession politique.

Il n »exercera qu’un seul mandat et souhaite associer les cultures de toutes les provinces du Gabon car trop peu a été fait depuis 50 ans jusqu’à déstructurer les identités du peuple gabonais.

L’avenir est de notre côté, mais le pays s’enfonce de jour en jour sous le poids de la mauvaise gouvernance. Le Gabon est  un pays sclérosé par la corruption d’Etat, le non-respect des institutions de droit, et l’accroissement de la misère sociale qui commence désormais à être  endémique.  Pendant ce temps, un insignifiant  groupe d’individus s’enrichit toujours plus et met le pays sous coupe réglé en s’appuyant sur du mercenariat policier et militaire étranger.

Le pays croule sous les mouvements de mécontentement dus à la mauvaise gouvernance. Les fonctionnaires sont désormais payés avec retard, voire pas du tout, tandis que le tissu économique se délite de jour en jour avec le départ d’entreprises, lasses d’être rackettées par le régime en quête de fonds.

Nous disons au peuple gabonais que notre lutte ne fait que commencer, et que notre victoire est acquise depuis août 2016, et que, désormais, il nous reste à l’assurer pratiquement en chassant l’occupant illégitime du Palais présidentiel.

Les mobilisations des Gabonais-e-s et de leurs ami-e-s ont été admirables dans le monde entier. Notre mission est de convaincre le plus grand nombre, non pas de diaboliser.

Comme l’a dit le Président Ping lors de ses vœux à la Nation, « au cours de cette année 2017, la résistance à l’obscurantisme et à la dictature doit constituer notre priorité. Comme jamais, l’avenir du Gabon se joue en 2017. 

Hommage et respect pour nos héros et héroïnes mort-e-s pour la libération du Gabon,

 

Hommage et respect pour tous les résistants du Gabon, de l’étranger et partout dans le monde,

Vive un Gabon éclairé, respectueux des droits fondamentaux, et du suffrage universel ,

Vive un Gabon de l’éthique en politique,

Vive un Gabon du développement et du bien vivre

Vive un Gabon respecté dans le monde.

 

Vive la fin de la terreur et de l’insécurité pour tous ! 

 

Vive un Gabon prospère pour tous et enfin libre !

 

Vive la République gabonaise,

Très bonne nouvelle année à vous et à vos familles,

 

 

Paris le 1er janvier 2017,

 

Mengue M’Eyaà,

 

Journaliste,

Porte-parole de Jean Ping,

Conseillère spéciale de Guy Nzouba Ndama,

Présidente du Mouvement Civique du Gabon,

Présidente du Mouvement Civique des Femmes

 



Le Président de la République française, François Hollande, a pris la décision de ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2017.
4 décembre, 2016, 18:27
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DÉCLARATION

Le Président de la République française, François Hollande, a pris la décision de ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2017.

Elu en 2012, Il a soulevé de nombreux espoirs après le quinquennat désastreux de Nicolas Sarkozy, et la relance de la Françafrique. Son discours de candidat au Bourget avait ému toute l’Afrique démocratique, des Africains-Français, et des ami-e-s du continent, en promettant que sa porte serait fermée à tous les dictateurs. Or, à peine élu, à l’été 2012, Ali Bongo, putschiste au Gabon en septembre 2009, était reçu à l’Elysée.

Puis progressivement, en s’entourant de conseillers marqués par une attirance manifeste pour le conservatisme néo-colonial, la France s’est contentée d’une politique africaine sans éclats et sans remises en cause, préférant gérer exclusivement l’aspect sécuritaire de la menace islamiste dans le Sahel.

Cette situation a rapidement conduit le pouvoir français à co-gérer des crises politico-militaires en s’appuyant sur les régimes autoritaires installés, comme au Tchad.

De temps en temps, un vague discours progressiste était démenti par une pratique diplomatique dite « réaliste » appuyé sur une idéologie conservatrice des intérêts français en Afrique.

L’élection présidentielle au Gabon a été l’apothéose de cette réalité, précédée par des clins d’œil répétés au régime de Libreville, comme la participation de ministres français en exercice aux opérations de communication menées par M. Attias, époux de l’ex Mme Sarkozy, pour le compte de M. Bongo.

Sans s’engager clairement en faveur de la démocratie, le Président français s’est tu en aout et en septembre 2016 au moment du coup d’Etat du régime de M. Bongo alors même que l’opinion internationale a vu, en direct, l’ampleur de la fraude, dénoncée par l’Union européenne présente sur place.

L’assaut à l’arme lourde du quartier général de Jean Ping n’a pas suscité plus de réactions outrées de la part de François Hollande. Pourtant habitué des commémorations, aucune condoléance ne sera adressée au peuple gabonais après les massacres post électoraux. Le « rêve français » du discours du Bourget allait se fracasser devant un silence assumé.
« Est ce ainsi que les hommes vivent » murmurait le poète?

Seules quelques personnalités ont réagi, dont le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, la Présidente de la commission des affaires étrangères, Elisabeth Guigou . Des actes humanitaires ont été posés par Jean Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères.

On sait bien que sous la cinquième République, les Affaires étrangères demeurent le domaine réservé du chef de l’Etat. Mais pas de rupture pour le Gabon. Le président Hollande ne sera pas candidat à sa propre succession, il nous laisserait le clan Bongo en héritage?

Aucune reconnaissance de Jean Ping comme légitime vainqueur n’est intervenue malgré l’évidence de sa victoire.

Un discours sur la fin de la Françafrique est même venu légitimer la non dénonciation des actes criminels commis par le régime gabonais.

Il reste donc quelques mois au Président Hollande pour tenter de sortir de cette fatalité de la chute qu’il s’est crée lui-même.

Bon nombre de Français considèrent que le quinquennat n’a pas du tout été satisfaisant en matière de politique africaine, comme dans beaucoup d’autres domaines.

Il est singulier que la situation n’ait pas évolué plus favorablement dans les rapports entre la France et l’Afrique depuis les dernières années du septennat du Président Mitterrand, et l’émergence du pluralisme, voire dans certains pays, de l’alternance (sauf au Gabon).

26 ans plus tard, le Gabon n’a toujours pas connu d’alternance démocratique et aucun discours de la Baule n’a été rappelé au régime, comme un ensemble d’anomalies démocratiques en Afrique centrale.

On accordera au Président Hollande d’avoir évité un génocide en Centrafrique et d’avoir arrêté les terroristes au Mali.
Mais cela ne fait pas une politique africaine de la France d’un gouvernement de gauche, tourné en principe vers le progrès ,le respect des droits fondamentaux, l’urgence démocratique et le développement.

Avec le rapport définitif qui sera remis par l’Union européenne, en décembre, et pour les 5 mois à venir, Il serait souhaitable que le Président Hollande puisse frapper les esprits en reconnaissant la légitimité du vainqueur de l’élection présidentielle, au Gabon, Jean Ping en 2016. Un processus démocratique s’enclencherait dans cette partie du monde, pouvant en entraîner d’autres dans la sous région.

Ce serait pour M. Hollande, l’occasion de donner au peuple français le moyen de se reconnaître dans une action de progrès sur le continent africain, avec lequel la France est si lié.

La France est le premier partenaire économique du Gabon, avant les Etats Unis,la Chine, l’Allemagne ou le Japon. La France est après nos propres cultures, la première référence en matière de Droit et de valeurs dans l’espace francophone.

Seule l’opposition gabonaise peut réinventer un avenir commun,et rompre avec les termes d’un échange inégal pour faire vivre les engagements du Gabon à la Cop 21 à Paris dans l’accord Climat.

Cela ne dépend plus que de lui, en tant que Président de la République française .

Avant son départ de l’Elysée, ce serait une façon d’entrer par la grande porte de l’histoire du peuple gabonais et du continent africain.

Paris, le 2 décembre 2016

Mengue M’Eyaà

Porte-parole de Jean Ping

Conseillère spéciale de Guy Nzouba Ndama

Présidente du Mouvement civique du Gabon

Présidente du Mouvement civique des femmes

1ère photo: campagne électorale 2012 avec François Hollande.

FH _Aubervilliers_2012 106

 

2ème photo (à gauche); petite fille dans la marche des résistants gabonais à Paris en 2016, place des Droits de l’Homme au Trocadéro. Sa pancarte demande à François Hollande de cesser de protéger Ali Bongo.

 

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3ème photo: banderole des bi-nationaux avertissant qu’ils voteront en 2016 comme en 2017, pour qui les aidera à se débarrasser du clan Bongo au pouvoir depuis 47 ans.

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Soleil sous l’équateur : la révolution des Gabonais-e-s
11 septembre, 2016, 20:43
Classé dans : Non classé

A Paris, les Gabonais-e-s et leurs ami-e-s se sont mobilisés une fois de plus de la place du Trocadéro jusqu’à l’avenue Raphaël, siège de l’ambassade du Gabon.
Je souhaite rendre hommage aux coordonnateurs et coordinatrices du défilé qui ont fait un excellent travail.
Des prises de parole ont eu lieu soulignant le caractère particulier des évènements qui nous touchent: voici le texte de mon intervention complète, que j’ai été amenée à résumer, lors de ma prise de parole publique:

« Soleil sous l’équateur : la révolution des Gabonais-e-s.

Elle est arrivée comme une vague,
la révolution gabonaise,
ourlée de revendications et d’un désir démocratique
que plus personne ne peut arrêter.

Elle a le visage de la jeunesse, des anciens,
de tout un ensemble de populations
qui exigent le bien vivre dans ce Koweit de l’Afrique qu’est le Gabon.

A son tour, le peuple gabonais connaît son « printemps »,
comme l’ont été les printemps arabes et la « révolution de jasmin ».

Voilà à peine une semaine que Jean Ping a été élu dans les urnes par le peuple gabonais.

Et pourtant, nous sommes ici à Paris en train de manifester. Nos compatriotes et ami-e-s manifestent en même temps dans le monde pour exiger que le résultat des urnes soit respecté. Partout, des sit-in  devant les ambassades gabonaises, une organisation de la résistance au jour le jour, dans l’enthousiasme, que cette fois-ci, personne ne nous prendra notre vote.

Pourquoi le faisons nous ? Une fois de plus, le régime est en train de réaliser un coup d’État électoral, sauf que pour cette fois-ci, il est au vu et au su de toute la communauté internationale, qui proteste.

De grands pays ont pourtant élevé la voix, ce qu’on avait jamais vu auparavant : la France, les Etats Unis, et l’Union européenne et toute la « communauté internationale ».

Celle-ci d’abord, l’Union européenne a fait une analyse de fond et de forme de l’élection gabonaise : la mission conduite par Mme Mariya Gabriel, cheffe de la délégation, a rendu ses conclusions, et elles sont claires la transparence n’a pas été au rendez-vous.

Mme Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne, Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères, Les États Unis, ont tour à tour appelé à un recomptage des votes du Haut Ogooué. Pourtant, le régime, très mal à l’aise, se réfugie derrière la constitution gabonaise pour le contester, tout en violant allègrement la charte  des Droits de l’Homme et des peuples africains.

Des réactions ont été nombreuses au coup d’Etat électoral. Parmi elles, celle d’Elisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, qui a indiqué qu’elle réunirait cette commission sur le sujet Gabon. De même, un Conseil de défense a été réuni à l’Elysée sous la présidence de François Hollande, chef de l’Etat.

La collecte des résultats du Haut Ogooué n’est tout simplement pas crédible, ce que le monde entier admet aujourd’hui. Un article du journal le Monde d’hier explique clairement comment la corruption a permis au régime de publier les résultats de cette province.

Pour autant, Ali Bongo, entend entrer en guerre contre ces différents États, tout en envoyant des troupes de combat contre des populations gabonaises désarmées, tuant, blessant, enlevant, sans aucune gêne, des femmes, des enfants et des hommes sur tout le territoire national.

Des Gabonais-e-s, des bi-nationaux, ont disparu obligeant les différents États, la France ou les États Unis, à élever le ton face à un Ali Bongo, qui paradait, sans honte, début 2015, à la manifestation « je suis Charlie » contre la barbarie, et qui, depuis 2009, ne cesse de promouvoir un mode de gouvernement par la terreur.

J’ai appris hier que le Front national a décidé de s’emparer de la cause du peuple gabonais. Quelle ne fut pas notre surprise ?

Nous n’avons pas besoin du soutien du Front National qui a toujours été proche des dictateurs africains. Ce parti a toujours eu comme fond de commerce le dénigrement des populations africaines vivant en France.

Comme notre adversaire politique, il attaque souvent la bi nationalité et nos identités multiples, nos cultures et notre art de vivre .

Les représentations  autour des Africains et des noir-e-s, sont souvent violentes et dégradantes.

Nous considérons que notre sensibilité s’est sculptée aux valeurs de la République française,qui sont des principes universels: LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ, du respect du suffrage universel, de l’indispensable sincérité du résultat des urnes , de l’alternance démocratique,du respect des droits humains.

Notre adversaire politique porte atteinte à la considération de la nationalité française. Il prétend que la nationalité française, est une « nationalité de repli « .

Il justifie donc ainsi la séquestration de personnes sans cadre juridique précis,et les actes de barbarie posés dans tout le pays. Il viole la Charte des peuples africains, qui oblige à respecter l’intégrité morale et physique,et les droits fondamentaux de la personne humaine

Jean Ping l’a dit hier. Il appelle la Cour constitutionnelle à être impartiale au risque sinon de voir  les Gabonais-e-s prendre leurs responsabilités.
Ils ne se laisseront pas « voler » leurs votes.

NOUS DISONS A NOUVEAU CE JOUR
NOTRE DÉTERMINATION
A INSTAURER LA DÉMOCRATIE AU GABON,
ET PROCLAMER  CETTE SECONDE PHASE DE NOTRE INDÉPENDANCE
QUI PASSE PAR
L’INSTALLATION DU PRÉSIDENT ÉLU, JEAN PING.

Elle est arrivée comme une vague,
la révolution gabonaise,
ourlée de revendications et d’un désir démocratique
que plus personne ne peut arrêter.

Paris, le 10 septembre 2016.

Mengue M’Eyaa

Porte Parole de Jean Ping,
Président de la République gabonaise,
chargée des relations avec les autorités et institutions
internationales,de la communication du Président.
Conseillère Spéciale de Guy Nzouba Ndama
Présidente du conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon, crée en 2009.
Présidente du Mouvement civique des Femmes, association Loi 1901, crée en 1997.

Téléphone: 06 75 60 94 16

Image de prévisualisation YouTube

 

 



Communiqué
8 septembre, 2016, 18:15
Classé dans : Non classé

Les Gabonais-e-s de l’étranger appellent leurs ami-e-s africains et européen-nes à s’associer à la grande marche silencieuse qui se tiendra de 11 à 17 samedi 10 septembre 2016 au Trocadéro.
Les mouvements et associations africaines du contient seront les bienvenu-e-s.

 

Flamme Gabon

 

Il s’agit d’une dynamique lancée par les Gabonais de France, qu’ils appartiennent à des mouvements, associations, ou non
C’est donc un élan populaire constitué de Gabonais-e-s et de leurs soutiens en France et en Europe qui marqueront par leur silence le deuil national qui a touché notre pays.

Je précise également que le même type de manifestation à Dakar est annulée pour des vices de forme administratifs, mais qu’elle aura bien lieu ultérieurement, les responsables locaux le préciseront prochainement.

D’ailleurs, les héros de la libération du Gabon ont été honorés au siège du quartier général de notre président, Jean Ping.

Les peuples et les citoyen-nes d’Afrique se reconnaissent déjà dans nos revendications de transparence électorale et de respect des résultats du suffrage universel.

Paris, le 8 septembre 2016.

Mengue M’Eyaà

Porte Parole de Jean PING

Président de la République gabonaise,

chargée des relations avec les autorités et institutions internationales,

de la communication du Président.

Conseillère Spéciale de Guy Nzouba Ndama

Présidente du conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon,

Présidente du Mouvement civique des Femmes


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